Pierre Desproges disait : "j'adhérerai à SOS racisme quand ils mettront un "S" à racisme. Il y a des racistes noirs, arabes, juifs, chinois. Mais à SOS machin, ils ne fustigent que le Berrichon de base ou le Parisien-baguette. C'est sectaire." Fonds de tiroir - Seuil - 1990

Je voudrais le dire à ma façon...

J'appartiens à une génération qui est née dans l'euphorie de la fin d'une guerre horrible assortie d'un génocide. Cela nous a conduit à être sensibles et attentifs à tout ce qui touche à la liberté, à la justice, à la tolérance, à la protection (la nôtre, celle des autres et celle de la planète), d'autant plus qu'à l'époque c'était le grand remue-méninges à tous les niveaux: économique et industriel, social, psychologique, philosophique, artistique etc...

Après avoir baigné dans une contre-culture "qui se voulait a-politique bien que très gauchisante", notre génération s'est mobilisée pour des causes humanitaires et des causes sociétales. Nous avons manifesté contre le nucléaire, contre le productivisme et le consumérisme, contre la mondialisation et la croissance à tout prix, pour la défense de la planète, pour la qualité de la vie, pour la liberté de penser et de s'exprimer, nous avons manifesté et participé à des concerts pour l'Ethiopie et sa grande famine (We are the World), nous avons manifesté et participé à des concerts pour la libération de Mandela.

La majorité des manifestations étaient pacifiques, elles consistaient à s'asseoir (sitting) et à montrer qu'on était là, déterminés. Nous étions loin des barricades de mai 68 et du caillassage avec la police. Notre côté Peace and Love en a fait sourire plus d'un ....

Nous avons découvert le monde, notamment l'Afrique occidentale grâce à Nouvelles Frontières, au Point de Mulhouse et leurs charters, grâce au tourisme intégré qui était loin de vacances au bord de la mer.

Nous avons grandi dans le rock, le blues et la Pop qui étaient des musiques multi-culturelles, avec des musiciens talentueux de toutes origines.

A l'époque ils chantaient l'amour et l'espoir, la paix et la tolérance, parfois la nécessité de revoir nos valeurs. Nous étions loin de vouloir "niquer" les mères, les "flics" ou les "Blancs".

Les années 70/80 ont été des années de découvertes ethniques grâce à de nombreux groupes qui venaient partager leurs racines et leur art: après l'Inde et Ravi Shankar, il y a eu l'Amérique du Sud avec Los Calchakis, Los Incas, l'Afrique avec Toure Kunda, Mory kante, Salif Keita, Johnny Clegg & Savuka, le Maghreb avec Idir, Djurdjura, le reggae avec Bob Marley et autres Peter Tosh.

Ces découvertes concernaient des jeunes et des moins jeunes de toutes les couleurs et de toutes les classes sociales. Il ne serait venu à l'idée de personne de parler de racisme...On pouvait même être homosexuel sans avoir besoin de faire un coming out ni d'exiger que la famille ou le patron l'accepte, parce que nous nous contentions d'être ce que nous avions envie d'être et nous l'assumions. Tout n'était pas parfais pour autant.

Nous avons fait partie des pionniers de l'écologie et de la libération de la femme. La libération sexuelle ne les ayant pas encore transformées en produits de consommation, en pushing-ball ou en "armée d'opposition".

Cela ne veut pas dire que le racisme, le sexisme ou l'homophobie n'existaient pas, mais ça n'appartenait pas à la culture de notre génération. Personne n'avait de problème identitaire, ou plutôt nous avions tous le même problème quelques soient nos origines, notre couleur, notre sexe: nous revendiquions le droit d'être ce que nous sommes.... c'est à dire différents de ce qu'on aurait voulu que nous soyons.

Bien que ne disposant pas des moyens de connexion actuels, nous étions informés et concernés de ce qui se passait dans le monde, mais aussi autour de nous. Si nous étions conscients et préoccupés par la ségrégation que subissaient les "Noirs" aux USA qui eux pouvaient se défendre, nous étions aussi conscients des massacres du Biafra, du Soudan, de la Somalie, qui eux ne pouvaient pas faire grand chose.

Je ne me souviens pas que la première génération de travailleurs Maghrébins aie eu a souffrir de rejet. Elle s'est d'ailleurs mieux intégrée que ceux qui sont nés en France ou qui sont arrivés plus tard. Peut être parce qu'eux savaient d'où ils venaient. Je n'ai jamais entendu mon beau-père ni mes collègues d'usine se plaindre de "racisme".

Beaucoup d'entre nous voyageaient autour du monde avec ou sans sac à dos, mais toujours loin des plages, des bars à bière et des pizzerias qui étaient encore rares à l'époque, et sans smartphone, pour nous enrichir d'autres mouvances, d'autres cultures.

Aujourd'hui ce serait plutôt l'inverse, vous exportez votre culture partout où vous allez: pizza, burger, coco-cola, Rap, ectasy, Red Bull, Wifi etc...

Vos marques de passages "comme à la maison" imposant une autre manière de vivre et d'être aux pays que vous visitez.

"En mai 1968, la jeunesse rêvait d'un monde où il serait " interdit d'interdire". La nouvelle génération ne songe qu'à censurer ce qui la froisse ou l'offense ".

Jadis, la censure venait de la droite conservatrice et moraliste, désormais, elle surgit de la gauche. Ou plutôt d'une certaine gauche, moraliste et identitaire. Désertant l'esprit libertaire, elle passe sa vie à lancer des anathèmes ou des oukases".(Décision autoritaire, arbitraire et sans appel)1

L'actualité déborde de campagnes insensées menées au nom de" l'appropriation culturelle", On s'insurge contre Rîhanna pour des tresses dites "africaines ", on appelle à boycotter Jamie Oliver pour un "riz jamaïcain ". Au Canada, des étudiants exigent la suppression d'un cours de yoga pour ne pas "s'approprier" la culture indienne. Sur les campus américains, des étudiants traquent les menus asiatiques dans les cantines.

Quand ils ne refusent pas d'étudier les grandes œuvres classiques comportant des passages "offensants ".

"À l'université, ce temple du savoir, règne désormais la terreur de manger, et même de penser. On s'offusque à la moindre contradiction, vécue comme une " micro-agression", au point d'exiger des "safe spaces". Des espaces sûrs, entre soi, où l'on apprend à fuir l'altérité et le débat. Le droit de dire, lui-même, est soumis à autorisation, selon le genre et la couleur de peau". 1

"Cette police de la culture ne vient pas d'un État autoritaire mais de la société et d'une Jeunesse qui se veut "woke ", réveillée, car ultrasensible à l'injustice. Ce qui serait formidable si elle ne tombait pas dans l'assignation ou l'inquisition.

Les millennials sont largement acquis à cette gauche identitaire dominant l'essentiel des mouvements antiracistes...

À moins d'un sursaut, sa victoire culturelle sera bientôt complète. Ses réseaux d'influence grandissent à l'intérieur des syndicats, des facultés, des partis politiques, et gagnent le monde de la culture. Ses cabales pèsent de plus en plus sur notre vie intellectuelle et artistique.

Le courage d'y résister se fait rare. Si bien que nous vivons dans un monde furieusement paradoxal, où la liberté de haïr n'a jamais été si débridée sur les réseaux sociaux, où celle de parler et de penser n'a jamais été si surveillée dans la vie réelle". 1

S'inspirant des mouvements américains, les nouveaux inquisiteurs s'en prennent non seulement à tout ce qui touche les différences culturelles, mais aussi aux différences ethniques qu'ils limitent bien souvent à la couleur de la peau, voire à une religion par manque de jugeote ou tendance victimaire ! Vous mélangez racisme, islamophobie en fonction de ce qui est médiatiquement vendeur.

Quoi de plus facile que d'affubler tous les "blancs" de  racisme ? Comme s'ils en avaient le monopole !

  1. Puce Un jour un ami juif dont je parle plus bas a voulu démontrer que je pouvais être antisémite malgré moi : il m'a dit "imagine que nous sommes occupés par les nazis. Par amitié tu me caches chez toi. Les Nazis l'apprennent et viennent perquisitionner. Ils te proposent soit de tuer ta femme et tes enfants soit de me livrer. Que feras tu ?" Interloqué, je n'ai pas su quoi répondre, ce qui lui a permis de déclarer hilare : "tu vois, tu peux devenir antisémite".

J'aurai du lui répondre en lui retournant la question: "et toi aurais tu aurais accepté qu'on tue ta femme ou tes enfants pour me sauver ?"

Il aurait dit comme d'habitude que ce n'est pas la même chose parce que je ne suis pas juif, je ne peux pas comprendre. Comprendre quoi ?

On est juif avant d'être un homme ? On est musulman avant d'être citoyen ? Qui a besoin de faire des différences ?

Là est le problème: pourquoi ce ne serait pas la même chose ? Jusqu'où peut aller le syndrome de la victimisation et la pensée binaire

Ne pas savoir quoi répondre, douter, voire ne pas être d'accord est automatiquement interprété comme antisémite, islamophobie etc... 

Mais si c'est l'autre qui doute ou n'est pas d'accord, comme il se dit (ou se croit) d'emblée différent, ce n'est pas du racisme, c'est seulement du doute. Surprenant ?

