"Toute civilisation est une conversation ou, plus précisément, un ensemble de conversations conduites sous divers modes symboliques". 14
Conversation entendue à la fois comme communication et techniques de communication.
Au début étaient les civilisations de l'oral, du signe et du symbole, suivies bien plus tard par la naissance de l'alphabet, et plus tard encore de la typographie.
L'information était localisée à une communauté, propre à une culture, à un mode de vie. Lire exigeait des qualités d'expression et de compréhension (de communication) que ne nécessite pas la photographie.
Avec le télégraphe et l'électricité, l'information s'est mise à circuler à la vitesse de la lumière, d'un bout à l'autre de la terre. A la suite de quoi la télévision s'est mise à faire circuler l'information sous forme d'images, qui prendront la pas sur la rhétorique, l'argumentaire. Nous sommes passés d'une manière de penser basée sur les mots à une manière de penser basée sur l'image. 
L'image introduit un nouveau concept de communication où la réflexion n'est plus sollicitée de la même façon, voire plus sollicitée du tout.
Dans un premier temps, la télévision avait pour objectif de nous informer de choses qui nous concernent, mais aussi de choses qui ne nous concernent pas directement, dans un second temps de nous divertir. Aujourd'hui elle semble avoir tout transformé en divertissement y compris les scènes de guerre, les catastrophes naturelles, l'intimité des personnes.
Beaucoup d’entre nous sont "accros" à leur écran, à leurs émissions et à leurs séries de télévision, à leur présentateur(trice) ou animateur(trice), mais....sommes nous tous conscients des effets pervers de cette machine à laver et à abrutir ?

Vous êtes vous déjà posé la question de ce qu’il peut y avoir derrière ce qui peut être un surprenant outil de manipulation ?


 Un public sous influence :

Voici les propos du PDG de TF1, Patrick Lelay, recueillis dans le livre " les dirigeants français et le changement" 1

" Il y a beaucoup de façon de parler de la télévision. Mais dans une perspective "business", soyons réalistes : à la base le métier de TF1 c'est d'aider Coca Cola, par exemple, à vendre son produit. 

Or pour qu'un message publicitaire soit perçu il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c'est à dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible....
Rien n'est plus difficile que d'obtenir cette disponibilité. 
C'est là que se trouve le changement permanent. Il faut chercher en permanence les programmes qui marchent, suivre les modes, surfer sur les tendances, dans un contexte où l' information s'accélère, se multiplie et se banalise "

 Confronté à l'indignation de certains médias, le public n'ayant été informé que tardivement de ces propos, Patrick Lelay s'explique dans une interview donnée au journal Télérama. 2

Télérama : Dans quel cadre avez-vous prononcé cette phrase ?  
- Patrick Le Lay : Ce n’était pas une interview officielle. Le Medef m’avait appelé en me disant : on interroge des dirigeants d’entreprise sur « Le changement et le mouvement ». Je ne me souviens plus précisément de cet entretien mais, comme souvent, j’ai dû parler deux heures à bâtons rompus et tenir ces propos pendant la conversation. Je ne reconnais cependant pas le métier de TF1 dans cette formule et je ne me retrouve pas dans les propos qu’on me prête : on me transforme en marchand de cerveaux ! 

- Télérama : Vous les avez pourtant bien tenus, ces propos ? 
- Patrick Le Lay : Oui, sûrement. Je reconnais que cette formule était un peu caricaturale et étroite. Mais, encore une fois, c’était une conversation, et j’ai l’habitude de forcer le trait pour faire comprendre les concepts. 

- Télérama : Comment reformuleriez-vous la phrase ? 

- Patrick Le Lay : Le métier de TF1, c’est l’information et le programme (fiction, divertissement, sport, magazines de découverte). Nous sommes une grande chaîne populaire et familiale dont l’objectif est de plaire à un maximum de gens pour réaliser un maximum d’audience. 
Nous y réussissons d’ailleurs plutôt bien, puisque depuis quinze ans, chaque année, nous enregistrons entre 92 et 97 des 100 meilleures audiences. Evidemment, nous sommes une chaîne commerciale. Nous vivons de la publicité, mais ce sont nos clients qui mettent au point les spots que nous diffusons. En réalité, que vendons-nous réellement à nos clients ? Du temps d’antenne. La loi nous autorise à en vendre 10 %, avec un maximum de douze minutes de publicité par heure. 

- Télérama : Vous vendez aussi une audience... 

- Patrick Le Lay : La logique de TF1 est une logique de puissance. Nous vendons à nos clients une audience de masse, un nombre d’individus susceptibles de regarder un spot de publicité. Pour les annonceurs, le temps d’antenne ne représente rien d’autre que des « contacts clients ». De l’attention humaine. En particulier celle de la fameuse ménagère de moins de 50 ans, largement décisionnaire dans les achats de produits alimentaires, d’entretien ménager et de beauté.

Avec des propos édulcorés, à peine modifiés, il persiste et signe. Dont acte. Voilà donc pour quoi on nous prend et comment on nous traite. 

Vous comprenez maintenant pourquoi il y a autant de pubs pendant les émissions de variétés, pendant vos séries préférées, le Mercredi, et un peu moins lors d'émissions à caractère intellectuel ou culturel. 
Cette inquiétude n'est pas nouvelle puisque en 1999 le Conseil économique et Social a publié un rapport (Chambonnaud)10 faisant apparaître que :" Désormais, les médias offrent des produits attractifs où la séparation entre information, communication, publicité, mise en spectacle et divertissement n'est plus aussi nette. L'effet recherché n'est plus nécessairement l'objectivité, la neutralité, la vérité, mais la séduction. On est sorti d'une logique initiale dans laquelle l'objectif était de donner des informations exactes, de défendre des idées, de servir la cause du progrès humain..." 
Depuis la privatisation des médias, l'objectif est de séduire pour faire de l'audience: audience = "gros pognon" à plus ou moins n'importe quel prix =  satisfaction économique des lobbies et des actionnaires.
En 2012 Gisbert Bölling écrit : "Au journal télévisé, c’est la même chose : 30 minutes de mauvaises nouvelles, et 15 pour nous remonter le moral – la pub. Ces scénarios d’horreur sont frustrants, sèment la peur. Attention : la peur est la plus mauvaise des conseillères, elle nous rend malléables. La pub se déverse donc sur des cerveaux humains bien disponibles".

Vous comprenez à quoi servent vos animateurs adulés !

Il n'est pas difficile d'imaginer que si les autres chaînes ne s'expriment pas de cette façon, elles ne sont jamais loin du même état d'esprit. Business is business ! Struggle for life ! Les actionnaires en veulent pour leur argent....
Pineas Taylor Barnum, fondateur du célèbre cirque Barnum, connu pour ses créations et ses créatures jouant sur l'illusion des spectateurs disait qu'il était stupéfait de découvrir que "ce n'est pas à quel point il est facile de tromper le public, mais à quel point le public aime être trompé, pour autant qu'il soit diverti".
"La radio et la télévision ont instauré un autre modèle, en vendant du temps d'exposition, et en créant les premiers fondements de l'économie de l'attention par la recherche d'audience. Or tous les messages n'ont pas, dans ce domaine, la même efficacité, ils n'ont donc pas la même rentabilité économique...La capacité de rassembler un grand nombre de personnes confère une prime d'efficacité. L'impact émotionnel la surprise, la colère, le choc, la révolte, le scandale, le rire, également."La civilisation du poisson rouge - Bruno Patino - Grasset - 2019

 Jusqu'où ira la télé-réalité:

Dans un documentaire " le temps de cerveau disponible" 3 diffusé le 29 Juin 2010 (rediffusé sur France 4 le 20/01/2013) Jean Robert Viallet et Christophe Nick font le point sur les programmes de divertissements depuis les années 1980, époque où Mitterand a rompu le monopole d'état sur la télévision. 
Précédemment, sur les chaînes publiques il était impossible de faire "n'importe quoi" tellement c'était "cadré", par éthique (morale) et parce qu'il n'y avait pas de pression de parts de marchés à conquérir. Ce qui était parfois vécu comme une entrave à la liberté.

Bernard Stiegler pose une réflexion aussi passionnante qu’inquiétante autour de la téléréalité et de programmes de plus en plus extrêmes qui vont susciter artificiellement le sordide, flatter les penchants les plus scabreux, les plus grégaires chez le téléspectateur.
Depuis la privatisation des chaînes de télévision en 1984, ce sont des actionnaires qui transforment les spectateurs en consommateurs qu'ils faut séduire, voire asservir, afin d'assurer la rentabilité du marché.

C'est ainsi qu'apparaissent les prémisses des réality show : Avis de Recherche, Psy Show où l'on expose l'intimité affective d'un couple, d'une famille, sous des motifs pseudo psychologiques. 
Viennent ensuite des divertissements plus osés comme Sexy Folies, Coco Boy, où l'on commence à dévoiler des corps et à jouer avec la sensualité.
Début 2000 s'ajoutent des émissions utilisant l'humiliation, l'élimination par "l'homme" comme le Maillon Faible, Koh Lanta, l'île de la Tentation, Pékin Express, Familles d'explorateurs, dans lesquelles la télévision tente de nous persuader que pour gagner tout est bon: 
on ne gagne plus parce qu'on est le meilleur, mais parce qu'on est le pire des stratèges qui élimine un adversaire transformé en bouc émissaire. La cupidité devient une valeur.

La télévision exploite alors le filon de l'exhibitionnisme et du voyeurisme, jouant sur le champ des pulsions sexuelles, avec des téléréalités comme Le Loft, Secret Story, La Ferme Célébrité, etc...où l'on maintient les spectateurs dans l'attente du moments qui sera le plus "cru".
On encourage, voire on recherche le passage à l'acte, on valorise le narcissisme. Qui s'étonnera que pour les adolescents le passage à l'acte soit devenu normal ?

Nous sommes loin des valeurs que défendait Jacques Antoine dans la Course autour du monde, la Chasse aux Trésors, Le Grand Raid, la Piste de Xapatan, même Fort Boyard.

Bien sûr il y a Thalassa, Echappées Belles, Faut Pas Rêver etc... si rares, si différents. Rendez-vous en Terres Inconnues relève davantage d'émissions minutieusement préparées, arrangées, orchestrées, étudiées afin d'offrir une authenticité très amplifiée.

La téléréalité se banalise, à tel point que pour continuer à capter un public qui a intégré les transgressions comme normes valables, il faut aller encore plus loin:  c'est ainsi qu'on aboutit à des jeux comme X factors où l'on assiste à des épreuves de plus en plus "écoeurantes", traumatisantes, éprouvantes, humiliantes.

En Grande Bretagne on découpe des cadavres humains sur le plateau en public, au Japon on fait subir de véritables tortures aux candidats comme les plonger brutalement dans l'eau bouillante, ou dans la glace etc...
Cette fois la télévision joue dans le champs de la pulsion de mort... Le sadisme et le cynisme deviennent une valeur marchande. 
Les publicitaires et les actionnaires deviennent des prescripteurs de comportement, faisant baisser le seuil de notre libre arbitre et de notre sensibilité, pour nous rendre plus malléables.

Ce qui fait dire à Bernard Stiegler "On est arrivés à un point de l’histoire de l’humanité extrêmement inquiétant, qui prône l’exploitation des pulsions" sachant qu' "Être civilisé, c’est ne pas aller au bout de ses pulsions."
L'humanité et la sociabilité se référant à notre capacité de différer la satisfaction de nos pulsions et de les transformer en investissement social.
Certains se posent la question des limites de la télé-réalité et des ses besoins de pousser les limites toujours plus loin.
http://www.lexpress.fr/culture/tele/apres-le-crash-de-dropped-la-telerealite-d-aventure-est-elle-menacee_1660184.html#xtor=AL-839
 
Mêmes les morts de Koh Lanta ou de Dropped ne semblent pas faire réfléchir certains dirigeants : Xavier Couture, ex-dirigeant de TF1 et de la société de production Adventure Line Productions affirme au journal le Monde que " Malgré cette tragédie, il n'y a aucune raison pour arrêter ce jeu d'aventure [...] Lorsqu'il y a des morts sur les circuits de Formule 1, on ne remet pas en cause le championnat du monde. Tant qu'il restera des espaces de liberté pour se dépasser, il y aura toujours des candidats et, quel que soit le producteur, il ne pourra éviter qu'ils prennent des risques pour se surpasser".
De quoi parle-t-il lorsqu'il parle d'aventure ? A quoi correspond ce soit "besoin" de se surpasser, et de le montrer ? Est ce l'exploit d'un individu ou la satiété d'un public que l'on cherche à captiver ? Il a raison: sur les circuits de formules 1 les endroits où il y a le plus de spectateurs sont les virages dangereux et les chicanes, les endroits où l'on a le plus de chance d'assister à un accident...
http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2015/03/11/tele-realite-la-securite-en-question_4591362_3236.html

Christophe Nick tire le signal d'alarme, prônant que la téléréalité poussée à l'extrême produit de l'hyperviolence, de la guerre civile, pouvant aboutir à la destruction de la société : "La télé est devenue folle, en particulier les télés commerciales gratuites qui sont représentatives d’une société décadente. Les programmes mis à l’antenne sont de plus en plus transgressifs, comme ces jeux japonais humiliants que les gros producteurs de flux sont en train d’acheter. En France, pays de l’exception culturelle, il y avait encore une pudeur. Mais quand les cours de Bourse se sont effondrés à l’été 2000, on est passés à une autre télé."

Selon une expérience menée au Canada, si on introduit la télévision dans un village qui ne la connaissait pas, le nombre d'acte de violence est multiplié par 4.  http://cursor.org/stories/television_and_violence.htm

Voir le documentaire diffusé sur France2 en mars 2010, sur France 4 le 30/01/2013 disponible sur youtube https://www.youtube.com/watch?v=lidJiW-VF48

voir le documentaire de Peter Entell - Le Tube ou les effets de la télévision sur le cerveau https://www.youtube.com/watch?v=ajg36yJ6LuI

Une expérience reprenant celle de Milgram sous forme de jeu télévisé "le jeu de la mort" (voir plus bas) montre le pouvoir dont s'est emparée la télévision, son emprise dépassant l'emprise d'autres systèmes tels que la famille ou la religion.
Pouvoir qui pourrait s'apparenter à un totalitarisme.

"C’est pour offrir des cerveaux humains à Coca-Cola que nous aurions conquis la liberté d’expression...Lorsqu’on les attaque sur l’ineptie de leurs programmes, les marchands de vulgarité répliquent en général deux choses : primo, on ne donne au public que ce qu’il demande ; secundo, ceux qui les critiquent sont des élitistes incapables d’admettre le simple besoin de divertissement. Il n’est pas nécessairement élitiste de réclamer juste un peu moins d’ineptie. Il y a de vrais spectacles populaires de bonne qualité. Le public demande ce qu’on le conditionne à demander. 7
Chacun a le droit de se détendre devant un spectacle facile. Mais, au point où en sont arrivées les émissions dites de « divertissement », il ne s’agit plus d’une simple distraction. Ces images, ces mots plient l’esprit à certaines formes de représentation, les légitiment, habituent à croire qu’il est normal de parler, penser, agir de cette manière. Laideur, agressivité, voyeurisme, narcissisme, vulgarité, inculture, stupidité invitent le spectateur à se complaire dans une image infantilisée et dégradée de lui-même, sans ambition de sortir de soi, de sa personne, de son milieu, de son groupe, de ses « choix ». Les producteurs de télé-réalité — "Loft story ", "Koh-Lanta ", " L’île de la tentation " —, les dirigeants des chaînes privées ne sont pas toujours ou pas seulement des imbéciles. Ce sont aussi des malfaiteurs. On admet qu’une nourriture ou qu’un air viciés puissent être néfastes au corps. Il y a des représentations qui polluent l’esprit." 7

Vous avez encore envie de prêter votre cerveau et de vous soumettre ? Faites vous partie des assoiffés d'émissions triviales

 Jusqu'où peut on aller à la télévision ?

Tout le monde se rappelle les expériences de Stanley Milgram(1950-1963) et le film I comme Icare  d'Henri Verneuil (1979) avec Yves Montant, reprenant le thème de ces expériences : la soumission à l'autorité et ce qu'elle révèle sur notre capacité à devenir barbares ou tortionnaire dès que l'on dilue nos responsabilités.

Tout devient possible grâce à la télévision, même la mise à mort d'êtres humains. France 2 l'a fait à titre expérimental le 17 mars 2010, avec le Jeu de la Mort - la Zone Extrême , sans que cela ne dérange qui que ce soit.
(rediffusé sur France 4 le 20/01/2013 à 22h40).

Une expérience saisissante réalisée par Christopher Nick a vu le jour ce soir là sur France 2. Le Jeu de la mort demande aux participants d’infliger des décharges électriques parfois mortelles aux perdants. La question posée était : Le pouvoir de la télé peut il pousser d’innocents candidats au meurtre ? 
Voir la bande-annonce: http://www.youtube.com/watch?v=G1i8bZrXLqU   et aussi  http://www.youtube.com/watch?v=G1i8bZrXLqU

Sous couvert d'une expérimentation d'une nouvelle forme de jeu télévisé, des candidats tout à fait "normaux" font l'objet d'un casting, sans plus d'information que de participer à un test. Lors de la signature du contrat, un questionneur et un répondeur sont tirés au sort. Dans la réalité le répondeur sera toujours le même à l'insu des candidats questionneur. Le répondeur est sensé mémoriser des listes de noms par catégories. Le candidat questionneur doit poser des questions à partir de ces listes. 

" Tania Young accueillera ce soir les participants de Zone Xtreme. Le nouveau jeu de France 2 installe un des candidats sur une sorte de chaise électrique. Celui-ci doit répondre correctement aux questions posées par un de ses concurrents. A chaque erreur, le candidat aux manettes lui enverra une décharge électrique, de plus en plus forte à chaque fois.
Par chance, cette émission est factice, il s’agit en réalité d’une expérience. Zone Xtreme n’existe pas. 
Jusqu’où va la télé ? est un documentaire écrit par Christopher Nick en deux parties : Le Jeu de la mort et Le Temps de cerveau disponible. viendra dénoncer la manipulation opérée par la télévision sur ses invités.
Les candidats sont bien réels et croient participer au pilote de l’émission. Bien qu’il n’y ait aucun cadeau à gagner à la fin de l’émission, ils vont obéir à l’animatrice Tania Young et accepter, pour le bien du show, d’électrocuter le participant sur la chaise.
Le torturé est bien entendu un comédien et il ne recevra pas les décharges envoyées par les participants et heureusement car certaines pourraient lui être fatales. Les candidats innocents sont loin d’être des meurtriers mais la pression du plateau, du public, de l’animatrice, du jeu les pousseront à agir de la sorte.
La démarche du Jeu de la mort est scientifique avant tout. Christophe Hondelatte animera un débat après la diffusion du documentaire. "

Christophe Nick auteur et producteur écrit :  " Il ne s’agit pourtant que de télévision et de divertissement.
Depuis 10 ans, de nombreuses chaînes de télévision fabriquent des programmes de plus en plus extrêmes. Ils mettent en scène la cruauté, l’humiliation, l’élimination de l’homme par l’homme. Les tabous les plus profonds de nos sociétés sont transgressés. En Grande-Bretagne, on en arrive à disséquer des cadavres humains en direct, chaque samedi soir… 
Un des thèmes favoris de la science-fiction devient donc d’actualité : à quand le jeu de la mort en prime time ? Cette question folle ne peut plus être balayée. Que faudrait-il pour qu’un jeu pareil existe ?
1. Des candidats. 
2. Un public. 
3. Une chaîne qui accepte de le diffuser. 
4. Des téléspectateurs qui aient envie de le regarder…
C’est là que vous risquez d’être choqué. Les deux documentaires bientôt à l’antenne vont vous prouver qu’aujourd’hui, ces quatre conditions sont réunies. En s’appuyant sur la transposition d’une célèbre expérience de psychologie sociale, encadrée par une équipe scientifique dirigée par le professeur Jean-Léon Beauvois, nos films prouvent que la télé peut faire faire n’importe quoi à n’importe qui. Que certains diffuseurs n’ont plus aucune limite. Que les mises en scène pulsionnelles déclenchent l’addiction des téléspectateurs. 
Il est temps de découvrir cette réalité. Il faut s’interroger sur le pouvoir de la télévision. "
http://programmes.france2.fr/jusqu-ou-va-la-tele

Sur 80 candidats, 65 (81% contre 62% dans l'expérience de Milgram) ont obéit jusqu'au bout à la règle et sont devenus des tortionnaires, sans savoir que le jeu était factice. 
16 (19%) ont renoncé à suivre les règles et à devenir des assassins.
Les gens ont tendance à se soumettre quand ils estiment que l'autorité est légitime : parents , enseignants, religieux, politiques, médias...
La majorité des 2000 spectateurs qui ne savaient pas que c'était une expérience sans danger pour la victime encourageaient les assassins à aller jusqu'au bout. 
Je suis inquiet de constater qu'aucun spectateur ne s'est manifesté ouvertement, n'a cherché à boycotter ou à quitter l'émission.
Une expérience complémentaire a été menée, en mettant en oeuvre le départ du plateau de l'animatrice au milieu de l'émission. Les candidats étant livrés à eux mêmes.
Dans cette condition 75% des candidats ne sont pas allés jusqu'au bout des décharges électriques. 
Lorsque 80% de gens ordinaires, dans le cadre d'un jeu télévisé ( à visée de divertissement) s'inscrivent comme de possible tortionnaires, cela met en lumière le pouvoir que peut avoir la télévision et les médias, pouvoir que l'on pourrait assimiler à un totalitarisme.
Ce jeu démontre comme l'a fait Milgram que les individus soumis à des engagements successifs : casting, rencontre avec le producteur, signature d'un contrat, passage devant les caméras, pression du public, besoin d'être un bon candidat etc.. deviennent de simples exécutants (état agentique) qui ont à coeur de bien faire ce qu'on leur demande, pour peu qu'on les déresponsabilise ou qu'on les encourage. Ce à quoi s'ajoute ici une notion de contrat et une prime de milliers d'euros pour le gagnant...
A quand la mise à mort des candidats de Koh Lanta et autres télé-réalités par votes SMS.
Pour éliminer définitivement x taper 1, pour occire Y taper 2, et l'on assiste à l'exécution de X ou Y sans vraiment s'en sentir responsable ou coupable....on n'a fait que jouer à un jeu où il suffisait d'appuyer sur un bouton...c'est la télévision qui s'occupe des exécutions !

Réveillez vous...c'est ce vers quoi nous allons si nous ne sommes pas vigilants. 
Force est de constater que la majorité des jeux video vont dans le même sens en exploitant les mêmes ficelles. Ils ne font qu'affirmer ou compléter la tendance....pour l'instant de façon virtuelle, avec une tendance à se rapprocher le plus possible de la réalité. Comment un adepte de ces jeux qui s'y consacre 4 à 8 heures par jour peut-il ensuite appréhender la réalité, notamment chez les gens les plus fragiles ? Nous avons réellement du souci à nous faire.

