Les Moyens d'Existence Juste



La pratique des moyens d'existence juste suppose de gagner sa vie et de vivre le plus honnêtement possible par des moyens justes en évitant les professions et les actions qui conduisent à se nuire, à nuire aux autres ou à l'environnement.

La pratique des moyens d'existence juste relève de toutes les autres pratiques et les contient dans une mise en oeuvre concrète.

On ne peut pas parler d'un système économique bouddhiste, mais lorsque des artisans, des employés, des commerçants, des entrepreneurs appliquent les préceptes bouddhistes dans leur vie et dans leurs activités, cela donne lieu à une certaine forme d'économie et de relation au travail, dans le commerce et les échanges commerciaux.


Bouddha ne dit pas qu'il faut renoncer à gagner de l'argent, ni qu'il faut renoncer aux biens matériels, il dit que pour acquérir cet argent ou ces biens il faut le faire de manière juste, en se respectant, en respectant les autres, en veillant à ne pas engendrer de souffrance.

"Simplicité et non violence : le modèle de consommation optimal qui procure aux hommes un haut degré de satisfaction grâce à une consommation relativement faible , permet aux gens  de vivre sans grande tension.. Comme les ressources naturelles ne sont pas inépuisables, et deviennent de plus en plus limitées, ceux dont les besoins sont satisfaits par un faible emprunt aux ressources naturelles risquent certainement moins d'en venir aux mains, que ceux qui consomment en grande quantité".

" Dépendre d'importations de l'étranger, et par conséquent devoir produire pour l'exportation des biens destinés à des peuples inconnus et lointains; représente par contre le summum du non-économique, et ne se justifie que dans des cas exceptionnels et à petite échelle". E F Schumacher

"Pour un bouddhiste, une population qui fonde sa vie économique sur des énergies non renouvelables vit en parasite, sur son capital et non de son revenu. Un tel mode de vie se saurait durer en permanence et ne peut à la rigueur se justifier que comme un expédient provisoire. D'autant plus que les énergies non renouvelables sont loin d'être réparties uniformément et équitablement sur le globe. Leur exploitation toujours plus importante est un acte de violence contre la nature, qui conduit inévitablement à la violence entre les hommes". E F Schumacher

Il ne s'agit pas de vivre dans le dépouillement, mais de vivre juste, en pourvoyant au moins aux besoins essentiels de tous les êtres humains. Ce qui s'apparente à ce que E F Schumacher définit dans Small is beautifull (Le Seuil - 1978) et que Pierre Rahbi appelle aujourd'hui la sobriété heureuse. Ce qui semble contraire aux lois du marché de l'économie moderne.


C'est la soif inassouvie du "toujours plus"( la croissance à tout prix) qui entraîne les déséquilibres sociaux et écologiques.

Ce n'est pas la richesse qui nuit à la libération de l'homme, mais l'attachement à la richesse.

Ce n'est pas le plaisir que procurent les chose agréables qui est préjudiciable, mais le désir compulsif de les obtenir, et de les accumuler.

Au regard de l'enseignement bouddhiste, le travail a au moins trois fonctions pour l'homme:

- donner à l'homme l'opportunité d'exploiter et développer ses capacités, ses compétences, oeuvrer à sa réalisation.

- permettre de dépasser l'égocentrisme en participant avec d'autres à une tâche commune, l'homme est partie d'un tout

  1. -produire des biens et des services nécessaires à une existence décente, dans le respect du droit de chacun de voir ses besoins fondamentaux satisfaits.


Pour le bouddhisme, le système économique moderne a inversé les valeurs : en privilégiant les biens au détriment des gens et en développant la consommation au delà des besoins réels.

Il n'est pas envisageable d'engendrer du chômage en réduisant la participation et la réalisation de l'homme au travail, par les délocalisations ou l'automation à outrance dans le seul but de faire du profit.


Faire du profit en exploitant les autres ou en nuisant à l'environnement, n'est pas un moyen d'existence juste : vendre des armes, des produits toxiques (drogues, pesticides, médicaments dangereux etc...) exploiter les enfants, les femmes, les hommes, les ressources naturelles, faire du trafic d'êtres vivants (humains, animaux), tuer, ou faire tuer, manipuler, tricher, terroriser, humilier, spéculer sur les produits de première nécessité sont contraires aux moyens d'existence juste et aux valeurs bouddhistes.

"La religion économique incite à transformer tout ce qui n'est pas économique en économique, tout ce qui relève de valeurs humaines qui n'est pas vendable.

D'où l'émergence de ces nouveaux type d'entreprises qui récupèrent tout ce qui ne relève pas du marché économique pour le transformer en économique. Il s'agit d'un procédé qui attribue un prix à ce qui n'en a pas".  Small is beautiful - E F Schumacher - Blonds & Briggs -1973


  1. PuceIl est intéressant d'observer toutes ces créations d'entreprises appelées "startup" qui prolifèrent en récupérant tout ce qui ne relevait pas de la sphère "marchande" pour le transformer en sources de profits : co-voiturage, co-location, aide à domicile, aide aux devoirs, échange d'hébergements, plats à emporter, ventes directes de produits de petits producteurs, etc...

Ce qui relevait d'une forme de troc: entr'aide, solidarité, mutualisme, coopérative, qui échappe à l'économie de marché devient un business avec profit par le biais de ces entreprises.

La philosophie bouddhiste n'a pas de système économique, par contre l'enseignement donne des indications applicables à la vie économique des hommes en terme de conscience et d'éthique.

Un industriel ou un artisan qui gagne bien sa vie en fabriquant des produits utiles à la communauté, en respectant les employés et les clients, pratique des moyens d'existence juste.

Pratiquer les moyens d'existence juste en pleine conscience nous aide à découvrir si notre profession et notre mode de vie sont adaptés à nos choix, à nos besoins et à nos valeurs, si c'est le cas, faisons le avec plaisir.

