Du Tonkin à la Cochinchine

du 04/03/2014 au 23/03/2014

Jour 1 Départ de France avec changement d'appareil à Singapour. Arrivée Hanoi à 11h30, formalités d'obtention de visas.

Nous avons été mal orientés pour récupérer nos bagages, nous finissons par les trouver abandonnés au milieu d'une autre salle. 

Nous attendons le guide qui devait nous accueillir. Au bout de 45 minutes, nous faisons appeler l'agence pour prévenir que nous sommes arrivés.  13h30 le guide arrive et nous dit qu'il attend depuis longtemps! Selon lui nous ne serions pas sortis au bon endroit. Nous sommes pourtant sortis par la porte principale !


Le ciel est couvert. 23°

Après midi visite à pieds du vieux quartier selon un plan(le même que celui de Lonely Planète) que nous avons trouvé sur le web (http://www.vietnamonline.com/destination/hanoi/old-quarter-walking-tour.html) Il s'avère très efficace pour voir les choses essentielles du vieux quartier, en évitant de s'éparpiller. Le guide découvre certains sites en même temps que nous !


Nous partons du temple Ngoc Son, après avoir franchi le pont The Huc, nous passons devant le Monuments aux Martyres, pour rejoindre la rue Phô Hang Dao bordées de boutiques qui regorgent d'articles made in China (vêtements , chaussures etc...),

au n° 38 il y a la maison commune de la soie (Đình Đồng Lạc) puis on découvre la rue Phô Hang Bac avec ses bijouteries, (nous en profitons pour changer de l'argent (légalement): cours plus intéressant qu'à l'aéroport et dans les banques), dans la même rue au n°42  la jolie maison communale de la joaillerie et son petit temple (Đình Kim Ngân). Construite par des colons chinois, elle servait de lieu d'échange et de transactions, notamment de lingots d'argent. Elle servait aussi de lieu de formation professionnelle, de réunion et de culte. Pendant la guerre d'indochine on y a formé des infirmiers et des résistants. Depuis 25 familles y ont vécu jusqu'en 2009.


A quelques pas, rue Phô Ma May au n° 87 une vielle maison traditionnelle en bois (Ngôi Nhà Di Sản), transformée en boutique artisanale. Elle permet d'avoir une idée de l'architecture du vieil Hanoi pré-colonial.

En empruntant la rue Phô Ta Hien, on découvre les bars de rue où la jeunesse branchée vient boire de la bière ou du thé glacé.

Nous empruntons la rue Hang Buom à la recherche du temple Bach Ma, n°76, que nous avons raté parce que le guide ne connait pas le quartier, il a confondu avec la maison commune (Đén Quan Đé) au n°28, dédiée au général chinois Quan Dé, dont la restauration comme beaucoup d'autres restaurations de la vieille ville a été en partie financée par la ville de Toulouse.

Nous continuons vers la porte de l'Est (Cua O Quan Chuong), le marché de rue de Phô Thanh Ha, la rue Phô Hang Chieu pour voir les boutiques de nattes, la rue Phô Hang Ma avec ses boutiques de lampions et d'objets votifs. On y trouve tout ce qu'il faut envoyer aux défunts pour améliorer leur vie éternelle : faux billets, chemises, voitures, scooters, aides ménagères en papier qu'il faudra brûler au temple.

Nous découvrions aussi les autels et les statues des boutiques de la rue Pho Hang Quat.


Ce tour dure à peine 3 heures, en prenant le temps. Un guide n'est pas indispensable, d'autant plus que peu d'entre eux connaissent le vieux quartier dans toute sa richesse.


  1. PuceDîner à l'hôtel.


Celia Hotel 39-41 Hang Ga street, Hoan Kiem District, Hanoi,+ 84 4 6299 5666


Jour 2  Hanoi  - Mai Châu     134 km   


Le ciel est couvert. 25° le matin , 28° l'après midi

Après le petit déjeuner, cours de Tai Chi Chuan dans un parc de Hanoi, à côté du lac. Des initiés en font un peu plus loin, avec un maître. Nous avons un professeur fourni par l'agence.

Cours particulier, juste le temps de visualiser 5 mouvements, et quelques techniques de Chi Cong, pour le "folklore" !


Passage par l'agence pour régler le solde et départ pour Mai Chau par une belle route de montagne.

Arrêt en cours de route pour boire un thé et un café dans un de ces nombreux restaurants de bord de route. Le café sent particulièrement bon, mélange d'arômes de vanille et de caramel. C'est le café viet. Tellement bon que nous retenons la marque :  Trung Nguyen Sang Tao 1.

Le thé vert vietnamien, est beaucoup plus doux et moins amer que le thé vert chinois. Il ressemble davantage à une tisane. Un thé + un café  35 000 vnd


Nous passons le col de Thung Khe, complètement enveloppé de brouillard. On ne voit rien à 10 mètres. Sur un parking se trouve un petit marché où des femmes vendent des orchidées, de la viande de cochon sauvage, des jeunes pousses de fougères et une spécialité culinaire le Cơm lam : du riz gluant cuit à l'intérieur d'un bambou. Après avoir épluché le bambou, on mange ce riz gluant assaisonné de gomasio. 10 000 vnd le bambou.


Une fois de l'autre côté du col, le ciel se dégage laissant apparaître un soleil bien agréable. La route descend vers la jolie vallée de Mai Chau: des rizières en terrasses, des jardins luxuriants, des villages aux maisons de bois sur pilotis. Bienvenue au pays des Thaïs blancs et des Muongs.


Arrivées vers 12h30 chez l'habitant (Mr Cuong) dans le village de Van.


  1. Puce  Déjeuner payant imposé chez l'habitant: le guide nous explique qu'il n'y a pas de restaurant assez hygiénique pour les touristes sur la route. Riz, carottes et concombre râpés, omelette, légumes au curry, deux coca cola : 320 000 vnd !

Le repas le plus simple et le plus cher pris au Vietnam !


Comme dans tous les villages de la région, les habitants s'organisent pour accueillir les touristes et améliorer leurs revenus, en créant des auberges ou des guesthouses.  Van a la particularité de n'avoir que 2 ou 3 auberges comme celle de Mr Cuong.

Les autres villages de la vallée (comme Ban Lac) comptent parfois une guesthouse tous les 5 mètres avec des dortoirs de 15 à 30 places, des salles de restaurants gigantesques et des boutiques d'artisanat local à perte de vue. Croire que l'on va être seul dans la vallée de Mai Chau est un leurre. Un immense complexe hotelier de luxe est en construction au milieu des rizières. Mai Chau semble avoir vécu ses belles années !


L'agence promet une participation aux activités de la famille et du village. C'est faux. Il n'y a aucune participation à aucune activité.

Après la sieste du guide, nous faisons une très belle ballade en vélo à travers les rizières, les jardins et les villages des environs.

La vallée de Mai Chau est magnifique sous le soleil, avec ses camaïeux de verts, sa population accueillante.


Soirée "folklorique" avec des danses de qualité présentées par les jeunes femmes du village. Les femmes Thaïs sont en général longues et minces, avec des très fins.

A la fin du spectacle, elles invitent le peu de touristes que nous étions à sauter au milieu de bambous qu'elles manipulent, puis à boire un peu de vin de riz gluant fermenté aux herbes aromatiques, rượu cần, dans une jarre, à l'aide d'un long tube de bambou.


  1. Puce Dîner et nuit chez l'habitant dans la maison sur pilotis. Matelas avec moustiquaire dans un dortoir. Nous avons la chance d'être seuls, les autres touristes ayant refusé l'hébergement.


Jour 3  Mai Châu - Hanoi     134 km  +  Hanoi - Lào Cai   300 km


Il fait couvert.  25° . Randonnée de 2 heures à travers des rizières en terrasses et des villages Muongs. Quelques rencontres avec des paysans: beaucoup de jeunes couples qui travaillent "dur" pour cultiver des légumes et du riz, et s'assurer des revenus pérennes.

Retour vers Hanoi.