La télévision est un miroir cruel....il y aurait encore à peu près 19% d'êtres humains ... protégeons les


 Prescriptions de comportements 

L'Agence Française de Sécurité Alimentaire des Aliments (AFSSA) s'inquiète du fait que "l'exposition à la publicité télévisée à un impact direct majeur sur l'équilibre alimentaire des enfants. D'une part la proportion des spots publicitaires alimentaires destinés aux enfants est de 62% en moyenne le mercredi, contre 42% à l'attention des adultes. La moitié de ces publicités concernent des produits à haute valeurs caloriques"
A la suite de quoi le Mouvement pour une Alternative Non-violente dénonce cette forme de violence faites aux enfants, et incite à signer une pétition pour demander le retrait des publicités destinées aux enfants. 
Se basant sur ce qui se fait en Suède où est interdit toute publicité sur toutes les chaînes destinées aux enfants de moins de 12 ans.  http://www.nonpubenfants.org/spip.php?rubrique93

Suite à cette pétition et à l'analyse de l'incidence de la publicité sur la consommation des enfants une proposition de loi a été faite au Sénat le 01 décembre 2010 pour restreindre, voir supprimer les incitations à consommer certains produits alimentaires. 
http://www.senat.fr/leg/ppl10-145.html

Tollé chez les publicitaires et les industriels de l'agroalimentaire, qui ont aussitôt actionnés leurs cabinets lobbyistes afin de bloquer cette loi. Pour l'instant cette proposition n'a pas eu de suite. 
Plus grave, lors d'un sondage sur ce phénomène, 76% des Français estiment que la publicité influence de manière excessive les choix de consommation des enfants. 71% des Français estiment que la publicité favorise les problèmes de surpoids chez l'enfant. 53 % reconnaissent que la publicité est source de conflits dans les familles.
Malgré cela 55% seulement des Français pensent qu'il faudrait interdire le publicité destinées aux enfants de moins de 12 ans. C'est à dire que 45% sont d'accord pour que l'on continue à leur laver le cerveau. http://www.nonpubenfants.org/IMG/pdf/Note_publicite_Finale.pdf

Cette ambiguïté ajoutée aux importants intérêts financiers en jeu risquent fort de ne pas permettre à cette loi de voir le jour. Mais de quelle liberté parle-t-on ?
A quoi correspondent ces publicités pour des bonbon, sirops, yaourts, glaces et même gels-douches sans alcool qui ont le nom et le parfum de boissons alcoolisées: Mojito, Pina Colada, Gin Fizz, Margarita etc...au point de questionner les médecins et spécialistes de l'enfance sur l'intention cachées de ces produits et leurs conséquences.
https://www.20minutes.fr/sante/2310987-20180720-bonbons-gout-alcool-medecins-denoncent-dangers-enfants
 Êtes vous certain(e)s d'être d'accord avec le fait de laisser manipuler vos enfants afin qu'ils vous poussent à dépenser de l'argent pour enrichir l'agroalimentaire, au détriment du développement de leur capacité de choisir et de leur relation avec vous ? On pourrait dire la même chose à propos des consoles de jeux, des téléphones portables et autres pavés numériques, des vêtements de marque.
Comment expliquez vous que vos enfants soient en addiction à leur iPhone, à leur iPad, à leur Smartphone ? Combien cela vous coûte-il par mois ? 
La télévision intervient également comme centre de commande de façon plus subtile. Notre utilisation des autres médias est ainsi, par exemple, en grande partie orchestrée par la télévision. C'est par elle que nous apprenons quels systèmes de téléphone utiliser, quels films voir, quels livres, quels disques, quels magazines acheter, quels programmes de radio écouter. La télévision organise pour nous notre environnement de communications comme aucun autre média ne peut le faire.
Au cours de ces dernières années on nous a répété que l'ordinateur était la technique du futur. On nous a dit que nos enfants ne réussiraient pas en classe, ni dans la vie, s'ils ne faisaient pas d'informatique.
On nous a dit que nous ne pouvions pas gérer nos affaires, ni dresser nos listes de courses, ni tenir nos comptes à jour sans notre propre ordinateur. Que ce soit vrai ou non, l'important c'est que, là encore, c'est la télévision qui nous apprend ce que nous devons faire. La télévision a atteint le statut de « méta-média » un instrument qui dirige non seulement notre connaissance du monde, mais aussi notre connaissance des moyens de connaissance."14


Non seulement vous leur prêtez votre cerveau, mais vous mettez vos enfants et vos économies à leur disposition !


 Politique V/S Poléthique:  le grand lavage de cerveau - la "démocratie" à la Française version médias

Observez le paradoxe entre les intentions affichées: "informer" et la "réalité" de l'information distillée par de nombreux "médias".

 La définition de la démocratie dit que " c'est un régime politique dans lequel le peuple exerce sa souveraineté lui-même, soit de façon directe (sans l'intermédiaire d'une organe représentatif) soit de façon indirecte (par représentants interposés) Larousse.

La France pratiquerait la démocratie représentative. C'est à dire que chaque courant idéologique qui représente la diversité des Français, devrait être représenté, ce qui est faux puisque certains courants tendent à revendiquer une "majorité" dans toutes les instances représentatives, tandis que d'autres sont à peine représentés, voire pas du tout malgré le nombre d'électeurs qu'ils représentent. Il est de plus en plus évident que nous basculons dans l'oligarchie.
 Est-il normal qu'en démocratie, les représentants du peuple n'aient pas les mêmes droits ?  J'évoque ici les 21 "invisibles", les députés non-inscrits, considérés comme caste inférieure du fait qu'ils n'ont pas suffisamment d'élus (15 minimum) pour former un groupe. 
Ils n'ont pas accès à toutes les instances, à toutes les réunions de travail, ils ne peuvent pas mettre une question à l'ordre du jour, ils ne peuvent pas demander une commission d'enquête, ils n'ont pas droit au même temps de parole pour argumenter. Paradoxalement les député(e)s frontistes sont 9, donc non-inscrits bien qu'ils représentent environ 10 millions de français, alors que de nombreux députés LRM ont été élus par défaut afin de contrer un vote frontiste.
Est ce normal en démocratie que les députés ne soient pas obligés d'être présents aux séances notamment aux moments de votes et de décisions importants ? Nous élisons des gens qui nous représentent, mais dont la présence n'est pas indispensable pour voter les lois !Les décisions sont entérinées sans que soit fixé un pourcentage minimum de présents pour passer au vote. C'est ainsi que moins de 15% des députés sur 577 ont voté contre la loi interdisant le glyphosate, un produit reconnu dangereux pour l'homme et l'éco-système, parce que la décision a été prise à 02h du matin, après une semaine de travail, alors qu'il n'y avait pratiquement plus personne ! 
Cela veut dire que des amendements et des lois peuvent être décidés sans que cela fasse l'objet d'un consensus du plus grand nombre. Cela veut dire que ceux qui sont en conflit d'intérêt ou qui ont reçu des cadeaux de la part des lobbies doivent attendre que les autres s'en aillent ou ne viennent pas pour faire passer les lois qui arrangent leurs conseils. 
Cela veut dire que les gens qui nous représentent ont le droit de ne pas nous représenter !
J'ose supposer que vous êtes démocrates (bien que la plus part des Français ne savent plus de quoi il s'agit), vous attendez que l'on respecte vos idées, tout comme vous trouvez normal que l'on respecte les idées de ceux qui ne votent pas comme vous. La démocratie étant l'expression de la pluralité des idées. Si ce n'est pas le cas, nous ne parlons pas de la même démocratie.
Sachant que dans la démocratie à la Française, lancer une alerte sur des irrégularités, des liens ou des conflits d'intérêts, des manquements graves au principe de transparence, poser des questions sur ce qui peut paraitre manipulation, est aussitôt catalogué de réfractaire et complotiste par les médias et les politiques.
Qui commandent les sondages, qui les interprètent ?
Les sondages sont commandés par les groupes de presse qui de façon très manipulatrice tendent à faire croire que tel candidat serait mieux placé que les autres. https://www.youtube.com/watch?v=uJ1sHbF2q1Y
Comme dans la publicité pour des produits de consommation courante, l'objectif des sondages en politique n'a jamais été d'informer mais de manipuler l'opinion publique et de la faire aller dans le sens que l'on veut. Les sondages politiques ou commerciaux, ne sont pas connus pour leur impartialité , mais plutôt pour l'impact qu'ils ont sur l'opinion publique. 
Michel Onfray dit lors d'un interview par Sonia Mabrouk : "Tout est fait pour que le jour où vous avez besoin de lessive vous achetiez la  lessive Macron" Public Sénat - On va plus loin - 16/01/2017
80% des femmes utilisant "Miam Miam" ont perdu 10 kg en 15 jours. Ce que le sondage ne dit pas est qu'll s'agit de  80% de 600 femmes qui ont acheté le produit, dont 250 sont inscrites dans un club de fitness. Ce qui pourrait aussi expliquer leur perte de poids. Les millions de femmes qui ignorent ou ne trouvent pas ce produit intéressant ne sont pas comptabilisées. L'idéal étant de faire croire que la majorité des femmes sont satisfaites du produit, ce qui n'est que très partiellement vrai. Cela peut influencer les motivations d'achats.
Les sondages pré-électoraux sont à peu près du même type. L'objectif  étant de faire croire qu'un candidat a plus de chance que les autres de passer, ce qui influence les intentions de votes. Qui votera pour un candidat présenté comme ayant perdu d'avance ? Le fait d'anticiper l'échec influence fortement la notion d'utilité du vote. 
Mieux encore la façon dont sont présentées les statistiques : 
Pour les élections présidentielles 2017 (2nd tour): (chiffres du gouvernement) sur 100% des Français inscrits comme électeurs, 25,44% se sont abstenus, 8,59% ont voté nul ou blanc, 22,36% ont voté Le Pen. 43,61 % ont voté Macron. Comment fait-il pour être élu ? On joue sur les suffrages exprimés (65%) avec un score qui passe alors à 66,10% sur la base des 65%. Si on s'en tient aux nombre d'inscrits, il n'est pas élu, parce que 60% des Français n'ont pas voté pour lui !
Au niveau de la représentativité, tout le monde sait qu'un certain nombre d'électeurs ont voté Macron pour voter contre Le Pen. Difficile à chiffrer avec précision. Cela représente un certain pourcentage de gens qui ont voté Macron par défaut, ce qui s'ajoute au décompte précédant. Alors quels Français représente-t-il  ? Est il légitimé pour parler au nom des Français ? Lavage de cerveau.
Macron doit savoir "qu'il a été élu par défaut, avec un petit capital de sympathie positive et à la faveur d'un gros capital d'antipathie pour son adversaire du second tour." Michel Onfray - Zero de conduite- Ed de l'Observatoire - 2018
Plus inquiétant: "Majorité parlementaire absolue" pour Macron ! (chiffres du gouvernement)  58% des Français (inscrits) n'ont pas voté. Donc seulement 42% ont voté, sur ces 42% exprimés,  il y a 9,87% de votes blancs ou nuls, restent 38,44% comptabilisés comme exprimés. Sur ces 38,44% exprimés, 56,65% des votes vont à d'autres candidats que ceux qui soutiennent Macron. Macron n'ayant que 43,06% des votes exprimés. Comment-font ils pour parler de majorité absolue ? On n'insiste pas assez sur le fait que 58% d'abstentions +10% de votes blancs ou nuls = 68 % des Français (les 2/3 du peuple Français) ne cautionnent pas de cette orientation. Lavage de cerveau. 
L'abstentionnisme massif aux différentes élections pourrait être un indicateur du délabrement de la démocratie: la moitié des Français ne semblent plus faire confiance à ceux qui les dirigent ou les représentent. A moins qu'une grande partie des Français abstentionnistes ne soient pas d'origine Française et n'aient rien à faire de ce que devient la France.
Dès son élection, Macron musèle le contre pouvoir, l'opposition, ceux qui ne sont pas d'accord avec lui en pondant une loi sur les fake news en période d'élections. 
Qui déterminera si c'est une fake news, qui fixe les critères et quels critères? C'est comment faire passer la vérité des autres pour de la propagande, voire de l'intox.
"Chacun aura bien compris que Macron cadre la loi: elle concernera les périodes électorales. Mais en France nous sommes toujours en période électorale : municipales, intercommunales, départementales, régionales, législatives, sénatoriales, européennes, présidentielle...
Le but ultime ? Contrôler l'information pour imposer son idéologie. On ne rigole plus. Ce projet risque de nous faire basculer violemment dans la société d'Orwell. Nous campions déjà dans le vestibule, c'est bientôt l'heure d'y entrer définitivement avant que les portes ne se ferment derrière nous." Michel Onfray - Zero de conduite- Ed de l'Observatoire - 2018
Il est intéressant d'observer que s'il n'a pas été élu par la majorité des Français, Macron passe une grande partie de son mandat à faire une campagne électorale à grand renfort de prestations démagogiques soit pour revendiquer la place qu'il usurpe, soit pour obtenir une majorité lors des prochaines présidentielles. 

Les médias et leurs présentateurs font le show : élections piège à Cons...
Lors d'interviews de personnages politiques, certains journalistes se comportent de façon très paradoxale.
Bien qu'ils n'affichent pas clairement leur tendance politique, observez quels types de questions et comment elles sont posées aux candidats ou aux personnages politiques en fonction de leur appartenance, quel ton de voix est employé, quel rictus et autres signes à peine perceptibles se manifestent ? 
Est ce qu'on les laisse finir leur phrase ou est ce qu'on leur coupe la parole systématiquement en ne les laissant jamais aller jusqu'au bout de leur développement ? Comment isole-t-on des mots ou des phrases de leur contexte ? Comment met on en valeur leur position ou comment les casse-t-on ? Comment favorise-t-on l'émergence de certaines idées, comment favorise-t-on certains dérapages ? Comment aide-t-on certaines personnes à avoir une bonne image auprès du public, comment en dévalorise-t-on d'autres ?  
Le soir du débat précédant les élections présidentielles 2012, l'animatrice vedette (L. Ferrari) a prononcé en 15 minutes, plus de trente fois le nom de son challenger, contre un peu moins de vingt fois celui de l'adversaire. Si ce n'est pas du lavage de cerveau, qu'est ce que c'est ? A côté de cela, la chaîne fait très attention à ce que soit respecté le temps de parole des candidats....paradoxal, non ?
Lors d'interviews accordés aux "petits candidats"dont le Front National (qui représentent eux aussi quelques millions de Français), on peut observer le plaisir, à peine dissimulé, que prennent Bouleau, Coudrey, Pujadas, Chazal à sortir leurs peaux de bananes, à tenter de faire trébucher certains candidats sur les imperfections de leurs programmes, plutôt que de les amener à exprimer leur originalité, leur différence. Le but étant normalement de permettre aux spectateurs de se faire librement une idée.
Pujadas allant jusqu'à faire du journalisme d'infiltration pour obtenir des éléments compromettants et faire de l'audience ! Bruno Masure est encore plus critique que moi à l'égard de certains "racoleurs". http://www.europe1.fr/medias-tele/jt-de-france-2-bruno-masure-critique-les-choix-de-pujadas-1924065
L'intervention du CSA pour écarter des animateurs jugés trop partiaux comme Pujadas et Bouleau du débat des candidats avant le second tour 2017, l'éviction provisoire de Audrey Pulvar, démontre bien que dans cette campagne l'information pouvait être manipulée.
Il est surprenant que des "animateurs de divertissements populaires" n'aient pas été interdits d'antenne avant et pendant la campagne présidentielle, au nom du devoir de réserve et de neutralité. Certains ont émis des avis personnels qui n'ont pas lieu d'être dans ce genre d'émission.
On peut s'interroger sur l'attribution de la légion d'honneur à Ange père de Cyril Hanouna par Macron, au prétexte qu'en tant que médecin il a pris soin de ses patients pendant 40 ans. Combien de médecins, notamment de campagne, ont pris soin des gens pendant 40 ans, voire plus, souvent dans le cadre d'un véritable sacerdoce ? Ils ne sont pas promus "Grand Chevalier pour autant". 
Hanouna qui malgré ses comportements plus que douteux sur les plateaux de télévision et les avertissements multiples du CSA sévit toujours. C'est vrai qu'il a le téléphone personnel de Macron et qu'il lui téléphone en direct pour lui souhaiter un bon anniversaire. Plus flagorneur tu meurs ! Il devrait s'appeler Monroe !
"Le journaliste n'est plus celui qui pourrait être formé pour cette profession, obéir à une charte déontologique, enquêter avec patience et minutie avant d'écrire et de publier un article, se soumettre à un minimum de règles éthiques; non , le journaliste, désormais, c'est n'importe qui, pourvu qu'il possède dans sa poche un téléphone portable qui lui permettra de se prendre pour Albert Londres." Michel Onfray - Zero de conduite- Ed de l'Observatoire - 2018
Lors des élections présidentielles 2017: les médias ont créé dès les primaires des catégories de candidats: des "grands candidats" considérés comme "sérieux"(entre autre parce que prônant l'hégémonie du libéralisme européen), et les "petits candidats" qui bien que n'étant pas forcément opposé à l'Europe, sont en opposition au libéralisme débridé européen.
Selon Michel Onfray : "on a fabriqué la petitesse des "petits candidats", parce que cela permet d'amuser la galerie pendant que l'on organise le tri parmi les grands candidats".
Tri qui a consisté à faire de l'ombre à certains "grands candidats" de façon à aboutir au paradoxe, à l'aliénation politique suprême : vous avez le choix entre Macron ou Le Pen, présenté comme s'il fallait faire un choix entre de Gaulle et Hitler. Entre le Bien et le Mal. 
Ce qui n'est plus un choix démocratique au regard du tapage médiatique dont fait l'objet systématiquement le Front National. Si le choix avait été entre Macron et Fillion, ou entre Macron et un candidat moins diabolisé, le résultat n'aurait peut être pas été le même. Le chaos annoncé si Le Pen avait été élue n'est qu'imagination et psittacisme; bien que Trump ne soit pas apprécié, le chaos annoncé aux USA ne s'est pas produit.
Je suis choqué par le manque de recul et d'analyse de nombreux "journalistes" et les prises de positions de nombreux politiques et people face au Font National ou Rassemblement National : 
1° ils mélangent leaders du mouvement et leurs propos et les gens qui votent pour ce mouvement, sachant que de nombreux électeurs sont plus souvent des gens qui ne veulent plus des autres mouvements politiques par déception, écoeurement, lassitude De nombreux électeurs choisissent cette orientation pour manifester un raz le bol, une frustration, un désaccord, une angoisse, parce qu'ils ont l'impression qu'on leur ment, qu'on les trahit, qu'on ne les respecte pas. Nous sommes loin des fachos, des nazis, des "racistes" pour lesquels on tente de les faire passer. Cela n'enlève rien au fait qu'il y a des gens dangereux dans ce mouvement, mais n'y en a t il pas dans l'extrême droite Israélienne actuellement au pouvoir ? N'y en a t il pas dans certains partis de gauche et dans le communisme ? Les nombreux politiciens et PDG de multinationales avec leurs comptes off-shore, leurs fuites de capitaux, leur prédations de ressources naturelles sont ils plus vertueux et plus solidaires avec les Français et les peuples des pays exploités ?
2° Faire l'amalgame entre le Front National et l'extrême droite Allemande me parait léger. Les français n'ont jamais eu de culture nazi. Même s'il leur arrive de pratiquer l'ostracisme, de manifester des comportements discriminatoires, ce n'est jamais sur la base d'une pureté ethnique. Ce dont ne peuvent pas se vanter certaines communautés, sans que cela dérange qui que ce soit !
C'est vrai que pendant la période coloniale, certains Français se croyaient supérieurs aux peuples qu'ils soumettaient (ils n'étaient pourtant pas d'extrême droite, ni athées), sachant que ces mêmes peuples "asservis" pratiquaient la même chose entre eux. 
Il y a une différence entre exprimer un désaccord quant à des propos, des idées, des prises de positions, et stigmatiser, voir interdire de s'exprimer. La stigmatisation est anti-démocratique même quand on prétend être de droite ou de gauche bien pensantes.
L'élection est la base de la démocratie, sous réserve que l'on puisse réellement choisir entre au moins deux véritables options, plusieurs seraient souhaitables. Quand on n'a pas le choix, le seul choix est de refuser les faux-choix, ce qu'ont fait les Français qui se sont abstenus ou qui ont voté blanc ou nul.
Les médias jouent sur l'opposition gauche/droite, en s'engouffrant dans la chasse aux sorcières concernant des candidats qui pouvaient être des challengers : Fillion et Le Pen, mais aussi en pointant le démantèlement de la gauche, probablement orchestré afin d'affaiblir le candidat désigné (Hamon), à qui on fait payer les erreurs de son prédécesseur, contribuant à affaiblir leur campagne, voire à les "diaboliser" pour mettre en exergue un "outsider" issu du monde bancaire qui se disait de gauche en finissant par se situer à droite, transformant les primaires en campagne présidentielle avant l'heure. 
Pendant ce temps, les autres "petits candidats" ne bénéficiaient d'aucune audience jusqu'à ce qu'on leur consacre un interview d'une demi heure au J.T de 20H.
Etrangement les médias ne s'interrogent pas sur l'opportunisme d'un candidat qui change de camp et d'alliances afin de profiter de l'effet ascensionnel des turbulences. Opportunisme que l'on retrouve plus tard chez tous ceux dont il s'entoure pour "diriger" le pays. 
Bien avant le début de la campagne présidentielle, on nous a servi du Macron à tous les JT de 20h sur TF1, sous couvert d'actualités.
A grand renfort de photos, de commentaires, le couple Macron a envahi les couvertures des magazines, les pages d'accueil des fournisseurs d'accès, les écrans de télévision, pendant toute la période pré-électorale. Un des "petits candidats" a d'ailleurs fait la remarque en présentant une copie de toutes les couvertures de magazines (VSD,ParisMatch etc...) lors des entretiens pré-électoraux. Lavage de cerveau ! Démocratie ? http://lvsl.fr/medias-ont-fabrique-candidat-macron