Si ce n'est pas le cas, il est peut être temps de découvrir notre réelle vocation ou de changer de mode d'action.

A.S Neill écrit dans Libres Enfants de Summerhill 1 : "ces étudiants indifférents qui sous la discipline (la contrainte) réussissent de justesse lors des examens et deviennent de médiocres professeurs, de mauvais médecins, des avocats incompétents, feraient de bons mécaniciens, d'excellents maçons, des gendarmes de première classe".

Les critères de la réussite étant la capacité qui permet de travailler joyeusement et de vivre positivement.

Combien de personnes se sont orientées vers certaines professions parce qu'elles ont échoué à des examens importants ? Combien de personnes se sont investies dans une profession pour "réparer" un épisode de leur vie ou répondre à des attentes familiales ? Combien de personnes exercent une profession pour le prestige ou la fortune ?

Peut on s'épanouir dans une profession que l'on a choisie par défaut ? Combien de temps ?

La pleine conscience peut aider à éclairer ce dilemme.


  1. Se détacher des préjugés, des clichés et ne pas contribuer à les entretenir :

Pourquoi y aurait il des professions importantes et des professions moins importantes ? Pourquoi y-aurait-il des métiers nobles et des métiers dont on n'est pas fier ? Qui fait la différence et pourquoi ?

Lorsqu'on voit l'état dans lequel sont les villes lors des grèves d'éboueurs et de balayeurs il est difficile de penser que leur rôle n'est pas important.

Qu'est ce qui fait qu'un travail est important ? Le salaire ? Les études ? Son utilité ? Sa notoriété ? Qui fixe les critères ? A quel titre ?

Pourquoi être gêné(e) d'être secrétaire, caissière, vidangeur, ouvrier, manoeuvre, coursier ?

Pourquoi tant de personnes souffrent de porter l'étiquette "chômeur", en plus du fait d'être privé de moyens d'existence ?

Comment expliquer que les machines qui remplacent les hommes ne fournissent pas aux hommes une sécurité et une justice sociale, un salaire minimum en remplacement de celui qu'elles lui ont détourné ?

Comment expliquer que certaines personnes hautement diplômées gèrent parfois des nations et des entreprises moins bien qu'une simple ménagère gère son ménage ?


  1. Puce Ne seraient-ce pas plutôt les écarts de salaires, ou de niveaux de vie qui sont outrageant ?


Pourquoi le fait de taper dans un ballon ou sur une balle de tennis ou se déhancher sur un podium à moitié dévêtue rapporte plus d'argent et de privilèges que d'assembler une voiture en usine ? Pourquoi chanter ou jouer la comédie rapporte beaucoup plus d'argent que de travailler ? Il ne s'agit pas de juger, mais de chercher à comprendre sur quelle réalité reposent les différences ?

Qu'est ce qui justifie l'écart entre le salaire d'un ouvrier qualifié ou d 'un agriculteur à 1500 euros par mois et le salaire d'un footballeur à 250 000 euros par mois ?

Chacun a un talent particulier, une fonction particulière dont on ne peut se passer. Ce que tentent de nier les aficionados de l'économie moderne et de la croissance à tout prix.

Qui organiserait le courrier, les rendez vous, l'accueil, qui s'occuperait de vider la fosse ou de purger une canalisation, d'enterrer les morts, qui chargerait la bétonnière de ciment ?

Il était agréable d'échanger quelques mots avec une caissière, avec qui parle-t-on lorsqu'elles sont remplacées par des robots ?

Qui ne s'est pas énervé d'avoir au téléphone un robot qui nous balade de touche en touche pour aboutir à un message qui annonce que le service concerné n'est pas disponible. Où passe le lien qui nous rassemble , où est le talent qui faisait la différence?

Chacun participe à la réalisation du tout, au bon fonctionnement du tout. Chacun a son importance dans l'interdépendance, et peut en être fier. Lorsqu'un maillon manque, toute la chaîne s'en ressent.

Le danger aujourd'hui vient du fait que les spéculateurs et leurs clients (les actionnaires) veulent remplacer les êtres humains par des robots ou exploiter d'autres humains pour gagner plus argent, sans travailler.

"Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson pêché, alors vous découvrirez que l'argent ne se mange pas".


On peut comprendre qu'une personne qui a un diplôme de Hautes Etudes Commerciales, qui faute de débouchés se trouvant employée comme caissière dans une grande surface ne soit pas satisfaite de son sort, mais cela doit il occulter le fait qu'une personne qui n'a pas de diplôme mais qui possède un talent relationnel extraordinaire s'y épanouisse ?


C'est vrai que lorsqu'on compare le salaire d'un maçon, d'une infirmière, d'une secrétaire à celui d'un footballeur, d'un tennis man, d'un pilote automobile, d'un acteur de cinema, d'un chanteur, d'un(e) mannequin, d'un animateur de télévision au regard de leur utilité ou du service rendu à la communauté, on peut se poser des questions sur ce qui est important.


  1. Puce Observez comment on joue avec les mots pour cacher un malaise en lien avec la dissonance cognitive :


  1. - On n'est plus chômeur mais "demandeur d'emploi". La réalité est qu'on n'a toujours pas accès à un travail et à un revenu décent pour vivre et faire vivre une famille.

  2. - On n'est plus femme de ménage mais "technicien de surface". La réalité est qu'on continue à nettoyer la négligence des autres, avec un salaire qui n'a rien de valorisant.

  3. - On n'est plus secrétaire mais "assistante administrative" ou "assistante de direction". La réalité est qu'on continue à préparer le café du chef, à penser à tout ce qu'il a oublié et à faire toutes les tâches qui lui rendront la vie plus facile. ( bien sûr c'est une caricature...!) avec un salaire qui n'a rien de valorisant

  4. - On n'est plus un éboueur, mais "technicien de propreté". La réalité est que l'on continue à mettre les mains dans les ordures d'une ville avec un salaire qui n'a rien de valorisant

  5. - On n'est plus un salarié ni un employé mais un "collaborateur", ce qui tend à faire croire que l'on participe au fonctionnement et à la gestion de l'entreprise,que l'on fait partie de l'équipe de direction, alors que l'on est toujours un outil de production au service d'un patron, d'un système ou groupe d'actionnaires.