Aujourd'hui, on accuse les Français d'être "racistes", on manifeste parce que les gens de couleurs se feraient massacrer chaque jour en France...On va jusqu'à évoquer une décolonisation !  Que se passe-t-il ? De quoi parle-t-on ? Et qui en parle de cette façon ?

  1. Puce Je ne pense pas que ma génération soit devenue "raciste" ou encore "islamophobe" du jour au lendemain ni sans raison. Bien sur il y a des Français qui pratiquent la discrimination ethnique, la xénophobie. Pas plus ni moins que les autres...

Nous ne parlions pas de racisme, parce que nous savions que le concept lui même ne veut rien dire en ce qui concerne les êtres humains. Nous savions que nous appartenons tous à la même race, la race humaine.

Le concept de race n'est plus utilisé que pour les animaux à des fins d'élevage et de reproduction. C'est ainsi que l'on parle de races bovine, canine, caprine. Ce terme a une connotation commerciale et génétique: un animal "de race" ayant plus de valeur qu'un animal non typé, en mettant en avant les qualités d'un sous-groupe : bœuf charolais, poule leghorn, cheval percheron, chat persan, chien dalmatien, race laitière, race à viande etc...

Le concept de race semble étroitement lié au fait que la reproduction est impossible entre différentes races: si un cheval et une ânesse peuvent produire un bardot, un cheval est une mule peuvent produire un mulet c'est parce qu'ils appartiennent à la races des équidés, il n'est pas envisageable d'accoupler un cheval et une vache, un serpent et un oiseau, un lion et un chat, un éléphant et une antilope.

Dans la famille des êtres humains, les hommes et les femmes peuvent s'accoupler et se reproduire quelles que soient leurs origines, ce qui donne lieu à de nombreux métissages.

Le concept de race pour les humains est devenu obsolète : employé à partir de la fin du 18ème siècle pour distinguer des groupes humains selon des critères arbitraires dénués de fondements scientifiques comme la religion, la nationalité, la couleur de la peau, l'origine géographique. Il n'était plus utilisé que par les mouvements idéologiques racistes et anti-racistes.

La majorité des études scientifiques du 20ème siècle portant sur la génétique montrent que le concept de race n'est pas pertinent pour caractériser les différents groupes de l'espèce humaine. Les variations entre les individus d'un même groupe étant souvent plus importantes qu'entre individus de groupes différents.

Aujourd'hui la communauté scientifique rejette les arguments biologiques pour légitimer la notion de race chez l'homme.

Cette notion ne serait plus qu'une représentation arbitraire basée sur des critères morphologiques (dont la couleur de peau), ethniques, culturels, religieux, politiques, propre à certains mouvements majoritairement anti-racistes.

Cela n'empêche pas d'avoir parfois de l'animosité, voire de la haine à l'égard d'êtres humains que ce soit d'une même origine ou d'origines différentes, pour un tas de raisons qui n'ont pas forcément un lien avec les origines. Les "blancs n'ont pas le monopole de la "haine".

Si l'amour est parfois interdit de mixité dans de nombreuses communautés, la haine n'a pas de couleur, il suffit d'observer le nombre de massacres qui se produisent sur les différents continents, entre différents groupes ethniques, ou religieux, entre différentes nationalités. 

Selon les recherches scientifiques ça ne peut pas être du racisme. Alors qu'est ce que c'est ?

Ça peut être :

- de l'ethnocentrisme: Tendance à privilégier les normes et valeurs de sa propre société pour analyser les autres sociétés.

- de la xénophobie : Hostilité systématique manifestée à l'égard des étrangers plus précisément à l'égard d'un groupe de personnes ou d'un individu considéré comme étranger à son propre groupe.

- de la ségrégation: Processus par lequel une distance sociale est imposée à un groupe du fait de son appartenance, de son sexe, de sa position sociale, de sa religion, de sa culture, de sa couleur de peau par rapport aux autres groupes d'une collectivité.

  1. -de la discrimination ou de l'ostracisme:  Action de séparer, de distinguer deux ou plusieurs êtres ou choses à partir de certains critères ou caractères distinctifs . Fait de distinguer et de traiter différemment (le plus souvent plus mal) quelqu'un ou un groupe par rapport au reste de la collectivité ou par rapport à une autre personne.


Chacun de ces concepts s'appliquent à des personnes de couleurs (le blanc étant aussi une couleur !) ou de cultures différentes, mais pas seulement, ils peuvent s'appliquer à des nationalités, à des femmes, à des enfants, à des personnes âgées, à des personnes en surpoids, à des handicapés, à des homosexuels, à tout ce qui diffère du groupe qui opère une discrimination quelques soient ses origines.

  1. Puce Remettre le "racisme" à sa place et exiger que l'on emploie les termes appropriés est déjà une façon d'aborder le problème différemment et de se libérer de la victimisation et de la culpabilité que les anti-racistes utilisent allègrement.

Une autre façon est de relire l'histoire des peuples: par exemple, bien avant l'Apartheid et les "blancs", l'Afrique du Sud a été une terre de massacres qui ont duré des siècles, les Zoulous pratiquant un véritable génocide à l'égard de toutes les ethnies qu'ils rencontraient. Qui a envahi le nord de l'Inde bien avant les Anglais, au point d'imposer une culture étrangère et de dissoudre les traces culturelles et génétiques des habitants d'origine ? Qui a envahi le Sri Lanka au point de ne plus savoir aujourd'hui qui sont les Sri Lankais d'origine ? Qui envahi l'Afrique de l'Est en y pratiquant une traite négrière bien plus importante que les occidentaux ? Qui a envahi le Maghreb bien avant et plus longtemps que les "blancs" au point d'arabiser une population Berbère qui était très différente? Tous ces brassages se sont toujours fait dans la violence et l'a-culturation.

Les propos de Camélia Jordana qui évoque la nécessité pour la France de passer à la "décolonisation" me font sourire: qui aurait besoin d'être décolonisé ? Je l'invite à relire l'histoire des peuples du Maghreb, et de l'Afrique avant l'arrivée des Français ?

https://www.bfmtv.com/people/musique/camelia-jordana-il-y-a-un-enorme-travail-de-decolonisation-a-faire-dans-ce-pays_AN-202008310242.html


Tout comme devrait le faire le triste Erdogan qui ne supportant pas que la France soutienne la Grèce dans sa souveraineté territoriale menace et rappelle à la France son passé colonial en Algérie.

https://www.lemonde.fr/international/article/2020/09/12/recep-tayyip-erdogan-met-en-garde-emmanuel-macron-ne-cherchez-pas-querelle-a-la-turquie_6051956_3210.html

Ce dictateur est mal placé pour parler de colonisation : l'empire Ottoman (Turc) a colonisé tout ce qu'il pouvait du 13ème au 19ème siècle - 6 siècles- dans une barbarie inimaginable: la Grèce, La Crète, Chypre, la Serbie, la Libye, la Tunisie, l'Algérie, l'Egypte, le Soudan, l'Ethiopie, la Somalie, la Palestine, la Syrie, la Jordanie, l'Arabie Saoudite, le Yemen, le Caucase, une partie de l'Iran. Ils ont essayé l'Espagne et la France . Jusqu'à ce que les grandes puissances décident de mettre fin à leur hégémonie et les remettent à leur place. Pendant ce temps ils ont eu le temps d'imposer leur culture, leur religion, leurs gênes partout où ils passaient.

Le 10 Janvier 2018 lors d'un discours rendant hommage au Sultan Abdulhamid, Erdogan évoque et rappelle la gloire de l'empire Ottoman l'invitant à renaître de ses cendres, encourageant les Turcs à renouer avec les valeurs de l'empire : Colonisation vous dites ?

Quelles leçons tirons nous de l'histoire afin de comprendre, d'éviter les écueils et les répétitions, d'éviter de nous laisser endormir.

L'ethnocentrisme, la xénophobie, la ségrégation, la discrimination existent, les êtres humains ne sont pas parfaits. Il faut avoir le courage d'admettre qu'elles existent partout même là où on les attend le moins. Quand je lis l'histoire des moines de Tibhirine, je me dis que l'Algérie aussi a peut-être besoin de décoloniser ....


Arrêtons de mentir, partageons un peu de ma réalité (d'où je parle):

Je suis né et j'ai vécu toute mon enfance dans un village de Wallonie (en Belgique). Je parlais français (du fait de ma famille et de l'école), je parlais aussi le dialecte de ma province (le Wallon). Lorsque mes parents sont venus vivre en France, j'ai été scolarisé dans une école publique française (Lycée Henri Martin). Comme j'avais un accent wallon à couper au couteau, l'instituteur Mr Schonbachler (je cite son nom car s'il a des descendants, j'aimerais qu'ils sachent), m'envoyait au tableau tous les jours pour les récitations, me faisait lire toutes les dictées parce que cela faisait rire tout le monde. Lorsqu'il me faisait réciter les tables de multiplications, il m'obligeait à compter en "belge", septante, nonante etc...

Pour le quatre-vingt, il m'obligeait à dire octante, ce qui n'existe pas en Belgique, mais seulement dans son imagination. Lorsque je refusais, il me tirait les cheveux. Cela m'a créé de gros problèmes d'intégration et de réussite scolaire. Alors que j'étais bon élève en Belgique, j'ai du redoubler plusieurs fois en France, d'autant plus que j'ai retrouvé ce tyran au Lycée(LHM) en 6ème et en 5ème où il sévissait en tant que professeur de mathématiques. Il ne m'envoyait plus au tableau, mais j'étais terrorisé dès qu'il entrait dans la salle de classe. A l'époque on préférait dire qu'un élève est un cancre plutôt que de remettre la personnalité (parfois perverse) de l'instituteur ou du curé.