  1. Puce Déjeuner dans une gargote infâme de bord de route. Bien qu'étant sur la même route qu'à l'aller, étrangement la question d'hygiène ne se posait plus ! Lorsque nous avons vu l'état de la cuisine, nous nous sommes réjouis d'être provisoirement végétariens. La viande achetée au marché sur des stands non réfrigérés pend dans un plastic accroché au mûr. Depuis combien de temps ?

Des nouilles instantanées sautées avec quelques légumes ont composé le repas, pendant que le chauffeur et le guide mangeaient des oeufs fécondés et de la viande de porc.


Arrivée à Hanoi dans l’après-midi. Visite d'ateliers et de boutiques de soie que l'agence appelle "village", comme pour la laque.


Transfert à la gare pour le train de nuit vers Lao Cai. Nous sommes dans un wagon Tulico Tourist compartiment de 4 couchettes climatisé, partagé soit avec des touristes soit avec des vietnamiens. Départ prévu vers 21h20, arrivée prévue vers 07h30 du matin

Attendre 3 heures dans la gare d'Hanoi est instructif : cela permet de voir qu'il y a des centaines de touristes qui montent vers Lao Cai et les marchés ethniques. De nombreux trains bondés partent toutes les heures.


Les contrôleuses qui gèrent le passage aux quais sont odieuses. Nous ne comprenons pas les annonces faites en Vietnamien, ce qui nous amène à nous présenter à la barrière où nous nous faisons éconduire violemment parce que ce n'est jamais le bon moment .

Alors q'une affiche indique que le tarif pour aller aux toilettes est de 2000 vnd, l'employé demande 5 US dollars (100 000 vnd).

Je lui montre l'affiche, il ne veut rien savoir et aura le même comportement avec tous les étrangers.


  1. PuceComme il n'y a pas de repas prévus, nous prenons une soupe en vitesse sur le trottoir devant la gare: alors qu'un soupe coûte en général 25 000 à 35 000 vnd par personne, ici il nous est demandé 50 000 vnd. Prix pour touristes ! Nous sommes contents de quitter Hanoi.

Nuit dans le train. Certaines couchettes de 4 personnes comportent 8 adultes locaux ! D'autres sont installés dans les armoires près des wc, voire dans le placard à incendie et dans l'armoire à bagages. Ils auraient soudoyé les contrôleurs qui poinçonnent les billets.

Nous partageons le compartiment avec deux guides vietnamiens qui accompagnent des groupes de touristes à Lao Cai.


Jour 4 Lào Cai - Cân Câu - Bac Ha    70 km    journée des femmes  


Arrivée vers 07h30 à Lao Cai. Il fait couvert. 18° le matin. 25° dans la journée

Le guide est de mauvaises humeur : il pense que nous nous sommes trompés de train. L'agence l'a informé que nous arrivions à 04h00 du matin. Il a du partir de Sapa vers 03h00 du matin pour être à la gare à 04h00. C'est une erreur de l'agence, dont nous ne sommes pas responsables. Notre train était bien prévu à 07h30.


Petit déjeuner dans un restaurant près de la gare, et départ pour le marché de Can Cau qui se tient le samedi. Nous avons un minibus de 9 places pour nous seuls. Le soleil se lève pour l'arrivée au marché. C'est bien agréable.


Nous arrivons dans un de ces marché ethniques qui font tant courir les touristes. C'est vrai que c'est impressionnant et encore très authentique. C'est tellement captivant que nous finissons par oublier qu'il y a d'autres touristes. Nous ne regrettons pas  d'être là tellement c'est beau et intéressant à voir.


Nous découvrons l'ethnie majoritaire de la région, les H'Mongs Fleuris ou Bariolés, avec leurs costumes multicolors. Nous ne savons pas où donner de la tête tellement il y a de choses et de personnes à observer.

Très vite nous nous prenons au jeu de repérer d'autres ethnies, moins nombreuses, grâce à la différence des vêtements. Nous apercevons quelques femmes Giays, avec leurs tuniques bleues ou vertes et leurs pantalons noirs, et une vielle dame Nùng, toute en noir, reconnaissable à sa coiffe.

Le guide passe sont temps à prendre des photos avec sa tablette numérique ! Il ne parle pas les dialectes locaux, il ne peut pas traduire toutes les questions que nous avons à poser.


Les jours de marché dans les montagnes du nord Vietnam ressemblent aux jours de marché en France dans certains villages: un jour de fête (l'ambiance est joyeuse), on y vient pour acheter, pour vendre, mais aussi pour faire des rencontres familiales, sociales, amoureuses, pour festoyer, pour se distraire.

La plupart des familles sont isolées dans les montagnes où elles vivent dans des conditions assez difficiles. Le marché est l'occasion de sortir du quotidien.


Les femmes et les hommes descendent de la montagne pour acheter et vendre des légumes, de la viande, de la canne à sucre, des oiseaux siffleurs, des chevaux, des buffles, des chiens, des nattes, des plantes médicinales, du tabac, de l'alcool de riz ou de maïs, des casseroles et des balais, des outils, tout ce dont ils ont besoin pour gérer un ménage et une petite ferme.

C'est aussi l'occasion de se restaurer en famille, de manger des friandises, des beignets.

Un buffle coûte entre 25 et 45 millions de dongs (900 à 1700 euros), un oiseau d'agrément du type Garrulaxe à sourcils blancs (chim mi) coûte entre 1,5 et 2,5 millions de dongs (50 à 70 euros). Toutes les maisons ont leurs cages avec des oiseaux siffleurs

L'alcool de maïs est à 20 000 dongs le litre, le tabac à 40 000 dongs les 100 gr, ou 2000 vnd une pincée juste pour essayer.


Les négociations pour l'achat d'un oiseau ou d'un buffle semblent être une chose très sérieuse. Cela durent longtemps et les protagonistes utilisent des codes discrets afin de ne pas attiser l'attention d'autres vendeurs et acheteurs.


  1. Puce Arrivée à l'hotel Cong Fu: l'agence intermédiaire a "oublié" de confirmer notre réservation. Il faut négocier avec un réceptionniste qui s'en fout, le guide est complètement dépassé.  Après avoir réglé le problème, déjeuner à l'hôtel Cong Fu une des meilleurs table de la ville, à prix doux.


Le guide étant fatigué, nous attendons qu'il termine sa sieste pour aller visiter le village de Ban Pho.

Marche facile de 3H. Vu l'heure tardive (16h) et le village étant encastré dans une petite vallée étroite, la lumière n'est plus bonne pour faire des photos (teintes bleutées) les villageois sont rentrés chez eux. Nous visitons un village "mort ". Même les bus de touristes l'ont déserté.

Quelques femmes préparent le maïs pour la distillation, une autre surveille l'alambic. Les hommes boivent beaucoup d'alcool fort dans ces villages. Le guide nous explique que c'est la seule distraction qu'ils ont. C'est un choix ! Il y a d'autres contrées où les hommes préfèrent jouer aux cartes, ou à la pétanque.


Sur quelques portes nous remarquons des feuilles de papier avec des signes et des plumes collées: protections contre les mauvais esprits fait par des chamans. Devant une autre maison, en plus des protections, une branche dont la tête a été cassée et tournée vers la porte : cela signifie qu'il ne faut pas entrer parce que quelqu'un est malade à l'intérieur.


  1. Puce Dîner à l'hôtel Cong Fu. Du choix, de bons plats vietnamiens, des prix doux.


Cong Fu Hotel  152 Ngoc Uyen  Bac Ha +84-203. 880254


Jour 5 Bắc Hà - Sapa  1650 m d'altitude      85 km


Il fait couvert. 15° la nuit, un petit 20°le matin.

Après le petit déjeuner, nous visitons le marché de Bắc Hà, le plus grand marché de la région, qui a lieu tous les Dimanche matin. Nous sommes impressionnés par la quantité de produits que l'on trouve sur ces marchés. Nous découvrons des femmes qui vendent et achètent des rats de bamboo (Bamboo rat - chuột tre) pour préparer le repas.