  6. - On n'est plus prostitué(e), mais "escort". La réalité est qu'on vend toujours son corps et son sexe à n'importe qui pour gagner de l'argent (et que cela ennuie l'Etat de ne pas toucher de TVA sur les transactions).

  7. - On n'est plus un vieux, ni une personne du troisième âge, mais un "senior". La réalité est que les caisses de retraites continuent à envoyer deux fois par an des invitations à des réunions destinées à apprendre à organiser sa vie et à mieux vivre "l'inactivité" pendant qu'on baisse sans cesse leur pouvoir d'achat, qu'on les culpabilise de dépendre de la jeunesse pour toucher leur pension alors qu'ils ont cotisé toute leur vie. Alors qu'on leur parle comme s'ils avaient 5 ans.(veuillez vous référer au ton qu'emploie le personnel soignant dans les cliniques, les hôpitaux et les maisons de retraites à l'égard des anciens !)

Il suffit de voir comment les personnes âgées sont traitées dans les EPADH pour se faire une idée de la façon dont une société considère et respecte ses anciens.

  1. - On n'est plus membre d'une secte, d'une confrérie ou d'une communauté, mais "adhérent d'un espace de sociabilité". La réalité est que l'on continue à pratiquer une "fraternité" sélective et à privilégier les membres d'un cercle restreint au détriment de la justice sociale. On est tous frères mais il y a en a qui sont plus frères que les autres.

La pleine conscience permet de découvrir la richesse de l'interdépendance et de rendre sa valeur à chaque maillon de la chaîne humaine, afin de prendre du plaisir à faire ce que l'on fait, à être qui on est où l'on est.

Cela suppose d'avoir du respect et de la reconnaissance pour tous les travailleurs, cela qui conduit à réfléchir à la signification des écarts de salaires.

En pleine conscience, nous réalisons que les besoins de base doivent être satisfaits pour chacun d'entre nous: manger à sa faim, avoir un toit ou un lieu sécurisant, avoir accès aux soins (à la santé) avoir accès à l'éducation.

Or "Aujourd'hui les pauvres sont de plus en plus pauvres et les riches de plus en plus riches. L'accentuation des inégalités est une violence égale à à la guerre". 9

La redistribution des richesses n'a pas encore eu lieu ! A défaut, on modifie les appellations, on subventionne des ONG pour maquiller le problème et permettre à une élite de continuer de s'enrichir pendant que les bénévoles s'occupent des pauvres.


Quelques cas "limites" ou les limites de la non-violence :


Se pose la question de l'intention. De nombreux avis divergent et de nombreuses interprétations semblent entrer en désaccord quand aux personnes qui peuvent être amenées à tuer par profession.


  1. Puce Certains auteurs et radicaux de la secte vegan dénoncent le cas des bouchers qui tuent des animaux. S'ils tuent des animaux c'est parce qu'il y a des gens qui élèvent des animaux pour les abattre, mais aussi parce qu'il y a des gens qui mangent de la viande.

Tous sont impliqués dans le fait de tuer des animaux: ceux qui élèvent, ceux qui tuent et ceux qui mangent.

- Il y a des gens qui tuent des animaux par nécessité ou par choix pour se nourrir.

  1. -Il y a des gens qui tuent des animaux par insouciance : lorsqu'on se balade dans la campagne, on écrase des milliers d'insectes, lorsqu'on pulvérise des insecticides sur les champs on tue des milliers d'insectes et d'oiseaux, lorsqu'on coupe un sapin de Noël on tue un arbre, lorsqu'on coupe une fleur on met fin à une vie.

Pourquoi fait-on une différence entre un boeuf, un poulet et les abeilles, les papillons, les fourmis, les hérissons, les sapins ?

- Il y beaucoup d'autres personnes qui tuent par plaisir, pour se distraire, pour les sensations que cela procure(les chasseurs, les pêcheurs du "dimanche", les amateurs de la pêche au gros, les amateurs de safaris).

Pratiquer la pleine conscience peut aider à dépasser ce problème, en cherchant et découvrant la réalité, plutôt qu'en psalmodiant des vérités, afin de faire un choix adapté: choisir d'éviter de tuer pour se nourrir quand c'est possible, en est un, mais ce n'est pas le seul.

Si on ne peut pas toujours éviter de se défendre contre des agresseurs, on peut toujours éviter de tuer pour s'alimenter.

Mais que fait-on de la vie des végétaux ? Les carottes, les poireaux, les abricots sont des êtres vivants !

Je n'ai pas de réponse, mais une question : pourquoi y aurait-il une hiérarchie au niveau du vivant ?

Il y a des animaux qu'il faut s'abstenir de tuer, d'autres pour lesquels c'est moins important !

Etrangement, les hommes (femmes) ont la même attitude entre eux: il y a des humains qu'il ne faut pas toucher (physiquement, moralement, symboliquement) et d'autres à qui on peut faire subir n'importe quoi !

Pourquoi ressasse-t-on la shoah et laisse-t-on crever les Yezidis, les Rohingyas, les déplacés du Darfour, les Kurdes et les TIbétains ? A quel titre ? Qui définit les critères et sur quelle base ?

La pleine conscience peut déranger: la différence avec la vérité est que la réalité n'a pas de langue de bois.


  1. Puce Un soldat dont le métier est de protéger une population parfois en tuant des agresseurs ne peut-il pas revendiquer un moyen d'existence juste ?

Si une nation ou des rebelles ont pour objectif d'envahir, de conquérir, d'anéantir un peuple, après avoir tenté des négociations non-violentes, faut-il les laisser massacrer, piller, déporter des êtres humains quel que soit leur nombre ? N'est-il pas juste qu'une armée intervienne pour protéger et éviter les massacres, lorsqu'il n'y a plus de dialogue ou d'action non-violente possible ?