L'un de mes frères était handicapé. Léger handicap physique suite à un accident d'enfance, assorti d'un handicap affectif et cognitif.

Je me souviendrai toujours comment il a été traité par les autres enfants et par les instituteurs à l'école. J'ai vu comment il a été exploité par certains de ses employeurs. J'ai vu combien il a souffert de ne pas pouvoir entretenir une relation amoureuse durable avec les filles et les femmes qu'il aimait. J'ai été affecté par la façon dont une partie de ma famille l'a négligé. Je me souviens de son isolement progressif et de sa marginalisation.

Mon premier grand amour était une jeune juive. Nous sommes sortis ensemble de façon platonique car sa religion exigeait qu'une jeune fille soit vierge pour son mariage.

Lorsque nous avons évoqué le fait de vivre ensemble, sa famille s'y est opposée, parce que je n'étais qu'un goye. Nous avons du nous séparer. Nous en avons souffert. Elle a finit par épouser un juif. Un de mes frères a vécu exactement la même chose avec une jeune juive américaine.

J'avais un ami juif qui était amoureux d'une jeune Française non-juive. Il menait une vie sociale et professionnelle d'adulte accompli. Pour ce qui est de sa vie amoureuse, lorsque sa mère a appris qu'il fréquentait une non-juive, elle l'a suivi, elle se cachait devant son immeuble pour le surveiller, jusqu'au jour où la famille l'a mis devant un ultimatum. On a fait venir une jeune juive du Liban (choisie par la famille dans le cadre d'un mariage arrangé)et bien qu'il soit adulte, il a épousé la jeune juive.

J'ai des amis Sénégalais d'une extrême gentillesse qui vivent en France. Ils ont de nombreux enfants dont des filles qui sont belles et intelligentes. Si les garçons peuvent faire ce qu'ils veulent, les filles n'avaient pas le droit de fréquenter des garçons Français. La mère disant que les hommes "blancs " ne sont pas de bons maris et de bons pères. Elles ont toutes épousé des Africains. Je n'ai pas d'ami Sénégalais qui n'ait pas trompé au moins une fois sa femme !

Une partie de ma famille est Franco-Algérienne. Elle n'a jamais vécu de discrimination en France, ni dans la vie quotidienne, ni dans la vie professionnelle. Lorsque je suis allé dans la famille en Algérie, à l'exception du chef de famille qui avait vécu en France, j'ai été mis à l'écart par la famille qui ne comprenait pas ce que je faisais là. Il y avait même un oncle (gardien de phare à Alger) qui ne m'adressait pas la parole, et m'a obligé à dormir dans une autre pièce, à part. N'ayant plus d'eau depuis plus de 8 mois pour cause de rupture de canalisation, mon beau-père louait un âne pour aller chercher des bidons d'eau au puits, disant qu'à l'époque des Français cela aurait été réparé dans la semaine. Il me montrait aussi toutes ces terres de Kabylie en friche, disant qu'à l'époque des Français, il n'y avait aucune friche, tout était cultivé. Il m'a aussi fait découvrir l'école de son village, où les instituteurs au chômage étaient assis sur un banc dans la cour pendant que des femmes en burqa fraichement arrivées d'Iran et d'Arabie avaient pris leur place. J'ai aussi découvert que nous devions acheter les pommes de terre ou un frigidaire au marché noir et que les oranges dont les arbres étaient remplis coutaient plus cher que celles vendue en France !

Lorsque je me dispute avec un Français ou un étranger "Blanc" et qu'on se traite de "sale con", nous ne sommes que des gens qui s'engueulent. Si je me dispute avec un Français ou un étranger (non-blanc) et que je le traite de "sale con", je suis "raciste".  S'il y a des témoins ils se dépêchent de dégainer leur smartphone. S'il m'injurie en français ou plus souvent dans sa langue, ce n'est jamais du racisme.

J'ai travaillé 20 ans dans un Institut d'Education Motrice pour enfants Infimes Moteurs Cérébraux. Certains d'entre eux pouvaient poursuivre des études en collège, voire en Lycée, parfois avec une assistance, leur handicap touchant essentiellement leurs capacités motrices.

Mais une grande partie des enfants avaient des lésions cérébrales qui ne permettaient pas de faire des apprentissages scolaires. Si certains pouvaient être scolarisés dans le centre, tant qu'il s'agissait de classes primaires, faisant des apprentissages à leur rythme, généralement il était impossible de les orienter par la suite vers un collège du fait de troubles cognitifs importants.

Pour beaucoup de familles c'était une souffrance importante dans la mesure où cela ne permettait pas d'envisager un avenir professionnel, une carrière, une "réussite" et une certaine autonomie.

50% des enfants étant d'origine maghrébine, il m'est arrivé plusieurs fois de m'entendre dire que j'étais un "sale Français raciste" qui ne voulait pas donner une chance à leurs enfants. Les soeurs, les oncles me téléphonant pour surenchérir le discours des parents. Si je pouvais comprendre leur souffrance, leurs mots m'ont toujours blessé. Jamais un parent "blanc" ne m'a insulté malgré la souffrance et parfois le ressentiment.

Depuis le déconfinement du COVID 19, les transports publics et leurs passagers sont soumis à des règles strictes, comme porter un masque, n'utiliser que les sièges balisés, monter par certaines portes et descendre par d'autres, garder des distances sur les quais en se positionnant sur les traces peintes sur le sol etc...

Des agents de sécurité interviennent dans certaines stations pour s'assurer que les règles sont respectées. Comme dans tous les grands magasins et les discothèques les deux tiers des agents de sécurité sont des Français d'origine étrangère : Afrique, Maghreb, et parfois Russie.

Il m'est arrivé de me positionner sur un emplacement "interdit" afin d'essayer d'avoir une place assise une fois entré dans le tram.

A chaque fois j'ai été interpelé par les agents de sécurité qui me demandaient de m'éloigner, ce que je respectais. Si les agents de sécurité sont d'origine étrangère et que des personnes d'origine étrangère se positionnent au même endroit, on ne leur demande pas de s'éloigner.

Dans le tram nous devons respecter une distance de 1m entre nous et n'occuper que les sièges balisés. Quotidiennement des personnes d'origines étrangères ne respectent pas les distances de sécurité, s'asseyent sur tous les sièges, même ceux qui ne sont pas autorisés, d'autres retirent leur masques une fois assises. Si les agents de sécurité sont "blancs", ils rappellent les règles à tout le monde. Si les agents de sécurité sont d'origine étrangère ils laissent faire les personnes de leur communauté. Je constate ces comportements toutes les semaines du mois de mai, de juin, de juillet, d'aout 2020. Il m'est arrivé de dire à un agent de sécurité qu'il faisait de la discrimination. Il m'a menacé d'appeler la police pour comportement raciste, le comble !

  1. Puce Tout cela interroge sur le "chapeau" que l'on veut faire porter aux "Blancs", aux Français. De quel "racisme" parlent ceux qui ne font qu'en parler ? Qui prétend donner des leçons, à quel titre ?


Pour moi il s'agit de discrimination et de ségrégation, de la part de gens qui réagissent parce qu'on est différent de leur cadre de pensée, de leur routine, de leur communauté. N'est-ce pas ce qu'ils reprochent aux "racistes" ?

 

Arrêtons de mentir, avec quelques généralités :

1°- Lorsqu'un Français "d'origine africaine" est agressé voire tué par des Français d'origine, il a souvent droit à des interventions très médiatisées d'hommes politiques, de people, d'associations bien pensantes, il a droit au label "crime raciste", à des funérailles et des manifestations publiques souvent hyper-médiatisées. Comment expliquer que cela n'arrive pas avec des Français d'origine Asiatique, Espagnole, Italienne, Portugaise, qui font aussi parfois l'objet d'agression et de meurtres ?

2°- Lorsqu'un Français originaire de France est agressé, voire tué par des Français "d'origine étrangère", il ne bénéficie jamais du label "crime raciste", encore moins lorsqu'il se fait assassiner à l'étranger. En général, c'est traité dans la rubrique faits divers ou "délinquance", il se fait enterrer dans l'anonymat.

Lorsque Philippe Monguillot, chauffeur de bus Français d'origine, est battu à mort le 05 Juillet 2020 par des barbares de 22 et 23 ans pour leur avoir demandé de mettre un masque de protection, il n'est jamais fait mention de leurs origines, en dehors de l'un d'eux. Pourquoi ? La façon très discrète dont cela a été traité dans les médias et au niveau politique laisse supposer qu'il s'agit de ressortissants d'une certaine communauté. Personne n'a été surpris d'apprendre que l'un d'eux est un clandestin qui hébergeait les autres de façon irrégulière. Cela pose questions:

- On présente très judicieusement ce clandestin comme un "déséquilibré mental" histoire de ne pas l'affubler d'un comportement "raciste". Pourquoi n'évoque-t-on jamais un déséquilibre mental lorsqu'un Français agresse une personne de couleur ? Si un clandestin peut "péter les plombs" pourquoi un Français n'aurait il pas aussi le droit de "péter les plombs" ?

- Si le chauffeur avait été un membre de la même communauté que les barbares, l'auraient ils agressé  et tué ?