Le marché de Bac Ha  est plus animé, plus joyeux, plus festif encore que celui de Can Cau et la présence de nombreux touristes n'enlève rien à l'authenticité de la manifestation, parce qu'ils ne font que passer (parfois très rapidement !)


Les H'Mongs Fleuris sont largement représentés, ce qui rend encore plus stimulant l'observation d'autres ethnies. Nous sommes à l'affut d'une veste différente, d'un pantalon différent, d'une coiffe différente. Nous apercevons des femmes Dao Tuyen, une femme Phù, et un couple Tay. Une certaine complicité s'installe avec les ethnies les moins représentées, comme si elles prenaient conscience de leur rareté. Elles se prêtent au jeu, avec humour, en devenant nos stars d'un jour.


Nous apprenons que les différentes ethnies ne se mélangent pas. Elles cohabitent pacifiquement, se réunissent, s'entre-aident, mais il n'y a pas de mariages mixtes. Chacune tenant fièrement à ses traditions et à ses valeurs. Cela pose la question des mariages consanguins et de certaines conséquences. Nous apprenons que les ethnies ne respectent pas l'obligation de se limiter à deux enfants. Elles ont souvent des familles nombreuses.

Le guide continue à faire son reportage avec sa tablette numérique !


Bắc Hà s'organise pour attirer encore plus de touristes: aménagement d'un lac artificiel, construction de nouveaux hôtels. La ville est en plein développement.

Nous assistons à une cérémonie d'offrandes organisée par une famille sur le terrain où elle commence la construction d'un hôtel, pour s'attirer les faveurs de l'au-delà et une richesse attendue.


Route vers Sapa surplombant des rizières en terrasses et des forêts de sapins. Le brouillard et une espèce de crachin nous empêchent de profiter du paysage.


  1. Puce  Déjeuner à Lao Cai , deux pho très agréables.


A l’arrivée à Sapa, nous avons un problème avec l'hôtel retenu qui n'a plus de chambre disponible pour nous, suite à un incident. (voir évaluation hôtels). Avec l'épisode du Cong Fu, cela commence à faire beaucoup pour un début ! L'agence n'est pas joignable parce que c'est dimanche. Nous réglons le problème avec la gérante.

Après avoir été relogés ailleurs, nous faisons la ballade de Cat Cat à pieds.


Toutes les agences proposent cette ballade de 3h en vantant la rencontre avec des H'Mongs Noirs et la visite de villages.

C'est faux : c'est un chemin de pierre taillées, payant (40 000 vnd/pers) ultra glissant lorsqu'il pleut, avec des marches de 30 cm de haut, qui descend vers la rivière et la cascade (Cat Cat), et remonte vers Sapa. Il ne traverse aucun village, et les seuls H'Mongs Noirs que l'on rencontre sont des femmes qui nous suivent et nous harcèlent pendant des kilomètres pour vendre des objets sans intérêt. Le chemin est bordés de nombreuses boutiques qui proposent les mêmes articles.

La cascade est ridiculement petite et n'est absolument pas photogénique. Il nous est imposé un spectacle de danse folklorique dans un local aménagé. C'est la réplique de ce qu'on peut voir dans la région de Mai Chau.


A cause du brouillard et de la pluie, nous n'avons jamais pu entrevoir le Fansipan qui culmine à 3143m.


  1. Puce Dîner à l'hôtel Boutique Sapa : délicieuse fondue végétarienne.


Boutique Sapa Hotel/ Cat Cat View Hotel  41 Fansipan Street Sapa  +84 20 3872 727


Jour 6 Sapa - Y Linh Ho - Lao Chai - Tạ Vân  16km


12° la nuit, 18 ° le matin et dans la journée

Nous débutons notre trekking vers Ta Van sous le crachin et le brouillard. Impossible de distinguer les paysages fabuleux de montagne ourlées de rizières en espaliers.

Une marche sportive payante. Il faut penser à prendre le ticket au départ de Sapa, sinon le fonctionnaire qui se trouve à 2 km du départ oblige à remonter à Sapa pour acheter le billet.


Nous rencontrons énormément de marcheurs sur ce chemin. Parfois des groupes de 20 à 30 personnes. Nous sommes suivi depuis le départ par des femmes H'Mongs Noirs qui ne disent rien, ne demandent rien, elles nous suivent comme des ombres !

De temps en temps elles nous tendent la main pour nous aider à franchir un obstacle.

Parfois une percée dans le brouillard permet d'entrevoir des rizières en terrasses.

Alternance de descentes et de côtes sur des chemins de terre et de pierres, assez glissants. Traversée de petits ponts plein de charme, et de villages paisibles.


  1. Puce Après 3 heures de marche, arrêt déjeuner à Lao Chai dans une espèce de cantine locale pour touristes, gérée par une famille qui gèrent aussi différentes guesthouses pour groupes. Cuisine rudimentaire.

Les femmes "ombres" qui nous suivaient profitent de cet instant de relâchement pour nous mettre sous le nez un tas d'objets artisanaux qu'elles veulent vendre à tout prix. Elles sont court-circuitées par des grappes d'enfants qui prennent des airs "pitoyables" pour tenter de remporter le marché !


Nous sommes sur le territoire des H'Mongs Noirs et découvrons les conditions dans lesquelles vit cette ethnie.

Bien que toutes les parcelles de terre, des pieds aux sommets des montagnes soient cultivées, bien que tous les jardins regorgent de légumes, ces personnes vivent dans des conditions de pauvreté extrême. Leurs maisons de bois aux toits de tôles, sur pilotis, comportent une pièce centrale qui comprend la salle de séjour et différents lits parfois isolés par une cloison. La cuisine se trouve dans un local attenant. Certaines cuisines sont équipées d'un réchaud fonctionnant au gaz, la plupart utilisent un feu de bois.

Peu de meubles, peu d'objets, parfois un brasero pour tenir chaud, tout est tristement vide et sale.

Par contre pratiquement toutes les maisons ont une parabole et un téléviseur grand écran. Chaque maison dispose d'un bassin aquatique comme réservoir d'eau et pour faire un peu de pisciculture. Beaucoup disposent de buffles et de petits élevages de canards. En plus des rizières et des champs de maïs il y a des plantations d'indigo pour la teinture des vêtements.

Nous avons visité une maison qui avait une salle de bain avec baignoire et carrelage, ainsi qu'un chauffe eau électrique.

Il s'agirait d'un cadre du parti, fonctionnaire du village, qui, grâce au système "des enveloppes", a les moyens de s'offrir ce luxe rare dans la région.

Il y a des écoles un peu partout,mais l'état semble avoir bien du mal à faire suivre une scolarité régulière à tous les enfants.


Les H'Mongs Noirs sont gentils et souriants. Pour les avoir observés, ils sont travailleurs et courageux. Ils montent et descendent des sentiers abruptes à longueur de journée, pour aller chercher du bois, pour entretenir ou défricher les parcelles de terrain, pour faire paître les animaux, pour aller à l'école, pour rendre visite à des proches.

Lorsqu'on voit l'état dans lequel nous ont mis ces 6 heures de marche sportive avec un bon dénivelé, nous imaginons ce qu'ils vivent au quotidien.


Nous rencontrons parfois des femmes Dao Rouges (Dzao) reconnaissables à leurs coiffes rouges, à leurs vêtements noirs dont de très beaux pantalons brodés, nous avons aperçu deux femmes Giays.


Nous avons vu des adultes et des enfants qui ont des marques circulaires brunes ou rouges sur le front : pour soigner des migraines, ils appliquent des cornes brûlantes sur la peau. Ce qui semble avoir le même effet que les ventouses.


Nous observons que de nombreuses maisons sont des guesthouses, certaines tenues par des occidentaux. Dans ces maisons à pièce unique, une mézanine est aménagée en dortoir, équipée de 10 à 30 matelas avec moustiquaires, avec des sanitaires à l'extérieur, eau froide et parfois eau chaude.


Nuit chez l'habitant à Ta Van. Ce gîte appartient à la famille qui gère plusieurs guesthouses et le restaurant cantine. Le fils est le cuisinier de la cantine.