Je ne suis pas convaincu que la non-violence consiste à se laisser massacrer, pas plus qu'il faille massacrer un adversaire potentiel. Dans les textes il est question de protéger la vie. En dehors des conseils "éclairés " de lamas et autres moines qui ne sont pas là au moment de protéger les populations, il manque parfois un mode d'emploi concret.

Le Dalai Lama évoque souvent sa compassion à l'égard des Chinois qui ont envahi le Tibet et massacré les Tibétains. Il est bon de rappeler qu'il a fuit sous bonne garde l'invasion chinoise pour se réfugier en Inde et qu'il a laissé derrière lui des millions de Tibétains qui sont asservis, torturés, massacrés quand ils ne se soumettent pas.

Il semble que la compassion est plus facile à pratiquer lorsqu'on est en exil !

Je ne pense pas que la non-violence consiste uniquement à s'abstenir de répondre à une attaque, ce qui est la forme passive. Elle est aussi une implication, un engagement pour créer des conditions de vie équitable, harmonieuse, juste et solidaire.

Il importe de privilégier le dialogue, la tolérance, la compréhension. Il faut parfois reconnaître qu'il est impossible de passer par la voie de la négociation.

Le lâcher prise et le détachement face à des individus qui ne réfléchissent pas, déterminés à opérer des massacres ne me paraît pas être une solution adaptée.

Nous n'avons pas le pouvoir d'imposer la pleine conscience à un dictateur, à un envahisseur, à un chauffard, à un terroriste, à un récidiviste.

Nous pouvons oeuvrer à la paix en prenant conscience et en acceptant que tout le monde n'est pas forcément concerné par la paix et la protection de la vie, en évitant d'entrer dans la spirale de la provocation et de la vengeance.

De là à dire qu'une action qui consiste à intervenir de façon coercitive pour sauver un peuple ou une personne de la destruction est une "mauvaise" action ou une action répréhensible parce qu'il a fallu mettre des gens hors d'état de nuire me paraît inapproprié .


Priver définitivement de liberté un multirécidiviste est-il une "mauvaise" action parce qu'on le prive d'une chance de réhabilitation ? je n'en suis pas convaincu.

" la fonction de la police est de promouvoir et de défendre la civilité face à la violence et à l'insécurité.  Action qui suppose que les acteurs engagés dans ce métier aient eux mêmes été formés à contrôler leur propre peur et leur propre violence." 2 

Si tout le monde pratiquait la pleine conscience et respectait la vie et les biens d'autrui, nous n'aurions pas besoin de soldats, ni de policiers. En attendant, n'avons nous pas besoins d'eux ? (voir l'article 3 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme)

Pour moi, un militaire ou un policier se limitant à défendre la vie, sans intention délibérée de nuire, dans la mesure où il n'y a pas moyen de faire autrement, se situe dans les moyens d'existence juste, avec la possibilité de se désolidariser de toute action nuisible ou malhonnête si cela se présente. (Voir les principes de Nuremberg et le devoir de désobéissance affirmé par les codes militaires de certains pays dont la France.)


  1. Puce  Par contre la fusion nucléaire et les programmes qui l'accompagnent, tant sur le plan militaire que sur le plan civil (centrales) peuvent être considérés selon l'éthique bouddhiste comme démarche ultra-violente et dommageable pour l'humanité. C'est une violence flagrante dans le cas de l'armement, et une violence dissimulée dans le cas de production d'énergie.

"Aucun degré de prospérité (de croissance) ne saurait justifier que l'on accumule de grandes quantités de substances hautement toxiques, que personne ne sait rendre inoffensives, et qui font planer un danger inestimable sur la création tout entière, pour des temps historiques ou même géologiques. Agir ainsi, c'est transgresser la vie elle-même, transgression infiniment plus sérieuse que n'importe quel crime jamais perpétré par l'homme. L'idée qu'une civilisation puisse se maintenir sur la base d'une telle transgression, est une monstruosité morale, spirituelle et métaphysique.

Nous voilà en train d'accumuler consciencieusement et délibérément une substance hautement toxique avec le vague espoir que l'on pourra peut être s'en débarrasser dans très longtemps. (les déchets radioactifs et les réacteurs éteints sont censés devenir inoffensifs entre 5000 et 10 000 ans)

Nous sommes en train de placer des générations à venir devant un problème à résoudre que nous ne sommes pas parvenu à régler",10 tout en continuant à l'alimenter.

Certaines ethnies, comme les Bishnoi, ont choisi de vivre selon le principe de non violence et leur mode de vie est cohérent par rapport à ce choix : ils ne tuent pas d'animaux, ne coupent pas d'arbres vivants, leur bienveillance à l'égard des humains est exemplaire.

Les Jaïns vont jusqu'à évier de nuire aux insectes et aux bactéries. Certaines cultures ont banni tout acte nuisible de leurs pratiques, bien que vivant dans des conditions extrêmes, ce qui corrobore que c'est humainement faisable.

J'observe que de nombreux pays Asiatiques qui pratiquent le bouddhisme, sont de grands mangeurs de viande et de poisson, parfois de grands guerriers et exploiteurs d'êtres humains, des fanatiques religieux, des adeptes de la puissance nucléaire ! Cela me pose question.


  1. Pratiquer les moyens d'existence juste fait appel à la compréhension de la différence entre nos besoins et nos envies.

En à peine un siècle, nos besoins sont devenus l’enjeu de puissances économiques importantes qui les détournent, et utilisent des stratégies psychologiques élaborées (voire à la limite de la légalité pour ce qui est des messages à caractères subliminaux) pour faire passer des envies pour des besoins, nos désirs pour des soifs, pour flatter notre ego, nous transformer en caméléons de Panurge. Le plus grand nombre favorisant et accentuant la tendance au mimétisme, afin de tirer de nous le plus d’argent possible.