Sous couvert d'une décision du Conseil d'Etat, TF1 organise un débat entre 5 candidats aux élections présidentielles 2017: Macron, Hamon, Mélenchon, Fillion, Le Pen. 2 candidats de gauche dont 1 qui faisait semblant d'être de gauche avant de créer in extremis son propre parti(La République En Marche), 1 d'extrême gauche, 1 de droite, 1 d'extrême droite. Soit 5 candidats sur 11 qui ont eu le temps et le droit d'exposer les grandes lignes de leurs programmes.
Les 6 autres n'ont pas droit à ce débat, ni à un temps de parole équivalent. Cela ne fait réagir personne ? C'est ce qu'on appelle démocratie !
Ce à quoi s'ajoute le côté "téléréalité" entretenu par les chaines: Valérie Nataf annonçant la diffusion du débat au JT du 19/03/17 comme un combat où "tous les coups sont permis". C'est ça les élections présidentielles: un combat de rue : "on va les regarder se fritter"?
Avez vous remarqué  comme ces présidentielles, davantage que les précédentes ont été préparée dans les détails: 
- Observez les "budgets de campagne" qui sont de plus en plus importants et la part de la publicité dans ces budgets. 
Observez la mise en scène de plus en plus sophistiquée des "débats "politiques à la télévision: la musique, le décor, les couleurs, les éclairages, tout est calculé avec ingéniosité. On va jusqu'à vous faire visiter les coulisses, les préparatifs.  Il y a 40 ans, les candidats étaient assis autour d'une table dans un décor neutre, sans ostentation, sans diffusion des préparatifs.
Serions nous dans un processus de messages subliminaux ou en tout cas quelque chose qui s'en rapproche  ?
Technique apparue aux USA lors des élections 1984 (R. Reagan/ J. Carter), on soigne l'image plutôt que le contenu. Les candidats s'affrontent sur l'apparence et l'impression qu'ils donnent, les arguments politiques passant au second plan. 
J'avais rencontré une psychologue qui accompagnait l'équipe de campagne de Mitterrand disant qu'il s'était fait limer les canines afin d'avoir une sourire "plus juste", moins carnassier. Chirac mettait des talonnettes pour avoir l'air plus grand, plus imposant. Trump, Macron, Poutine poussent la stratégie le plus loin possible. Il s'agit de vendre du président.
Lorsque d'autres chaînes (BFM - A 2) organisent des débats ou des entretiens, cette fois plus "démocratiques", avec les 11 candidats, elles n'ont de cesse de faire des commentaires sur les prestations à grand renfort d'analyses sur les capacités, la pugnacité, les faiblesses de certains candidats. En mettant à nouveau certains au premier plan et d'autres au second plan. Lavage de cerveau !
"Les commentaires qui succédèrent au débat évitèrent toute appréciation sur les idées des candidats puisqu'il n'y avait rien à apprécier. Au lieu de cela, les débats étaient conçus comme des matches de boxe, la question étant qui mettrait l'autre K.O. ? La réponse était déterminée par le « style » des hommes - quelle allure avaient-ils, comment fixaient-ils leur regard, souriaient-ils et avaient-ils le sens de la répartie ? C'est ainsi qu'à l'âge de la télévision, les gens choisissent le leader du monde libre.
Tout cela montre que notre culture a adopté une nouvelle manière de conduire ses affaires et en particulier ses affaires importantes. La nature de son discours change au fur et à mesure que la ligne de démarcation entre ce qui est le show-business et ce qui ne l'est pas devient plus difficile à distinguer". 14
Un cran plus haut dans la manipulation, les médias mettent en exergue des points qui desservent les candidats le plus exposés aux votes : on dénonce, parfois en se référant à des périodes antérieures aux élections les emplois et salaires fictifs de Fillion, son train de vie, le prix de ses costumes, de ses voitures ou de ses montres etc...on "diabolise" le Front national en le comparant régulièrement au nazisme, au racisme, en amalgamant et généralisant le comportement de certains sympathisants plus proches de l'ultra droite que du Front National, on dénonce les emplois fictifs de Marine Le Pen afin de stigmatiser un parti qui représente une dizaine de millions d'électeurs Français (qui ne sont pas tous fachos, racistes, nazis, ultra). 
Pendant ce temps on fait l'impasse su les millions qui ne figuraient pas sur la déclaration de patrimoine de Macron (2014), sur l'utilisation du budget de l'état pour financer les frais frais de bouche de campagne du ministre de l'économie Macron (2017), on évince les soirées organisées aux Etats Unis pour lever des fonds sans appel d'offre (le scandale de Las Végas 2017, vite passé aux oubliettes) on ne dénonce pas les frais de garde robe de Brigitte Macron qui ne s'habille pas à la Redoute, et trop tard la piscine de Brégançon, le renouvellement de la vaisselle de l'Elysée, etc... 
Si Fillion n'est pas aussi vertueux qu'il le prétendait, personne n'a pointé que Macron ne l'est pas davantage. J'ai observé dans mes expériences quotidiennes que les personnes qui parlent le plus de confiance, de transparence, de respect, d'honneur, sont souvent celles qui les pratiquent le moins. Ce sont aussi les plus douées pour maquiller la réalité ou faire passer leurs travers pour des vertus
On ne relève pas le danger qui se profile derrière la campagne du NPA (Nouveau Parti Anti-capitaliste) ou de ceux de l'extrême gauche (Lutte ouvrière). On ne dénonce pas le fascisme de Poutou ou Arthaud qui déballent leur psittacisme anti-bourgeois envisageant de réquisitionner les entreprises privées, d'exproprier les patrons, même ceux qui ont créé leur entreprise, ceux qui ont inventé les produits qu'ils fabriquent, ceux qui ont créé des emplois grâce à leur courage et aux risques qu'ils ont pris. Parce qu'ils ne risquaient pas d'être élus. Si Marine Lepen est raciste, avec Poutou et Arthaud nous ne sommes pas loin du processus d'épuration de certains totalitarismes comme la Corée de la famille Kim, la Chine de Mao, la Russie de Staline, le Cambodge de Polpot, le Cuba de Castro et Guevara, le Vietnam d'Ho Chi Minh, mais cela ne gêne personne ! Dans ce cas, personne ne fait d'amalgames ! Pensée unique et lavage de cerveau !
Il est fréquent que de nombreux journalistes "cirent des pompes" et d'autres "creusent des tombes". Ce n'est pas ce que j'attends de l'information de la part d'un service public dans un pays démocratique. 
Qui n'a pas été interloqué par les interviews "flagorneurs" de Macron par G.Bouleau, ou mieux encore par L.Delahousse.
Force est de constater que la politique en France est largement dominée par le soft power des médias qui sont à la solde de groupes industriels et financiers qui font la pluie et le beau temps dans une oligarchie  que l'on veut faire passer pour démocratie.
https://blogs.mediapart.fr/jean-claude-meyer-du-18/blog/220417/emmanuel-macron-un-putsch-du-cac-40
Cela semble donner des ailes à une marionnette qui ne se contrôle plus : loin devant les "racailles" de Sarkozy et les "sans-dents" de Hollande, Macron est le premier président français affichant ouvertement un mépris de classe en insultant le peuple qu'il prétend représenter: les bretonnes illettrées(sept 2014) les fainéants et les cyniques (sept 2017), ceux qui ne travaillent pas et n'ont pas les moyens de se payer un costard (mai 2016) ceux qui foutent le bordel (oct 2017) ceux qui ne font pas partie des jeunes français qui ont envie de devenir milliardaires à tout prix (janv 2015), les salariés qui ont (selon lui) plus de garanties et une vie moins dure que les entrepreneurs (janv 2016), ceux qui réussissent et ceux qui ne sont rien (juin 2017) les gens du Nord accros au tabagisme et à l'alcoolisme(janv 2017). "Les éditorialistes, les intellectuels, les philosophes qui ne l'intéressent pas tellement parce qu'Ils sont dans les vieux schémas. Ils regardent avec les yeux d'hier, le monde d'hier. Ils font du bruit avec de vieux instruments. Pour une large part d'entre eux, ça fait longtemps qu'ils n'ont pas produit quelque chose de renversant"(2017), "Les conservateurs qui n'aiment pas la musique transgenre"(2018) quand il ne dénonce pas"le pognon dingue que coutent les aides sociales"(2018) il présente les Français qu'il prétend représenter à la Reine du Danemark en évoquant des Gaulois réfractaires au changement (aout 2018). Quant aux chômeurs ils n'ont qu'à traverser la rue pour trouver du travail ! à moins qu'ils fassent partie des Français qui ont perdu le sens de l'effort (janvier 2019), quand aux pauvres "il va falloir les responsabiliser parce que s'il y en a qui font bien, il y en a qui déconnent" ( janvier 2019)
A chaque fois il s'en tire avec une pirouette de son service de communication ! 
Jamais un président Français n'a été aussi arrogant,  méprisant, violent à l'égard des gens qu'il prétend "gouverner".
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/les-gens-qui-ne-sont-rien-macron-critique-apres-sa-sortie-a-station-f_1923633.html
Tendances et propos que l'on retrouve chez de nombreux sousfifres ultra-libéraux sortis comme lui des Grandes écoles Nationales, comme Nicolas Baverez, qui écrit entre autre que "la réduction du temps de travail est appréciable pour aller dans le Luberon, mais pour les couches plus modestes le temps libre c'est l'alcoolisme, le développement de la violence, la délinquance", Eric Alauzet qui comparant la retraite des nos grands parents et la nôtre nous invite à nous "ressaisir" nous appelant "la génération dorée" à qui ce gouvernement demande une contribution pour accompagner ceux qui travaillent, occultant que nous avons travaillé 40 ans pour en arriver là.(mars 2018)
On avait déjà entendu Jacques Séguéla affirmer à la télévision(2009) que "si à 50 ans on n'avait pas de Rolex c'est qu'on avait pas réussi sa vie".
Dès qu'un scandale éclate concernant un membre de l'entourage Macron, c'est "démenti", étouffé, démédiatisé : Ferrand,  Zameczkowski, Kohler, Hammerer, de Rugy, Benalla....
On est toujours dans l'élitisme et son paradoxe "rassemblons nous, mais il y a l'élite et les autres", "notre mouvement est meilleur que les autres, même s'il est minoritaire". 
C'est l'aristocratie française : le terme aristocratie vient des racines grecques aristoi (άριστοι), les meilleurs, et kratos (κράτος), pouvoir, autorité, gouvernement. À partir de la Révolution, aristocratie a été employé à tort pour désigner la noblesse exclusivement, ce qui lui a fait perdre son sens plus général, surtout en français, alors qu'en réalité c'est un régime politique dans lequel le pouvoir est officiellement détenu par une élite minoritaire mais dominante : caste, noblesse ou classe sociale, représentants élus ou cooptés, élite intellectuelle ou technocratique, voire philosophique...Elite sélectionnée et produite dans des écoles spécialisées : ENA, Science-Po etc...
Herve Kempf écrit à propos de la tendance(volonté) de créer des clivages communautaires : "la société se croit (on lui fait croire) une collection d'individus segmentée en communauté ethniques, religieuses, régionales, sexuelles, pendant que l'oligarchie à une conscience aiguisée de classe, une cohérence idéologique sans faille, un comportement sociologique solidaire". L'oligarchie ça suffit, vive la démocratie. le seuil - 2014
Tout cela renvoie aux clubs très fermés d'oligarques, d'hyper-riches, d'élites internationaux qui se réunissent pour décider du sort du monde, maintenir leur profit et leurs privilèges: la commission Trilatérale, le groupe Bildeberg, Davos etc...   
Rien de surprenant que la tendance d'un gouvernement à vouloir obtenir une majorité parlementaire, afin d'avoir les plein pouvoirs en balayant les effets de la démocratie. On occulte le fait que tous les candidats, même les "petits", ont tous exprimé des idées intéressantes, qui mises "ensemble" pourraient aboutir à une véritable prise en compte des préoccupations concrètes des Français, quelques soient leurs origines et leur orientation politique.
Ce que confirme la création d'escadrons de whip (fouets) jeunes politiciens chargés de contrôler les députés du parti présidentiel, afin de s'assurer qu'ils respectent les consignes de vote, n'exprime pas d'avis divergents, ce qui aboutirait à une exclusion. Il n'est pas permis de penser différemment que le chef. Nous ne sommes pas loin du totalitarisme ! Il faut éviter les clivages internes.
En nous martelant d'analyses très orientées, d'avis d'experts rarement documentés, de sondages, de reportages paradoxaux, les médias contribuent à modifier ou favoriser les intentions de votes et contribuent à influencer les opinions et les élections.
Comme lors de chaque élection présidentielle, lorsque des journalistes semblent s'écarter de la pensée unique ou posent des analyses différentes de celles qu'on attend d'eux, on assiste à des purges, comme pour Poivre d'Arvor ou Natacha Polony, remplacée par Patrick Cohen, opportuniste, magouilleur et "fasciste", qui affirme qu'il faudrait "réglementer la liberté de penser" et "interdire aux cerveaux malades de s'exprimer", au point de suggérer aux employeurs le licenciement de confrères comme N. Polony et Yann Moix, entre autres.  Nous ne sommes pas loin des stratégies de certains pays totalitaires. Lavage de cerveau !
Nous sommes loin des élections d'il y a une trentaine d'années, loin d'une France avec un contre-pouvoir, dont la fabuleuse classe ouvrière, loin d'élections où tous les candidats avaient droit au même temps d'antenne, à la même attention, où chacun défendait des valeurs qui soutenaient un programme plutôt que d'essayer de salir, démolir un adversaire.
Je me souviens des longues tirades révolutionnaires d'Arlette Laguiller, des propos emphatiques de Giscard D'Estaing, des sketchs tragi-comiques de Georges Marchais, des envolées poétiques de Brice Lalonde, parce que tous avaient le droit à la parole,croyaient dans des convictions qu'ils voulaient partager avec tous les citoyens. Nous les écoutions parce qu'ils avaient le droit d'être écoutés, même si nous ne votions pas pour eux.
La grande lessive politique: un peuple sous hypnose en voie d'être lobotomisé !
En dehors de rares chaines culturelles, tous les flash d'informations, tous les journaux télévisés, toutes les pages d'accueil des fournisseurs d'accès internet nous inondent de la lessive présidentielle: plus encore qu'à l'époque Mitterand que les médias avaient déjà transformé en guru sanctifié, tous les faits et gestes de Macron et de son égérie sont retransmis dans les détails en permanence. 
Il semble passer beaucoup temps dans les visites, les réceptions, les voyages, les commémorations, tout ce qui relève de mise en scène médiatiques. Il est partout, tout le temps, parlant de tout, donnant son avis sur tout, grâce à un service de communication omniprésent.
En "adolescent narcissique" il ne contrôle pas toujours ses propos et ses actes comme lorsqu'il porte des jugements de valeur sur le "peuple" qu'il prétend représenter, et lorsqu'il fait des choses incongrues comme recevoir Rihana, des artistes transgenres, transformer l'enterrement d'un chanteur en obsèques nationales, proposer un secrétariat d'état à Jamel Debbouze, lorsqu'il fait le guignol au stade Loujniki de Moscou, lorsqu'il affiche des familiarités juvéniles avec Kolinda Grabar-Kitarović ou avec Donald Trump, comme s'ils étaient "pots"de lycée, lorsqu'il paie sa tournée dans un bar Breton, lorsqu'il joue au "grand frère" avec des "braqueurs" de St Martin, qui ne  semblent pas avoir suivi ses conseils ! 
Ce sont ces phrases prononcées lors des ses sorties démagogiques ponctuées de selfies adolescentes, comme il suffit que je traverse la rue pour trouver du travail adressé à un jeune chômeur qui exposait sa situation. C'est méconnaitre la réalité du chômage que d'invoquer qu'il suffirait de changer de branche pour s'en sortir.
A chaque fois il rebondit avec une pirouette de son service de communication invoquant une méprise ou une détournement de ses intentions.
C'est "diriger comme s'il faisait des caprices" en imposant ce qu'il a du mal à faire passer démocratiquement, sans jamais tenir compte de l'avis du peuple ou de ses représentants, en dehors de ceux qu'il a mis en place. 
Surprenant qu'il n'aie pas encore rencontré Kim Jong ou le Dalai Lama, dommage que Mandela soit décédé, il aurait pu mettre l'Afrique du Sud à son programme ! A quand la "bronzette" à Brégançon avec Madonna ou Beyoncé ! 
https://www.lejdd.fr/international/pourquoi-donald-trump-et-emmanuel-macron-se-touchent-ils-autant-3635504
 Bien que beaucoup en parlent personne n'ose évoquer officiellement le manque de maturité et de réserve de ce président, en dehors de Michel Onfray: "On a choisi un enfant comme chef d'état "  Polonium 30/04/2017
Il organise des interviews télévisés régulièrement sur différentes chaines, avec des animateurs flagorneurs, afin de créer une omniprésence médiatique qui est un puissant outil d'influence et de pouvoir. C'est du lavage de cerveau, comme le pratique les soviétiques, les coréens du Nord, les USA de Trump. Depuis peu il fait ses commentaires sur Twitter comme Trump ! C'est typique de l'oligarchie. 
On se gargarise de démocratie, alors que nous plongeons dans l'oligarchie, la ploutocratie, voire l'autocratie dont une des particularités est de gouverner par ordonnances, de contrôler la pseudo majorité parlementaire et d'imposer une omniprésence sur tous les fronts. 
Qui pourrait bien se cacher derrière tout cela ?
Si des doutes sont apparus à l'époque Mitterand, ils se sont largement confirmés sous Sarkozy, et sont devenus certitudes lors des élections présidentielles 2017, et des législatives qui ont suivi. Nous sommes nombreux à constater que les médias et la télévision Française, sous la coupe des groupes financiers et des lobbies qui les possèdent, ont largement influencé les résultats de l'élection, contribuant à introniser un candidat pré-désigné, marginalisant les autres représentations politiques. En allant parfois jusqu'à mettre en avant tout ce qui peut nuire à la réputation d'une personne. Dans ces cas on n'invoque jamais la présomption d'innocence !
Une première dans une démocratie: les médias semblent favoriser, voire désigner un candidat, sous couvert d'impartialité et de neutralité de l'information ! 
Cela n'a pas échappé à certains d'entre nous qui prévoyaient ce qui allait se passer.
Gisbert Bölling écrit en 2012 quelque chose qui correspond bien: "Dans une démocratie, ils peuvent faire ce qu’ils veulent – tant que la majorité croit que c’est le gouvernent qui gouverne. C’est pour cela qu’on organise des élections à grand spectacle...ceux qui tirent les ficelles ne se présentent JAMAIS aux élections. Ils nous laissent juste le choix parmi leurs marionnettes." Rebelle Santé n°151-2012
Hervé Kempf, journaliste, écrit la même chose: " Les élections se déroulent, les responsables politiques se disputent, des manifestations se produisent, les gouvernements prennent des décisions. la démocratie  ? Non. Un théâtre de marionnettes dont nombre de fils sont tirés en dehors de la vue du public. Les médias s'acharnent à nous faire croire qu'il s'agit de réalité et non d'un théâtre. "L'oligarchie ça suffit, vive la démocratie. le seuil - 2014
 On retrouve les mêmes ficelles de manipulation dans des émissions de divertissements comme "The Voice", "Danse avec les stars", "La France a un incroyable talent"etc...Pas surprenant puisque organisées par les mêmes lobbies ! Le système fait en sorte que nous ayons l'impression d'être libres de choisir.
On présente des candidats, qui font l'objet d'évaluations d'experts (un jury), parfois sans s'assurer de leur intégrité (Dany Machado qui émeut les foules et se fait sélectionner par le jury en chantant pour un ami décédé au Bataclan qui n'existe pas, Mennel candidate qui minimise les attentats, accuse la France de favoriser le terrorisme, défend la vertu de Tariq Ramadan etc...) 
A partir d'un certain moment on fait croire au public qu'il a le choix d'élire qui il veut. Mais tout est mis en oeuvre pour orienter les votes: le choix des candidats (en opposant des personnes défavorisées du fait d'un handicap, de leur morphologie, de leur âge avec des bimbos, des mannequins, des vedettes du petit écran.) le choix des chansons, le choix des décors, le look des candidats, les commentaires du présentateur, les avis et les choix "éclairés" des experts qui insistent sur certains traits, certaines révélations dont le public est friand, quand on ne demande pas aux candidats de jouer certains rôles pour rendre le divertissement plus attrayant. La micro-manipulation est à l'oeuvre.
Lorsqu'on observe le processus, on remarque rapidement quel candidat la production a décidé de mettre en avant. En demi-finales on joue parfois sur des sélections "impensables" comme Audrey ou Frederic Langlois dans "The Voice" Artus, Linda Hardy, Elsa Esnoult  dans "Danse avec les stars", Marine Le Pen dans "les présidentielles", pour faire planer un doute et laisser croire que les dés ne sont pas encore jetés ! On maquille l'effet de manipulation, pour finalement aboutir au résultat prévisible (prévu) en donnant l'impression que le public, le peuple a choisi librement. Ce n'est pas Hapsatou Sy qui me contredira. Elle s'y est frottée, elle a compris. Rares sont ceux qui comme elle osent en parler.
Il n'est pas surprenant que la production ait été obligée d'annuler la tournée de The Voice 2017, faute de public ! Apparemment le public n'a pas suivi. Je suis curieux de savoir s'il se passera la même chose avec Macron ! 
Aujourd'hui les médias fabriquent (produisent serait un euphémisme) un homme politique comme ils fabriquent des héros pour la jeunesse ( Maistret, Moundir, Giabiconi, Neymar,et autres...) des chanteurs et des chanteuses (Pokora, Girac, Louane, Soprano, Amir etc...) à coups de télé-réalité, de télé-crochets et autres "jeux romains" où il suffit qu'un public lève le pouce (vote) pour éliminer ou avantager un candidat. Sachant que la majorité des votes ne correspondent pas à la réalité du public et que ces vots rapportent surtout beaucoup d'argent aux chaines.
Je soupçonne meme la production de diffuser/d'ajouter des cris de foule pour augmenter la tension du divertissement: on retrouve les mêmes cris (la même bande son) dans différentes émissions : Danse avec les stars, The Voice adultes et Kids. Lorsque les caméras filment le public, on le voit pas tellement hurler.  
Comme le dit Macron "il y a ceux qui réussissent et ceux qui ne sont rien", sans jamais dire ce qui a fait la réussite  !
"Les enquêtes de l'École de Francfort révèlent que les personnes qui prennent le plus facilement leur place dans des sociétés rigides sont des personnalités qui ne critiquent pas l'ordre établi. Elles apprennent par cœur la règle du jeu, n'en discutent pas les valeurs et s'appliquent simplement à gravir les échelons. Les entretiens et tests de personnalité décrivent des hommes cultivés, travailleurs, fiables et rigoristes. Ils savent parfaitement ce qu'il faut faire pour grimper, ils s'y appliquent et réussissent tellement bien que, tout naturellement, ils en arrivent à penser que le fait d'être en bas est une preuve de déficience intellectuelle, de paresse ou de dégénérescence. Logiquement, ils en déduisent que ceux qui se trouvent en haut sont des êtres merveilleux, des génies qui savent comment faire fonctionner une société. Il faut leur obéir, réciter leurs idées et les faire appliquer par la force s'il le faut puisque, s'il n'y avait pas de « désobéissants », l'ordre social serait parfait.
Quand un événement économique ou politique change les valeurs de l'échelle, ces bons élèves ne se démontent pas. Ils apprennent tout aussi bien les nouvelles règles et recommencent à grimper. On les juge intelligents, cultivés et agréables compagnons. Ils sont heureux car, pour eux, le monde est clair, ils s'y épanouissent, ils sont aimés et rendent leurs proches heureux. Il faut bien sacrifier quelques boucs émissaires au nom de la morale, plaindre les faibles qui restent coincés en bas de l'échelle, défendre le groupe vertueux et punir les désobéissants qui menacent l'ordre : ainsi parlent les dignitaires des régimes tyranniques".Boris Cyrulnik -Autobiographie d'un épouvantail - Odile Jacob - 2008

Il y a encore 40 ans, on choisissait un homme politique pour ses actions, ses valeurs, son programme, on choisissait un héros pour son charisme, ses valeurs, ses engagements (que ce soit de Gaulle, Che Guevara, Krishnamurti, Paul Emile Victor ou Coluche...) on aimait des musiciens pour leur talent, leur charisme, notamment les centaines de groupes et chanteurs/chanteuses rock/pop qui ont été de fabuleux compositeurs et interprètes. En terme de compétences, quel chanteur de télé crochet peut prétendre rivaliser avec Joe Cocker ? Quel groupe de rappeurs ou autres boys band peut rivaliser avec Pink Floyd, Deep Purple, Supertramp, les Beatles ou les Rolling Stones  ?
Est-ce un hasard si une marque de produit laitier (leedamer) reprend en période électorale le leitmotiv d'un groupe politique " le changement c'est maintenant ". Publicité apparue peu avant et disparue peu après les élections 2012 ! Technique qui avait déjà été utilisée en 1981 avec un produit laitier qui garantissait " la force tranquille" leitmotiv du même groupe politique, avec la complicité d'Haroum Tazieff et d'Anny Duperey et leur verre de lait. 
Si ce n'est pas du message subliminal (manipulation à l'aide de messages cachés anodins) qu'est ce que c'est ?
On pourrait objecter que les médias sont suffisamment nombreux pour que toutes les sensibilités soient représentées dans l'espace public.
Mais le pluralisme de la grande presse et de la télévision n'est qu'apparent. Lorsqu'on observe qui possède les médias, il est difficile d'envisager une diversité des médias, et de garantir la prise en compte de l'arc-en-ciel des opinions et des intérêts. La course à la rentabilité oblige à gommer les différences et les contestations pour toucher le plus large public possible.
"Si la politique était comme un évènement sportif, certaines vertus serait attachées à son nom: la clarté, l'honnêteté, l'excellence. le show business n'est pas dénué de toute idée d'excellence, mais son principal souci est de plaire à la foule et son principal instrument l'artifice. SI la politique est comme le show business, son but n'est pas de rechercher l'excellence, la clarté, l'honnêteté, mais de paraitre avoir ces qualités, ce qui est un autre problème. Et cet autre problème porte un nom: publicité".14
Le spectaculaire et le divertissement endorment les consciences, pendant que l'information publique, demeure "bien pensante" et très orientée, à quelques exceptions près, indifférente à l'expression des marges, des alternatives, des minorités et des contradicteurs.
On peut dire qu'en France, en dehors de quelques exceptions, la presse en général et la télévision en particulier sont soumises à la pensée unique. Elles représentent la tendance économique et politique qui ne risque pas de les remettre en cause, tant qu'elles la servent. On a vu lors d'élections comment la presse et la télévision contribuent à favoriser ou défavoriser certains candidats. Ce qui fait dire à certains que la presse n'est plus un outil de contre-pouvoir, mais qu'elle est devenue un super-pouvoir.
"La politique est devenue une affaire de roitelets, de grenouilles qui veulent se faire aussi grosse que le boeuf, de spectacularisation du pouvoir, voire de médiatisation du pouvoir, de petites phrases, de surenchères d'exposition de vies privées, de batailles d'égo comme autant de combats de coqs. Cette politique là fatigue les Français. D'autant qu'ils savent que, puisque nous sommes défaits de notre souveraineté, ces politiciens qui ne sont plus que des pantins désarticulés dont le moteur est à Bruxelles n'ont aucun autre pouvoir que celui du Verbe, un pouvoir dont médias aidant, ils usent abondamment". Michel Onfray - Décoloniser les Provinces - Flammarion- 2017 