  1. Puce Repas avec la famille, après le verre d'alcool de riz traditionnel. Nous découvrons que l'agence locale a fait parvenir par porteur spécial tous les ingrédients pour préparer notre repas et le petit déjeuner, ainsi que celui de la famille par la même occasion. Nous passons la soirée autour du feu dans la cuisine avec les hôtes, parce qu'il fait froid et humide (12°) à 20h.


Jour 7 Tạ Vân - Giang Ta Chai - Supan - Sa Pa - 11km


18° le matin, 23° l'après midi, avec le retour du soleil.

Après le petit déjeuner, nous poursuivons la randonnée à travers les mêmes paysages, parfois en traversant une forêt de bambous. Il n'y a plus de crachin et le ciel se découvre de temps en temps, permettant d'apercevoir ces fameuses rizières en terrasses. Dès qu'il y a une ouverture dans le voile atmosphérique nous prenons une photo pour immortaliser la vue.

Par beau temps la région doit être magnifique à visiter, avec ces milliers de miroirs que forment les rizières. En cultivant les pans de montagnes tout en suivant leurs courbes, les hommes ont créé des formes géométriques impressionnantes.


Nous visitons une école primaire. Nous sommes surpris de trouver des classes sans enseignant. Les enfants sont livrés à eux mêmes, et travaillent dans un silence absolu. La raison tient au fait que l'institutrice a plusieurs classes en charge en même temps, parfois à des étages différents, voire dans des lieux différents. Un chef de classe est désigné, son rôle étant de faire un rapport sur ce qui s'est passé. Petit apprentissage de la délation.

Surprise également lorsque nous observons que les mûrs peints de l'école arborent les personnage de Walt Disney (Mickey, Donald, Blanche Neige etc...).parmi des personnages purement vietnamiens. Il semble que la mémoire ait fini par pardonner.


Marche de 04h00, sur chemins de terre, parfois glissants.

Nous rencontrons des enfants qui en rentrant de l'école, enfoncés dans la vase jusqu'aux genoux, cherchent des petits poissons qui feront la maigre friture du repas de midi.


Retour à Sapa en voiture. Sur la route de Supan à Sapa, nous apercevons un couple d'occidentaux dont la femme vient d'avoir un accident. Elle est allongée sur le bas coté et porte des traces de sang au visage. Ils sont accompagnés d'un guide local. Bien qu'ils n'aient pas fait signe, personne ne s'est arrêté. Ni notre chauffeur, ni notre guide, ni nous mêmes n'avons pensé à demander s'ils avaient besoin d'aide. J'ai trouvé cela moche et me suis juré que cela n'arriverait plus. Même s'ils n'ont pas besoin d'aide, cela ne coûte rien de s'arrêter, c'est rassurant de savoir que l'on peut compter sur les gens qui passent.


Visite du marché "normal"de Sapa. Nous nous apercevons que ce que nous prenions pour de l'artisanat pour touristes est d'abord un artisanat local, pour les locaux. Les femmes H'Mongs portent ces petits sacs brodés et bariolés, portent ces gilets colorés, ces tabliers courts décorés, ces portes bébés à franges de perles, ces bracelets tressés.


  1. Puce Déjeuner dans un agréable restaurant : LaCasa. Excellente cuisine vietnamienne à prix doux.


En compensation du préjudice causé l'avant-veille, l'équipe de Boutique Sapa Hotel a mis une chambre à disposition pour prendre une douche et nous changer avant de prendre le train. Elle nous a préparé un succulent pic-nique pour le voyage. Marque d'attention bien agréable après ces heures de marche, et ces journées grisaillantes.


Transfert à la gare de Lào Cai pour le train de nuit  (19h30) vers Hanoi . Wagon Tulico, en moins bon état qu'à l'aller, dégradé, sale. Nous partageons les couchettes avec une famille vietnamienne qui a deux garçons de 4 et 5 ans abominables. Ils n'ont pas arrêté de hurler parce qu'ils voulaient être avec le père puis avec la mère, enfin parce qu'ils ne voulaient pas que l'on éteigne la lumière. Nuit dans le train. 300 km


Jour 8 Hanoi - Đà Nẵng - Hội An       30km


Arrivée à Hanoi - Eternel crachin et ciel couvert. 28°. Nous étions sensé arriver à 04h30, nous avons trois heures de retard (07h30). Transfert à l'hôtel Celia pour prendre une douche, nous changer, refaire les valises, prendre le petit déjeuner avant de prendre l'avion à 09h20.


Transfert "sur les chapeaux de roues" à l’aéroport pour prendre l'avion pour Danang (VN1505- 9h20/10h35). Le chauffeur se perd et ne trouve pas le terminal pour les vols domestiques !


Sommes accueillis à Danang par une nouvelle équipe, à 11h15. Il fait beau et chaud. 32°. Contraste très agréable.


Nous souhaitions revoir la montagne de marbre (Thuy Son - la Montagne de l'eau) que nous avions visitée en 2012, de façon incomplète à cause de l'incompétence du guide.

Cela se renouvelle avec un jeune guide qui marche rapidement en avant, sans explication, omettant la plupart des choses à voir. Nous prenons le temps de visiter le site plus complètement, par nous mêmes, laissant le guide à son empressement.


Il y a des grottes intéressantes au niveau historique, non seulement parce qu'elles ont servi de refuges à de nombreux Vietcongs pendant la guerre, mais parce qu'elles ont été des sites religieux hindouistes, bouddhistes et confucianistes. Dans la plus grande d'entre elles (Huyền Không), des trous percés dans le plafond permettent à un rayon de soleil de s'immiscer (surtout aux environs de midi) contribuant à accentuer l'ambiance mystérieuse du lieu. Cette grotte a servi d'hôpital aux Vietcongs.

On peut y admirer des autels, des bas reliefs Cham, des statues de Bouddha, de Quan Thé Am, de généraux et de Mandarins.

A droite un petit temple dédié aux génies attirent les prières des amoureux et des couples stériles.


En général on commence la visite par l'escalier de l'entrée 1 (Cong So 1) qui débouche sur la pagode Tam Thai avec ses teintes bleu pastel précédée de son happy Buddha, on se rend à gauche sur la terrasse panoramique Vong Giang Dai, très belle vue sur les autres montagnes de marbre, et sur China Beach (dont le Vietnam et de nombreux investisseurs étrangers prennent possession en vue du développement d'une des plus grandes stations balnéaires d'Asie)

Toujours à gauche la pagode Tu Tam où se trouve les logements des bonzes, puis la pagode Tam Ton en bois, on poursuit derrière à gauche vers la grotte động Huyền Không, en sortant on se dirige vers les grottes động Linh Nham à gauche et động Vân Thông à droite, on peut observer les impacts de balles sur le vieux portique en haut des escaliers, puis en prenant le chemin sur la droite on atteint la pagode Xa Loi en forme de tour, en revenant sur les pas on atteint la pagode Linh Ứng. Ensuite on sort en passant sous le portique Ung Chon, à la gauche duquel se trouve un bassin d'eau que surplombe une statue de Bouddha d'un blanc éclatant, avant de descendre les escaliers. C'est l'entrée ou la sortie n° 2 (Cong So 2) .


Continuation de la route vers Hoi An. Pas de déjeuner ! Le guide semble vraiment pressé.


Arrivée à Hoi An, nous avions prévu de revoir la pagode Chuc Thanh la plus ancienne pagode de Hoi An (1454) érigée par un moine chinois, à la sortie de la ville, ainsi que la pagode Phuoc Lan, proche de la première, souvent oubliée des guides de voyages et la pagode Cam Pho, rarement citée, 52 rue Nguyen Thi Minh Khai.

Le guide a loué des vélos et nous a emmené à la pagode Chuc Thanh,  puis au temple Quan Công que nous avions prévu de voir le lendemain seuls. Apparemment il n'a pas lu notre programme. Sur le chemin nous nous arrêtons à la pagode Phac Hat, 673 rue Hai Ba Trung. Nous la connaissions déjà, mais elle agréable à revoir. Le guide a fait l'impasse sur le reste. Il nous a "planté" à 15h30 pour entrer chez lui !