  1. -Si ce chauffeur de bus avait été un homme de "couleur" et si les agresseurs avaient été "blancs", n'aurait-on pas systématiquement parlé de crime raciste, avec manifestations, diarrhée de banlieues et d'associations antifascistes, anti-racistes.

https://www.lci.fr/police/chauffeur-de-bus-tue-a-bayonne-le-point-sur-l-enquete-2159048.html

All Lives Matter

3°- Lorsqu'un rapeur "français" d'origine Africaine (Nick Conrad) incite à la haine contre les "blancs" en invitant les gens à pendre "les blancs", à les tuer, à massacrer leurs gosses dans les crèches, cela ne semble pas créer de mouvement de masse en dehors de polémiques que l'on attribue à l'extrême droite. On fait retirer le clip, il prend 5000 euros d'amande et une peine avec sursis.

http://www.leparisien.fr/culture-loisirs/apres-pendez-les-blancs-nick-conrad-fait-polemique-avec-doux-pays-19-05-2019-8075193.php

Que ce serait-il passé si un groupe de rock français avait fait une chanson invitant à exterminer les "nègres et les arabes" ?

Il y aurait eu un tollé national, des allocutions présidentielles et ministérielles médiatisées, des manifestations solidaires, des prises de paroles de people, des débordements "d'indigènes et de décoloniaux", des émissions de télévision scandalisées, des emprisonnements au nom de l'incitation à haine raciale.

- Les propos anti-racistes d'Assa Traore dans différents médias relèvent davantage de l'incitation à la haine raciale que d'un mouvement de pacification ou d'un "vivre ensemble".

Lorsqu'elle dit "En Afrique, ils vont renverser le président, ils rentrent dans le palais. Ça se passe comme ça en Afrique, pourquoi ça devrait pas se passer comme ça en France ? Nous sommes prêts, nous pouvons faire une belle révolution", on a vu récemment ce que cela donne au Mali !

Dans la majorité des pays Africains, les activistes de son genre et les leaders d'opposition sont souvent assassinés ou exécutés. Elle semble oublier qu'en Afrique quand cela se passe sous la forme qu'elle décrit, cela s'appelle une dictature ou un coup d'état militaire qui généralement entraine de violents massacres, sachant qu'un jour ou l'autre la dictature changera de main à la suite de nouveaux massacres.

Si elle venait à prendre le pouvoir en France, j'imagine avec stupeur le gouvernement qu'elle mettrait en place avec ses frères au ministère de l'intérieur, de l'économie, des armées comme cela se fait couramment sur le continent dont elle parle !

Vouloir jouer à Angela Davis, (elle va jusqu'à imiter sa coiffure) c'est ignorer que Mlle Davis était issue d'une famille d'universitaires, qu'elle était elle-même universitaire spécialisée en droit des minorités et qu'elle luttait contre une politique ségrégationniste américaine. Une grande partie des Afro-Américains ont leurs origines dans la traite des esclaves. Des lois instituant une différence entre Blancs et Noirs ont perduré très longtemps et stagnent encore dans certaines mentalités.

Par contre profondément marxiste, elle a soutenu des régimes totalitaires qui pratiquaient la discrimination et les massacres de masse, ce qui a émaillé sa crédibilité. Il semble difficile, voire incohérent, de lutter pour l'égalité des droits et de valider en même temps des massacres commis par des pays qui ne respectent pas les droits de l'homme.

Assa Traore n'est pas issue d'une famille d'universitaires, sa fraterie est davantage connue pour trafic de stupéfiants, grande délinquance, et violence, son frère décédé est soupçonné de viol sur un détenu lors d'un séjour en prison que ses frères ont tabassé pour le réduire au silence.

La France, contrairement aux Etats Unis n'a pas une politique ségrégationniste et n'a jamais eu de loi qui incite ou tolère la différence entre gens de couleurs et Français d'origine. Bien au contraire...

L'immigration en métropole n'a jamais relevé de la traite d'esclaves (si ce n'est aux Antilles et en Guyane), quoi qu'en pensent les nouvelles générations. Quand à la colonisation, relisez l'histoire de l'Afrique, du Maghreb, de l'Asie et du monde arabe avant de juger. 2 et 3

Pourquoi les Maghrébins supportent-ils mal que l'on fasse une différence entre Arabes, Kabyles et Berbères (qui ont pourtant une couleur de peau, des origines et des cultures très différentes? Pourquoi tiennent-ils tant à ce que l'on disent que "c'est la même chose" ? 

Quand à l'équité du procès qui concerne les circonstances du décès de son frère, il est surprenant d'entendre dire que la police, la justice, la médecine sont racistes, pourris, vu le nombre d'appels, de tribunaux et d'experts médicaux qui sont intervenus. Ils ne sont quand même pas tous racistes ou corrompus ?

Plus douteux encore, la cagnotte de 200 000 euros qu'elle a récolté dans le cadre de son activisme (fondation au nom de son frère!!!), les voyages qu'elle se paie pour rejoindre le mouvement Black Lives Matter aux USA, la médiatisation qu'elle utilise sur son "militantisme"...

A-t-elle conscience de la façon dont elle est manipulée par les médias et ses "followers" ?

Ce qui est inquiétant est que, comme pour Nick Conrad, Houria Bouteldja, Tara Bouhafs, son comportement et ses propos ne provoquent aucune réaction en France.

- Que se passerait-il en France si des Français "Blancs" tenaient les mêmes propos et avaient les mêmes attitudes à l'égard d'Africains ?

- Que se passerait-il si des Français avaient de tels comportements et tenaient de tels propos dans de nombreux pays d'Afrique ?

J'ose espérer qu'Assa Traoré saura apprécier le fait d'être née et de militer dans un pays de liberté. C'est plus facile d'être révolutionnaire et communiste dans un pays comme la France qu'en Chine, en Corée du Nord ou dans certains pays du continent d'où sa famille est issue.

Houria Bouteldja, Tara Bouhafs, Souad Merah et autres Conrad, Traore me confortent dans la certitude que le "racisme" n'est pas à sens unique.

5°- Lorsqu'un cimetière juif, une mosquée, une synagogue sont profanés par des gens (Sarre Union 2015- Château Thierry 2016 - Herrlisheim  2018 - Quatzenheim 2019 - Westhoffen 2020), les médias et les politiques invoquent systématiquement un acte raciste ou antisémite, quelques soient les réelles motivation des profanateurs.

Lorsque des tombes "lambda" ou catholiques ou celle du Général De Gaulle ou celle des victimes de Charlie Hebdo sont profanées, lorsqu'une église est incendiée (Goussainville 2012 - Moustey 2012 - Cambrai 2013 - Saverne 2013 - Besançon 2013 - Labry 2015 - Saint Etienne 2017), les médias évoquent brièvement des personnes irresponsables, désaxées, une petite délinquance, rappelant que les profanations de cimetières ont toujours existé.

6°- Lorsque Roger Cukierman président du Crif (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France) dit publiquement "qu'aujourd'hui en France toutes les violences, et il faut dire les choses, sont commises par des jeunes musulmans" c'est banalisé. Lorsque Eric Zemmour invoque "le fait que la majorité des délinquants en France sont d'origine africaine ou maghrébine", cela crée un tollé, il est poursuivi et condamné pour incitation à la haine raciale. Pourquoi cette différence ? Où est la cohérence dans tout cela ? http://www.ledauphine.com/france-monde/2015/02/23/cukierman-toutes-les-violences-sont-commises-par-des-jeunes-musulmans

7°- Lorsque des ressortissants Cap Verdiens attaquent une caserne de Pompiers pour "casser" des gens et du matériel, on avance qu'ils étaient ivres, en évitant d'ébruiter l'incident. Comme pour le chauffeur de bus... Tout est temporisé. On n'évoque pas de comportement "raciste".

  1. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/07/10/97001-20110710FILWWW00161-marseille-intrusion-dans-une-caserne.php

  2. http://www.lexpress.fr/actualites/1/societe/intrusion-dans-une-caserne-de-pompiers-a-marseille-7-pompiers-blesses-legers_1010995.html

  3. Que ce serait il passé si un groupe de Français éméchés avaient attaqués une entreprise ou une association Cap Verdienne en "agressant" les gens et en cassant le matériel ?

  4. N'aurait-on pas parlé systématiquement de comportement "raciste" ? La Licra ne se serait-elle pas portée partie civile ?

  5. N'y aurait il pas eu de manifestation ? Comment auraient réagi les médias, les associations "bien-pensantes" ?

  6. Le président de la république ou son premier ministre n'auraient-ils pas fait une allocution médiatisée en se rendant sur place pour dire que "c'est inacceptable" et que"les coupables seront activement recherchés et sévèrement punis" ?

  7. - Charb dans un livre écrit juste avant son assassinat: Lettre aux escrocs de l'islamophobie qui font le jeu des racistes - Librio - 20156 cherche à établir la différence entre racisme et islamophobie. Il donne l'exemple de Mouloud et Gérard qui, à revenu égal, postulent pour la location d'un appartement. Sachant que Mouloud est musulman et Gérard, catholique converti à l'islam, lequel des deux a le plus de chance d'obtenir l'appartement ? Pour Charb le fait qu'ils soient musulmans passe après le fait que l'un est "Blanc" et l'autre "Arabe". Ce qui pour lui relève du racisme plutôt que de l'islamophobie.