 La foire aux amalgames : quand la télé prétend informer....en manipulant
La Presse d'information est parfois dangereuse, dans la mesure où elle se sert de tout pour faire de l'audience, du scoop, du chiffre. Elle est capable de faire des raccourcis, de faire des amalgames, de ressortir des archives, au détriment des gens qu'elle met en scène. 
Par exemple: 
Amalgames et distorsion des mots employés : on parle d'anarchie pour faire référence au chaos, alors que l'anarchie n'est pas le chaos. Les anarchistes sont des philosophes opposés à toute forme d'aristocratie (pouvoir réservé à une élite), on parle de fascisme pour désigner l'extrême droite, alors que le fascisme est un système politique autoritaire, totalitaire, qui relève de n'importe quelle idéologie ou religion. Tout le monde peut devenir fasciste lorsqu'on n'accepte pas les différences.. On parle d'ultra gauche et d'ultra droite dans une confusion totale entre idéologies et partis politiques. La gauche extrême et l'extrême droite ont des programmes politiques construits en fonction de leurs valeurs, ils ont des leaders clairement identifiés.
L'ultra gauche et l'ultra droite ne correspondent à rien de construit concrètement, ces mouvements ne communiquent pas sur leurs valeurs, et n'ont pas véritablement de leader charismatique. Leur idéologie est la violence. Ils sont davantage proches des terroristes qui se revendiquent de l'islam pour justifier leur barbarie.
On parle de technologies ou de progrès technologique pour évoquer les techniques et les progrès techniques. La technologie est la façon dont on observe et parle des techniques et non les techniques elles-mêmes.
- Novembre 2013 l'affaire du tireur fou Abdelhakim Dekhar. A l'occasion les médias vont rechercher un événement dans le passé de cette personne. Non contents de rappeler les faits , ils affichent la photo et l'histoire d'une autre personne - Florence Rey- liée à une affaire qui remonte à 20 ans (fusillade d'octobre 1994) Bien qu'elle n'aie rien à voir dans l'affaire de 2013, bien qu'elle aie purgé sa peine, bien qu'elle se soit amendée, et tente de reprendre une vie normale, son passé est remis en lumière de façon violente et publique sans aucun respect pour sa démarche de réinsertion. De l'information sans précaution, sans retenue, sans auto-critique. C'est le paradoxe des médias qui rendent fou ! 
- Novembre/ Décembre 2018: de nombreux journalistes stagiaires (vu leur jeune âge et leur inexpérience) qui se font appeler "correspondant(e)s sur place" commentent les manifestations des Gilets Jaunes. Ils(elles) recueillent des informations dans des points "presse" donnés par des "autorités", parfois simplement selon leur estimation des évènements. A partir de là ils(elles) tissent des informations qui passeront dans les flashs d'actualité.
Beaucoup d'entre eux(elles) ont fait l'amalgame entre les Gilets Jaunes et les casseurs, voire entre les différents types de casseurs. Mélangeant les uns et les autres sans distinction.
On a entendu de tout: ce sont des gens de l'ultra-gauche, des gens d'extreme droite ou d'ultra droite, qui veulent en découdre avec l'autorité.  Comment le savent-ils ? Comment peuvent-ils savoir qui se cache derrière ces masques, ces cagoules, ces casques de moto, en dehors parfois d'un drapeau ou un symbole brandit qui a lui seul ne justifie rien ? Ce n'est pas parce qu'on portait des tuniques indiennes ou des chemises à fleurs que l'on était hippies. 
Comment peuvent-ils savoir s'ils appartiennent à une mouvance, quelle qu'elle soit ? Est ce qu'ils ont rencontré et interrogé les différents casseurs ? Ont ils pris soin de vérifier leur appartenance, leurs motivations, leurs valeurs, en dehors de toute interprétation ?
Parmi les casseurs, n'importe qui peut en repérer au moins deux sortes qu'on retrouve dans chaque manifestation en France
ceux qui tendent à se faire passer pour des manifestants, qui viennent visiblement pour affronter la police : avec gants, casques, masques à gaz, barre de fer, marteaux, pavés, coktails molotov. Apparemment ils n'ont rien à faire des revendications des vrais manifestants, ils ne viennent dans les manifestations que pour se battre ou s'entrainer à la guerre urbaine, comme ils le font dans les matchs de football, ou sur leurs consoles de jeux video. Ils dressent des barricades, brûlent des véhicules parce que c'est excitant (ambiance de guerre) et parce que cela crée un climat de terreur. C'est une mise en scène de leur violence. 
 Ils ont en général entre 20 et 40 ans et viennent de tous les milieux sociaux. Ce sont parfois des employés ordinaires, des pères de famille "tranquilles", avec souvent des personnalités fragiles, décalées, borderlines. Il serait surprenant qu'ils puissent tenir un discours idéologique qui se tienne.
ceux qui s'attaquent aux vitrines de magasins, aux restaurants, aux distributeurs de banques pour piller. En général ils ne s'identifient pas aux manifestants qu'ils ignorent complètement, ils portent des capuches et des vêtements sombres, des foulards, ou des cagoules, pour qu'on ne puisse pas les identifier. Ils ne tentent généralement pas d'agresser la police afin de ne pas prendre le risque d'être arrêtés. Ils viennent pour profiter d'une manifestation et du chaos que créent les barbares pour se faire un butin. Ils portent en général des armes de catégorie C ou D, qu'ils perdent dès qu'ils sont arrêtés. Sachant que la plupart sont mineurs et ne risquent pas grand chose en cas d'arrestation. Je ne serais pas surpris qu'ils appartiennent à des gangs de banlieues, d'origines généralement étrangères, qui pour la plupart vivent de vols et d'activités illicites. Ils ont en général un mode de vie mafieux. La majorité sont des marginaux qui refusent toute intégration.
Les "experts" de studios font des commentaires sur les commentaires des correspondants et sur les images à grand renfort d'assertions, de prévisions, à partir de théories de laboratoire qui n'ont jamais été vérifiées in situ, à l'exception des analyses de représentants des forces de l'ordre qui sont souvent les seuls à savoir de quoi ils parlent. 
Avec des images de pillages et de barbarie qui tournent en boucle, de leurs studios aseptisés, les "journalistes du dimanche" et leurs "clowns savants"  influent sur des situations sociales et politiques, contribuant souvent à exacerber la perception que l'on peut avoir de ce qu'il se passe.
Il est choquant d'entendre des "experts" faire des commentaires sur l'inefficacité de la police, sur ce qui aurait pu ou du être fait pour éviter les débordements, sur les moyens utilisés. On met l'accent sur l'aspect violent, terrorisant des images, sur le comportement choquant de casseurs et dans le même temps on condamne la répression policière et les méthodes employées.  Paradoxe et lavage de cerveau.
Plus grave: la façon dont les médias se servent des événements pour créer ou entretenir un climat, une illusion allant jusqu'à monter certaines situations ou certaines personnes en épingle,  pour faire de l'audience :
- C'est l'exploitation médiatique de chaque fois où un manifestant violent (qu'on appelle "étudiant" pour l'occasion) est pris à parti par la police, avec des images que l'on diffuse en boucle, avec témoignages, commentaires, interviews destinés à renforcer le sentiment de bavure ou d'injustice, afin de mettre en exergue les dérapages ou une "soit-disant incompétence" des policiers, au point de créer un climat anti-flics et de haine à l'égard de l'autorité alors que ce sont les casseurs qui bafouent les valeurs républicaines et celles de la démocratie. 
Ce sont des voyous qui brisent les vitrines, pillent les magasins, brûlent les voitures, et d'autres voyous qui agressent la police. 
Les vrais manifestants ne sont ni masqués ni cagoulés. Ils ne cherchent pas à "casser du flic". Ils sont là pour défendre et revendiquer leurs droits, leurs emplois, leurs conditions de vie, parce qu'ils pensent être en démocratie. 
Les médias et leurs experts prophétisent, annoncent l'apocalypse, dénoncent une crise qu'ils ne savent pas définir, ils affolent le public en montrant des images de guerre civile, des étales de magasins qui se vident, mais dans le même temps ils dénoncent les violences policières, montrent des images de voyous que l'on fait passer pour lycéens que l'on oblige à se tenir à genoux afin de les contrôler et d'éviter qu'ils s'enfuient. On parle d'images choquantes, d'humiliation, sans jamais expliquer pourquoi ces voyous ont été arrêtés. Etrangement il n'est pas choquant de montrer un policier allongé au sol se faisant rouer de coups par des voyous qui se défoulent. 
samedi 15 Décembre 2018 , dans l'édition nationale du 19/20, France 3 montre des images des manifestations des Gilets Jaunes.
Sur l'une des images un manifestant porte une banderole sur laquelle est écrit de façon très visible Macron Dégage. Or lorsque l'image passe à l'antenne, le mot Dégage a disparu. Il a été effacé au montage. Ce que la chaine appelle une "erreur humaine" ! Manipulation.
 J'ai de sérieux doutes sur l'intégrité de la presse, sur le rôle et les objectifs des médias dans les climats sociaux.
 Comment peut on évoquer les risques du métier lorsqu'un policier est blessé ou tué dans le cadre d'une mission et occulter les risques du "métier" quand un voyou se fait arrêter, molester, parfois tuer. Comment faites vous pour transformer des voyous en victimes ?
Lavage de cerveau.
 Le grand caillassage :
Philippe Delerm décrit cette tendance avec beaucoup de subtilité: " Notre temps adore que l'on casse, non pas dans un cénacle, une assemblée de beaux esprits, mais de préférence à la radio, à la télévision, pour des millions d'oreilles.
Des émissions sont conçues dans cet unique but. Les producteurs réclament du sang, de la violence oratoire, un vainqueur et un vaincu, la seule recette pour rivaliser avec les larmes en terme d'audimat. Le cassage n'est plus une humeur mais une profession...
Certains chroniqueurs le pratiquent sans aucun danger, sans adversaire, bien au chaud dans leur studio où les rires flagorneurs de leurs collègues font penser aux bandes enregistrées des séries anglo-saxonnes.
Les cibles visées sont des plus récurrentes, les travers vilipendés doivent, pour être efficacement condamnés, provoquer le stéréotype et le politiquement correct à tour de bras. La victime évoquée n'est pas nécessairement haïe. Le cassage concerné est d'autant plus émoustillant qu'on aurait pu soi-même en être la victime." Ph. Delerm - Je vais passer pour un vieux con- Editions du Seuil - 2012
Cela a commencé avec M.Polac (Droit de réponse) et Ph.Bouvard (Samedi soir) et leurs émissions "foire d'empoigne à tout va", suivies des émissions de plus en plus nombreuses animées par des experts du caillassage: Thierry Ardisson, Laurent Baffie, Olivier Fogiel, Laurent Ruquier, Anne-Élisabeth Lemoine et leurs vitrioleurs de service (qu'ils appellent crocs-niqueurs) quand il ne s'agit pas de clowns vulgaires comme Cyril Hanouna. Leurs cibles de prédilection étant les artistes, les écrivains, les people, affichant des idées souvent de "droite", parce que chez les intellectuels, les artistes et les gens de télévision il est de bon ton d'être de "gauche". ! Quand on voit leurs revenus, on pourrait se demander de quelle "gauche" ils font partie ! Ils s'attaquent également aux célébrités en difficultés ou aux situations qui défraient la chronique, non pas pour informer, mais pour  faire le show.
"Appliquée à l'information, la recherche d'attention(d'audience)à tout prix hiérarchise inexorablement les messages et tend à privilégier les clash d'opinion et le sensationnalisme sur les autres formats d'information, comme les enquêtes et les reportages." La civilisation du poisson rouge - Bruno Patino - Grasset - 2019
Dans la foulée de cette stratégie médiatique, reprise et amplifiée sans éthique par les réseaux sociaux, Casser est devenu une tendance, la marque d'une génération(milléniale) semble-t-il, lorsqu'on observe les échanges sur de nombreux réseaux. Que ce soit des réactions suscitées par des informations délivrées par des médias, des réponses à des questions posées sur n'importe quel thème sur n'importe quel forum, des commentateurs anonymes (haters et trolls), généralement incultes (vu le nombre de fautes d'orthographe), injurient, ridiculisent, rabaissent, cassent, en dehors de toute forme de débat démocratique (flaming). 
Kamel Daoud en a fait un article: "La dictature des pseudonymes. Les réseaux sociaux sont devenus des tribunaux d'inquisition, un lieu où s'exercent de nouvelles violences.  Moins on y est célèbre, plus on y détient de pouvoir. Etrange champ des contraires: le réseau est la liberté donnée à beaucoup de refuser la liberté de chacun". le Point - avril 2019 -n° 2434
Sans argument, sans recherche contradictoire, apparemment sans raison, les millenials cassent pour casser, comme les ivrognes ont besoin de vomir pour se soulager. Un exemple notoire récent: les persécutions anonymes dont a été victimes sur différents réseaux sociaux 
Lizzie Velasquez. http://www.sudouest.fr/2017/01/20/moqueries-insultes-menaces-pourquoi-tant-de-malveillance-sur-les-reseaux-sociaux-3120034-5166.php
la violoniste Mia Matsumiya : http://information.tv5monde.com/terriennes/harcelee-en-ligne-depuis-dix-ans-une-violoniste-americaine-riposte-62137
l'animatrice Laura Tenoudji https://www.huffingtonpost.fr/2018/05/10/laura-tenoudji-pousse-un-coup-de-gueule-apres-des-critiques-sur-son-physique-a-cannes_a_23431482/
de nombreuses stars : http://www.tdg.ch/high-tech/web/ecoeurees-insultes-stars-quittent-twitter/story/25211352
et tous ceux et celles qui ne sont pas médiatiquement connu(e)s qui sont confronté(e)s à ces pervers, sur Twetter, Facebook, et sur un tas de forums, même Le Routard...
Ce qui est intéressant est que les "caillasseurs" qui critiquent, détruisent, salissent, protégés par l'anonymat, ne disent jamais ce qu'ils pensent ouvertement, histoire de ne pas devenir une cible à leur tour. Quand ils se risquent à dire ce qu'ils pensent c'est toujours quand cela va dans le sens commun (pensée unique). La masse "bien pensante" leur servant de bouclier !
 Lorsqu'un journaliste, un animateur, un people ou un politique fait une observation qui ne va pas dans le sens de la pensée unique, même sans porter de jugement, les spécialistes du caillassage invoquent systématiquement une polémique, un dérapage, une maladresse quand on n'évoque pas le complotisme, soit pour cataloguer, soit pour pénaliser, soit pour faire taire. Bonjour la démocratie ! 
Ce fut le cas pour J.P. Pernaut lorsqu'il constate que "l'on crée plus facilement des places d'hébergement pour les migrants que pour les SDF" ou pour Anne Sophie Lapix lorsqu'elle dit "La Coupe du monde commence demain, on va pouvoir regarder des millionnaires courir après un ballon". 
Alors que ce sont des réalités partagées par de nombreux Français. Tous les travailleurs sociaux le constatent: on ne trouve plus d'hébergements pour les familles françaises en difficulté, on ne trouve plus de place en foyer ou en familles d'accueil pour les enfants nécessitant un placement, et tout à coup, on crée des places pour des milliers de migrants clandestins, adultes ou mineurs. 
Comme Madame Lapix, nous sommes nombreux à penser que les salaires les footballeurs, les tennismen, voire les animateurs de télévision, les chanteurs(teuses) les acteurs(trices),les mannequins sont indécents par rapport aux salaires et aux moyens dont disposent les chercheurs qui travaillent dans le domaine de la santé et de tous ceux qui travaillent pour que le monde aille mieux.
On retrouve le même fonctionnement à l'encontre d'Eric Zemour lorsqu'il dit que "le fait que la majorité des délinquants en France sont d'origine africaine ou maghrébine", il est dénoncé par les médias et poursuivi en justice pour incitation à la haine raciale, condamné à de lourdes amendes. Mais lorsque Roger Cukierman président du Crif (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France) dit publiquement qu'aujourd'hui en France toutes les violences, et il faut dire les choses, sont commises par des jeunes musulmans". Personne n'en fait une montagne, parce qu'il se protège en précisant plus tard qu'il voulait parler de violences contre les "juifs". Pourquoi cette différence ? Il y a des gens contre lesquels on peut être violent et d'autres pas ? 
http://www.ledauphine.com/france-monde/2015/02/23/cukierman-toutes-les-violences-sont-commises-par-des-jeunes-musulmans
On n'a pratiquement pas entendu parler des clips racistes "Pendez les blancs" et "Douce France" de Nick Conrad  qui incite au meurtre et à la haine raciale, qui n'a été condamné qu'à une amande de 5000 euros avec sursis et l'interdiction des clips sur les réseaux sociaux. 
Cela n'a donné lieu à aucune manifestation populaire, à aucune condamnation médiatisée, à aucune diarrhée de la Licra ce qui peut vouloir dire qu'en France on peut être raciste si on est de "couleur", mais pas si on est "blanc" !  Pensée unique, lavage de cerveau.
http://www.leparisien.fr/culture-loisirs/apres-pendez-les-blancs-nick-conrad-fait-polemique-avec-doux-pays-19-05-2019-8075193.php

 Observez lors des inondations meurtrières du Sud-Est de la France, le 03 Octobre 2015, les journalistes de plateaux, toutes chaines confondues (BFM en tête), n'avaient de cesse que de faire dire à quelqu'un (habitants, politiques, experts) que ces inondations étaient dues à la défaillance ou l'incompétence d'un individu ou d'un service, comme s'il fallait trouver un bouc-émissaire, de quoi alimenter un débat...Heureusement de nombreux "sages" ont évité le piège en précisant que l'on pouvait tout prévoir, sauf l'imprévisible.
 Observez comment certains journalistes induisent des jugements de valeurs dans des informations qui ne devraient être que des informations : 
- Gilles Bouleau en est friand: "voici un reportage sur un des plus vieux métiers du monde, celui-ci très recommandable, le crieur de rue"...faisant allusion à un autre plus vieux métier du monde(celui de péripatéticienne) qui ne serait pas ""recommandable", selon lui, 
ou encore lorsqu'il annonce le décès de Sylvia Kristel, " l'actrice sulfureuse d'Emmanuelle qui a été élevée chez les religieuses est décédée". 
Sylvia Kristel a été connue grâce au film Emmanuelle, c'est suffisant pour qu'on la situe. Sulfureuse est un jugement de valeur sans utilité dans ce contexte, quant au fait d'avoir été élevée chez les religieuses, ce n'est qu'un argument supplémentaire renforçant le jugement de valeur du présentateur. Sylvia Kristel est décédée des suites d'un cancer aurait été de la vraie information.
Lorsqu'il annonce le retour sur scène du groupe rock Deep Purple, G. Boulot de dire "quand les cartes vermeilles remontent sur les planches ..." Pourquoi, il est encore abonné aux Castors Juniors ? 
- A.C Coudray au JT de 20h du 31/10/2015 dit que le Dr N.Bonnemaison a tenté de mettre fin à ses jours suite au procès qui l'a condamné à 2 ans de prison pour avoir empoisonné un patient. 
Présenté comme cela on pourrait imaginer qu'il s'agit d'un médecin "crapuleux", alors que ce médecin anesthésiste a mis fin à la vie d'une patiente incurable de 86 ans, qui végétait dans un coma prolongé, grâce à un procédé médical.
Condamné pour avoir "empoisonné" induit en erreur et ne rend pas compte de la réalité des faits. Il a d'abord été suspendu par l'Ordre des médecins depuis 4 ans, il a surtout été condamné par la justice pour avoir enfreint la loi française qui n'autorise toujours pas cet acte médical malgré le combat de Léon Schwartzenberg, qui a eu la chance de bénéficier de l'intervention du Conseil d'Etat pour annuler la décision du "très vertueux conseil de l'ordre des médecins" qui l'avait suspendu, à l'époque pour un fait identique.
Déjà en 1999 le rapport du Conseil Economique et Social faisait apparaitre que la presse se permettait de mettre des personnes ou des groupes de personnes au pilori sans aucune éthique, sans aucune règle : " Les médias disposent, sans aucun contrôle, de Sa peine du pilori. Alors que ce n'est qu'après un débat contradictoire et dans des conditions fixées par la loi que le magistrat peut décider de la publication d'un jugement, les médias détiennent ce pouvoir sans contrôle ni réserve." 10
Marie Drucker, Audrey Crespo Mara, Xavier de Moulins, Diane Douzillé, Nathalie Renoux, Jacques Legros, Jean Pierre Pernaut semblent plus posés, plus respectueux, moins caustiques, plus souriants, plus chaleureux, plus détendus. Leurs informations et leurs interviews sont rarement teintés d'avis ou de sentiments personnels, et quand ils le sont, ils s'arrangent pour qu'on puisse faire la différence entre ce qu'ils (elle) pensent et la réalité de l'information. Je n'ai jamais constaté qu'ils(elles)cherchaient à mettre quelqu'un mal à l'aise, ni à imposer leur point de vue de façon manipulatrice. Ce qui ravit les caillasseurs de service qui leur font un "procès" dès qu'ils sortent de la ligne de la pensée unique. 
Si quelques chaines et quelques journaux sont équipés d'une charte, d'un cadre de déontologie, il n'y a pas de moyen de contrôle, de régulation, de sanction officiel, même si le CSA prétend en être garant. Tout cela reste assez superficiel et ne remet pas en cause leur fonctionnement. La société civile est toujours écartée de la réflexion sur l'information.