La pagode Chuc Thanh semble plongée dans un autre monde, il y fait doux, calme. Impression de faire une cure de paix en quelques minutes. Nous y avons retrouvé un très vieux moine, exactement au même endroit où nous l'avions laissé deux ans plus tôt : assis devant une cloche qu'il martèle par mouvements réguliers après avoir décompté des languettes de bois suspendues.


Le temple Quan Công 24, rue Tran Phu ticket,datant de 1653, dédié à un général chinois Quan Cong, personnage estimé parce que reconnu comme juste, sincère et loyal. Sa statue est en papier mâché. Comme dans beaucoup de temples chinois du vietnam, les généraux sont vénérés, avec leurs officiers, leurs mandarins, leur cheval. Les carpes qui ornent de nombreux toits symbolisent la patience.

Nous avons continué les visites seuls, avec les vélos. En cherchant la pagode Cam Pho, nous avons découvert un lieu oublié des guides papiers et des agences de voyages: le temple Khổng Miếu ou temple de Confucius, rue Tran Hung Dao.


Si le cadre est très photogénique, les locaux ont été transformés en salles de classes et en ateliers artisanaux. Ici on fabrique des lampions (Đèn lồng) de façon artisanale, sans boutique. Possibilité d'apprendre à faire son propre lampion moyennant une donation. Il y a aussi un atelier de baguettes d'encens, et un atelier de fabrication d'emballages publicitaires.


Hoi An est agréable à visiter à son rythme, en vélo. 25 000 dongs la journée de location par vélo.

Arpenter les ruelles, sillonner le vieux quartier mais aussi les environs et la campagne. Cela permet de gagner du temps, et surtout de prendre le temps,  la ville étant assez étalée.


  1. Puce Dîner au restaurant Morning Glory: délicieuses roses de Hoi An, nems végétariens, Banh Xeo, et glaces aux fruits frais.


hôtel Vinh Hung 3– (chambre supérieure) 96 Ba Trieu St., Hoi An +84 510 391 6277


Jour 9  Hội An


Il fait beau et chaud. 28° le matin,  35° dans la journée. 32° le soir

Journée libre sans chauffeur ni guide: nous louons des vélos et partons à la recherche de la pagode Phuoc Lam, (Thon 2a, Cam Ha). Soit elle est peu connue, soit les gens ne font pas l'effort de comprendre notre prononciation. Nous avons mis du temps à la trouver, à quelques centaines de mètres de la pagode Chuc Thanh, visitée la vielle.

Cette pagode a la particularité d'avoir été dirigée et fréquentée au 17ème siècle par un jeune moine, An Thiem, entré dans les ordres à 8 ans. Prenant la place ses frères appelés à combattre, il devint général. Lorsqu'il revient à la vie monastique, pour expier ses crimes de guerre, il s'est engagé à nettoyer le marché de Hoi An pendant 20 ans. A la suite de quoi il reprit sa place dans la pagode.

Phuoc Lam a beaucoup de charme, son environnement est très agréable. On y retrouve la même impression de calme qu'à Chuc Than. Nous y avons rencontré un vieux moine extravagant : Thich Hanh Hoa, passionnant à écouter sur l'histoire de la pagode. Sa préoccupation actuelle concerne les pilleurs de temples qui viennent régulièrement délester la pagode de ses antiquités pour les vendre aux plus offrants. Des jeunes drogués selon lui, en quête d'argent facile.


Il a rencontré le moine vietnamien Thich Nhat Hanh qui vit en France au village des Pruniers (région de Bordeaux), en visite dans cette pagode. Il lui a laissé un souvenir qui le rend heureux: une dédicace.


De retour dans la vielle ville, nous avons entrepris de visiter les lieux que nous n'avions pas eu le temps de voir en 2012 :

la maison commune de la congrégation de Hainan  (Hải Nam Hội Quán), 10 Tran Phu, gratuit 8h-17h, dédiée à 108 marchands chinois de Hainan accusés à tort de piraterie et exécutés par la milice maritimes de l'époque. L'empereur Tu Duc fit faire une enquête et à la lumière de la vérité fit exécuter les officiers et les soldats qui éliminèrent les marchands.


Nous avons parcouru les bords du fleuve et la rue Phân Boi Châu à la recherche de maisons coloniales. Impossibles à reconnaître parce qu'elles se transforment toutes en restaurants ou en bars "branchés".


  1. Puce Déjeuner au Green Moss, sympathique petit restaurant en face de la maison commune Trieu Chau, rue Nguyen Duy Hieu. Pho Ga délicieux, riz sauté aux légumes, bouteille d'eau, glace italienne 144 000 vnd pour deux.


Nous continuons la visite avec la maison commune Trieu Chau ou Chaozhou 157 rue Nguyen Duy Hieu ticket, 8h-17h, datant de 1752. Très belles sculptures sur bois, sur les poutres, sur les portes, sur les autels...Alternance de murs mauves et oranges pastel. C'est un bel endroit à voir. Belle lumière, belle ambiance.


Nous poursuivons avec la chapelle des Pionniers Minh Huong 14 rue Tran Phu peu ou pas mentionnée dans les guides papiers. C'est un bel édifice en bois construit au 17ème et restauré régulièrement depuis 1820 par des charpentiers de la communauté. Cette maison commune est dédiée aux Chinois qui ont fui la dynastie Qin, et ont obtenu asile au Vietnam sous la protection de l'empereur Nguyen. 


La maison Quan Thang 77 rue Tran Phu, ticket 7h-17h, construite au 19ème siècle par un officier chinois, transmise depuis 6 générations, on la visite pour avoir une idée de comment était une maison à l'époque. Boiseries sculptées, cours intérieures, petits balcons, quelques meubles et objets d'époque mais rien de très spectaculaire.


Le temple Cam Pho, 52 rue Nguyen THi Minh Khai , tire son nom d'un village de la région où vivaient autrefois une communauté chinoise d'agriculteurs et de marchands. Bien que des archéologues y aient trouvé des antiquités chinoises et japonaises, Cam Pho est certainement le site le moins intéressant à voir de Hoi An. Au tout début du parcours touristique, il est tristement vide, sans âme, et ne vaut pas la peine de dépenser un coupon de visite. Il y a tellement d'autres choses à voir.


La maison Diep Dong, 58 Nguyen Thai Hoc, gratuit 08h-12h 14h-16h30 qui a appartenu à un marchand chinois du 19ème siècle, aïeul des propriétaires actuels. La pièce visitée aurait été un cabinet de consultation de médecine chinoise, les vitrines, d'époque, étant destinées à contenir les pots de plantes médicinales. Nous avons essayé d'obtenir des informations des quelques personnes qui occupaient la pièce, aucune ne semblaient disposées à parler. 


  1. PuceDiner au Morning Glory pour tester les mousses de crevettes sur tige de canne à sucre, une crème de mais au poulet et une soupe de nouilles aux herbes.Un régal. 253 000 vnd pour deux.


Jour 10 Hoi An - Đà Nẵng - Buôn Ma Thuột


Transfert (sans guide) à l’aéroport de Danang pour le vol vers Buon Ma Thuot (VN1021-13h20/14h35). Un vieil ATR français.


Il fait beau et venteux. 32°.

Buon Ma Thuot est une petite ville animée de province très connue pour la production du café et du poivre. Elle a été le théâtre d'une bataille meurtrière en mars 1975, lors d'un ultime affrontement entre les Vietnamiens du sud et l'armée populaire du nord, qui poursuivait sa route pour la conquête de Saigon et du delta.


Accueil par une nouvelle équipe guide et chauffeur.


Dès la sortie de l'aéroport, le guide nous emmène sur le marché de la ville. Première constatation: toutes les personnes nous sourient, nous cherchent du regard, nous interpellent, plaisantent. Nous avons l'impression d'être ailleurs ! Les femmes ont l'air beaucoup plus "libérées" et pour cause:  nous entrons dans la région du matriarcat. En plus elles sont assez jolies.