  8. J'aimerai rebondir en reformulant sa démonstration: à diplôme équivalent, qui de Jeanine Franco-Française (113 kg) et Naïma Franco-Algérienne (55kg) a le plus de chance d'obtenir un emploi de secrétaire, de caissière, de vendeuse ? A diplôme équivalent qui de Jean Marie Dupont et David Bloomstein a le plus de chance d'obtenir un emploi dans les médias, le showbizz, ou le cinema ? A diplôme équivalent qui de Xavier (IMC hémiplégique) et Karim (champion sportif amateur) a le plus de chance d'être embauché dans une startup informatique ? Qui de Françoise (95 kg) et Christiane (59 kg) a le plus de chance d'être retenue pour être hôtesse de l'air ?

  9. Alors arrêtez de nous faire "chier" avec la couleur de peau, l'origine et la religion.

  10. Les Arabes, les Africains, les Français, les musulmans, les catholiques, les athées, les homosexuels, les vieux, les personnes enrobées, les policiers etc... sont d'abord des hommes et des femmes. Comme partout il y en a qui sont cons et d'autres qui ne le sont pas. Il y a en a qui n'ont pas d'éducation et d'autres qui sont éduqués,  il y en a qui sont sociables et d'autres qui ne le sont pas. Il y a en a qui sont fous, pervers, violents et d'autres pas.

  11. Lorsqu'un vieux est pédophile, on ne dit pas que tous les vieux sont pédophiles, lorsque quelqu'un est "raciste", cela ne veut-il dire que tous les membres de sa communauté sont racistes, lorsqu'un policier commet une bavure, cela ne veut pas dire que toute la police commet des bavures. Lorsqu'un juge déconne, cela ne veut pas dire que toute la justice est pourrie.

  12. Ce n'est pas parce que certains baby boomeurs (les straights) ont salopé l'humanité et la planète avec leur idéologie facho-libérale, avec leur mondialisation, leur croissance sans limite, que tous les baby boomeurs, à qui on fait payer la fracture, sont responsables que ce que la jeunesse vit aujourd'hui. N'en déplaise à Kevan Raffi Khansari et son "racisme" anti-vieux. Encore un qui se trompe de cible... entretenant les clivages générationnels et peut être communautaires !

  13. Arrêtez de nous faire "chier" avec vos amalgames.

Sous couvert "d'antifa" et "d'antiracisme" sommes nous en train de basculer dans un racisme "anti-Blancs" ?

Cela fait quand même beaucoup de situations qui le laissent entendre...n'en déplaise à Macron, Laetitia Avia, Sibeth Ndiaye, Harlem Desir, Cukiermanet plein d'autres...

  1. Puce En ne donnant la parole et de l'importance qu'aux aboyeurs, les médias laissent croire que ce qu'ils disent est "vrai" parce qu'ils ont une plus grande gueule que les autres (on tue des gens de couleurs tous les jours en France, la police fait peur, les Français sont racistes, les vieux sont responsables de la crise actuelle, il faut leur faire payer etc...) ils cautionnent et amplifient les amalgames, créant le trouble dans les communautés parfois au point de les dresser les unes contre les autres, parce que cela fait de l'audience, c'est un business.  Comme le dénonce Charb, il s'agit  d'un marché juteux pour la presse qui promeut ce genre de situations.

  2. J'aimerai que l'on explique pourquoi et sur quelles bases on fait ces différences ?

  3. Pourquoi et comment on en arrive à privilégier certaines communautés et à en diaboliser une autre ?

  4. J'affirme que sous couvert d'anti-racisme, vous faites la même chose que ce qu'on reproche aux "racistes".

  5. Il ne s'agit pas de défendre un parti ou une idéologie quelconque, mais de poser des questions de fond en tant que citoyen lambda capable de penser seul et librement tant que c'est encore possible !

Laetitia Avia dit que même une simple blague est du "racisme". De quoi parle-t-elle ?

Ce n'est pas nouveau, depuis 15 ans on ne peut plus blaguer sur les Juifs, sur les Arabes, sur les Africains sous peine d'être taxé de "racisme", par contre on peut continuer à blaguer sur les Belges, sur les Suisses. Elle ne s'est pas privée de "blaguer" sur son assistant Chinois.

Les "non-blancs" peuvent continuer à blaguer sur les "petits blancs", les juifs sur les goyes, les Rom sur les Gaji , les Sénégalais sur les Toubabs etc... Il faudra qu'elle m'explique pourquoi dans un sens c'est du "racisme", mais pas dans l'autre ! Inflation Victimaire...

Aujourd'hui Pierre Péchin et son histoire de la cigale et la fourmi se ferait lyncher sur les réseaux sociaux, Michel Lebb est son épicier Africain déclencherait une diarrhée décoloniale ! Popeck nous faisait rire avec ses caricatures du Juif de base. En rire aujourd'hui pourrait être taxé d'antisémitisme.

S'il est évident qu'on ne peut qu'être opposé au "racisme" (sachant que pour la plupart des gens instruits le concept de racisme est obsolète), au sexisme, à l'homophobie, à l'antisémitisme, ce qui est inquiétant dans les propos des milieux "bien pensants" et dans les dernières mesures "politiques" est la façon dont cela est fait, mis en place, et utilisé, détourné au profit d'antifa et anti-racisme à double sens.

Pour toutes les raisons évoquées plus haut, on peut se demander pourquoi les Français "blancs" sont toujours exclus des mesures de protections, pourquoi ce sont toujours les Français "blancs" qui sont supposés être racistes, homophobes, sexistes, antisémites.

Mêmes les Gilets Jaunes ont été taxés d'antisémitisme, d'homophobie, de racisme. C'est vrai qu'il y avait peu de gens de "couleur" sur les ronds points, en comparaison à la démographie Française actuelle ! Surprenant !

  1. -Il n'arrive jamais que des Juifs se paient la tête des Goyes ? Que font ils aux Palestiniens dont ils colonisent les terres ?

Que se passe-t-il lorsqu'une de leurs filles veut épouser un "non juif "? Idem pour les Musulmans, les Gitans, les Chinois....

  1. -Il n'arrive jamais que des "non blancs " se paient la tête des "petits blancs" et des toubabs ?

  2. -Il n'arrive jamais que des Gitans se paient la tête de gadji ? Si les mâles épousent qui ils veulent, que se passe-t-il lorsque leurs filles veulent épouser un"non Gitan " Elles n'osent même pas l'envisager tellement les représailles sont terrorisantes.

  3. -Est ce un hasard si toutes ces communautés exigent que leurs filles soient vierges pour le mariage ? Certaines communautés le faisant vérifier par une vielle dame ou un médecin désignés à cet effet ! Tous ces mâles qui exigent d'avoir une vierge pour leur mariage, avec quelles filles/femmes font ils leurs apprentissages ou leurs galipettes d'adolescents ?

  4. -Quelles sont les communautés les plus opposées au mariage mixte ? Ne serait ce pas celles qui évoquent le plus le "racisme " ?

  5. -Il n'arrive jamais que des homosexuels se paient la tête des hétéros ?

  6. -Il n'arrive jamais que des féministes développent un sexisme (à la limite machiste) à l'égard des hommes ?

  7. -Il n'arrive jamais que certaines communautés vivant en France avec le statut de Français pratiquent une discrimination sexiste ?

  8. -Il n'arrive jamais que certaines communautés qui revendiquent la nationalité française brandissent le drapeau de leurs pays d'origine lors de leurs mariages ou de certaines manifestations ? Qui pratique l'Oumma ?

  9. -Il n'arrive jamais qu'un président de la République se paie la tête du peuple qu'il gouverne ?

Quand je parle de se payer la tête je ne fais pas allusion à des blagues idiotes, mais à des propos haineux ou de la discrimination du haut de leur différence ou de leur toute puissance.

  1. Puce Il faut réellement que l'on arrête de mentir et de se laisser manipuler:

De quoi parle Mme Avia ? A qui s'adresse sa "loi haineuse" ? Va-t-elle fonctionner dans tous les cas de figures ou va-t-elle à son tour faire de la discrimination, du "racisme anti blanc", anti français lambda, du sexisme et de l'hétérophobie ?

Laetitia Avia, qui se veut "grande prêtresse" contre le racisme, l'homophobie, l'antisémitisme, le sexisme, dénonce des domaines qu'elle connait pour les pratiquer, selon ses collaborateurs et Médiapart, il s'avère qu'elle est à l'opposé de ce qu'elle veut nous imposer. Si c'est avéré, cette femme n'a vraiment pas de leçons à donner.   https://www.mediapart.fr/journal/france/140520/la-defense-de-laetitia-avia-fait-pschitt?onglet=full

Si la France est en danger de développer un "racisme": j'aimerai comprendre pourquoi l'état autorise les médias à diffuser toutes ces émissions (5 à 8 fois par semaine) : 90' d'enquête, Appel d'Urgence, Envoyé spécial, En quête d'actualité, Enquête exclusive, Enquête d'action, Complément d'enquête, Enquête sous Haute Tension etc... sur les clandestins, les délinquants, les dealers, les casseurs, les braqueurs, les voyous de banlieues, sur les zones de non-droits où la police, les pompiers et les services d'urgence, les commerçants se font agresser ?

Car dans chacun de ses reportages, si les visages sont floutés, on peut distinguer la couleur des visages, on peut aussi remarquer la couleur de la peau des mains. Dans 80% des cas il ne s'agit pas de "Blancs".