 Le choix des infos et le poids des mots (maux) : le pouvoir d'influence(d'ingérence) des médias
La presse et la télévision surtout détiennent les clés de l'entrée sur l'espace public. Les sujets qui leurs déplaisent, ceux qui pourraient remettre en question leurs prérogatives, elles les maintiennent dans l'ombre. Ce sont elles qui choisissent pour le pays les grands thèmes qui méritent ou non à la Une.
La presse met en exergue pour son propre usage la liberté d'expression qu'elle brandit, en toute occasion. En réalité, elle défend moins La liberté d'expression que Sa liberté d'expression. Le champion toute catégorie étant Charlie Hebdo.
Cette liberté est "volée " au citoyen si celui-ci est tenu à l'écart, s'il ne participe pas à la définition des critères de sélection des thèmes prioritaires, à leur hiérarchisation et aux interprétations qui sont données des faits d'actualité.
C'est d'autant plus affligeant que ces mêmes médias ne se remettent jamais en cause et n'assument jamais la responsabilité des effets que leur mode d'information produit.
 Chaque fois qu'un condamné à la peine de mort va être exécuté aux Etats Unis, la presse Française s'indigne et se gargarise de  jugements "éthiques" sur les USA. Or il y a dans le monde de nombreux états où la peine capitale est en vigueur avec des exécutions souvent plus nombreuses et "douteuses" qu'aux USA (20 par an) : Chine (plusieurs milliers par an), Corée du Nord (plusieurs centaines), Iran (567 par an), Arabie Saoudite (80 officiellement par an), Yemen, Somalie, Irak, URSS dont la presse française ne semble pas s'indigner. Pas plus qu'on ne s'émeut de la pratique courante de la torture en Chine. Pourquoi ? 
 http://www.planetoscope.com/Criminalite/1446-les-condamnations-a-mort-dans-le-monde.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Peine_de_mort_en_Arabie_saoudite
http://www.20minutes.fr/monde/coree_du_nord/1267053-20131224-coree-nord-kim-jong-un-decrit-comme-tres-ivre-quand-ordonne-execution-deux-collaborateurs
http://www.bfmtv.com/international/coree-nord-kim-jong-un-aurait-fait-executer-ex-petite-amie-592074.html
http://www.press-report.fr/clanek-109547371-executions-amnesty-accuse-larabie-saoudite
http://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/executions-amnesty-denonce-le-secret-persistant-de-la-chine_1897670.html
Ce sont toutes ces émissions du genre Enquête exclusive où un Bernard de la Villardière avec un air aussi grave que possible tente de vous convaincre qu'il maîtrise le sujet, n'importe quel sujet, pourvu que vous soyez sensible au poids des mots.
Par exemple: USA le scandale des enfants en prison. Rien que le titre vous fait imaginer de pauvres bambins enfermés dans des conditions atroces. Vient ensuite le mélange de genre : l'animateur présente dans le même reportage - 1 des adolescents aguerris qui ont commis plusieurs meurtres, qui font de nombreux braquages, qui font du trafic de stupéfiants, qui font partie de gangs qui terrorisent des quartiers avec une violence extrême incarcérés au même titre que des adultes, - 2 des adolescents qui ont commis des petits délits et pour lesquels une alternative à la prison est proposée dans un camp de rééducation à des fins de réhabilitation, - 3 des adolescents devenus ingérables par leurs familles placés avec leur consentement  pour quelques mois en institution para-militaire afin de leur redonner un cadre.
1° ce ne sont plus des enfants, mais des adolescents capables de responsabilité
2 ° ce ne sont pas tous des anges aux boucles blondes
3 °ce sont trois situations différentes traitées de la même façon dans le même cadre afin d'amplifier le mot scandale.
A la fin du reportage, soit vous êtes complètement remontés contre les USA et leur façon de traiter les enfants, soit vous vous dites qu'on devrait faire la même chose en France, soit vous êtes dans l'auto-satisfaction en vous disant qu'heureusement en France ce n'est pas comme cela. A aucun moment vous vous dites que l'on a tenté de vous manipuler...
Enquête exclusive aime aller mettre son nez dans ce qui ne va pas ailleurs, mais quand dénoncera-t-elle à ce qui se passe chez nous ?
Mr de la Villardière aime parler de la corruption dans tel ou tel pays, avec interviews et preuves à l'appui et citation de noms, quand dénoncera-t-il la corruption en France, avec interviews, preuves et citation de noms ? Quel est son rôle en tant que média dans l'influence de la politique française ?
 Lorsqu'il y a des attentats à l'étranger (Allemagne, Belgique, Angleterre etc...) les médias Français et leurs experts n'ont de cesse de faire des commentaires, remettant souvent en cause l'efficacité des services de renseignements ou la police de ces pays. Qui sommes nous pour évaluer en permanence ce que font les autres ? La France est elle plus efficace dans ces domaines ? Lorsqu'on découvre que l'on est obligé de fédérer nos services de renseignements pour éviter qu'ils travaillent chacun de leur côté, il y a de quoi se poser des questions ! C'est comme Tchernobyl, les nuages radioactifs s'arrêtent à la frontière, et nos centrales nucléaires auraient la meilleure sécurité du monde ! Pourquoi nous cache-t-on les vrais informations ?
http://languedoc-roussillon.france3.fr/info/explosion-a-centraco-la-criirad-saisit-la-justice-70622589.html.
Il y a des pays sur lesquels les médias français trouvent toujours quelque chose à redire, et d'autres que l'on passe allègrement sous silence. Pensée unique ! Lavage de cerveau.
 Certains médias mettent l'accent sur l'insécurité avec force images : à quoi servent toutes ces émissions télévisées (au moins 5 à 8 fois par semaine - 90' d'enquête, Appel d'Urgence, Envoyé spécial, En quête d'actualité, Enquête exclusive, Enquête d'action,  Complément d'enquête, Enquête sous Haute Tension etc...) sur les clandestins, les délinquants routiers, les dealers, les casseurs, les braqueurs, les banlieues chaudes, les Roms qui pillent, cambriolent, sur les zones de non-droits de la banlieue parisienne et de Marseille, sur les différentes interventions de la police, voire des pompiers qui se font malmener, agresser ?  Simples informations croyez-vous ?
Les mêmes médias pointent dans la foulée, les réactions discriminatoires et la montée du Front National. Paradoxal, non  ?
 Posez vous cette question: quel est l'intérêt de ces images ? Car si ces reportages permettent de découvrir le difficile métier des policiers, douaniers et pompiers, ou de découvrir les conditions de vie de certains réfugiés politiques, ils mettent aussi en évidence l''impuissance d'une nation face au terrorisme, face une immigration non-gérée, face à une "voyoucratie" galopante, contribuant à créer et entretenir un climat d'insécurité dangereux.
Information ou manipulation ? Rassurer ou insécuriser ? Est ce anodin ? Quels sont les enjeux ? A quoi ou à qui ça sert d'agiter le fanion de la menace et de la peur ?  A qui sert la montée du Front National ?
"La  manière dont la télévision montre le monde devient la norme de ce que doit être le monde".14
Je soupçonne certains médias d'inciter à la xénophobie sous couverts d'informations, qu'ils se dépêcherons de dénoncer dans la foulée !
C'est à la limite de la perversité ! Et nous payons des redevances pour entretenir ces pervers...
Ces mêmes médias et leurs émissions "chocs" ne sont-ils pas en partie à l'origine d'un sentiment d'insécurité qui alimenterait la montée en puissance d'un parti qui dérange, ou une tendance à l'identification pour d'autres qui voient dans la "publicité" faite autour de certaines affaires une incitation à la délinquance et au passage à l'acte afin que l'on parle d'eux, de faire le buzz ? Il n'y a pas très longtemps on a tenté de faire passer Mesrine pour un héros ou Bouna Traoré et Zyed Benna  pour des martyrs !
Un exemple parmi d'autres:
Octobre 2013 il est intéressant d'observer comment les médias dénoncent et utilisent les propos d'un ministre (M. Valls) qui fait le constat que les "Roms" ne cherchent pas à s'intégrer en France, pendant que les mêmes médias diffusent des reportages sur les braquages, les vols, les détournement d'aides publiques perpétrés par des "Roms". Ils amènent le public à penser ce que dit le ministre tout en dénonçant ceux qui expriment ce qu'ils pensent : le paradoxe et la culpabilité sont les piliers de l'information à la française.

 Ce sont les reportages sur les attaques terroristes avec les mêmes images que l'on diffuse en boucle, 24h/24, pendant plusieurs jours jusqu'à produire des écoeurements, des nausées, des réactions épidermiques, des révoltes et une insécurité à tendance "raciste" qu'ils dénonceront dans la foulée en invoquant la tendance aux amalgames.
L'obscénité est atteinte lorsque les médias diffusent les photos et les vidéos envoyées par des névrosés anonymes qui utilisent leur téléphone mobile en permanence pour capturer tout ce qu'ils voient sans aucun respect pour les personnes quelques soient les circonstances.
Lors d'attentats, d'accidents graves, de catastrophes naturelles, les pervers filment de façon crue (en s'approchant le plus possible pour montrer les détails, sans chercher à aider ni à porter secours...) les blessés, les cadavres, tout ce qui peut nourrir un voyeurisme malsain. Ils diffusent leurs productions "sataniques" sur les réseaux sociaux complices de cette obscénité, afin de s'enorgueillir d'avoir fait le plus de lecteurs possible. J'ai autant d'aversion pour les terroristes que pour ces voyeurs-anonymes.
Aujourd'hui ils négocient leurs images d'horreur avec les médias (chaines de télévision en tête) qui les font tourner en boucle, allant jusqu'à choquer, écoeurer les téléspectateurs, au point d'obliger le CSA ( Conseil Supérieur de l'Audiovisuel) à intervenir et de mettre des avertissements aux médias, sachant que dès le prochain événement, ils remettront cela. Quand ils ne vont pas jusqu'à diffuser des images choquantes, avilissantes, et s'excuser ensuite. 
A quand l'interdiction d'antenne des chaines qui ne respectent pas certaines règles déontologiques ? Nous sommes loin de l'éthique des grands reporters, nous sommes loin d'Albert Londres ! Nous sommes loin du journalisme. 
http://www.20minutes.fr/societe/1890539-20160715-attentat-nice-plusieurs-chaines-francaises-critiquees-diffusion-images-choquantes
http://lexpansion.lexpress.fr/actualites/1/actualite-economique/attentat-nice-les-medias-pointes-du-doigt-pour-des-images-choquantes_1812861.html
http://www.ledauphine.com/france-monde/2015/02/12/treize-medias-rappeles-a-l-ordre-pour-leur-couverture-des-attentats
http://www.lexpress.fr/actualite/medias/attentat-a-nice-france-2-diffuse-des-images-choquantes-puis-s-excuse_1812708.html
Des études cliniques récentes (Pasteur à Toulouse) font apparaitre que la surmédiatisation des attentats en France est à l'origine d'une augmentation importante de troubles cardiaques, voire d'infarctus, dans les jours qui suivent. Ce à quoi s'ajoute une augmentation importante des prescriptions d'anxiolytiques et de somnifères. 
Elles mettent en cause le rôle des médias dans ce genre de situations. 
http://actu.cotetoulouse.fr/attentats-janvier-nombre-crises-cardiaques-explose-pendant-trois-jours-toulouse_27069/
 Observez comment les médias transforment les terroristes, les pervers, en personnes importantes. Ce sont toutes ces émissions à la suite d'attentats ou d'agressions barbares, où les journalistes dressent le portraits des "malades" qui commettent ces actes, retracent leur parcours, interviewent leurs familles, publient leurs courriers à leur mère, à leur soeur, à leur fiancée. 
Pour gagner des parts de marché la plupart des médias exploitent des situations qu'ils déroulent comme des feuilletons pour ménagères désoeuvrées: viols et meurtres crapuleux, agressions spectaculaires, inondations dramatiques, insistant lourdement sur tous les détails qui incitent les "spectateurs voyeurs" à attendre le prochain épisode, la prochaine révélation "croustillante". Transformant tout en show, en divertissements avec rebondissements, comme dans une série. Avec l'objectif de vendre du temps de captation aux publicitaires.
Quelques avocats succombent à l'appel des projecteurs en se mettant à déballer l'histoire des familles et des clients qu'ils représentent donnant des interviews à la presse en toute impudeur, discréditant une profession qui devrait faire preuve de retenue et de discrétion. 
Ce sont tous ces Verges, Dupont-Moretti, Schwerdorffer, et autres tribuns opportunistes de l'indécence.
 Observez comment les médias ont monté en épingle des personnes comme Sonia Imloul et Dounia Bouzar et leurs associations qui ont fait croire qu'elles allaient régler le problème de la radicalisation, alors qu'il s'agissait d'opportunistes malhonnêtes qui ne cherchaient qu'à abuser de subventions d'état. Loin de s'excuser d'être tombés dans le panneau et de n'avoir pas été vigilants, les médias se contentent de les dénoncer. S'ils avaient été aussi efficaces que pour fouiller dans les affaires de Fillion et Le Pen, ils auraient pu être utiles et éviter que l'argent public soit dilapidé une fois de plus.
Aujourd'hui les médias se substituent souvent à la police pour enquêter sur le pourquoi, le comment, la personnalité des terroristes et des assassins : on parle de profil, de mode opératoire, d'appartenance à telle ou telle mouvance etc...cherchant à expliquer des choses qui ne sont parfois pas compréhensibles, à grand renfort d'experts qui malgré leurs "hautes études" et leurs publications n'ont pas les éléments nécessaires pour évaluer une situation lors d'un "interview éclair" , se contentant de sophismes dignes du citoyen lambda.
 Observez le ton et les mots que les "journalistes et leurs correspondants" emploient, observez la façon dont ils scandent leurs propos, allant jusqu'à adopter des rythmes respiratoires imitant l'essoufflement pour donner corps à la panique, accentuer le suspens, observez le choix des experts qu'ils utilisent. Les stagiaires "correspondants sur place" lors des manifestations des Gilet Jaunes est flagrants, ils (elles) débitent des informations scandées comme s'ils venaient de courir un cent mètre.
 Observez comment on nous habitue à l'horreur en diffusant des images de guerres, de catastrophes, de barbaries comme si c'était des séries télévisées.
A propos des récentes attaques terroristes, Eric-Emmanuel Schmitt dénonce ce phénomène sur les réseaux sociaux: 
" Je viens de passer deux jours quasi muet, abasourdi par les violences terroristes qui ont frappé des innocents en France et en Tunisie. De nouvelles étapes dans l'horreur viennent, dans les deux cas, d'être franchies: une décapitation sur le sol hexagonal, une fusillade sur une plage paisible. Ne croyons pas que cela cessera là: le mimétisme va jouer, ces abominations serviront de modèles à d'autres, la cruauté prendra des dimensions vertigineuses. 
Un détail m'inquiète: la publicité que les médias font aux criminels. Elle a d'infinis effets pervers.
Si la célébrité représente l'une des formes de la réussite contemporaine -"chacun cherche son quart d'heure de gloire"-, les médias décernent une sorte de légion d'honneur aux terroristes. Ils les font entrer au Panthéon des criminels, sans se rendre compte que, pour certains, c'est le Panthéon des martyrs. Effet pervers... 
Privilégier le spectaculaire, le sensationnel, c'est privilégier la violence. On nous fait entendre l'arbre qui tombe, pas la forêt qui pousse. On donne du bruit au bruit. On fait silence sur l'essentiel. 
Consacrer du temps, de l'antenne, des mots, de la place, aux criminels, c'est certes tenter de comprendre, mais c'est aussi inverser les valeurs. Je voudrais qu'on me parle des héros du bien, pas des héros du mal. Je voudrais qu'on me parle du pompier qui s'est jeté sur Yassin Salhi et l'a neutralisé. Imaginez la scène: le terroriste vient d'accrocher au grillage la tête de sa victime et ouvre des bouteilles d'acétone pour faire sauter l'usine en hurlant des paroles de haine. Le pompier se jette sur lui et, aux poings, l'arrête, le domine puis le livre aux forces de l'ordre. 
Non seulement ce pompier du SDIS38 a sauvé des centaines de vies, mais il a aussi sauvé une idée de l'homme: l'humaniste qui met sa force au service des autres et du bien commun. Grâce à lui, la bonté n'est pas morte. J'aimerais qu'on le célèbre davantage que le criminel. 
Ce pompier se repose chez lui, choqué, blessé, nous dit-on. Par prudence, on maintient son anonymat. 
Merci à lui. Pour continuer à vouloir vivre dans ce monde, pour en avoir le courage, la foi et l'envie, j'ai besoin de penser à lui. Merci d'exister."
Si on peut s'inquiéter de la place qui est faite aux terroristes dans la presse, il est aussi inquiétant de constater celle qui est faites aux victimes en fonction de leur appartenance: 
 Qui se souvient de Imad Ibn Ziaten, Abel Chennouf, Mohamed Legouad, Loïc Liber, Jonathan Gabriel et Aryeh Sandler, Myriam Monsenego, Aaron Bijaoui, victimes des massacres de Toulouse des 11,15, 19 mars 2012 ? Par contre tout le monde se souvient de Mehra
 Qui se souvient (attaque de Charlie Hebdo) des policiers Frank Brinsolaro, Ahmed Merabet, de l'employé de la Sodexo Fréderic Boisseau, du correcteur Mustapha Ourrad qui ont pratiquement été oubliés, après avoir eu droit à une mention "démagogique" de circonstance !  
Par contre tout le monde se souvient des frères Kouachi, et de Coulibaly et des personnages "stars" de Charlie Hebdo!
 Qui se souvient de Lassana Bathily qui à protégé 6 personnes lors de l'attaque du magasin casher. On parle davantage d'Amedy Coulibaly et de ses complices que de Lassana. Nous pourrions en ajouter beaucoup d'autres dont on ne parle que quelques heures, alors qu'ils luttent pour le bien, pendant que l'on consacre des semaines à parler des anti-héros qui répandent le mal.
http://www.huffingtonpost.fr/eric-emmanuel-schmitt/le-pompier-ou-le-terroriste_b_7686972.html
 Qui se souvient d'Aurélie Chatelain abattue par Sid Ahmed Ghlam qui voulait faire un massacre dans l'église catholique de Villejuif le 19 avril 2015 ? Comme il n'y a pas de témoin, en dehors de la version du terroriste (qui se serait tiré deux balles dans le pieds tout seul), on ne saura jamais s'il a tué la jeune femme parce qu'elle aurait entravé son projet ! Ce qui est certain c'est qu'elle était sur sa route. 
Par contre la presse a longuement enquêté et commenté sur les réseaux et les origines du terroriste !
 Qui se souvient de Damien qui a été le premier à sauter sur le terroriste du Thalys le 21 août 2015 avant d'être rejoint par des américains qui ont été traités en héros ! Là encore les médias se sont longuement épanchés sur les commanditaires, les ramifications. L'avocat du terroriste allant jusqu'à déposer plainte pour divulgation d'une photo de son client avec les menottes aux poignets !
 Qui se souviendra dans quelques années d'Henri Gourdel décapité dans le Djurjura le 24 septembre 2014, de Hervé Cornara décapité le 26 juin 2015 à Saint Quentin Fallavier, de Jean Baptiste Salvaing et de Jessica Schneider égorgés le 13 juin 2016 à Magnanville, de Jacques Hamel égorgé le 26 juillet 2016 à Saint-Etienne-du-Rouvray, en dehors de leurs proches  ?
 Lors de l'attentat de l'Aude du 23/03/218 , l'état et les médias se sont focalisés sur l'héroïsme du gendarme Arnauld Beltrame, dont on se souviendra longtemps et pour lequel il y aura certainement des commémorations. Pendant que l'on oublie Hervé Sosna, Jean Mazières, Christian Medvès, tués par le même bourreau, parce qu'ils ont eu la malchance d'être là et d'être Français.

 Les attentats de Charlie Hebdo et du magasin casher du 07 janvier 2015, du 13 Novembre 2015 au Bataclan mais aussi dans les rues voisines(on a tendance à oublier qu'il y a eu des victimes aux terrasses de cafés autour du Bataclan) du 14 juillet 2016 à Nice donnent lieu à une monopolisation de l'information pendant des semaines, des mois, voire des années (en fonction des rebondissements, des anniversaires et des commémorations etc..). Toutes les enquêtes et les démarches de la police sont filmées, commentées en permanence.  
S'il est important d'être informé des faits, du dénouement d'une affaire, avons nous besoin d'être informés des détails du déroulement d'une enquête et ce de façon permanente ? 
1 - Quel effet peut avoir ce genre d'informations sur des personnalités fragilisées qui pourraient avoir envie d'en faire autant pour sortir de l'anonymat et de l'indifférence ? Ce qui semble être en partie le cas du déséquilibré de l'attentat de Nice du 14juillet 2016.
http://www.bienpublic.com/faits-divers/2015/12/07/gironde-deux-femmes-terrorisent-un-lycee-avec-une-kalashnikov-factice
http://www.lepoint.fr/societe/valence-une-voiture-fonce-sur-des-militaires-01-01-2016-2006515_23.php
Parfois il y a tellement d'informations et de commentaires sur certains "ratés" des attentats, que cela pourrait constituer un mode d'emploi pour "améliorer" les prochains. Prenez conscience du danger que représentent les médias.
2 - Quel effet peut avoir ce genre d'informations sur une population insécurisée, à la limite de la révolte ou de l'explosion ? 
Je soupçonne à nouveau certains médias d'inciter à la haine "raciale", qu'ils se dépêcherons de dénoncer !
J'observe que cela entraine également d'autres réactions, que les politiques aiment estimer "spontanées" de solidarité !
 Paradoxe à la Française:  quand les médias influent ou décident ce qui est important
Certaines attaques et certains événements ont donné lieu à de vastes mouvements de "solidarité" très médiatisés: les "Charlie", "Prayer for Paris", l'incendie de Notre Dame de Paris,  en France et dans le monde:
Lee monde entier et les Français eux-mêmes manifestent de grands élans de solidarité envers la France lors des attentats du 07 Janvier 2015, du 13 novembre 2015, du 14 juillet 2016, par contre lors des attentats du Bardo à Tunis du 18 mars 2015 (24 morts et 45 blessés) de la plage de Port El Kantaoui du 26 juin 2015 (38 morts , 35 blessés) de l'Airbus Russe explosé dans le Sinai le 31/10/2015 (224 morts) de Tunis le 24 novembre 2015 (12 morts), de San Bernardino en Californie le 02 décembre 2015 (14 morts et 21 blessés) de Berlin le 19 décembre 2016, de Londres le 22 mars 2017, de Manchester le 22 Mai 2017, du Sri Lanka le 21 Avril 2019 (390 morts 500 blessés)  il ne semble pas qu'en dehors de quelques mentions de presse et de quelques messages diplomatiques, on soit allé au delà du fait divers !  
Déjà fatigués les Charlies ?
Lors des attentats de Paris, des millions de personnes ont manifesté leur solidarité dans le monde: des Anglais ont défilés à Londres, des Allemands ont défilés à Berlin avec des affiches "je suis Charlie". 
Quand les Français ont-ils défilé massivement comme l'ont fait les autres pays pour manifester leur soutient lors des attentats cités plus haut ? Alors que les médias ont fait tourner en boucle 24h/24h les images de Notre Dame en feu, les attentats contre les Chrétiens Sri Lankais n'ont été que l'objet de flashs d'informations. L'église brûle, mais on se fout des chrétiens qui y meurent.   
Cela donne une odeur nauséabonde à la solidarité !
Même remarque pour la décapitation de Hervé Gourdel dans les Jurjuras le 23 septembre 2014, la décapitation de Hervé Cornara à Saint Quentin Fallavier le 26 Juin 2015, le meurtre de Jean Baptiste Salvaing et de sa compagne Jessica Schneider, égorgée le 13 Juin 2016 à Magnanville, de Jacques Hamel égorgé le 26 juillet 2016 à Saint-Etienne-du-Rouvray, l'attentat de l'Aude du 23 mars 2018 qui a fait 4morts et 16 blessés. 
Ces événements n'ont pas donné lieu à de grandes manifestations de solidarité française en dehors de manifestations locales et des habituels prestations politiques démagogiques. Pourquoi ? 
 A partir de combien de morts ou à quelle communauté faut-il appartenir pour que la solidarité de masse se manifeste ? Cela me conforte dans l'idée que ces manifestations de solidarité et "d'unité nationale" ne sont pas toujours neutres !
"L'héritage le plus significatif du télégraphe et de la photographie est sans doute le pseudo-contexte. Un pseudo-contexte est une structure inventée pour donner un semblant d'utilisation à des informations fragmentaires et qui n'ont rien à voir avec la vie des gens.
Cette utilisation n'amène ni à l'action, ni à résoudre des problèmes, ni à changer quoi que ce soit. La seule utilisation qui nous reste de l'information, et qui n'a aucun lien véritable avec nos vies, c'est de s'en servir pour s'amuser. Le pseudo-contexte est le dernier refuge d'une civilisation submergée par l'intempestif, l'incohérence et l'impuissance".14
La liberté de la presse n'existe pas sans la liberté des auditeurs, des lecteurs ou des spectateurs. Si nous n'avons accès qu'à des informations qui vont dans le même sens, ou qui manipulent les valeurs cela devient de la presse idéologique, voire totalitaire. 
Bien entendu, si nous pensons comme eux nous n'y verrons aucun inconvénient, il faut alors arrêter de parler de démocratie, de tolérance, et de liberté, s'il n'y a que les gens qui pensent "comme eux" qui ont le droit de s'exprimer et d'être mis en exergue .
"il paraît qu’en plus d’être divertis nous sommes informés. Informés sur quoi ? Comment vit-on en Ethiopie ? Sous quel régime ? Où en sont les Indiens du Chiapas ? Quels sont les problèmes d’un petit éleveur de montagne ? Qui nous informe et qui maîtrise l’information ? On s’en fout. Nous sommes informés sur ce qu’il y a eu à la télévision hier, sur les amours du président, la garde-robe ou le dernier disque de la présidente, les accidents de voiture de Britney Spears. La plupart des citoyens ne connaissent ni la loi, ni le fonctionnement de la justice, des institutions, de leurs universités, ni la Constitution de leur Etat, ni la géographie du monde qui les entoure, ni le passé de leur pays, en dehors de quelques images d’Epinal." 7