En quelques décennies, nous sommes passés de la société de consommation à la société de l'obsolescence (du jetable).

L'argent est passé du stade de revenu pour un travail ou un échange de biens au stade de rente par spéculation (les actionnaires gagnent de l'argent sans travailler).

"Les sociétés industrialisées et d'abondance se trouvent prisonnières d'une courbe de croissance économique nécessairement continue. Il est donc vital pour elles de conquérir sans cesse de nouveaux marchés, de recruter et de fidéliser toujours davantage de clients, incités à consommer, voire a gaspiller.

Elles n'hésitent pas pour cela a créer et a entretenir de faux besoins. Dans ces conditions, elles sont contraintes de privilégier l'idée d'un bonheur marchandise qu'elles définissent comme l'espace d'une harmonie entre la réalité et l'idéal. L'aspiration a devenir soi, en cultivant son autonomie intérieure et en prenant de la distance avec le besoin et les choses concrètes, non seulement ne les intéresse pas mais les inquiète. Le bonheur est devenu, dans cette optique, l'objet d'une idéalisation, d'une idolâtrie, d'un culte.

Cependant, sa glorification comme but ultime de l'existence, puisqu'il n'est jamais recherché en vue d'autre chose que de lui-même, n'est pas sans conséquences.

Elle risque, en premier lieu, de creuser encore davantage le décalage naturel entre l'idéal, de plus en plus enjolivé, et la réalité quotidienne, rendue fade et vilaine.

Le sujet finit par juger sa condition minable en comparaison avec les cliches de la publicité, qui lui font miroiter une vie extraordinaire. Face a cette tension, le Moi doit investir une grande quantité d'énergie pour réduire, voire supprimer le fossé ainsi élargi entre le rêve et la réalité, afin de se sentir en conformité avec le modèle de bonheur proposé. Il s'expose alors aux deux dangers que nous avons déjà pointés : celui de la surenchère, en désirant  toujours plus et autre chose, et celui de l'épuisement dépressif, en « pétant les plombs ." 3


Après avoir créé une croissance par la consommation, une fois chaque ménage équipé de son téléviseur, de sa machine à laver, de son frigidaire, de sa voiture et de sa play station, pour maintenir cette croissance et la faire évoluer dans l'intérêt des actionnaires, il faut créer des choses qui ne durent pas, soit par fragilité programmée, soit parce qu'elles deviennent obsolètes très rapidement. Nous sommes conditionnés à consommer plus, plus vite et plus souvent.

Comme les actionnaires sont "gourmands", on délocalise la majorité des fabrications de produits courants vers des pays où les salaires sont 10 fois plus bas que chez nous, avec des horaires de travail plus contraignants. Les prix de vente restant inchangés, la différence va bien quelque part ?


Le dernier MP3 déjà dépassé et programmé pour tomber en panne au bout de 500 recharges de batterie, nous voilà coincé dans la spirale de l'obsolescence programmée.

Alors que mon premier lave linge a duré 40 ans, que mon premier téléviseur cathodique m'a satisfait pendant 25 ans, en à peine 10 ans on est passé à l'écran plat, au HD, ensuite au 3D, maintenant à l’écran tactile super HD, et bientôt à l'écran transparent interactif.

Nous sommes devenus les otages d'un système économique qui a pris le pouvoir, englué dans le mythe de la croissance sans limite qui ne veut pas tenir compte que les ressources naturelles, elles, sont limitées.

L'économie ultra libérale ne tient pas compte de l'impermanence.


" Consommer, au risque de toutes les obésités physiques et psychiques est de fait une sorte de devoir civique, reposant sur une manière d'ascèse inversée, où insatiabilité et insatisfaction alternées constituent les deux mamelles de l'économie." 4


Je maintiens que notre carte de crédit a une valeur de bulletin de vote. Grâce à elle nous avons le pouvoir de freiner le système, voire de l'obliger a changer de modèle. "Acheter c'est voter" affirme Pierre Rabhi.


Avons nous besoin de tout ce que nous désirons acheter? Pourquoi acheter du matériel qui est appelé à ne pas durer ?

A qui l'achetons nous ? Avons nous le choix d'acheter ? (certaines pièces détachées sont volontairement retirées du commerce pour nous obliger à acheter le produit de remplacement)

Prendre conscience de la façon dont nous sommes manipulés devient urgent pour nous ré-approprier la liberté de choisir nos moyens d'existence.


Par exemple :

- Nous avons besoin d’être transporté, pour nous déplacer, pour aller travailler, pour nos loisirs.

Pour répondre à ce besoin, nous pouvons choisir d'utiliser les transports publics, ou un véhicule personnel.

Lorsque nous choisissons d’avoir un véhicule personnel, nous répondons à une certaine réalité pratique: véhicule d’occasion ou neuf, petite cylindrée ou voiture puissante, berline ou cabriolet, et maintenant 4x4 ou SUV.

Nos choix et nos envies vont interférer avec notre mode de vie, notamment avec nos revenus.

Je peux me contenter d’une voiture ordinaire, à un prix raisonnable accessible à mes ressources.

Je peux vouloir une voiture plus onéreuse ou de prestige, ce qui m’amène à m'endetter ou a avoir des revenus adaptés, que ce soit par une profession plus lucrative, par un certain nombre de privations, ou par des moyens malhonnêtes.


Pour répondre à un besoin réel de transport, en général nous nous référons à des arguments de confort, de sécurité, d'utilité.

C'est en fait beaucoup plus complexe : pourquoi cette diversité de modèles ? Pourquoi cette accumulation de gadgets ? Pourquoi le prestige de certaines marques ? Pourquoi des véhicules qui roulent à 250km/h alors que la vitesse est limitée à 130km/h maximum ?

Parce que les marques ciblent les clients potentiels en faisant appel à leur égo et leurs fantasmes, en faisant passer leur envie de pouvoir, de notoriété, de domination, de séduction, de reconnaissance et d'estime de soi pour un besoin d’être transporté.