A quoi jouent les médias ? D'un côté sous couvert d'informations, de reportages, ils contribuent à stigmatiser certaines communautés, de l'autre côté ils dénoncent les réactions discriminatoires des Français insécurisés et la montée du Rassemblement National ! Surprenant !

Ils finissent par "désigner" certains départements comme zones aux mains de la voyoucratie: les Yvelines, la Seine St Denis, le Val de Marne, Marseille Nord, certains quartiers comme les Moulins ou l'Ariane, les Lizerons à Nice.

Au regard de ces émissions, qui aurait envie d'aller y vivre, y travailler ? Est ce un hasard si le gouvernement offre des primes spéciales aux fonctionnaires qui accepteraient d'y aller ?

Cela ne semble pas déranger Camélia Jordana qui utilise les mêmes media pour sa propagande anti-raciste. Surprenant !

Si la LICRA se porte partie civile lorsqu'un musulman se fait traiter de "sale arabe", ou un juif de "sale yupin", je ne la vois pas beaucoup se porter partie civile lorsqu'un Français se fait traiter de "sale français, de sale blanc, de colon ou de sous-chien". Je suis persuadé que si j'avais saisi la Licra pour les propos "racistes" qui m'ont été adressés, elle aurait répondu que "ce n'est pas la même chose"...

  1. Parce que le premier noeud du problème est là: nous sommes tous égaux, nous avons tous les mêmes droits sauf qu'il y en a qui sont plus égaux (égos) que les autres et qu'ils revendiquent plus de droits que les autres ! L'inflation victimaire et la culpabilisation étant des outils qui fonctionnent bien en France. L'oumma semble porter ses fruits !

A tel point qu'on a parfois l'impression que certaines communautés sont d'une autre "espèce", ce qui peut porter à croire que nous serions de "races" différentes, puisque "pas la même chose" ce qui peut entretenir le concept de "racisme" cher à certains, alors que nous appartenons tous à la même race et avons tous les mêmes droits !

  1. Le second noeud du problème est que si les droits semblent clairs dans la déclaration des droits et dans la Constitution Française, il manque un pan important de l'application des droits : ce sont les devoirs. Avoir des droits implique des devoirs. J'ai le droit à la vie, mais j'ai aussi le devoir de la respecter, la mienne et celle des autres...J'ai le droit de demander asile et protection mais en échange j'ai le devoir de respecter la culture et les règles du pays qui m'accueille. Si ce n'est pas le cas, le refus d'intégration ou l'extradition est la règle qui s'impose dans 99% des pays de la planète sauf en France où on attache davantage d'importance aux droits qu'aux devoirs qu'ils impliquent.

Personne, nulle part, n'a à subir de la discrimination, de la ségrégation parce qu'il est d'origine, de culture, de religion, d'appartenance politique différentes, de morphologie et de sexe différents, Blanc ou Coloré, ni en France, ni ailleurs. Mon petit doigt me dit que je rêve !

All Lives Matter

  1. Le troisième noeud du problème est dans la réaction. On réagit sans jamais faire d'étude approfondie, sans jamais se référer à l'histoire, sans jamais tirer de leçons, sans chercher à vérifier voire à relativiser:

  2. -par exemple on donne la parole à des leaders auto-proclamés voire intronisés par les médias sans vérifier qu'ils sont représentatifs de la cause qu'ils prétendent défendre. Au nom de qui parlent-ils(elles) ? Qui les a choisis ? D'où tirent-ils(elles) leurs discours?  Sont-ils légitimes ?

Il suffit aujourd'hui d'avoir un peu de prestige ou de gueuler plus fort que les autres pour se faire passer pour militant, résistant etc...chacun de s'inventer des parents, des grands-parents résistants pour donner de l'importance à des propos.

Moi aussi j'ai un grand père "engagé" qui se battait sous la bannière "c'est todi li pti qu'on spoche"(c'est toujours le petit qu'on écrase), une forme de socialisme libertaire. Si cela a peut-être contribué à la transmission de valeurs, ce que j'en ai fait est ma responsabilité. Certains militent dans les studios ou en tête de défilés sur les grands boulevards, d'autres militent dans l'ombre mettant leur engagement et leurs valeurs au service des autres. On ne parle pas de la même chose.

- par exemple, si l'on combine l'étude des flux migratoires à travers l'histoire à des études démographiques sérieuses actualisées, on pourrait mieux comprendre ce qui se passe en termes de brassage de populations, de risque de dé-culturation ou d'a-culturation, de difficultés de vivre ensemble, lorsque ce n'est pas encadré, négocié. On pourrait mieux préparer ce qu'il va arriver et peut-être éviter le pire, en soutenant nos valeurs, notre culture, notre souveraineté sans tomber dans le nationalisme. De nombreuses nations le font !

Sachant que nous sommes souvent englués dans des situations complexes, comme vendre des armes à des belligérants dans certains pays et accueillir les migrants victimes des violences dans ces mêmes pays, comme piller les ressources de certains pays et accueillir les migrants que ce pillage a appauvris !  A quoi joue-ton ?

Tout cela pour dire que l'on ne peut pas se contenter d'une diarrhée populiste pour trancher et accuser les gens de "racisme". Cela va beaucoup plus loin qu'un concept qu'on se lance à la figure. Encore faut-il avoir envie et l'intelligence de le faire.

Je ne suis pas convaincu que la façon dont la Licra, SOS Racisme, les associations des droits de l'homme, les associations opportunistes (les indigènes et les autres...) mènent leurs actions soit différente de celles qu'elles dénoncent, même si elles prétendent le contraire: ils invoquent une lutte contre le racisme et rangent les êtres humains dans des catégories: les racistes, les anti-racistes, les anti-sémites, les fascistes et les anti-fascistes, les blancs et les colorés, les vieux et les jeunes : les victimes et les bourreaux, les bourreaux étant toujours les "blancs"...

http://www.licra.org/wp-content/uploads/DROIT_VIVRE_664_BAT02.pdf

Ils créent des sous-catégories humaines sans chercher à comprendre, parce que selon eux il n'y a rien à comprendre en dehors de ce qu'ils croient savoir.C'est faire des amalgames et des raccourcis qui contribuent à entretenir des différences et la violence qu'ils prétendent dénoncer, ce qui n'amènera pas les personnes dites "racistes" à changer de position.

La Licra cite Léopold Sedar Senghor dans sa campagne publicitaire : " les racistes sont des gens qui se trompent de colère".

Avant de faire de grandes campagnes de pub, peut être que chacun devrait faire le ménage devant sa porte:

  1. -Stephane Hessel, écrivain Juif et co-auteur de la convention des droits de l'homme a écrit à propos des abus d'Israel sur la Palestine " Que des Juifs puissent perpétrer eux même des crimes de guerre est insupportable. Hélas, l'histoire donne peu d'exemples de peuples qui tirent des leçons de leur propre histoire". Cela lui a valu d'être vivement critiqué. Il ne faut surtout pas aller à contre courant....

  2. -Amos Oz, écrivain juif, défenseur de la paix avec le peuple Palestinien, refuse d'honorer les représentations officielles de son pays en contestation de la politique extrémiste du gouvernement Israélien de Netenyahu. Il va jusqu'à appeler les extrémistes juifs qui s'en prennent aux musulmans et aux chrétiens : les "néo-nazi hébreux."

  3. -Le Ministre israélien Avi Gabay démissionne suite à la nomination d'un nouveau ministre de la défense ultranationaliste, Avidgor Lieberman, dénonçant une tendance extrémiste du gouvernement Netenyahu qui tend à se durcir à l'encontre des Palestiniens.(mai 2016)

Le racisme étant un concept obsolète, la Licra se trompe de cible : ne serait il pas plus intéressant de chercher à comprendre ce qui engendre la discrimination, la xénophobie, l'ethnocentrisme, la ségrégation, afin de mettre en oeuvre une prévention non-violente efficace de part et d'autre.

Quelle est cette colère ? D'où vient cette colère ?

Comment un système peut-il produire, entretenir, développer de la colère chez un peuple, dans une communauté ? Est elle directement et uniquement liées aux autres et à leur différence ?

Ne serait-il pas intéressant d'étudier en toute transparence l'impact que peut avoir une immigration massive de culture différente sur le changement profond d'une société (a-culturation). Il s'agit d'observer, de comprendre et d'anticiper les conséquences que peut avoir une immigration qui tend à devenir majoritaire par rapport aux autochtones, sachant qu'en France, à ce sujet, les études démographiques sont taboues voire biaisées afin de masquer les problèmes.4

Je ne pense pas que les hommes naissent racistes, comme je ne pense pas que cela soit génétique. Comment en arrive-t-on à exterminer ou vouloir dominer certaines ethnies, certaines populations ? 

L'immigration Espagnole, Italienne, Portugaise, Polonaise relevait de la même culture judeo-chrétienne que la nôtre, l'immigration asiatique n'a pas de textes religieux et de pratiques qui entrent en conflit avec notre culture. La bible et le tipitaka ne parlent pas de supériorité par rapport aux autres croyances et ne prônent pas l'élimination des infidèles ou non-croyants. Si cela a eu lieu c'était du fait d'hommes qui instrumentalisent la religion pour justifier leurs exactions. Peut on dire la même chose du Coran sans passer pour un islamophobe ? Sachant que la majorité des musulmans ne connaissent pas les sourates qui invitent à aux violences contre les kouffars.