Soyons vigilants à tout ce qu'on nous présente comme informations...la manipulation n'est jamais très loi

 Voyeurisme et informations "bidon", la foire aux voyeurs : 
Avez vous remarqué comment ce moyen de communication qui se veut démocratique a tendance à privilégier une catégorie de personnes, quitte à les ignorer totalement quelques temps après.
Qu'ils ou elles s'appellent Filip Nikolic, Loana, Mallaury Nataf, Quentin Elias, Pascal Brunner, qu'ils ou elles soient à la une de l'actualité ou gagnant(e)s d'une télé-réalité, d'un télé-crochet, membres d'un boys band, vedettes de série TV, ou animateurs adulés ils(elles) ont été sous les projecteurs, hyper-médiatisés, traités en VIP (Very Important Person) parce qu'ils ou elles rapportaient gros en audience et en argent.
A partir du moment où ils ou elles sont devenu(e)s moins "juteux(ses)", à partir du moment où ils se sont dévoilés fragiles, ou à partir du moment où le système a créé un clône pour les remplacer, histoire de racoler un public voyeur et infidèle qui a besoin de nouvelles sensations, ces personnes sont reléguées dans l'oubli, sans ménagement, souvent sans respect pour la souffrance que cela induit. Souffrance parfois exploitée par les médias lorsqu'on peut encore faire de l'audience ou de l'argent dessus.
Combien de fois fait-on passer pour important des choses ou des personnes banales. Inversement combien de fois fait-on passer des évènements ou des personnes importants pour banals. 
"Dans tout environnement de communication les entrées (ce sur quoi on est informé) excèdent toujours les sorties (les possibilités d'action basées sur les informations). Mais la situation créée par le télégraphe, et ensuite amplifiée par les techniques plus récentes, a rendu la relation entre l'information et l'action à la fois abstraite et floue. Pour la première fois dans l'histoire de l'humanité les hommes étaient confrontés au problème de la surabondance d'information, ce qui veut dire qu'en même temps ils étaient confrontés au problème d'une impuissance sociale et politique croissante.
La plupart de nos "nouvelles " sont inertes, elles sont constituées d'informations qui nous procurent un sujet de conversation mais ne peuvent nous amener à aucune action significative. Voilà ce dont nous avons principalement hérité du télégraphe: en créant une abondance d'informations sans rapport avec les gens, il a modifié de façon dramatique ce que l'on peut appeler le ratio information-action".14

Vous avez délégué à votre source d'informations "préférée" le pouvoir de décider de ce qui est important et ce qui ne l'est pas. 
- Lorsqu'un homme politique ou un "people" trempe dans des affaires sentimentales ou de moeurs, on nous en parle à longueur de journée, pendant des semaines comme s'il n'y avait que cela qui était important. Pourquoi ?
En quoi les aventures extra-conjugales d'un homme politique, d'un footballeur, d'un acteur ou d'une égérie de télé-réalité nous intéressent ? 
En quoi le déballage de l'intimité d'une ex-concubine présidentielle nous intéresse ? S'il n'y avait pas eu tout ce "tapage" médiatique, Valérie Trierweiler aurait-elle vendu autant de livres déballant son "linge sale" ? 
L'impudeur fait de l'audience et de l'argent, grâce au "lavage de cerveau". Le film Le temps de cerveau disponible commence avec cette phrase "avant c'est vous qui faisiez les images, aujourd'hui ce sont les images qui vous font".
Les médias et la télévision en particulier nous transforment insidieusement en "voyeurs" passifs et insatiables, utilisant toutes les situations susceptibles d'exciter nos instincts les plus bas.
Ce sont aussi toutes les fois où l'on dit "nos caméras ont obtenu exceptionnellement l'autorisation de pénétrer dans un lieu tenu secret " d'une centrale nucléaire, d'une banque, d'un centre de surveillance, d'un service spécialisé de la police, d'un laboratoire scientifique ou technologique de pointe etc...secret de polichinelle. 
Vous croyez vraiment que les endroits secrets se dévoilent, même exceptionnellement, à la télévision, et surtout à la télévision publique ?
S'il est important d'être informé, où commence et où s'arrête l'information, et une fois que l'on a l'information, à quoi bon s'appesantir ? 
 Posez vous les trois questions du Tamis de Socrate : est ce vrai ? est ce bon pour moi ? est ce utile ? 
      Si au moins un tamis est négatif, laissez tomber.
il y a des choses beaucoup plus graves comme la violence faite aux femmes, aux enfants, aux hommes, des injustices sociales flagrantes et des spéculations qui pourrissent la vie des citoyens, près de chez nous ou ailleurs
Si vous aimez le sensationnel, il y a encore des endroits où l'on souffre d'autre chose que de compulsion sexuelle.
Il y a des peuples qui souffrent de famines, d'extermination, de soumissions à des régimes barbares et tyranniques, qui n'ont pas les moyens de payer des passeurs pour échapper à des conditions de vie insupportables. Il y a des milliers d'être humains asservis à des systèmes, des religions, ou des employeurs,  qui vivent dans des conditions beaucoup plus choquantes et dérangeantes que les déboires de DSK, de Ribery, de Trierweiler, de certains Afghans, Syriens, Nigerians qui ont peut être d'autres raisons de fuir leur pays.
Il y a aussi des choses tellement plus belles:  tant de personnes et de situations beaucoup plus intéressantes à découvrir dans le monde que ces frasques du pouvoir, du sport ou du showbiz. 
Il y a plein de projets et de réalisations qui se mettent en oeuvre partout dans le monde pour faire face, pour s'adapter, pour vivre ou survivre.
Partout des gens s'ingénient à trouver des solutions, à créer, à inventer, à se solidariser. Qui en parle, et à quelle heure ?
Il est regrettable que l'on parle moins de Vandana Shiva, de Pierre Rabhi, que de Benzema, Ribery, Depardieu, Thomas Fabius.
"Le plus important, ce sont les gens qui tapent dans des balles ou qui tournent sur des circuits. Après la Coupe de France de football, Roland-Garros, et puis le Tour de France, et puis le Championnat d’Europe de football, et puis... Il y a toujours une coupe de quelque chose. « On la veut tous », titrent les journaux, n’imaginant pas qu’on puisse penser autrement. L’annonce de la non-sélection de Truc ou de Machin, enjeu national, passe en boucle sur France Info. Ça, c’est de l’information. La France retient son souffle. On diffuse à longueur d’année des interviews de joueurs. On leur demande s’ils pensent gagner. Ils répondent invariablement qu’ils vont faire tout leur possible . Ça, c’est de l’information." 7
Il y a tellement de choses intéressantes à observer, à découvrir, à partager dans le monde, que je me demande comment s'y prennent ceux qui nous informent pour n'avoir que des "poubelles"(trash) à nous proposer.

Certains s'évertuent à nous sortir de cette grisaille en proposant des reportages haut en couleurs, des émissions captivantes et cultivantes : on y a droit au compte goutte, après 23h, quand tout le monde est endormi, ou bien une fois de temps en temps sur des chaînes spécialisées, pourquoi ? 
Coline Serreau, Yann Arthus Bertrand, Georges Pernoud (Thalassa - Faut pas rêver), d'autres comme Marc de la Ménardière et Nathanaël Coste9, et beaucoup d'autres anonymes oeuvrent concrètement au réenchantement du monde et s'évertuent à nous faire découvrir les beaux cotés de l'humanité ? Comment expliquer qu'on leur accorde moins d'attention, moins d'importance ?
Ph.Delerm l'explique à sa façon: "Les programmes télévisés tels qu'ils sont conçus ne conviennent pas. Pourtant ils (les téléspectateurs) demeurent les esclaves soumis, subissent en vitupérant le journal de 20 heures - il n'y a que des horreurs - puis cette lénifiante tranche napolitaine d'autopromotion, de publicités pour le café érotisé ou les automobiles sur fond désertique, ils prétextent l'imminence d'une météo savamment différée pour rester captifs. L'émission qui va suivre ne les satisfera pas plus qu'à l'ordinaire. 
Ils iront se coucher en maugréant, abandonnant le petit écran à l'heure où précisément ça devient potable. Ils ne sont pas hypocrites. Mais ce qu'ils aiment c'est regarder en même temps que les autres. Il y a une consolation métaphysique dans cette sensation de présent partagé. L'essentiel est de vivre avec. 
La télévision tiède a ce pouvoir de faire de ses prisonniers des contemporains rassemblés dans l'insatisfaction affichée, mais rassemblés, et c'est tout ce qui compte." Ph. Delerm - Je vais passer pour un vieux con- Editions du Seuil - 2012
Pourquoi avons nous besoin de nous intéresser aux errances, aux déviances, aux souffrances ? Qu'est ce que cela nous apporte ? Pourquoi avons nous besoin de ces détails, de ces ragots, de cette presse "people" à sensation  ?
L'information ne suffit elle pas en tant que telle ? A quoi jouent les services d'informations ? A quoi jouent les spectateurs/voyeurs ? 
Quelle image cela renvoie-t-il de nous ? Que devient notre libre arbitre ?

De quoi avons nous réellement besoin d'être informé ? 


 Bienvenue dans le monde du narcissisme et du nombrilisme:  

Qu'y-a-il de si extraordinaire dans la vie des "célébrités" ?
A quoi servent ces étalages de vie de "people" du sport, de la télévision, du cinéma, de la chanson, de la politique, de la télé-réalité ? 
Avez vous remarqué que ce sont souvent les mêmes qui reviennent sur le devant de la scène ?
 Est-il possible de passer une année sans que l'on nous abreuve d'émissions sur Edith Piaf, Jacques Brel, Charles Aznavour, Johnny Halliday comme s'ils étaient des incontournables de la culture française. 
De nombreux artistes semblent toujours avoir besoin de se référer à ces icônes adulées, comme les comédiens avaient besoin de se référer à Guitry ou Jouvet pour valider le fait d'appartenir à la tribu des "saltimbanques" ! 
Comparés à tous les talents qui nous entourent, ces dinosaures n'ont rien d'extraordinaire, tant au niveau de la voix que des textes.
Nous allons jusqu'à verser des subventions importantes destinées à promouvoir la création artistique et le développement de jeunes talents aux dinosaures, parce qu'il ont des cabinets d'affaires très magouilleurs (J. Halliday, E.Mitchell, Ch.Aznavour, Zazie) alors qu'ils gagnent des fortunes et s'expatrient pour éviter de payer des impôts.
http://www.lepoint.fr/culture/johnny-hallyday-charles-aznavour-zazie-le-scandale-des-subventions-21-07-2016-2056041_3.php
Il y a un tas de gens qui avaient et ont autant si ce n'est plus de talent qu'eux en France. Qui entretient le mythe et pourquoi ?
 Qu'avons nous à faire des déboires conjugaux de Karine Le Marchand et de Lilian Thuram ? Qu'avons nous à faire de la vie libidinale de  de Ribery et Zahia Dubar, de la sextape de Valbuena, des dérapages de Benzema, qu'avons nous à faire des frasques de Nabila, des délires oenologiques de Depardieu ?
Qui diffuse ces informations et pourquoi ? Qu'est-il intéressant de savoir ? Pourquoi avez vous besoin de le savoir ?
 A quoi sert de savoir avec qui et comment vivent les "stars" ? Combien de fois ils ont divorcé ? S'ils(elles) sont hétéro ou homo ? Qu'est ce que cela va changer dans notre vie ? Qu'est ce que cela nous apporte de le savoir ?
 A quoi correspond ce besoin d'étaler sa vie privée, ses relations amoureuses,sa sexualité ? Quel respect ont ces people à l'égard de leur compagnon, de leur compagne, d'eux-mêmes ?  Narcissisme, exhibitionnisme ? 
Qu'avons nous à faire des photos de K. Le Marchand (encore elle) prises au lit par Joe Star ? A-t-il voulu prouver qu'une femme comme elle pouvait avoir envie de passer la nuit avec un mec comme lui ? 
Qu'y a-t-il derrière ce besoin qu'ont certaines stars de raconter leur vie sexuelle, sentimentale, à la télévision ou à la radio, ou d'écrire des livres sur le sujet ? 
Impression qu'elles désacralisent leur vie, leur couple. C'est un manque de respect pour elles-mêmes et leurs partenaires. L'intimité n'a plus de sens si elle est galvaudée.
J'observe que les personnalités les plus célèbres n'ont pas besoin de ces artifices. Il y a de nombreux artistes (acteurs, actrices, chanteurs, chanteuses, auteurs, réalisateurs et autres) dont on ne sait rien de la vie privée, ils-elles ne passent pas leur temps à s'étaler dans les médias. Observez la différence !
 A quoi correspond ce besoin d'attirer l'attention des "photographes" au festival de Cannes ? Combien de femmes ont besoin de porter des vêtements dévoilant tout ou une partie de leur anatomie, parfois même leur zone pubienne et de poser longuement lorsqu'elles foulent le tapis rouge ? En quoi, le fait de voir le pubis épilé ou l'absence de sous vêtements de Bella Hadid, les seins d'Emily Ratajkowski de Heidi Lushtaku ou de Sophie Marceau nous intéresse ? 
Qu'est ce qui est le plus important au festival de Cannes: les films présentés ou les "wardrobe malfonctions" involontaires ou préméditées, des "people", quand il ne s'agit pas d'ex-stars rencardées qui tentent de faire un come back ? Quand on est riches, célèbres, belles, reconnues et adulées, pourquoi avoir besoin de se "dévoiler" et d'attirer encore les regards à ce point ? A quoi correspond ce besoin de partager avec des millions de personnes une partie de son intimité ?

Posez vous les trois questions du Tamis de Socrate : est ce vrai ? est ce bon pour moi ? est ce utile ? 
      Si au moins un tamis est négatif, laissez tomber

 Exhibitionnisme et information nauséabonde...
 Quelles valeurs prône-t-on lorsqu'une femme de chambre, qui a fait la "une" pendant près d'un an dans tous les médias, en se plaignant d'avoir été violentée sexuellement par un homme politique(DSK), retire sa plainte moyennant une importante somme d'argent qu'elle fixe elle même ? Si elle retire la plainte moyennant finance, il s'agit d'une négociation. Comment un viol peut-il donner lieu à négociation ? Est-ce du viol ou une relation sexuelle tarifée ? Indécence.
 Quelle image de la femme et quelles valeurs prône-t-on lorsque la majorité des émissions de divertissements affichent des femmes plus souvent dévêtues, en leur donnant des rôles de potiches "nunuches" qui meublent le décor pour le plus grand plaisir des mâles.
 Quel tapage médiatique fait-on autour de footballeurs ou des mannequins et à quel titre ? 
Il est choquant, révoltant, de voir l'idolâtrie entretenue par les médias à propos de certains sportifs (footballeurs, tennismen)  avec les salaires scandaleux que touchent les footballeurs, les clubs et les dirigeants alors que la plupart ne savent que taper dans un ballon, en comparaison aux sommes allouées à la recherche et aux chercheurs. Il est écoeurant de voir comment tous les médias ont sanctifié Neymar, son coût, son salaire, alors qu'il n'est qu'un tapeur de ballon analphabète, pendant que des chercheurs qui travaillent dans le domaine de la santé, de l'écologie, du bien être humain touchent des salaires minables, disposent de moyens ridicules. Indécence.
Lorsque certain(e)s "people" ont (ou adoptent) un enfant ou le perdent, ont un cancer ( Halliday, Tapie etc...), un accident de voiture, de ski, ou d'escalier, nous avons droit à des comptes rendus, des reportages, des interviews, des rediffusions, des publications sur les épreuves que traversent ces personnes. Etre informé ne suffit-il pas ?
Ils vont jusqu'à donner des interviews, écrire des livres sur leur enfance malheureuse, leur longue maladie, leurs déboires sentimentaux, la joie que leur procure leur enfant, la peine de la perte d'un être cher, leur coming out, ce qui laisse supposer que même sur ça ils ont besoin de s'exhiber et de faire de l'argent, dont les médias profitent au passage. 
C'est pourtant le même parcours que de millions d'anonymes qui souffrent et résistent à leur maladie ou leurs difficultés en silence, parfois dans la solitude, souvent avec le soutien de leur famille. (en général avec beaucoup moins de moyens financiers). Indécence.
 Si DSK n'a pas forcément choisi que l'on étale ses histoires, d'autres font régulièrement la couverture des programmes de télévision comme Céline Dion, Ingrid Chauvin, Renaud Séchan, Elodie Gossuin, Bernard Tapie. La famille Hallyday (Johnny et Laeticia, pas les enfants) n'a de cesse que de s'exhiber devant les médias (qu'ils choisissent et font payer très cher),e mme la maladie, le décès, les funérailles  deviennent un  show avec la complicité de l'état. Après les funérailles, la veuve et les médias n'ont de cesse que d'entretenir le show avec les problèmes d'héritage, d'exhumation et maintenant la nouvelle vie amoureuse de la veuve. Ce couple et les autres se répandent en permanence sur tout ce qui leur arrive, nous inondant de leur incontinence ou de leur exhibitionnisme médiatique. 
Séchan qui a l'habitude de "cracher dans la soupe" critique les médias auxquels il ne cesse de livrer ses états d'âmes, en se défendant de vouloir faire parler de lui ! Directement ou par personnes interposées (frère, ex-conjointes etc...) il passe son temps à "pleurnicher" devant les caméras pour évoquer ses récidivantes descentes aux enfers, ses humeurs politiques et ses retours éphémères, tout en cirant les santiags de fans qui s'apitoient. Indécence.
 A quoi correspond la tendance actuelle, initiée aux Etats Unis, de dénoncer une agression sexuelle (me too) dont on aurait été victime une femme dans le milieu du show bizz. En France "balance ton porc" n'a déjà plus la même consonance.Tout à coup 10 ans, 20 ans après, des femmes se plaignent d'avoir été agressées sexuellement. 
C'est important qu'elles le fassent dans les cas avérés, cela concerne en premier lieu la justice. Les médias transforment cela en show avec parfois des interviews et des reportages qui pourraient aller jusqu'à discréditer la plainte, lorsqu'on découvre les propos tenus par les plaignantes. Comme pour Solveig Hallouin : "il m'envoyait des textos salaces, il m'a invitée au restaurant, je l'ai suivi dans sa chambre d'hôtel, il m' a demandé de me déshabiller, après il m'a agressée sexuellement". Pourquoi l'a-t-elle suivi ? Pourquoi s'est elle déshabillée ?
https://www.huffingtonpost.fr/2018/04/18/affaire-philippe-caubere-la-plaignante-qui-accuse-philippe-caubere-de-viol-temoigne-de-lemprise-quavait-le-comedien-sur-elle-video-exclusive_a_23410576/
 Il est de plus en plus courant que des acteurs, des chanteurs, des sportifs, des animateurs de télévision parce qu'ils sont devenus "célèbres", soient sollicités pour donner leur avis sur des événements politiques, sur qui il faut voter ou ne pas voter, sur des faits de sociétés, sur des modes de vie, sur l'injustice, la discrimination, les guerres. Certains se permettant d'invectiver ceux qui ne votent pas comme eux sous prétexte qu'on leur donne la parole ! ( Bedos, Noah, Séchan etc...) Indécence.
C'est d'autant plus dérangeant que la plupart d'entre eux(elles) ont des vies "décalées" par rapport aux propos qu'ils affichent.
Combien de "people", d'hommes politiques, donnent des leçons de vie, de conduite, de justice, de solidarité, alors qu'ils dépensent l'équivalent d'un salaire mensuel moyen chaque semaine en boissons alcoolisées, en produits stupéfiants, en jeux d'argent, en femmes,  en placements immobiliers, en fringues, en voitures, en cigares, pour tenter de trouver du sens à leur propre vie, quand ils ne finissent pas par avouer qu'ils sont ruinés faute d'avoir su gérer leur compte en banque. Où est la cohérence ?  
Les grandes tirades de gens comme Léo Ferré (domicilié ailleurs et décédé), Renaud Séchan(partiellement domicilié à Londres), Yannick Noah (domicilié ailleurs), Bruel, Bedos, Daniel Hamidou (D. Boon, domicilié ailleurs) J.J Goldman(domicilié ailleurs) et autres saltimbanques qui aiment actionner les leviers de la culpabilité et de la générosité ne m'impressionnent plus. 
Il est révoltant de s'entendre donner, par medias interposés, des leçons de morale, de solidarité, d'austérité, par des hommes politiques dont les proches, quand ce n'est pas eux mêmes, sont une imposture à la justice sociale et à l'honnêteté. Ils nous imposent une austérité alors que leur fortune est parfois une insulte au peuple. 
Combien de Français vivant en dessous du seuil de pauvreté, combien d'enfants des "pays du Sud" pourrait-on aider avec ce que dépense au casino et en transactions douteuses Tomas Fabius, fils de Laurent Fabius ? Combien de repas pourrait-on servir au resto du coeur avec les loyers du Palais de l'Alma pour la maîtresse de Mitterand et sa fille Mazarine payés part les contribuables, avec le petit magot (africain) de Jean Christophe Mitterand, avec les magouilles de Vincent Bolloré, ou celles de Patrick Balkany, avec les 410 000 euros du site web de Carla Bruni-Sarkozy, payés par les contribuables, avec les costumes de luxe et les salaires fictifs phénoménaux versés à la femme et à la fille de 16 ans de François Fillon, avec le coiffeur à 9000 euros mensuels de Hollande, avec les 12 000 euros de cigares de Christian Blanc passés en dépenses de fonction, alors secrétaire d'état de Fillon, avec le voyage expendieux à Las Vegas de Macron, la vaisselle "présidentielle" à 50 000 euros, les 34 000 euros de piscine au fort de Brégançon, les 3600 euros du manteau de Brigitte Macron, avec les fraudes fiscales et les malversations de nombreux politiciens (Cahuzac et compagnie), avec les parachutes dorés de certains leaders économiques qui imposent leurs lois au monde ? Indécence.
Lorsqu'on découvre le budget alloué aux "premières dames", il serait temps d'élire un chef d'état célibataire, ou gay.
http://www.observatoiredesgaspillages.com/2013/07/combien-a-coute-le-site-internet-de-carla-bruni-aux-contribuables/
https://www.ladepeche.fr/article/2018/07/26/2842076-brigitte-macron-cour-comptes-revele-budget-alloue-premiere-dame.html
http://www.lepoint.fr/politique/l-appartement-a-sept-millions-d-euros-de-thomas-fabius-30-04-2013-1661405_20.php
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/10/29/01016-20151029ARTFIG00233-thomas-fabius-cible-par-un-mandat-d-arret-aux-etats-unis.php
https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_des_ventes_d%27armes_ à_l%27Angola
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/11/07/jean-christophe-mitterrand-ne-fera-pas-appel-de-sa-condamnation-dans-le-dossier-de-l-angolagate_1263968_3224.html 
https://www.lindependant.fr/2017/01/25/mme-fillon-a-touche-500-000-euros-sur-les-caisses-parlementaires-des-salaires-fictifs-selon-le-canard-enchaine,2287876.php
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-politique/les-enfants-fillon-ont-reverse-a-leurs-parents-une-partie-des-salaires-d-assistants-14-03-2017-6760722.php
http://www.lemonde.fr/politique/article/2016/07/12/le-coiffeur-de-francois-hollande-paye-9-895-euros-brut-par-mois-depuis-2012_4968564_823448.html
http://www.challenges.fr/economie/20150126.CHA2535/nouveaux-soupcons-de-fraude-fiscale-contre-jerome-cahuzac.html