A force de manipulation, nous intégrons notre véhicule (voiture ou moto) comme une partie de nous-mêmes. Notre véhicule est intimement lié à notre ego. Il devient une interface entre nous et les autres.

Nous sommes interpellés par des clichés de virilité, de puissance, de séduction, de prestige, de compétitivité, qui n’ont rien à voir avec le simple fait de se déplacer.

  1. Puce A quoi correspond l'engouement actuel pour les grosses voitures assimilées à des 4x4 du type Crossover ou SUV(sport utility vehicle) ? Tous leurs propriétaires vivent-ils isolés dans la campagne ? Partent-ils à la chasse aux buffles ou en expédition ?

Cela n'aurait-il pas un rapport avec l'estime de soi, avec un sur-développement ou un sous-développement de l'égo ? Quelles sensations éprouve-on au volant de ce genre de véhicules ?

  1. Puce A quoi correspond cette tendance qu'ont les constructeurs à présenter leurs modèles de voitures dans tous les salons automobiles du monde avec des jolies femmes généralement dévêtues ? Quel rôle font-ils jouer aux femmes dans le rapport à la voiture ?

  2. Puce S'agit il vraiment de ne vendre qu'un moyen de transport, de ne répondre qu'à un besoin de se déplacer ?

Nous pouvons appliquer cette observation à tous les besoins fondamentaux. La prise de conscience n'est pas de tout repos, d'où l'utilité de l'effort juste : ne pas se décourager, ne pas avoir peur de déranger, ne pas laisser tomber parce que ce serait trop compliqué.


Par exemples et en guise d'exercices de "dépollution" :


  1. les besoins physiologiques :

  2. Puce Observez les campagnes publicitaires concernant les produits alimentaires : sous couvert d'allégations de santé, nous sommes poussés à consommer plus, alors qu'il s'agit de spéculation agro-alimentaire.

- Paradoxalement on nous propose de mincir tout en nous inondant de friandises chocolatées, de soda hypercaloriques, et autres produits industriels "Bouffez mais bougez...parce qu'on ne veut pas être responsable de votre santé "

- Paradoxalement les médecins recommandent de manger plus de poisson gras pour protéger notre système cardiovasculaire, alors que les poissons en général (gras en particulier) sont devenus un véritable poison pour l'organisme (facteur de cancer et autres dégénérescences) à cause de la pollution de l'alimentation des traitements, chimiques.

http://www.france2.fr/emissions/envoye-special/poisson-elevage-en-eaux-troubles_142763

- Paradoxalement "Pour votre santé, mangez 5 fruits et légumes par jour" relève de l'insulte quand on sait combien coûtent les fruits et les légumes (les supermarchés gagnant souvent plus sur les produits que le producteur) , quand on sait à quel point ils sont couverts de pesticides, fongicides et autres poisons de l'agriculture industrielle.

http://www.mdrgf.org/news/news0711010_Pesticides_analyses_parlement.html            

http://www.generations-futures.fr/sinformer/pesticides/

http://blogs.lexpress.fr/ma-vie-toxique/2011/09/05/ne-pas-manger-5-fruits-et-legumes-par-jour/


Les fruits et légumes bio étant un peu plus chers, donc moins accessibles au plus grand nombre, de quelle santé parlent-ils ?

Le besoin de nous nourrir a donné lieu à des dérives graves pour notre santé, afin de satisfaire spéculateurs et investisseurs.

Pourquoi détruit-on des tonnes de céréales et de légumes, des hectolitres de lait chaque année (dumping) ?

Pourquoi verse-t-on des millions d'euros de subventions aux gros producteurs pour qu'ils produisent moins ? Au moins 40% des revenus des gros agriculteurs et éleveurs viennent de subventions (sans avoir besoin de travailler !) Quid de leur production ?

Pourquoi sont-ce des traders (banques) qui s'occupent du marché de la viande, du blé, de l'huile, du riz, du poisson et que deviennent les coopératives agricoles, que deviennent les pêcheries traditionnelles ?

  1. Puce Observez les campagnes publicitaires pour des médicaments sans prescription ou les dispositifs médicaux reconnus dans la liste noires des médicaments (Prescrire) comme inefficaces, voire dangereux pour la santé. Ils sont toujours vendus dans les officines et les pharmaciens continuent à se faire de l'argent dessus !

  2. Puce Observez les campagnes destinées aux produits cosmétiques, elles s’adressent davantage aux apparences, à notre besoin de séduire, à notre angoisse de vieillir qu’à notre santé "parce que nous le valons bien".

  3. Puce Observez les publicités vestimentaires qui tendent à imposer un style, une silhouette, à uniformiser plutôt que de favoriser l’expression des particularités, l'acceptation des différences. Pourquoi est ce difficile d'avoir du choix vestimentaire lorsqu'on a des rondeurs? A quoi correspond cette mode du "slim" et de tous ces vêtements près du corps ? Est-ce un hasard si on est aujourd'hui obligé de dénoncer l'anorexie des mannequins ?

Les pantalons ou les chemises larges d'avant coutaient 60€. Aujourd'hui avec 50 cm2 de tissus en moins les vêtements slim coutent le même prix, où va la différence ? Est-ce une question de mode ou de profit ? Comment s'y prend on pour vous faire croire que c'est une mode ?

  1. Puce Observez comme on spécule en toute impunité sur les produits de première nécessité (alimentaires ou sanitaires) dans le plus grand mépris des peuples et des gens qui ont un faible pouvoir d'achat, dans le mépris des petits producteurs et des consommateurs, en transgressant parfois les règles fondamentales d'hygiène et de santé.

  2. Puce Observez comme il devient difficile de se loger lorsqu’on a des revenus modestes, comme les conditions et la sécurité d'habitation sont souvent liées aux "rangs" qu'occupent les individus dans la société.