Comment devient-on xénophobe ? Comment en arrive-t-on à déconsidérer et maltraiter les femmes, les vieux, les handicapés, les Yézidis, les Palestiniens, les Noubas, les Kurdes, les Biafrais, les Intouchables, les kouffars etc...

All Lives Matter.

Il y a des pays où le fait d'attribuer des privilèges, des passe-droits, à certaines communautés finit par générer des injustices sociales, de la misère, de la violence comme l'Inde avec les castes, l'Afrique du Sud avec l'Apartheid, Israel avec ses colonies, la Birmanie avec son nationalisme. Faisons en sorte que le France ne devienne pas un Apartheid anti-blancs...

Nous avons tous droit au respect, à la liberté de penser et de s'exprimer, à la vie, et pourquoi pas à la mixité ! C'est la base de notre constitution !

Avant de revendiquer des droits nous devrions tous, quelque soit notre origine et notre culture, prendre conscience du devoir non-négociable de respecter la vie, la nôtre, celle des autres, celle de notre planète.

La mixité, le multi-culturalisme, le vivre ensemble ne se réalisent pas d'emblée et ne s'imposent pas d'office. Cela se prépare, s'apprend, se construit, s'étudie, se négocie, s'accepte, mutuellement, pas seulement dans la rue ni à l'école mais dans les familles, exactement comme on est censé le faire lorsqu'on se marie. Sinon c'est de la dictature.

"D'un côté, le commerce de l'incitation à la haine, du mensonge et de la désinformation, prospère comme jamais, protégé au nom de la liberté d'expression, grâce au laxisme et à la dérégulation, De l'autre, il suffit d'un petit groupe d'inquisiteurs se disant "offensés " pour obtenir les excuses d'une star, le retrait d'un dessin, d'un produit ou d'une pièce de théâtre.

Ces polémiques dessinent de vraies lignes de fracture, au sein de l'antiracisme et entre les générations.

Hier, les minoritaires se battaient ensemble contre les inégalités et la domination patriarcale. Aujourd'hui, ils se battent pour savoir si le féminisme est " blanc ou noir ". La lutte des "races" a supplanté la lutte des classes.

"D'où par!es- tu, camarade ? ", lancé pour culpabiliser en fonction de la classe sociale, a muté en contrôle d'identité : "Dis-moi de quelle origine tu es et je te dirai si tu peux parler !

Loin de contester les catégories "ethnicisantes " de la droite suprémaciste, la gauche identitaire les valide, et s'y enferme. Au lieu de rechercher la mixité et le métissage, elle fractionne nos vies et nos débats entre "racisés" et "non-racisés ", monte les identités les unes contre les autres, finit par mettre les minorités en compétition. Au lieu d'inspirer un nouvel imaginaire, revisité et plus divers, elle censure. Le résultat est là : un champ de ruines intellectuel et culturel, qui profite aux nostalgiques de la domination." 1

J'aime le positionnement de Kofi Yamgnane par rapport à ce qui se passe actuellement en France.

https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/police/violences-policieres/racisme-et-police-kofi-yamgnane-une-parole-dapaisement_4008025.html

J'aimerais le dire à ma façon :

A l'attention de celles et ceux qui manifestent contre les violences policières.

Avec la prégnance de la télévision et des réseaux sociaux dans notre existence, il devient difficile d'échapper aux manipulations, aux contaminations de masse, à la victimisation spectacle. Comme par hasard après la contagion du COVID_19 en arrive une autre...

J'aimerai partager quelques interrogations, sans avoir besoin d'en faire un débat. Juste des pistes de réflexions....

A quoi correspond l'intervention très médiatisée de Camélia Jordana contre les violences policières dans l'émission "On n'est pas couché " du 23 mai 2020 ?

Sur quoi se base-t-elle pour tenir ces propos : "Il y a des hommes et des femmes qui se font massacrer quotidiennement en France, tous les jours, pour nulle autre raison que leur couleur de peau"..." Il y a des milliers de personnes qui ne se sentent pas en sécurité face à un flic, et j’en fais partie ". Cela semble important pour elle de souligner que c'est très fréquent...

https://www.acrimed.org/Camelia-Jordana-le-debat-sur-les-violences

  1. -A-t-elle des chiffres sur le nombre d'hommes et de femmes qui se font massacrer chaque jour à cause de la couleur de leur peau en France ? 

A quoi correspond cette généralisation ? Pourquoi accorde-t-on du crédit à quelqu'un qui tient des propos injustifiés ?

  1. -N'y-a-t-il pas des hommes et des femmes qui se font massacrer en France parce qu'elles sont femmes, parce qu'ils sont homosexuels, parce que ce sont des enfants, parce qu'ils(elles) sont vieux ? Voir les chiffres officiels.

  2. -N'y a-t-il pas des gens qui meurent en France parce qu'on les agresse pour leur voler leurs biens ou parce qu'on ne respecte pas les règles de sécurité routière ? Voir les chiffres officiels.

  3. -Combien y-a-t-il d'hommes et de femmes, toutes couleurs confondues, qui se font massacrer en France par des voyous, des névropathes, des psychopathes, sans autre raison que de nuire ou prendre du plaisir ?

  4. -Combien y-a-t-il d'enfants et d'adultes qui se suicident en France parce qu'ils sont persécutés, harcelés à l'école, sur leur lieu de travail, dans leur quartier ?

  5. -Combien y-a-t-il de viols en France commis par des connards qui ne sont pas policiers ? Plus de 17 000 en 2019 !

N'y a-t-il pas des millions de personnes en France qui ne se sentent pas en sécurité en face des voyous qui gangrènent les villes, les campagnes et les routes. Voir les chiffres du gouvernement sur les crimes et la délinquance et ceux de la sécurité routière.


C'est vrai qu'il y a des "bavures policières", heureusement assez rares. Comme je ne maîtrise pas les dossiers, je ne m'autorise pas à porter de jugement. C'est à la justice officielle de le faire. Peut être que comme Assa Traore, Mlle Jordana répondra que la justice aussi est "pourrie". Cela arrive, rarement.

Au risque de me répéter combien y-a-t-il de crimes (massacres) en France commis par des individus lambda en comparaison avec les bavures policières ? Loin de vouloir minimiser ces dernières, j'insiste sur cette différence, vous comprendrez pourquoi plus bas.

Bien sûr j'entends les détracteurs dire "ce n'est pas la même chose"...que l'on explique en quoi "ce n'est pas la même chose" !


Quant à "ne pas se sentir en sécurité face à un flic", cela relève des expériences de chacun. Il semble incongru de parler au nom des autres. C'est vrai qu'il y a des gens qui se font toujours arrêter, mais il y a en aussi d'autres qui ne se font jamais arrêter, même pour un contrôle d'identité et quelque soit la couleur de la peau.  J'ai de la famille "de couleur", des amis "de couleur", ils(elles) n'ont jamais eu de problème avec la police et ce depuis plusieurs générations...


Si les policiers se montrent parfois violents lors de manifestations :

    4.1 Qu'est ce qui déclenche cette violence ? Est-ce qu'ils sont violents lors de manifestations pacifiques ? Sont ils systématiquement et toujours violents ? Si certains le sont, faut il faire des généralités ?

    4.2 S'ils deviennent violents qui leur en donne l'ordre et au nom de quoi ?

Qui lance les pavés, les cocktails molotov, qui brûle les voitures, qui pillent les magasins ?

En général, la réponse est "c'est à cause des violences policières que les gens deviennent violents".

Mais alors comment expliquer le rapport entre les violences policières et le pillage ciblé de magasins de vêtements de sports, de matériel informatique ou de bijouterie ? Violences opportunistes ?

Que pensent les manifestants qui tentent de faire passer des revendications légitimes, de tous ces casseurs qui pourrissent chacune de leurs manifestations ?

    4.3 Si vous êtes convaincu(e) qu'il n'y a que la violence pour répondre ou pour exprimer un malaise, pourquoi attribuer ou retourner cette violence contre la police ? Elle ne pourra rien changer au chômage, aux injustices sociales, à la pauvreté, au 49/3, à l'absence de référendum ?

Pourquoi ne pas la tourner vers ceux qui provoquent cette violence et qui se protègent derrière la police qu'elle utilise comme bouclier ?

Que ce soit un régime de gauche ou de droite, tous utilisent la police pour se protéger et faire imposer leurs lois, le pire étant les régimes totalitaires. Allez en Chine, en Corée du Nord, chez Trump ou Bashar al-Assad ou dans de nombreux pays Africains ...on verra ensuite.

Si vous rêvez d'une société sans police, il va falloir commencer par faire le ménage devant votre porte ! Car si vous avez "peur devant un flic", je suis terrorisé à l'idée de ce qui se passerait s'il n'y en avait pas, vu le comportement de millions de connards "blancs" et "non blancs".

De quel droit traite-t-on les Français de "racistes" lorsqu'ils qui prennent peur devant la montée de la voyoucratie des banlieues qui gangrène les villes, sur fond de terrorisme à caractère religieux ? N'a-t-on pas le droit d'avoir peur quand certaines communautés affirment qu'il faut éliminer les kouffars, que la charia est supérieure aux lois de la république?