Heureusement qu'il y a des médias d'investigation comme Mediapart et le Canard Enchainé pour pointer les dérives de ceux qui nous dirigent. Bien qu'en réalité ces informations n'aboutissent pas à davantage de justice sociale.
 Combien d'acteurs, d'animateurs de télévision, de sportifs, d'hommes politiques sont domiciliés à l'étranger (ou les sociétés de production qui les emploient, dont beaucoup sont des sociétés écran, dont ils sont actionnaires majoritaires) combien pratiquent l'évasion fiscale afin d'échapper à la redistribution solidaire, au partage des richesses, ce qui ne les empêchent pas d'utiliser les médias pour nous "bassiner" d'allégations sur la solidarité, sur la générosité, sur le partage, sur la justice sociale, quand ils ne participent pas directement à des shows d'appel à la générosité  ou de propagande électorale ! Indécence.
 http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20121210.OBS2048/exiles-fiscaux-les-stars-qui-s-en-vont-celles-qui-restent.html
Et en plus on les paie pour qu'ils nous fassent la morale, pour qu'ils nous racontent leur vie, et nous parlent de la misère humaine ! 
"Chanteurs, acteurs, sportifs bredouillent à longueur d’antenne, dans un vocabulaire approximatif, des idées reçues. Des guerres rayent de la carte des populations entières dans des pays peu connus. Mais les Français apprennent, grâce à la télévision, qu’un scout a eu une crise d’asthme ou qu'un footballeur a une infection urinaire." 7 

Je ne suis pas en train de dire qu'il ne faut pas que ces personnes s'expriment, je demande pourquoi nous accordons plus d'importance à leur avis ou à leur vie qu'à ceux et celles des citoyens lambda. 

Aurions nous tendance à vivre par procuration, pire, par injonction voire par soumission ?

Pourquoi le décès, le cancer, le divorce, l'anatomie, l'addiction, l'avis d'une célébrité auraient plus d'importance que ceux de n'importe quel citoyen ?


 Tendance à la Sinistrose : 
Chaque matin votre radio réveil, votre transistor, la radio de votre voiture, ou votre écran plat, vous bombarde d'informations négatives, entre la joggeuse violée et dépecée par un serial killer qui sortira de prison au bout de 8 ans au nom de la réhabilitation, le gosse de huit an qui a tiré sur sa mère, l'attentat terroriste qui plonge une métropole dans l'effroi, pendant qu'on passe des jours à nous bassiner sur la personnalité du kamikaze, ses origines, son mode opératoire, l'infidélité ou la fraude fiscale (ce qui revient un peu au même) d'un homme politique dont on parlera pendant des mois, le tremblement de terre du nord de la Turquie qui a fait des centaines de morts, la crise financière qui nous ronge et entraine d'innombrables fermetures d'entreprises dont la majorité délocalisent pour le plaisir de leurs actionnaires, le policier qui vient d'être abattu à la Kalachnikov par des voyous dont on ne parlera que quelques jours, et le voyou abattu par des policier dont on parlera pendant des semaines, alors que les banlieues s'enflamment, parce que dans ce sens là ça fait plus d'audience que dans l'autre sens, les dernières statistiques des accidents de la route qui montrent que les incivilités n'ont pas fini de grimper, le temps qui est anormalement doux ou anormalement froid, avec ses conséquences sur le tourisme, l'agriculture, votre journée commence bien. 
Vous avez beau changer de station ou de chaine, les messages sont les mêmes partout, sauf sur Melody Vintage qui n'émet qu'en DAB. 
Fini le temps de Radio Caroline où le président Rosco ne nous parlait que de musique, sans quota ! (en France les stations de radios doivent diffuser un minimum de 40% de titres français impérativement dans les créneaux horaires de grande écoute, c'est le principe de diversité avec hégémonie de la culture française)
Arrivé au travail, vos collègues vous donnent leurs impressions sur les actualités du jour et vous en rajoute quelques unes au cas où vous n'auriez pas tout entendu.
Le soir, le journal de 20 heures reprend tout ce que vous avez déjà entendu à grands renfort d'images, avec en plus le décès de M.... grand acteur connu, les dernières inondations meurtrières du sud ouest, le décompte des morts en Syrie, le cancer de votre chanteur préféré, pendant que la résolution de la crise s'enlise, que vos petites économies partent en fumée, que vos dirigeants réduisent votre pouvoir d'achat, mais pas le leur ....
Entre 21h et 23h30 s'enchainent les émissions-débats où l'on revient en long et en large sur toutes ces informations catastrophiques, avec multe commentaires d'experts qui ne font que confirmer ce que tout le monde sait ou imagine, ajoutant leur pessimisme, ô combien éclairé, à la situation, ça leur fait tellement plaisir de croire qu'ils sont indispensables pour expliquer les choses.
A moins que vous ne regardiez une des trois séries policières hebdomadaires, infestées de meurtres et d'images de plus en plus explicites, ou polluées d'extraterrestres plus horribles et sanguinaires les uns que les autres. Heureusement qu'il y a la CIA et le FBI et la peur de la fin du monde pour alimenter la créativité des scénaristes. 
Finalement vous vous couchez complètement irradié de messages morbides, anxiogènes, sinistres, négatifs, pessimistes, affolants, avec un taux d'adrénaline particulièrement élevé.
Le lendemain matin cela recommence.....comme une roue sans fin...votre radio réveil remet ça....
Nous sommes noyés dans un bruit médiatique négatif permanent. 
C'est d'ailleurs ce qu'avance Sham Achor : "Ainsi , un tremblement de terre en Birmanie est tragique, mais échappe complètement à notre contrôle. Par conséquent, sauf à projeter quelque chose pour secourir les victimes, passer la journée à suivre l'évolution de la situation ne sert qu'à vous entourer de bruits. Si en revanche, vous souhaitez envoyer de l'aide, prier pour les sinistrés, ou faire voeu de vivre d'une manière plus signifiante et résolue, alors cet événement aura été un signal utile". Choisir l'Optimisme (Belfont 2015)
Rappelez vous le Tamis de Socrate : " Toute information qui vous distrait, vous déprime, sans vraiment vous inciter à changer vos habitudes, ou à réagir concrètement, est un bruit qui vous pollue" . Sophie Lacoste - Rebelle Santé - Novembre 2016.
Alors on nous dit que les Français sont pessimistes, dépressifs, agressifs, grands consommateurs d'anxiolytiques ...mais comment ne pas l'être entre toutes ces informations négatives, ces émissions désespérantes, ces séries américaines bourrées d'images macabres, ces films de violences urbaines, ces jeux video ultra-guerriers, cette impression d'être manipulé avec l'impression de ne rien pouvoir faire ?
 Des exemples parmi d'autres: 
le mardi 02 février 2016 à 10h22, j'ouvre la page d'accueil de mon ordinateur sur laquelle apparaissent systématiquement les informations "importantes" du début de matinée, dans l'ordre d'apparition: double infanticide dans le Nord de la France, en Lorraine rixe sanglante lors d'un mariage arrangé entre deux familles Turques un mort et deux blessés, Saône et Loire deux sexagénaires se noient dans leur voiture, Isère un mort et deux blessés graves lors dans un accident de piste skiable lors d'une soirée arrosée, Mexique 11 morts dans une fusillade lors d'une fête anniversaire, Moscou 11 morts et peut être plus dans l'incendie d'une usine, Inde 13 étudiants et peut être plus se noient en allant se baigner dans la mer....Najat Vallaud-Belkacem se fait lapider par "la critique" pour n'avoir pas su quoi répondre à un musulman radical (Idriss Sihamedi) invité par la télévision à venir "vomir" ses propos insupportables.
le Lundi 01 Janvier 2018 à 10h00 alors que nous sommes sensés nous souhaiter une bonne année, ma page d'accueil, et les infos télé affichent : Marseille fusillade à la kalachnikov, Costa Rica 12 morts dans un crash aérien, Iran 10 morts dans une manifestation contre le régime Rohani, Champigny 2 policiers tabassés par des psychopathes, Etats Unis 1 policier tué et 6 blessés dans une fusillade dans une banlieue, tempête Carmen un mort et 40 départements en vigilance orange, Ile-de-France record de voitures brulées pendant le Réveillon, Kim Jong envisage de produire des ogives nucléaires en masse, et promet une "raclée" aux USA, République du Congo 8 morts dans la répression d'une manifestation, Strasbourg 20 blessés dont 3 graves à cause des pétards la nuit du réveillon, Londres quatre meurtres au couteau contre des jeunes gens en pleine ville, Remouillé, un homme poignarde ses parents la nuit du Réveillon, et enfin c'est le premier réveillon sans Johnny pour Laetitia Hallyday. 
A croire que des "journalistes" sont payés pour rechercher tout ce qui est moche, horrible, barbare le premier jour de l'année. Aucune nouvelle de paix, de bonheur, de joie. Aucune image rassurante, réconfortante. 
Que de la merde.....mais bonne année quand même.... 
Toutes ces informations feront l'objet de flash sur les radios, seront reprises dans tous les "journaux télévisés" de la journée, ce à quoi s'ajoureront les autres horreurs des 6 prochaines heures. Informations vous dites ou intoxication et lavage de cerveau !
La manifestation en Iran aurait pu être traitée comme un espoir de démocratie dans un pays soumis à la tyrannie d'une religion, les blessés par pétards et feux d'artifice auraient pu être traités en message de prévention, la pseudo solitude de la famille Hallyday aurait pu être remplacée par des soirées de solidarité organisées par des bénévoles ou des voisins pour que des gens se sentent moins seuls, les morts du crash aérien aurait pu être remplacé par le nombre d'avions qui ont décollés dans la nuit du nouvel an et qui grâce aux fuseaux horaires ont fêté plusieurs fois le nouvel an sur le même vol etc...
Tom Hodgkinson : "Les médias (journaux, télévisions) font tout pour nous abreuver de divertissements et de ragots, et surtout d'histoires qui nourrissent notre besoin d'horreur et de sensationnel (auxquels on nous a habitué en créant une dépendance). Feuilletez le journal que ce soit celui du jour ou de la semaine, vous trouverez des histoires négatives et désastreuses, neuf fois sur dix. Tous les bulletins d'informations à la radio ou à la télévision, les journaux et nos conversations quotidiennes délivrent le même message : il serait temps de s'inquiéter : le monde est dangereux, rempli de terroristes, de meurtriers, de cambrioleurs, de crapules et de catastrophes naturelles. Restez chez vous, et regardez la télé ! Faites vos courses sur Internet !
Les anxieux font de bons consommateurs et de bons travailleurs (pour la croissance). C'est pourquoi les gouvernements et le monde des affaires aiment le terrorisme (surtout la publicité qu'on en fait) c'est bon pour le business. L'anxiété nous pousse sous l'édredon confortable de nos achats et nous incite à consommer une nourriture bas de gamme. Ainsi le système distille délibérément de l'anxiété tout en promettant en même temps de nous en débarrasser". L'art d'être libre - LIL édition -2017
Gisbert Bölling  dit encore : "Neuf fois sur dix, les informations sélectionnées sont de mauvaises nouvelles. On n’apprend jamais que 999 avions ont atterri sans problème : non, c’est le crash du millième qui fait les cinq colonnes à la une".
Heureusement qu'il y a Thalassa ou Faut pas rêver une fois par semaine ! Mais pour combien de temps, ce genre d'émissions étant jugé obsolète par la nouvelle génération de dirigeant(e)s,, en crise de jeunisme, du PAF  ?
Finalement vous vous couchez complètement irradié de messages morbides, anxiogènes, sinistres, négatifs, pessimistes, affolants, avec un taux d'adrénaline particulièrement élevé.
Le lendemain matin cela recommence.....comme une roue sans fin...votre radio réveil remet ça....
Plus pervers encore: les mauvaises nouvelles, on vous les rabâche, jour après jour, avec plus de détails, jusqu'à ce que vous finissez par attendre les prochains épisodes comme un feuilleton, pour savoir ce qui va encore s'ajouter...(le feuilleton DSK, l'enlèvement du petit X...l'arrestation du Colonel...les nouveaux chiffres de la catastrophe de ...l'attentat de ...les rebondissements des arrestations de djihadistes) Et alors ? et alors.....
Alors on nous dit que les Français sont pessimistes, dépressifs, agressifs, grands consommateurs d'anxiolitiques ...mais comment ne pas l'être entre toutes ces informations négatives, ces émissions désespérantes, ces séries américaines bourrées d'images macabres, ces films de violences urbaines, ces jeux video ultra-guerriers ? 
F. Lenoir écrit : " Aujourd'hui, par Internet et médias interposés, le monde que nous voyons est celui de la planète entière.
Et de ce monde ne nous parviennent que les échos négatifs puisque, comme on sait, les médias parlent essentiellement de ce qui va mal(c'est leur  fond de commerce) : des assassinats et des actes de barbarie, des tsunamis et des incendies, des pays en proie à de graves troubles économiques et sociaux, des guerres, etc. 
Pourtant, des milliards d'individus passent des journées heureuses et nous n'en saurons Jamais rien. Des centaines de millions d'avions, de bateaux, de trains, de voitures arrivent chaque jour sans encombre à destination, mais nous ne connaissons que les accidents. 
De même les usines en déroute, les forets qui brûlent, les épidémies qui fauchent des milliers de vies. Cette vision déformée de la réalité nous procure le sentiment que tout, absolument tout, va de mal en pis, que notre Terre est en permanence au bord du chaos.
Ce sentiment est exacerbé par le fait que nous sommes réduits au rang de simples spectateurs du monde : nous ne sommes plus acteurs comme hier dans le village, quand nous pouvions intervenir dans les disputes, donner un coup de main au voisin pour sauver ses récoltes, courir avec des seaux d'eau pour éteindre l'incendie d'une grange. 
Mais que faire face aux guerres civiles en Afrique, aux tremblements de terre dévastateurs en Chine, aux actes de terrorisme perpétrés aux quatre coins du monde ? Nous y assistons par écrans interposés. Nous voyons les forces occultes de la finance se livrer des combats titanesques, des Etats sombrer dans la faillite, des cyclones emporter des dizaines de milliers de vies en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire. Nous en arrivons à la conviction que ce monde-là est désormais inmaîtrisable, qu'il nous échappe totalement, que nous ne pouvons plus rien faire a titre individuel. 
D'où le sentiment d'impuissance et parfois le désespoir qui nous étreignent face à cette scène du monde dont nous ne voyons que la face ensanglantée, meurtrie, grimaçante et dangereuse.
Nombreux sont ceux qui, spectateurs indifférents, réagissent avec cynisme, fermant les yeux, se bouchant les oreilles, choisissant de vivre dans leur bulle. D'autres aimeraient agir, mais l'ampleur de la tache les inhibe. Ils pourraient se mobiliser, mais ils se laissent gagner par le découragement, baissent les bras et optent pour la passivité. 
Ce découragement, cet abattement, ce désespoir sont un mal pernicieux, non seulement parce qu'il perturbe psychologiquement beaucoup d'individus, mais aussi parce qu'il les empêche de se mobiliser, de se mettre en marche pour changer le cours négatif des choses.
Il existe des antidotes au poison du découragement et de la passivité qu'il entraine. 
Il convient d'abord d'avoir à l'esprit que le monde que nous voyons à travers les médias n'est pas le monde réel, mais un spectacle du monde, quotidiennement mis en scène par les médias selon une partition limitée à la litanie des mauvaises nouvelles. 
A moins de vivre dans les pires ghettos de misère et de non-droit (ce qui malheureusement concerne encore une trop forte minorité de la population), on peut voir autour de soi que la violence n'est pas omniprésente, qu'il existe plein de gens heureux, positifs, que l'amour, la famille, l'amitié sont des valeurs encore puissantes, que la solidarité s'exprime de mille et une manières. 
A force de ne regarder que des informations déprimantes à la télévision ou sur le Net, on finit en effet par être déprimé. 
Sans ignorer les mauvaises nouvelles, regardons aussi et plus encore des programmes positifs, constatons autour de nous que nombre de gens, même places dans des situations parfois difficiles, manifestent de grandes qualités de coeur et restent attaches à des valeurs fondamentales comme le respect, la justice, le partage." 3

 Bien entendu, chacun est libre de regarder la télévision et les programmes de son choix. Personne ne nous oblige à ouvrir notre poste. 
Je ne suis pas convaincu que tous ceux qui la regardent soient conscients de ce qui se cache derrière leur écran et de la façon dont ils sont manipulés. (je pense ici aux enfants, aux jeunes qui ne sont pas encore aguerris, aux adultes qui ne disposent pas de suffisamment d'informations pour discerner, à tous ceux qui sont trop déprimés/fatigués pour faire des choix conscients et qui se contentent de s'asseoir devant cette soit-disant fenêtre sur le monde.)
Bien entendu chacun est libre de ses laisser manipuler (si c'est un choix)...jusqu'à ce que l'on s'aperçoive que cette liberté et cette manipulation oeuvrent à un profond changement de la société pouvant aller jusqu'à une modification des bases et des valeurs qui fondent la vie sociale...
S'agit-il encore de démocratie, de libre-arbitre, de vivre ensemble ? On peut d'autant plus se poser la question que la majorité des médias écrits et télévisuels appartiennent à des groupes financiers qui participent à l'oligarchie et la ploutocratie actuelle.
Pierre Jourde écrit que "si nous éteignions nos télés, ces machines à abrutir, capables de détruire une société en distillant laideur, agressivité, vulgarité et inculture, voilà ce à quoi nous échapperions".

En 1999 Catherine Trautmann (PS), ministre de la culture et de la communication demande à un chercheur du CNRS- Jean Marie Charon de faire une recherche et d'établir un rapport sur la déontologie de l'information. Ce rapport fait ressortir sept types de reproches récurrents fait à la presse écrite et télévisuelle 11: 
1 atteinte à la vie privée
2 atteinte à la présomption d'innocence
3 publication d'inexactitudes ou d'approximations, manque de fiabilité, de sérieux , de compétence, pouvant constituer une faute grave puisque l'information représente pour un large public l'accès à la connaissance
4 l'exposition du public à la violence, principalement par l'image, perçue comme une agression grave, inutile, soupçonnée d'inspirer des actes de délinquance
5 le fait de privilégier le spectaculaire au détriment d'une hiérarchisation de l'information
6 L'inconscience ou l'insouciance à l'égard des informations délivrées au public ou de leur mode de présentation, 
7 le refus de discuter, de se remettre en question, de se soumettre à la critique de la société, ce qui est perçu comme injustice et arrogance.
Ce rapport était assorti de recommandations pour faire évoluer la situation. Sans suite !
15 ans après, le CSA timide, et l'Observatoires de la Déontologie de l'Information(http://www.odi.media) davantage attachés à la liberté de la presse qu'à la liberté des citoyens, constatent que rien n'a changé, au contraire. Les grands groupes et les lobbies qui dirigent le monde de l'information et du divertissement sont plus que jamais dans une spirale de croissance économique à tout prix, quitte à créer leur propre règles, au dessus ou en dehors des valeurs qui fondent une société démocratique.

"Présentée comme service, la télévision est en réalité un moyen pour nous effrayer, nous détourner de nous-mêmes avec du divertissement, pour nous vendre des produits dont nous n'avons pas besoin et nous faire croire que l'argent est une sorte de religion.
Regarder la télévision peut nous donner l'impression d'être inutiles ou idiots: nous regardons des spécialistes(experts) expliquer tout plutôt que de chercher à comprendre nous-mêmes." Tom Hodgkinson- L'art d'être libre dans un monde absurde- Les liens qui libèrent -2017

Quand y aura-t-il une prise de conscience collective du rôle des médias, de leur influence sur l'évolution de la société ?
Quand y aura-t-il un référendum sur les programmes et la hiérarchisation des informations ?


A quoi et à qui donnons nous notre temps et notre redevance ? 

  Les médias au service de l'infantilisation et de la culpabilité: la "proximité" et la "solidarité" aux hormones
Lorsque la confusion s'installe entre les professions d'animateurs, de présentateurs, de journalistes
 Certains animateurs emploient des tons de voix, des expressions verbales, des images qui se veulent familières, parfois infantilisantes ("ça va les enfants") quand ils ne passent pas leur temps à flatter le public ("vous êtes un public extraordinaire, sans vous....qu'est ce qu'on est bien ensemble" etc...") afin de vous faire croire qu'ils sont chez vous, avec vous, proches de vous. (P.Sébastien)
Cela met en confiance et fait baisser les barrières de défenses. Vous finissez par les inscrire mentalement comme faisant partie de votre vie, de votre famille, de votre culture. Vous les trouvez sympathiques parce qu'ils vous flattent ! Ou à l'inverse ils vous agacent.
En même temps qu'une part d'audience, ils occupent une part de votre vie, et de votre cerveau. 
C'est un métier, avec des techniques précises de manipulation (démagogie oblige), pour capter (capturer) un public, des parts d'audience, des comportements attendus, finalement de l'argent. Leurs salaires mirobolants en témoignent. Certains allant jusqu'à profiter de leur part d'audience pour placer leur dernier disque ou leur dernier bouquin. 
Est-ce un hasard si la majorité des animateurs de télévision sont en même temps producteurs de leurs émissions quand ils ne sont pas actionnaires majoritaires de la société qui les produit, société qui se trouve souvent à l'étranger !
 Avez vous remarqué que ce que vous prenez pour de la solidarité ou de la générosité n'est que du marketing et de la manipulation ?
Qu'a-t-on fait de Noël ? 
Pourquoi les médias transforment-ils cette période en festival de la misère ?
Il est intéressant d'observer que chaque année, à partir de la moitié du mois de novembre, les médias regorgent d'émissions, de reportages pathétiques aux commentaires larmoyants sur la pauvreté, l'exclusion, la solidarité, les migrants , les SDF etc.... 
De la même façon que les ONG, à la même époque, nous envahissent d'affiches exhibant des enfants décharnés, affamés, mutilés.
Comme si tout d'un coup nous devions prendre conscience de la misère du monde. A quoi rime ces coups de projecteurs au moment des fêtes de fin d'année, sachant que les gens sont pauvres, exclus, victimes de la même façon le reste de l'année.
Il s'agit toujours de manipulation médiatique en actionnant le levier de la culpabilité. 
Cette stratégie manipulatrice contribue à transformer ce qui devrait être une fête conviviale et solidaire en culpabilisation devant aboutir à une donation libératoire.  Ceux qui culpabilisent donnent pour avoir bonne conscience, une fois à Noël.
C'est toute l'année que nous devrions prendre conscience et oeuvrer pour l'égalité, l'intégration, et la paix. Les gens n'ont pas faim et ne sont pas exclus qu'à Noël. La justice sociale n'est pas une affaire de calendrier !
Paradoxalement à la même période, les mêmes médias nous abreuvent d'émissions sur les produits et cadeaux de luxe (fierté du savoir faire français ), de reportages sur les grands magasins, "la cuisine des grands chefs " qui préparent des réveillons fastueux à base de produits inabordables pour la majorité d'entre nous, réservés à des personnes fortunées qui, elles, ne culpabilisent pas du tout ! 