Elles ont malheureusement toutes le visage caché par un masque afin de protéger leur peau des effets du soleil. Il est important de rester blanche pour être belle.


En fait nous sommes ailleurs que sur les circuits touristiques traditionnels. Il y a quelques touristes dans la région, mais beaucoup moins que dans les autres régions du Vietnam.

Cela se ressent: dans les hôtels nous sommes très peu d'occidentaux, sur les marchés et dans les villages, il n'y a pratiquement pas de touristes. Les relations avec la population en sont complètement différentes.

Grace à son climat tempéré, la région de Buon Ma Thuot est une région agricole riche, avec des récoltes abondantes. Les marchés regorgent de fruits et de légumes.


Visite du village AKô Đhông des Ê Đê: il s'agit d'un village traditionnel urbanisé, situé en banlieue de Buon Ma Thuot. 

Les Ê Đê continuent de vivre dans les maisons longues en bois sur pilotis qui leur rappelleraient les bateaux de leurs origines.

Ces maisons longues au mobilier restreint précèdent des bâtiments modernes en dur, avec un équipement moderne : salle de bain, toilettes, climatisation, chaine hifi etc...

Certains disent que c'est parce que le bois ou le terrain est cher et qu'ils n'ont plus la possibilité d'allonger les maisons en bois comme avant ( au fur et à mesure de l'agrandissement de la famille).

D'autres disent que c'est parce que les nouvelles générations, tout en voulant garder les traditions, veulent aussi profiter de la vie moderne.

Chaque maison longue est desservie par plusieurs escaliers: il y a souvent un escalier réservé aux propriétaires des lieux, un escalier réservé aux étrangers, un escalier, à l'arrière, réservés aux femmes.

Certains escaliers arborent des seins géants qui rappelle la particularité matrilinéaire de la maison.


La société Ê Đê est matriarcale : Les enfants portent le nom de leur mère et les fils n’ont pas droit à l’héritage. Une fois marié, l’homme vient vivre chez sa femme. Les filles héritent des biens de leurs parents et c’est la fille cadette qui prend en charge à la fois la maison de culte et le soin de ses parents. Lorsqu’une fille se marie, la maison se rallonge littéralement pour accueillir sa nouvelle petite famille. Pour savoir si une fille Ede est déjà mariée, il suffit de regarder sa fenêtre. Si elle est ouverte, vous avez affaire à une femme mariée.

Autrefois chasseurs cueilleurs, les Edes ont évolué vers la culture industrielle telle que le caféier, l’hévéa, le poivrier et le cacaotier. Côté élevage, ils élèvent des buffles, des boeufs et des éléphants. Les Edes croient aux génies de la nature. Ils ne portent plus les costumes traditionnels que lors de fêtes. Ce sont des personnes calmes et accueillantes.


Un des habitant nous invite à déguster un fruit de son jardin que nous ne connaissons pas : le quả nhót ou Elaeagnus ebbingei, parfois appelé olive russe. Cela ressemble à une très gosse olive rouge, à la consistance de cerise, avec un goût très agréable. Il faut le consommer bien mur afin d'éviter le côté astringent. Sa teneur en lycopène importante (plus que la tomate) en fait un fruit "médicament".


Visite de la pagode en bois Khai Doan, magnifique et gigantesque pagode en réfection qui devrait être terminée dans un an. C'est une des pagodes les plus raffinées et les plus épurées que nous avons vues au Vietnam. Il n'y a pas un panneau de bois qui n'est pas travaillé, même les vitres de verre sont gravées. Malgré tout il s'en dégage une sobriété typique des temples  zen.


Visite d'un second marché encore plus animé que le premier. Ici les femmes font les courses en scooter ce qui crée un embouteillage monstre.

Nous découvrons la pizza vietnamienne: bánh tráng nướng. C'est une galette de riz, posée sur la grille d'un brazero Enduite d'omelette et de sauce, elle se ramollit un peu. Elle est garnie à la demande, d'oignons verts, de viande de porc, de crevettes et parfois de "Vache qui Rit" (fromage national au Vietnam !) 5000 à 10 000 vnd. Un délice. C'est croustillant, chaud et freshly made.



  1. Puce Dîner dans un restaurant de rue: rue Ly Thuong Kiet près de la place centrale: il y a 3 restaurants identiques côte à côte : le Nem Viet, le Thanh Van, et le Thanh Loan.  Il n'y a pas de menu. La serveuse apporte tout ce qui est nécessaire pour faire des rouleaux de printemps sur la table et chacun se débrouille et farcit son rouleau comme il veut, en ajoutant multe herbes aromatiques. 88000 vnd pour deux.


Saigon Ban Me Hotel 1-03 Phan Chu Trinh street, Buon Ma Thuot, (+84) 500 3 685 666


Jour 11  Buôn Ma Thuột - Lak         210 km   


Même chauffeur, mais nouveau guide. Il fait beau, chaud et venteux. 28° le matin, 33° l'après midi.


Après le petit déjeuner, nous nous rendons dans l'empire Trung Nguyen, 222 rue Le Thanh Tong, le plus grand producteur de café du Vietnam. Un magasin immense. Robusta, Arabica, Excelsa, Wessel ou luwak (café prédigéré issu des déjections d'une civette), seuls ou mélangés, avec ou sans épices. Dommage qu'il n'y aie pas de dégustation sur place pour aider à choisir. Il y en a pour tous les goût et tous les prix, très raisonnables comparés aux prix français.


Départ pour la visite des cascades de Dray Sap et Draynur. Selon le guide, Dray Sap et Draynur désigneraient la même cascade. Vrai ou faux nous ne le saurons qu'à notre retour en vérifiant sur le net. Les guides papiers et le web parlent de points de vue ou de chutes différents. Il a tenté d'économiser une visite !

Il y a plusieurs chemins pour visiter les cascades, un va vers le haut en empruntant le petit pont à gauche et un par le bas, le guide ne nous fait faire que celui du bas...Economie de temps ou d'énergie ? Très bel endroit, belles couleurs et jolie lumière.


La route passe sur un pont sous lequel nous apercevons des barques en métal faites dans le fuselage de bombes au Napalm qui n'avaient pas explosé. Rien ne se perd !


  1. Puce Déjeuner dans un restaurant de route à Krông Bông, deux soupes aux nouilles pleines d'herbes aromatiques et tofu aux légumes + boisson: 30 000 vnd pour deux.


Continuation vers Lak . En cours de route nous nous arrêtons pour visiter une plantation de caféiers et de poivriers.

Certains caféiers sont en fleurs, nous retrouvons ce parfum subtile très proche du Neroli. Les gens de la région vendent du miel de caféier...


Un autre arrêt pour rencontrer des enfants et des adultes qui gardent d'immenses troupeaux de vaches.


Visite d'une petite rivière que l'agence appelle "source Dac Pho". Sans intérêt, c'est un ruisseau encastré dans de la roche volcanique, dans lequel des enfants sautent pour s'amuser. Il n'y a rien à voir ni à apprendre. L'endroit n'est même pas photogénique. La construction d'un énorme pont de ciment contribue à rendre cet endroit encore plus horrible.


Balade à pied dans le village de  Lê, pour observer le mode de vie de l'ethnie Mnong.


En général les touristes arrivent dans ces villages dans "un état second", après avoir fait une ballade à dos d'éléphants, et une ballade en pirogue. Cela aide parfois à se sentir dans la peau d'Indiana Jones et donne une autre perspective au village.

Nous ne sommes pas fans de ces activités, nous préférons visiter le village à pieds. La réalité est alors moins hollywoodienne !


Le guide joue au père Noël, en distribuant des bonbons à tous les enfants qui accourent et nous suivent pour en obtenir d'autres.

Nous découvrons que ces gens sont très pauvres. Ils n'ont rien et cultivent juste de quoi survivre. Nous nous sommes mis à distribuer des bonbons, pensant que ça pourrait faire plaisir et créer l'occasion d'un échange. En vain !