Ces "envies qui prennent vie plus près de chez vous" que la majorité d'entre nous n'auront jamais les moyens de s'offrir.

  1. le besoin de sécurité et de protection:  

  2. Puce Observez les campagnes publicitaires des compagnies d'assurances, des banques, est ce réellement notre protection et notre sécurité qui est visée ou les gains de leurs actionnaires ? Comment en est on arrivé à laisser les organismes financiers gouverner le monde parce que "leur bon sens aurait de l'avenir"? De quel avenir parlent-ils ?

  3. Puce Observez comment on favorise le surendettement (tout en le dénonçant), pour stimuler la consommation !

  4. Puce Observez le comportement des lobbies pharmaceutiques et agro-alimentaires, tout ce qu'ils contrôlent (services de soins, services de protection sociale, services et agences de contrôle sanitaire, distribution de semences, cours des aliments de base) Est ce vraiment notre santé qui est en jeu, ou des intérêts économiques ? A quoi servent leurs consultants juridiques au parlement Européen ? Quelles pressions exercent-ils sur les personnes qui les dénoncent ? Est ce dans notre intérêt ?

  5. Puce Observez tous ces experts censés veiller à notre protection sanitaire (AFSSAPS - ANSM - HAS et compagnie), alors qu'ils sont noyés dans des conflits d'intérêts ou directement actionnaires de laboratoires qu'ils sont censés contrôler.

  6. Puce Observez cette "guerre" permanente contre les médecines alternatives (même si certaines le justifient parfois), et contre le bio. Est ce vraiment pour notre bien être ? Avons nous le droit de choisir ce qui est bon pour nous ? Qui décide et à quel titre ? Si les "experts " ne peuvent pas démontrer l'efficacité de l'homéopathie, ils ne peuvent pas non plus démonter son inefficacité, au regard du nombre d'utilisateurs satisfaits ! Combien de médicaments allopathiques sont évalués inefficaces, voire dangereux sans que cela ne pose problème. Quand cela pose problème, La France les retire généralement du marché 10 à 20 ans après les autres pays. Qui cela arrange-t-il ? Qui est responsable ?

  7. le besoin d’appartenance: 

  8. Puce Observez ces campagnes publicitaires qui tendant à faire croire à nos enfants qu'il faut porter des vêtements de marque, qu'il faut avoir tel modèle de téléphone portable, telle console de jeux, tel modèle de lecteur MP3, tel pavé numérique, tel gel dans les cheveux pour appartenir à la classe des adolescents "branchés et heureux". Si tu n'es pas sur facebook, instagram, periscope, tu n'es rien...!

  9. Puce Observez  la souffrance et les problèmes de communication que cela entraîne lorsque des familles n'ont pas les moyens ou le souhait de répondre à ces sollicitations.

  10. Puce Observez à quel point de nombreuses personnes sont incitées à abandonner toute règle et valeur pour devenir des objets de consommation, en toute inconscience. L'obsolescence s'est glissée jusque dans les rapports humains: on s'utilise et on se jette comme ces fameux "mouchoirs en papiers". On va en "boite" pour se faire une "meuf ", si c'est un "bon coup", elle se fera "tirer" par les "potes". Si ce n'est pas de la consommation, qu'est ce que c'est ?

  11. Puce Observez ces publicités "anodines" qui mettent l'autre de côté ou qui le supprime pour profiter de "son instant café" "fais un voeu" dit il, "voilà c'est fait" dit-elle lorsque la falaise s'effondre avec lui (Senseo), ou pour profiter de la nouvelle cuisine "Pas mal pour le prix" dit le garçon "là tout est parfait" dit la femme après l'avoir poussé par la fenêtre. "j'ai gagné à la loterie" dit la femme,"mais je te quitte"(Autosphère) et encore ce couple qui enferme les enfants à l'extérieur pour se faire "un petit caprice". J'ai des difficultés à saisir l'intérêt qu'a une entreprise à se baser sur de tels messages pour vendre un produit.

  12. le besoin d’estime de soi et de reconnaissance:

  13. Puce Observez tous les messages publicitaires qui s'adressent à notre construction identitaire, parce que "nous le valons bien", (l'Oréal), que nous sommes " des hommes qui n'ont pas peur de se conduire en pères", ou "des pères qui seront toujours des hommes" (Renault), parce que "nous n’allons quand même pas dépenser si peu" (Dacia)et que "l'on nous parle vrai " (CA).

  14. Puce Observez ces campagnes (mode, clips, émissions, séries...) qui persuadent les très jeunes filles à ressembler à des femmes (Lolita), et celles qui persuadent les femmes et les hommes d'un certain âge à ressembler à des adolescent(e)s.

Ce besoin qu'ont de nombreux adultes à fuir les marques de l'âge parce qu'il faut être éternellement "jeune et beau" dans notre société. Pourquoi vieillir fait-il si peur ?

  1. Puce Observez comme il peut être difficile de choisir son conjoint ou sa compagne, même en France, lorsqu'on appartient à des groupes ethniques ou religieux différents. Qui s'oppose le plus aux mariages mixtes ? Ne serait-ce pas ceux qui dénoncent le le plus le "racisme" ? Etonnant !

  2. Puce Observez comme il est souvent difficile d'avoir de la considération, ou de trouver un(e) partenaire de vie lorsqu'on est demandeur d'emploi ou d'asile, femme isolée, handicapé ou senior.

  3. Puce Observez comment on parle de ces personnes, dans la rue, à la télévision, dans les débats politiques, avec cette condescendance pétrie de "charité laïque" infantilisante, trop souvent en terme de différence plutôt qu'en terme d'appartenance. On parle des problèmes qu'ils posent ou qu'ils ont, plutôt que de leurs réels besoins et de la façon de traiter ces besoins.

  4. le besoin d’accomplissement et de réalisation de soi. 