Quand le don semble n'être qu'une histoire de pognon !
Tout le monde est mobilisé plusieurs fois par an par les médias et la télévision pour des "grandes causes" telles que le Téléthon , les Restos du Coeur,  Sidaction.
Au delà du fait que la technique d'animation employée vise ouvertement la culpabilisation, la pitié, parfois le misérabilisme "il faut donner, si vous ne donnez pas on ne pourra pas soigner, nourrir, sauver etc..." afin de créer des émotions, de réduire votre libre arbitre et de vous poussez à faire des dons, vos chaines préférées et vos animateurs vedettes affichent soudainement un grand élan de générosité, d'humanité !
Si la générosité consiste à faire payer 30 heures d'émissions plus de 1,8 millions d'euros à l'AFM (en 2008, beaucoup plus encore en 2013) pour les frais techniques, ce n'est pas ce que j'appelle vraiment de la générosité, ni de la solidarité. 
Il semblerait que les animateurs et les artistes travaillent bénévolement (à vérifier !). Pourquoi pas les cameramen, les scripts, etc...
La facture réclamée chaque année à l'AFM ne représenterait que 30% du budget de l'émission. Sachant que les nombreux messages publicitaires diffusés pendant cette émission, et nos redevances obligatoires couvrent une bonne partie des 70% restant, je reste sceptique quant à ce grand élan de solidarité qu'affiche le service public ! 4 
Si on ajoute pour l'AFM un certain nombre de frais d'organisation, de communication, de mailing, des salaires (parfois très élevés pour les dirigeants et la présidence de l'association), on peut observer qu'une bonne partie des dons ne sert qu'au marketing, à la communication et à la gestion, au développement du patrimoine, alors que votre générosité s'adresse d'abord à des personnes handicapées qui vous ont ému(e)s.
Quant aux Restos du Coeur, il semble que les artistes travaillent bénévolement, bien que certains parlent d'hôtels de luxe, de repas gastronomiques, de champagne qui coule à flot. Cherchez qui touche le pactole des frais d'émission, et lisez le livre de Marc Reidiboym. 4
Le départ inattendu de J.J Goldman, co-fondateur, en 2016 fait apparaître un certain nombre de dysfonctionnements, notamment lié à des problèmes d'égo de nombreux artistes qui semblent bien incapables de s'effacer ou d'avoir un peu de pudeur le temps d'un concert pour faire preuve de pure générosité. Quand à lui, son départ pour l'Angleterre semble, comme pour beaucoup d'artistes et de sportifs, davantage relever de l'exode fiscal, bien qu'il s'en défende. Ils viennent nous donner des leçon de générosité, mais ils se barrent quand il s'agit de partager !
Se bouffer entre soi pour défendre la peau de ceux qui n'ont plus à bouffer, ça peut faire mal !  pourrait dire Coluche.
http://www.lefigaro.fr/musique/2016/07/13/03006-20160713ARTFIG00195--enfoires-patricia-kaas-pas-etonnee-du-depart-de-jean-jacques-goldman.php
Faut il rappeler que lors de certaines catastrophes naturelles telles que le Tsunami de 2004, des équipes de télévision ont monopolisé des moyens de communication, des moyens de transport (hélicoptères et véhicules 4x4), pour couvrir l'événement et vous servir des images spectaculaires au moment du repas, au détriment des secours sur place et des populations sinistrées.
C'est vrai que cela a rapporté "gros"à la télévision en parts d'audiences, et aux différentes ONG en parts de "gâteau", générant un cash flow sans précédant ! 
Cela n'a pas empêché les mêmes chaines de télévision d'annoncer 6 mois plus tard que plus de la moitié des dons avaient été placés en banque, par les mêmes ONG, pour faire de la trésorerie, afin de couvrir des frais de siège et d'autres actions éventuelles à venir.
Fin 2005 ces dons n'avaient toujours pas d'affectation. La cour des Comptes s'en inquiète récemment à raison (2009).
Je pensais avoir donné une partie de mes économies à Action Contre La Faim pour venir en aide au Sri Lanka, je m'aperçois que ce don a servi ou servira à tout autre chose 5.  . EXIT Action Contre la Faim !
C'est dire que la sur-médiatisation du tsunami avec ses images spectaculaires, a provoqué un fabuleux élan de générosité de la part de millions de personnes à travers le monde, et que cette générosité induite par les médias et exploitée par les ONG a été détournée au moins pour 50 % vers d'autres objectifs, dont certains ne sont pas encore définis. Je vous invite à regarder les salaires des dirigeants et des cadres ! Vous pensiez aider l'Indonésie, le Sri Lanka, la Thaïlande ? 
Lorsqu'il "n'y a pas de catastrophes, pas de victoires sportives marquantes, pas de faits divers particulièrement croustillants... la chaine de télévision avait jugé le moment idéal pour s'acheter une conscience, ce qui l'amnistiait pour toutes les fois où elle avait choisi de développer à l'extrême un crime bien racoleur. Cette solidarité subite était ainsi régulièrement renouvelée au bénéfice des causes humanitaires les plus diverses. Des enfants affamés aux personnes âgées solitaires, en passant par les animaux abandonnés, tout le monde avait sa chance, au gré des enthousiasmes des reporters, habillement téléguidés par des attachées de presse exercées. Rituellement, le présentateur terminait le reportage en donnant l'adresse où le téléspectateur pouvait adresser son chèque, puis passait au sujet suivant avec la satisfaction de celui qui s'est acquitté de sa bonne action de la semaine".  extrait de "Frontières" de Sylvie Brunel 6

Des questions se posent aujourd'hui :  à quoi la modeste part d'aide qui est parvenue sur place a-t-elle réellement servi ? 
Allez voir au Sri Lanka à qui et à quoi ont servi la majorité des dons....J'y suis allé:  le côté Charity business ne m'émeut plus du tout.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Charity-business

Au Sri Lanka, il m'est arrivé de loger dans le même hôtel qu'une ONG Internationale, en zone de guerre. Chaque équipe de 4 personnes disposait d'un véhicule 4X4 de marque Mercedes ou Toyota. Tous les soirs les équipes faisaient la fête, au point de réquisitionner toute la nourriture disponible de l'hôtel, privant les clients de repas, nous obligeant à aller nous restaurer ailleurs, sachant qu'il y avait peu d'ailleurs du fait de la guerre. 
Observez en Afrique, en Asie, en ex-URSS comment sont utilisés, détournés, les dons par le pouvoir et les dirigeants en place.
 Le charity business fonctionne selon les pires modalités du capitalisme sauvage. Les ONG parlent de parts de marchés, de bailleurs de fonds, d'administrateurs (qui ont tendance à se comporter en actionnaires). Elles tirent profits : 
d'une part de l'exploitation de la mauvaise conscience occidentale, à coup de campagnes de presse préparées avec minutie et de mailings larmoyants édités selon un marketing finement élaboré par des agences conseils et de communication,
d'autre part de l'aspiration de jeunes cadres à se dévouer au profit d'une cause généreuse et à courir le monde en quête d'aventures et d'exotisme. En plus de ceux(celles) qui ont suivi le cursus des écoles spécifiques de logistique humanitaire, de ceux (celles) qui ont suivi des études de médecine ou d'infirmier(ère) s'ajoutent tous ceux et toutes celles qui ont fait des études d'ingénieur, de management, de commerce international, de communication, d'hydrologie etc...en quête d'expérience soit pour éviter l'entropie psychologique, soit pour étayer une carrière, soit par goût du risque ou provocation à l'égard de la vie ou de leur entourage.
Aujourd'hui c'est une profession, avec des diplômes, est ce plus efficace que ce que nous faisons sans diplôme chez mère Térèsa ou dans la reconstruction de villages en Inde ? Les volontaires bardés de titres qui commençaient à arriver, tenaient généralement moins longtemps que nous !
de la tendance de la presse, en général, à faire du scoop pour faire de l'audience (ce qui rapporte de l'argent aux médias et à leur actionnaires) tout en contribuant à tenir la sensibilité du public en éveil, ce qui drainera inévitablement des dons vers les ONG.
Certaines catastrophes naturelles, certains conflits ou massacres sont sur-exploités parce que très rentables (rapportant beaucoup de dons aux ONG) ce qui assure leur survie et des disponibilités pour d'autres chantiers humanitaires moins racoleurs.
Sur le terrain, les dépenses des équipes de volontaires (conditions de vie et moyens matériels) sont comprimées au maximum en vue d'améliorer la marge bénéficiaire de l'organisation. La majorité des volontaires sont à peine rémunérés alors qu'ils font un travail extraordinaire trop souvent occulté par l'image de marque des ONG et de leurs dirigeants, qui eux ont des revenus et des conditions de vie très confortables.
Une grande partie des aides est détournée par l'oligarchie et/ou la guérilla, sur un fond de conflits d'intérêts entre nations occidentales, le tout donnant souvent lieu à des escroqueries, des expéditions punitives, des massacres qui s'ajoutent au conflit d'origine afin de récupérer des parts de gâteau les plus importantes possible.
Cette présentation qui peut sembler excessive est tirée de "Frontières" de Sylvie Brunel 6 - Géographe et enseignante, ex-responsable de Action Contre la Faim qui dénonce sous forme de roman, les abus de nombreuses organisations humanitaires. Ce livre, écrit comme commencent certains films "toute ressemblance avec une situation ou des personnes existantes est purement fortuite", dénonce de façon flagrante ce qui se trame derrière ce qui passe pour être de la générosité, de la solidarité. Pour avoir oeuvré un peu dans l'humanitaire, je ne peux que confirmer avoir assisté à un degré moindre ce dont il est question.

Pour la plupart des "grosses" ONG, tels que Croix Rouge, WWF, Action Contre la Faim, Handicap International, Médecins du Monde, Médecins sans Frontière, et même l'UNicef etc...il est intéressant d'observer que les dons sont en grande partie destinés aux frais de siège : frais de gestions, frais de communication et d'agences conseils, frais de logistique, frais de mailing, acquisition et entretien de patrimoine souvent luxueux, salaires du personnel administratif, salaires exorbitants des cadres et des dirigeants, qui se justifieraient aujourd'hui par un haut niveau d'études: en général, sur 100 euros versés, 70% sont affectés aux frais de fonctionnement, 30 % aux aides sur le terrain. Voir les différentes revues et différents sites qui traitent de la question.
Ces ONG passent entre autres par des sociétés de collecte de fonds du type "ONG Conseil", pratiquant le street fundraising, qui facture au prix fort ses prestations, rendant la collecte de dons stérile pendant un à deux ans d'amortissement de frais engagés.4
Ce sont toutes ces "ONG" qui vous couvrent de cadeaux: étiquettes auto-collantes personnalisées, parures de bureau, agenda simili cuir, cartes postales et de voeux(made in China) pour vous séduire et vous inviter à faire un don, si possible mensualisé. 
Pour vous attendrir, leur documentation vous parle d'un enfant ou d'un élève, en le nommant et en joignant sa photo pour que cela paraisse plus intime, qui grâce à vous va pouvoir reprendre une vie, une scolarité normale. L'adresse fait apparaître le nom de l'ONG. 
En cherchant un peu il s'agit d'une boite postale liée à une société de fundraising. L'exemple le plus trash qui m'a été donné d'observer est Saint Joseph du Dakota, qui n'a pas d'extension en France, mais qui récolte des fonds en France par le biais d'un de ces organismes de collecte de fonds. La presse américaine dénonce l'emploi de noms d'enfants qui n'existent pas, des levées de fonds pour installer le chauffage dans des écoles, alors que l'ONG est multimillionnaire et possède un patrimoine digne d'une entreprise cotée en bourse.
Vous ne vous laisserez plus jamais avoir par ces envois postaux en nombre, ni aborder de la même façon par les démarcheurs de rue et vous ne déposerez plus vos vêtements (en croyant faire un don) dans les bennes ou les sacs prévus à cet effet....
Voir le film sans appel de Sophie Bonnet : Charity Business, vous ne vous laisserez plus piéger par les orphelinats pour touristes en Asie du Sud Est, vous ne vous inscrirez plus à des stages humanitaires onéreux organisés par des mafias, même si vous êtes seuls à avoir de bonnes intentions, vous découvrirez ce que sont devenues les sommes énormes versées pour la catastrophe de Haiti, et comment la majorité des ONG travaillent dans le vide, sans coordination, et finalement pratiquement sans efficacité.
http://www.capatv.com/2013/06/charity-business-un-film-de-sophie-bonnet-le-2406-a-22h25-sur-canal/
Voir Enquête d'action (W9): "démarcheurs, vendeurs, leurs secrets pour vous faire craquer". 
Vous découvrirez comment vos associations humanitaires préférées louent leur nom à des sociétés commerciales comme Veteco ou Ecotextil, qui font fortune en vendant vos vêtements dans des friperies branchées, alors que vous les aviez donnés pour des personnes démunies. 
Quand ce ne sont pas des groupes mafieux de l'Est qui récoltent vos vêtements sous de faux prétextes humanitaires pour les revendre en France ou en ex URSS.
Ce à quoi s'ajoute un certain nombre de malversations, détournements qui se reproduisent ponctuellement dans notre pays et encore beaucoup plus fréquemment et plus massivement en Asie, en Afrique, en Europe de l'Est.
Que ce soit une dirigeante du Secours Populaire, un responsable de l'ARC, des dirigeants et des bénévoles des Resto du Coeur, ce sont des millions d'euros,  des tonnes de vêtements qui ne sont pas attribués aux personnes pour qui vous les aviez destinés.
http://www.ladepeche.fr/article/2005/05/18/376373-secours-populaire-les-dessous-d-une-escroquerie.html
http://www.leparisien.fr/faits-divers/un-million-detourne-au-secours-populaire-01-06-2006-2007034971.php
http://www.leparisien.fr/faits-divers/l-arc-n-a-recupere-que-3-de-l-argent-detourne-28-10-2002-2003523579.php
http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20020308.OBS3813/un-coup-dur-pour-les-restos-du-c-oelig-ur.html
http://www.swissinfo.ch/fre/index.html?cid=2133694
http://www.lavenirdelartois.fr/actualite/Pays_d_Artois/Bruaysis/Haillicourt/2012/03/22/article_les_benevoles_des_restos_du_coeur_ont_il.shtml
Ce à quoi s'ajoute des scandales d'ordre sexuel sur les personnes, les enfants, les femmes des pays "aidés" et entre les humanitaires eux mêmes.
http://www.europe1.fr/emissions/vincent-hervouet-vous-parle-international/le-scandale-oxfam-3574040
https://www.courrierinternational.com/article/royaume-uni-scandales-en-rafale-chez-oxfam
https://www.lesechos.fr/monde/enjeux-internationaux/0301297712486-medecins-sans-frontieres-a-son-tour-confronte-a-des-scandales-sexuels-2153678.php

Mêmes les petites ONG locales ne sont pas toujours épargnées: billets d'avion des président(e)s fondateurs et parfois de leur conjoint, (souvent en classe affaire) réservations d'hôtels de bon standing, locations de voiture, sont parfois prélevés sur les dons. Vous pensiez parrainer un enfant ! Parfois votre parrainage comprend une part du billet d'avion de la présidente, ses frais de logement, de déplacement, de restaurant ! 
Alors que dans les petits ONG et les petites associations les membres et les dirigeants sont censés être bénévoles ! Cela se rencontre beaucoup dans les associations de parrainage d'enfants ou d'orphelinats.
Les gentils membres bénévoles vivent 3 à 6 mois par an dans un pays exotique, à vos frais, pour superviser le travail entrepris auprès des enfants par des bénévoles locaux qui ne bénéficient pas des mêmes conditions de vie ! Ce n'est pas une généralité mais c'est courant.
Avant de faire un parrainage, il m'est arrivé de demander d'avoir accès au rapport financier annuel. Ayant vécu dans cette mouvance, j'ai appris à lire entre les lignes. C'est parfois très surprenant.

 Apprenons à garder le contrôle de nos émotions et à devenir intelligemment généreux. Avec l'intelligence du coeur, nos dons seront certainement mieux ciblés, mieux attribués, ce qui est probablement mieux pour les bénéficiaires.





Finalement je préfère la presse écrite et le journalisme d'investigation : 

J'ai énormément de respect pour les vrais journalistes d'investigation et les grands reporters, quelque soit leur appartenance politique, parce que ce sont souvent eux qui révèlent un certain nombre d'affaires "dissimulées": détournements de fonds publics, abus de biens sociaux, pots de vins, conflits d'intérêts, produits frelatés, médicaments dangereux, malversations, trafics divers, anomalies politiques, famines, guerres, massacres...c'est grâce à eux que la justice se saisit de dossiers que beaucoup auraient aimé garder secrets. Ils sont en quelque sorte une garantie de la citoyenneté.
Avec prudence, je préfère la presse d'information écrite, sous réserve qu'elle soit cohérente, non paradoxale, en évitant les papiers et leurs paparazzi qui affectionnent le voyeurisme (je me fous de savoir qui sont les femmes des footballeurs, le bulletin de santé de Johnny Hallyday, les déboires de people...)
Avec la presse écrite: 
 on choisit la tendances des informations que l'on veut avoir. La presse écrite affiche plus clairement son appartenance.
 on ne lit que les articles qui nous intéressent
 on peut approfondir avec des articles de fond, les experts de la presse papier étant souvent moins narcissiques que les "hâbleurs" de studios. Il est plus difficile de faire du show sur le papier.
 en dehors de ténors qui se sont déjà brûlés aux feux des projecteurs, la majorité des journalistes de la presse papier semblent plus authentiques, beaucoup sont encore des journaliste d'investigation, de terrain, alors que ceux de la télévision sont des journalistes de plateaux. Lorsque ces derniers se déplacent, ils se contentent de poser devant des sites, après avoir glané des informations dans des conférences de presse, n'ayant que rarement étudié le sujet en profondeur. ( ces propos ne concernent pas les grands reporters qui sont à l'opposé de ce que je dénonce: ils ne passent généralement pas leur temps devant les caméras, mais plutôt derrière ! )
 on ne subit pas l'irradiation médiatique à longueur de journée.
A l'exception de Charlie Hebdo8 qui, sous couvert de liberté d'expression, joue en permanence avec une provocation malsaine et irrespectueuse, dont ils n'assument pas les conséquences, la presse écrite parait souvent plus démocratique (il y en a pour toutes les opinions) que la télévision qui est très orientée (pensée unique) et manipulatrice, toutes chaines confondues.
Je comprends ceux qui s'abonnent à des packs privés de culture, de cinema, de sport, ils s'offrent la liberté de choisir. 
Mihaly Csikszentmihalyi écrit dans "Vivre"12 : "dans le but d'éviter l'entropie psychologique (désordre de la conscience anxiété, dépression etc...), nous sommes naturellement enclins à remplir notre esprit de n'importe quelle information disponible. Cela explique en grande partie pourquoi nous consacrons autant de temps à la télévision, en dépit du fait que nous en tirons peu d'agréments. Pendant ce temps on ne pense pas aux autres choses (problèmes personnels, crise sociale, absence de travail ou travail ennuyeux etc...). Le recours incessant à cette stratégie en vue de contrer l'entropie psychique crée une dépendance dont il est difficile de se libérer".
C'est ce qu'ont bien compris Patrick Le Lay, ses successeurs et leurs actionnaires.
Le livre de Mihaly Csikszentmihalyi est un véritable antidote à la télévision.

Je suis entièrement d'accord avec Gisbert Bölling: " Cherchons des sources d’information fiables et honnêtes – il y en a, rassurez vous. 
Il suffit de se rappeler qui des médias n’a pas participé au grand spectacle du H1N1. Osons nager contre le courant quand il le faut, parce que, selon un proverbe chinois, il n’y a que les poissons morts qui ne le font jamais".13

Pour conclure sur une note optimiste, j'emprunte cette sagesse: tant qu'à faire, apprenons à vivre le monde de l'intérieur: ne plus résumer le monde à la vitrine trompeuse de la télévision, vivre de l'intérieur ses drames, ses crises, y jouer un rôle actif en tentant, à la mesure de nos moyens, d'infléchir le cours de l'Histoire au lieu de rester éternellement un spectateur passif, un consom-mateur.

 Pour vous entrainer, visionnez ce petit film sur le site suivant et observez comment le journaliste pose ses questions et oriente les réponses, sous couvert d'une pseudo neutralité "ethnique":  https://www.facebook.com/video/video.php?v=547656458593029


 Sources : 
 1  Les dirigeants français face au changement- Baromètres 2004- Les associés d'EIM- Huitème jour-2004
Dix grands patrons donnent leur point de vue sur la manière dont les entreprises doivent tenir la barre dans ce nouveau contexte de crise.
  2 Télérama  n° 2852 du 09 septembre 2004.
- 3 Frederic Lenoir - La Guérison du monde - Fayard - 2012
 4 Donateurs si vous saviez ... Marc Reidiboym- Editions Bertrand Gobin- Rennes-2009
 5 http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/01/11/01016-20110111ARTFIG00688-tsunami-enquete-sur-l-utilisation-des-dons.php
 5http://www.liberation.fr/terre/010190121-tsunami-un-flot-de-dons-qui-tarde-a-s-ecouler
 6 Sylvie  Brunel - Frontières- Denoël - 2003
 7 Pierre Jourde - le monde diplomatique - aout 2008 -   http://www.monde-diplomatique.fr/2008/08/JOURDE/16204
- 8 Charlie Hebdo:  http://www.metronews.fr/info/votez-charlie-hebdo-est-il-alle-trop-loin-en-caricaturant-le-petit-aylan-kurdi/moio!qUcsSVedbXRg/
http://www.ladepeche.fr/article/2015/09/15/2177521-polemique-charlie-hebdo-choque-en-caricaturant-le-petit-aylan.html
9 Marc de la Ménardière et Nathanaël Coste - le film : Enquete de Sens (2015)
10 http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/004000027/index.shtml
 11 http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/994001381/index.shtml
 12 Mihaly Csikszentmihalyi - Vivre - edit Robert Laffont - 2004
13 Gisbert Bölling - 9 façon de gérer les mauvaises nouvelles - Rebelle Santé n°151- Décembre 2012.
14 Neil Postman  - Se distraire à en mourir - Fayard Pluriel -2010
http://www.acrimed.org/article1743.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_Le_Lay
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Vous aimez la télévision mais la télévision vous aime-t-elle...?