Nous n'avons plus la sensation d'opulence, ni d'éducation rencontrée chez les Ê Đê de la région de Buon Ma Thuot. Le village est sale, les maisons ne sont pas entretenues extérieurement. Pas de vêtements traditionnels, mais des vêtements modernes pas toujours en bon état.

Cette immersion ethnique est très différente des minorités du nord, d'autant plus qu'il n'y a pas beaucoup d'échange en dehors de la distribution de friandises. Peut être est-ce dû à l'attitude du guide qui se contente de jouer au "missionnaire". Contrairement au guide du nord, celui-ci n'a pas vraiment cherché à nous faire découvrir le village. Les Mnongs ne semblent pas investis de valeurs propres à un groupe ethnique, comme le sont les ethnies du nord et les E De, ou bien ils l'extériorisent moins.


Nous regrettons que l'agence nous ait découragé d'aller à Kuntum. La plupart des guides de la région disent que Kutum et Pleiku sont beaucoup plus intéressants au niveau ethnique.


  1. Puce Dîner dans le village de Lak: un restaurant de rue: une assiette de riz, un assiette de légumes bouillis, des germes de soja, quelques morceaux de poulet à peine cuits : 200 000 vnd.

D'habitude dans ce genre de restaurant, pour ce genre de repas, nous en avons pour 70 000 à 100 000 vnd pour deux personnes. Nous n'avons pas vu le guide ni le chauffeur payer leur repas et le chauffeur s'est éclipsé juste avant de payer.

Lorsque nous avons voulu régler, la tenancière a regardé la table du chauffeur et du guide, puis la nôtre et a annoncé un prix ! Nous sommes convaincus que nous avons payé le repas du guide et du chauffeur en plus du nôtre.


  1. Nuit au Lak Resort 30 Au Co Street, Lien Son


Jour 12 Lak - Đà Lạt


Il faut beau et très chaud. 28° le matin, 35° dans la journée


Visite du village M'Lieng. De nouveau des Mnongs et leurs maisons sur pilotis alignées au bord de la route ou des chemins.

Le guide nous avait demandé de rassembler les flacons de shampoing, les brosses à dents, les savons que nous avions récupérés dans les hôtels. Il demande qu'on lui remette.

Arrivé dans le village, il se met à nouveau à jouer au père Noël, en distribuant des bonbons aux enfants, et des cosmétiques aux adultes. Tout le monde vient tendre la main et retourne dans sa maison sur pilotis une fois la distribution terminée !

Nous le regardons faire jusqu'à ce que nous lui reprenons le sac de produits. Bien qu'opposés à ce genre de pratique, nous les distribuons nous mêmes, histoire de nous occuper. Nous commencions à nous ennuyer sérieusement.


Nous constatons à nouveau que ces personnes vivent dans une grande pauvreté, nous n'apprendrons pas grand chose sur leur mode de vie, leurs coutumes, leurs activités. Bien que disant travailler comme enseignant dans ces villages, le guide n'avait pas grand chose à nous faire partager.


Route vers Dalat en traversant des paysages de montagne. Nous faisons un arrêt sur un pont, afin d'observer des maisons flottantes sur la rivière Krông Nô. Des cabanes de tôles flottent sur des radeaux de bambous. Villages de pêcheurs et élevages de poissons. Sur chaque radeau, les habitants ont déposé de la terre sur laquelle ils arrivent à cultiver des fleurs et des légumes.


  1. Puce Arrêt déjeuner dans un restaurant de bord de route à Phu Son Lâm. Repas "normal" riz + légumes + boisson, à un prix normal 40 000 vnd pour deux.


Arrivée à Dalat, à 14h. Le guide et le chauffeur repartent à Buon Ma Thuot. Nous ne les regretterons pas !


Nous visitons le centre ville à pieds. Les ruelles commerçantes, le marché de rue et le récent marché couvert, la place, le lac. C'est dimanche, il y a beaucoup de monde et d'animation, sur la place et dans l'artère principale bordée de flamboyants bleus(jacaranda). Il y a une ambiance particulière à Dalat, très agréable.

Nous découvrons quelques spécialité de la ville et de sa région: les fraises, les artichauts, les fruits et la viande séchés, les fruits confits et les savoureux sirops de fruits, le vin de Dalat issu de pieds de vignes importés par les Français.

Dalat se décline en station climatique et attire les amoureux, les jeunes couples en "lune de miel", les jeunes branchés des familles aisées de Hanoi ou de Ho Chi Minh ville, qui viennent se mettre au frais ou faire un peu de sports.

C'est vrai qu'après la fournaise du sud ou du centre, il est bien agréable de séjourner à Dalat.


Nous avons a nouveau la sensation d'abondance, dans les marchés, dans les magasins, dans les rues.


Dalat parait plus "évoluée" que la plupart des petits villes vietnamiennes que nous avons traversées. Il y a des restaurants très agréables à prix raisonnables, des boutiques "à la mode", des galeries d'art, un cinema qui joue un film de Dany Boon, un nombre inimaginable de petits agences qui proposent des trekkings, du rafting, des ballades en VTT, de l'escalade, du parapente notamment dans les Monts Lang Bian, et des boites de nuits pour occuper les soirées de cette jeunesse "argentée".


  1. Puce Dîner au Chocolate Café


Hôtel Ngoc Lan 42 Nguyen Chi Thanh Street, Da Lat +84 63 3838 838


Jour 13  Đà Lạt

   

Il fait beau et doux 25°.

Dalat a été rendue célèbre par Alexandre Yersin qui y a installé son laboratoire de recherches sur les serums et un sanatorium pour les "coloniaux" C'est aussi la ville de naissance de Marie France Pissier.


Nouvelle guide, nouveau chauffeur. Nous avions prévu de voir 3 pagodes intéressantes à la place des visites habituellement proposées qui sont la cathédrale, le couvent, la vallées des amours, les serres et les pépinières, le palais d'été Bao Dai.


L'agence ayant maintenu la cathédrale et le couvent dans notre programme, nous négocions avec la guide le remplacement de ces visites par la visite du village de Lat dans la banlieue proche de Dalat (10km). Le chauffeur accepte moyennant un supplément de 100 000 vnd ! D'où l'intérêt de tout prévoir avant le départ, et de vérifier que cela soit écrit.


Visite du village de Lat, avec en fond le mont Lang Bian, qui fut une zone stratégique américaine pendant la guerre.

La guide nous conduit chez "le chef du village" représentant l'ethnie Lat en précisant qu'il faudra lui laisser une donation !

Un petit homme au regard malicieux arrive, il nous conduit dans une maison traditionnelle qui sert de musée.

Il s'appelle Krajan Hai.

Assis dans cette maison sur pilotis, nous l'écoutons raconter l'histoire de son ethnie, l'histoire du village et sa propre histoire dans un français impeccable, avec un débit digne du meilleur enregistreur numérique qui laisse supposer que le show est bien rôdé !

Il était infirmier à l'époque coloniale. Chaque épisode est accompagné d'une vieille chanson française que le "chef" nous invite à reprendre avec lui. Une rencontre particulière, éducative et passionnante. Krajan est une encyclopédie vivante. Une belle personnalité.

Nous terminons par une dégustation de vin de riz gluant fermenté aux herbes, avant de parcourir le village qui n'a rien de traditionnel. La personnalité de Krajan vaut le détour, par contre le village est sans intérêt.


De retour en ville, la guide nous emmène dans une boutique pour touristes : cafés, fruits secs, tisanes, sirops de fruits, viandes séchées etc...avec cette fois la possibilité de déguster avant d'acheter. Pour information: le sachets de 200gr de tisane d'artichaut est à 120 000 vnd, la même marque sur le marché coûte 75 000 vnd. Idem pour tous les autres articles.

A savoir que ce sont les feuilles qui contiennent le principe actif dans l'artichaut. Au Vietnam la tisane d'artichaut contient tout, la tige, les feuilles, et la tête hachée menue.

Nous sommes conduit malgré notre réticence au couvent du domaine de Marie. Visite du cloître et de la boutique !