Comme l'écrit Charb: "Les musulmans radicaux compensent leur infériorité numérique par un activisme militant intense. Tout le monde s'y laisse prendre. Les associations musulmanes comme les journalistes. Parce qu'ils ont la plus grande gueule, ils sont l'islam, le vrai. La réalité, c'est que des musulmans, des croyants qui respectent toutes les obligations religieuses, il n'y en pas beaucoup. Et parmi ceux là , la majorité ne s'investit pas dans des associations religieuses, qu'elles soient considérées comme modérées ou non. Et on les comprend. Ils n'ont pas besoin que quelqu'un vienne leur expliquer comment ils doivent croire." 6

J'observe que ce sont souvent les médias et les réseaux sociaux qui mettent le feu aux poudres en faisant tourner en boucle des reportages comme l'affaire G.FLoyd (25 Mai 2020). Cela a créé l'opportunité pour certains de ressortir l'affaire A. Traore (19 Juillet 2016).

Je vois venir l'affaire Mahamadou Fofana, qui pour l'occasion devient un cousin de la famille Traoré et pourquoi pas de Youssouf Fofana, et son gang des barbares ? Il y a des alliances qui arrangent et d'autres qui dérangent !

Si Mlle Jordana a raison n'y a-t-il pas d'hommes et de femmes "de couleur" massacrés, uniquement à cause de leur couleur, plus récemment en France que l'on soit obligé d'aller chercher de vieilles affaires ?

Est ce un hasard si tout cela se produit au moment où L. Avia et S. Ndiaye enfonce le clou du racisme "blanc" ?

J'ai l'impression de revivre ce qui s'est passé pour Charlie Hebdo et le Bataclan quand grâce aux médias et aux réseaux sociaux, la France et le monde se sont soulevés dans un grand élan de solidarité et de révolte contre l'innommable...bien que certains aient avancé que s'il y avait des terroristes c'était à cause du comportement des pays occidentaux ! Certainement les mêmes que ceux qui disent que s'il y a des voyous c'est à cause de la police et de la répression !

Je n'ai pas rencontré cette prise de conscience et cette solidarité lors des attentats du Bardo à Tunis du 18 mars 2015, de la plage de Port El Kantaoui du 26 juin 2015, de l'Airbus Russe explosé dans le Sinai le 31/10/2015, de Tunis le 24 novembre 2015, de Berlin le 19 décembre 2016, de Londres le 22 mars 2017, de Manchester le 22 Mai 2017, du Sri Lanka le 21 Avril 2019.  Surprenant !

La solidarité et les révoltes juvéniles me font sourire quand elles ne sont que des effets de masse et de mode provoqués et entretenues par les médias et les politiques...

Je comprends mieux le soutien de people et autres adeptes du showbiz à Mlles Jordana et Traore. La télévision transformant le monde en spectacle, qui ne voudrait pas avoir son nom sur l'affiche !

Alors OUI tout à fait d'accord pour une grand mouvement contre la violence, contre la discrimination, contre la ségrégation bien que je préfère un mouvement pour la paix, pour la tolérance, la dynamique n'est pas la même: mais alors bougeons contre toutes les violences, toutes les discriminations, pas seulement celles des policiers, pas seulement celles contre les hommes et les femmes de couleurs, toutes les violences, quelles qu'elles soient et quelque soit la couleur des gens qui les pratiquent ou les subissent, celle des voyous, des violeurs, celle de toutes les radicalisations, celles de l'oligarchie, celle des réseaux sociaux et des haters, celle des chauffards, celle des spéculateurs et autres prédateurs qui asservissent et affament le monde à tous les niveaux.

All Lives Matter.

Pas seulement un mouvement éphémère, histoire de faire parler de soi, mais une véritable prise de conscience de la façon dont le monde devient fou, violent et injuste, une véritable volonté de faire changer les choses sans violence ou avec le moins de violence possible.

Cela va bien au delà d'une manif et d'un passage à la télé.

Un véritable chantier de transformation de civilisation concret, avec engagement mutuel, sans bla bla, ni de show médiatico-pleurnicheur-agressif façon Greta Thunberg.


Si vivre ensemble n'est pas un choix librement consenti, compris et accepté, il y de fortes chances pour que se mettent en oeuvre des stratégies d'occupation d'une part et de résistance d'autre part.


Y en a marre des manipulations à cinq sous et de tous ces cons qui ne voient du racisme que chez les "blancs". 

"En finir avec l'idéologie anti-française

Si la corruption de certains édiles explique en partie la désintégration à l'oeuvre en banlieue,

celle-ci est aussi et peut-être avant tout le fruit d'une idéologie victimaire guidée par de bonne intentions. "Aujourd'hui, les enfants sont enfermés dans la haine de la France, une haine qu'on a soigneusement cultivée chez eux en leur disant sans cesse que les Français étaient racistes".

J'en veux à ces politiques qui ont "victimisé nos jeunes", explique Nadia Remadna, fondatrice de La Brigade des mères, une association qui combat l'islamisation des quartiers à Sevran.

"Avant d'être radical, l'islamisme commence par une recherche d'identité ", souligne-t-elle. La communautarisation, la ré-islamisation ou tout simplement la violence d'une certaine jeunesse s'expliquent bien souvent par une quête d'appartenance impossible.

Pour des raisons historiques liées à notre passé colonial, l'identification de la jeunesse issue de l'immigration maghrébine ou africaine à la France ne pouvait qu'être complexe.

Mais l'intégration a été découragée par un discours de repentance, souvent teinté de différentialisme, relayé par une partie du monde médiatique et associatif et parfois même jusqu'au sommet de l'Etat.

A partir des années 80, le renoncement, sur fond de désindustrialisation, au modèle traditionnel d'assimilation au profit d'un multi-culturalisme importé des Etats-Unis, a eu des conséquences délétères. Enfin l'école, en exaltant les particularismes, a contribué à enfermer les enfants de l'immigration dans une identité fantasmée et reconstruite.

Une rupture assumée au sommet de Etat avec cet antiracisme dévoyé ainsi qu'un retour au modèle ancien d'assimilation sont un préalable absolu au redressement de ces territoires. Cette rupture devra nécessairement s'accompagner d'une politique d'immigration enfin maîtrisée.

Le caractère massif des flux migratoires a abouti à l'émergence de ghettos urbains qui tendent à devenir ethniquement et culturellement homogènes. Sans un minimum de mixité, toute politique d'intégration, même volontariste, est rendue impossible, C'est pourquoi un ralentissement, voire un arrêt des flux est une condition indispensable." 5


  1. Puce Ce n'est pas en s'en prenant à la police ou à la couleur des gens que cela changera quelque chose, c'est d'abord votre manière de penser, de vivre, votre façon d'être qu'il faut changer, quelque soit la couleur de votre peau ou vos origines. La violence et le besoin de faire ou entretenir des différences sont en chacun de vous, colorés ou pas. C'est à chacun de l'analyser, de le comprendre, de le contenir afin d'y réfléchir librement.

Nous avons tenté d'y remédier sans violence dans les années 60/70, nous avons échoué. Faire le buzz à la télévision ou sur les réseaux sociaux et s'y laisser prendre relève de "la fabrique du crétin digital" - Michel Desmurget - Seuil - 2019.

Je vous invite à sortir de ce piège...

A vous de trouver le chemin et de réussir ce que nous avons raté, sans violence, mais en protégeant la liberté de penser et de s'exprimer.

Soyez vigilants à tous les sens uniques que l'on vous présente comme vérités. Les "vérités ne sont jamais qu'une part d'une réalité occultée par ignorance ou malveillance.

Pour mémoire quelques articles de la Déclaration des droits de l'homme fondatrice et inscrite dans la Constitution Française:

Art. 1er. Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.

Art. 2. Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression.

Art. 4. La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.

Art. 10. Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la Loi.

Art. 11. La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi.

Art. 12. La garantie des droits de l'Homme et du Citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée.

Art. 15. La Société a le droit de demander compte à tout Agent public de son administration.

Art. 16. Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n'est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution.


Cette déclaration concerne tous les Français vivant en France, qu'ils soient "Blancs" ou de "Couleurs". Faites le savoir aux politiques pour qui vous avez voté et aux associations qui vous "servent de guides ".


Quelques éléments de réflexions sur les banlieues, l'immigration :  ici


"Une civilisation pacifiée n'est pas l'addition d'individus vivant chacun pour soi (ou pour sa communauté). L'homme a besoin de coopérer pour produire de l'intelligence collective et de la cohésion sociale". Sabine Becker et François Rouillay- En route pour l'autonomie alimentaire - Terre Vivante - 2020




1 - Caroline Fourest - Génération Offensée - De la police de la culture à la police de la pensée - Grasset -  2020.

2 - Olivier Pétré-Grenouilleau - Traites Négrières- Folio Histoire - 2004 -  C'est un"Blanc" qui l'a écrit !

3 - Tidiane N'Diaye - Le génocide voilé - Gallimard - 2008 - C'est un "Noir" qui l'a écrit, pour ceux qui font des procès d'appropriation !

4 - Michèle Tribalat - Les yeux grand fermés: l'immigration en France - Denoel - 2010

5 - Alexandre Devecchio - Le jour d'après - Comment éviter la partition - Front Populaire- juillet Aout 2020

6- Charb - Lettre aux escrocs de l'islamophobie qui font le jeu des racistes - Librio - 2015


                                                                               


 

Racisme - anti-racisme, même discours, même comportement

Arrêtons de nous raconter des histoires...