La guide nous propose de visiter à nos frais (40 000 vnd par personne) la Crazy House ou Folie Hang Nga. Un mélange de Disney World et de parc Astérix, en miniature et plus kitch, revisité par une architecte délirante : Madame Hang Viet Nga, formée à Moscou dont le père Đặng Xuân Khu rebaptisé Trường Chinh en hommage à Mao Zedong, devenu président du conseil d'état, n'est pas étranger au fait que sa fille ait pu afficher une "contre-culture capitaliste" sans être inquiétée. Pour les passionnés de parc d'attractions, sinon, sans intérêt. Possibilité d'y dormir pour 50$ la nuit !


  1. Puce Déjeuner dans un restaurant pour touristes choisi par la guide (Như Ý). Je ne prends pas de repas, la carte n'affiche pas les prix. Comme dans beaucoup d'établissement de ce genre au Vietnam, les prix sont à la tête du client, avec des prix pour Vietnamiens et des prix pour touristes étrangers. Je boycotte ce genre d'établissements.


Nous commençons la visite des trois pagodes que nous avions choisies en fonction de leur intérêt particulier:

La pagode Thiền Viện Trúc Lâm, très belle pagode du bouddhisme zen vietnamien, aux lignes épurées. Un immense jardin, des plantations luxuriantes, des carillons éoliens énormes qui égrènent des notes portées par le vent créent une ambiance très zen. C'est d'ailleurs un centre de médiation international qui accueille gratuitement les étrangers (hors hébergement).

Un lieu de prière et de recueillement très épuré.


Nous visitons ensuite une  seconde pagode à l'architecture extravagante, la pagode Linh Phước: la majorité des fresques sont réalisées à l'aide de morceaux de porcelaines, d'assiettes, de vases et surtout de morceaux de verre de bouteilles de bière.

A l'extérieur une pagode de 7 étages, et un temple dédié à Quan An avec des statues géantes, dont une réalisée avec des milliers de fleurs de chrysanthème.

Du sommet de la pagode à étages on aperçoit les alentours: des milliers de serres à perte de vue. Etalage de la richesse de Dalat.

Nous nous sommes joints à un groupe de femmes et de moines pour savourer une crêpe de riz à l'oeuf et aux légumes. Une autre femme vendait du tofu soyeux (dòufu si) agrémenté d'un sirop de gingembre chaud Tàu hủ nước đường, à tomber par terre.

Je regrette de ne pas l'avoir découvert plus tôt.


Une troisième pagode, la pagode Thiên Vương, la plus chinoise des trois, oubliée des touristes, avec son caractère confucéen particulier, et son grand Bouddha blanc qui trône au sommet de la colline. Ce sont les couleurs, les formes et de nombreux détails qui font le charme de cette pagode.


  1. Puce Dîner au restaurant Da Quy, bondé et pas cher. Il est prudent de réserver.


Jour 14 Đà Lạt - Saigon


Il fait beau et très chaud - 37° à l'ombre et 44° au soleil.

Nous prenons la nationale 20 (avec chauffeur, sans guide) pour rejoindre la région du delta du Mékong et Ho Chi Minh ville, en traversant des plantations verdoyantes de café et d’hévéas.


Nous souhaitions visiter au passage les chutes de Pongour ou de Dambri. L'agence nous avait répondu qu'elles n'étaient pas sur notre itinéraire.

Ce qui est faux, elles se situent sur l'axe Dalat-Saigon, un peu en retrait de la nationale. L'agence a ensuite évoqué le fait que des barrages hydroélectriques en avaient réduit le débit, ce qui les rend moins spectaculaires. C'est aussi le cas des chutes de Dray Sap !

Dambri reste cependant attrayante. Devant notre insistance l'agence a proposé de voir cela avec le chauffeur. Celui ci est sensé nous conduire à Saigon et revenir à Dalat (600 km), c'est dire s'il est pressé et ne souhaite pas faire d'arrêt trop long en cours de route.

Il évoque le fait que ce n'est pas inscrit dans notre programme et que le détour est trop important. Ce qui est faux pour Dambri qui est à 15 km de la route nationale !


Nous avons malgré tout le droit de nous arrêter sur le bord de la rivière La Nga pour photographier le village flottant : des cabanes de tôles posées sur des radeaux de bambous, avec des cages à poissons. C'est moins photogénique que sur le pont de la rivière Krông Nô. Arrivée à Saigon vers 14h30.


Nous visitons seuls le marché Ben Thanh et le quartier qui l'entoure.

Nous découvrons à nouveau tout ce que l'on peut trouver sur les marchés vietnamiens, tant au niveau des produits alimentaires, que des accessoires de cuisine, de la vaisselle, des tissus, des articles "religieux", des vêtements et accessoires de mode.


  1. Puce Dîner au Pho 24. Un fast food de bonne qualité. Nous voulions dîner au restaurant d'application Huong Lai, 38 D Ly Tu Trong, niché dans une vieille maison de Saigon. Il aide les jeunes de la rue en leur offrant une formation professionnelle, une recherche d'emploi et un logement.le cadre est très agréable mais lorsque nous avons découvert le menu et les prix nous ne sommes pas les seuls à être sortis à peine assis, à cause des tarifs exorbitants.


hôtel Sanouva 175-177 Ly Tu Trong Street Ben Thanh Ward, District 1, Hô-Chi-Minh-Ville +84 8 38 275 275


Jour 15  Saigon - Bến Tre        89 km


Il fait couvert, et chaud. 30° le matin,  37° dans la journée

Nouveau guide, nouveau chauffeur.

En route visite rapide d'un temple caodaiste. Nous apprenons que lorsque ces temples ont deux tours c'est qu'ils sont gérés par des hommes, lorsqu'ils n'ont qu'une tour (plus rares) c'est qu'ils sont gérés par des femmes.

Nous prenons un bateau à l’embarcadère Hung Vuong pour aller vers Bến Tre, en sillonnant des canaux bordés de palmiers nypa - dừa nước

Une nouvelle guide s'est jointe à celui que nous avons déjà. Elle semble très jeune. Nous apprendrons qu'elle est employée par l'agence locale qui gère les bateaux, les excursions, le restaurant et l'hébergement chez "l'habitant". Nous n'avons pas compris l'intérêt d'avoir une guide supplémentaire, si ce n'est de lui permettre d'apprendre le métier !


La ballade en bateau nous conduit vers des fours à briques, sans intérêt. Les ayant déjà vus nous avions demandé à en être dispensé, mais cela semble être une visite incontournable comme les boutiques de bonbons de coco !

Plus intéressant nous visitons un atelier de tissage de nattes, puis une boutique où l'on déguste des fruits au son d'un petit concert de musique classique vietnamienne: nous découvrons des produits inattendus comme la gelée royale fraîche (sữa ong chúa) à un prix défiant toute concurrence 35 gr pour 200 000 vnd.


  1. Puce Nous avons droit à l'incontournable boutique de bonbons de coco, avant d'arriver au restaurant de l'agence de voyage.

Repas payant "imposé". Il n'y a pas d'autre restaurant dans le coin. Préparation individuelle de rouleaux de printemps à partir du poisson croustillant Cá Chiên Giòn


Balade à vélo sur des petits chemins à travers les cocoteraies et les villages.


Se promener en vélo en longeant les petits canaux qui irriguent l'île de Ben Tre, au milieu de vergers et de cocoteraies est vraiment agréable d'autant plus qu'il n'y a pratiquement aucune voiture qui y circule, on s'arrête où l'on veut pour parler avec un villageois, pour photographier une maison, visiter un atelier imprévu. Petits chemins, petits canaux serpentant au milieu de vergers, de plantations de cocotiers. Maisons de bois, jardins fleuris. La lumière, les couleurs et l'ambiance paisible de Ben Tre sont vraiment très agréables à découvrir.


Visite de la maison de M. Sau Khanh, passionné d'antiquités pour admirer sa collection d’objets anciens, essentiellement de la porcelaine. Tout est entassé, empilé, ça ressemble davantage à un entrepôt qu'à un musée. L'endroit est paisible et plaisant, le propri