  5. Puce Observez comme il est difficile d'être soi et d'affirmer le fait qu'on est unique. Quid de la liberté de penser et de s'exprimer en dehors du courant "officiel", du politiquement ou religieusement correct ? A-t-on le droit de ne pas être d'accord, même dans ce qu'on appelle "démocratie" ?

  6. Puce Observez ce qui motive les jeunes à vouloir être footballeurs, ou chanteurs aujourd'hui. A quoi correspond ce besoin de participer à des émissions de télé-réalité ou de télé-crochets ?

  7. Puce Observez ces personnes du monde du spectacle ou du sport qui, malgré leurs fortunes et le train de vie dont elles disposent, l'adulation que le public leur témoigne, ont besoin de drogues, de partenaires multiples, d'attentions particulières (caprices de stars) pour exister.

  8. Puce Observez ce qui caractérise une personne qui "a réussi " aujourd'hui ? Un président de la république disait le 29 juin 2017, lors de l'inauguration d'une fourmilière de StartUps :"Une gare c'est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien"  persuadé qu'il représente probablement un modèle de réussite.

  9. PuceObservez ce qu'on appelle pays émergents? Est ce un hasard si ce sont les pays où il y a le plus de "pauvres" et les plus grands écarts entre les classes sociales! Qu'est ce qui émerge et à quel prix est cette émergence ?

Peut être vous demandez vous:  "Qu'est ce que cela a à voir avec le bouddhisme ?"

Cela a à voir avec la pratique de la pleine conscience et des moyens d'existence justes et leur application dans la vie quotidienne, parce que choisir des moyens d'existence justes relève d'une vigilance et parfois d'un effort constant pour se dépolluer/décontaminer du diktat ambiant.

Ces observations ne sont pas destinées à montrer à quel point nous serions "mauvais", ni à nous rendre tristes, pessimistes, ou révoltés.

Au contraire. Elles invitent à regarder au delà des évidences, à retrouver la joie d'être pleinement soi, en nous dégageant de l'emprise médiatique du système de consommation, et d'un système à pensée unique afin de retrouver le chemin de nos besoins essentiels et de notre liberté de penser.

Nous ne sommes ni robots, ni cobayes, ni soumis. L'affirmer n'est pas de tout repos, c'est le prix à payer pour oser se montrer tel que l'on est, et non tel que l'on voudrait que nous soyons. Être différent est parfois inquiétant.


C'est le fait d'être privé de liberté, d'être otage d'un système, qui nous déprime, et non le fait de prendre conscience de la réalité.


  1. Observer (voir-connaitre-comprendre) c'est prendre du recul, prendre conscience de ce qui est, appréhender une autre part de la réalité que celle qui est présentée comme "vraie", pour retrouver la liberté et la joie d'être, de penser et d'agir par soi même. Parce qu'il y a une autre réalité, d'autres alternatives, d'autres solutions que ce qu'on nous présente.


  1. C'est prendre conscience que nos moyens d'existences et la perception que nous avons de nous même et du monde sont étroitement liés à de nombreuses formes de manipulations qui consistent à créer des envies que l'on tente de faire passer pour des besoins, à des sophismes de tous ordres dans tous les domaines qui tendent à faire passer des informations pour des "vérités" ou par redéfinir des concepts comme beauté, bonheur, justice à la sauce économique, religieuse, politique etc...

Prendre conscience de nos moyens d'existence, être présent à ce que nous vivons et comment nous vivons c'est oeuvrer à la construction de nos propres valeurs, d'une estime de soi détachée de toute manipulation, la plus sereine et équilibrée possible. C'est aussi, permettre aux autres de retrouver cette estime de soi, en n'abondant pas dans le mensonge et la manipulation.


C'est se donner les moyens de vivre mieux en redéfinissant nos priorités.

- Mieux physiquement on prenant soin de nous et des autres

- Mieux économiquement en nous libérant du conditionnement et de la "fièvre acheteuse" dans laquelle nous sommes embrigadés malgré nous. Passer du pouvoir d'achat au pouvoir du choix, du "pouvoir d'achat au pouvoir d'être" 5.

Retrouver le plaisir de la modération. Il n'y a pas de mal à ne pas être connecté contrairement à ce que l'on tente de vous faire croire et malgré le fait qu'ils finissent par instaurer un diktat de la connexion dans de plus en plus de domaines. Si vous n'avez pas d'ordinateurs, il y a un tas de choses que vous ne pouvez plus faire. Si votre ordinateur n'est pas régulièrement mis à jour ou si vous n'en changez pas de plus en plus fréquemment, il y a un tas de choses que vous ne pourrez plus faire. Tout le monde accepte au nom du progrès !

- Mieux moralement en retrouvant une estime de soi satisfaisante, dégagée du "jamais assez" ou du "toujours plus" et de se besoin de se conformer.

Mieux spirituellement et humainement en redevenant libres, solidaires, responsables et confiants.

"Comment expliquer ce besoin absurde de posséder des voitures plus grosses, plus rapides, plus luxueuses que nécessaire ?

Et une fois que nous les possédons, pourquoi cet irrésistible désir de les montrer ou de rouler plus vite qu'il n'est permis ? Comment expliquer cette soumission à la mode, qui nous fait trouver soudain ringard un vêtement encore quasi neuf ? Et qui nous persuade qu'il faut en acheter tous les ans de nouveaux ? Comment expliquer ce besoin de posséder une foule d'objets inutiles ? Sinon par la conséquence de toutes ces flatteries de l'estime de soi des consommateurs que nous sommes....

N'avons nous rien d'autre que ces flagorneries pour nourrir notre ego? Sommes nous si faibles que nous ne sachions plus nous défendre contre la dictature de l'apparence, de la jeunesse, de la minceur que nous imposent magazines et marchands d'apparence ? Ou sommes nous trop imbus de nous-mêmes pour ne plus voir avec quelle facilité nous tombons dans ces pièges grossiers ?

La solution n'est donc pas de penser moins à soi mais d'y penser différemment. D'autant, une fois de plus, que nous n'avons pas le choix : nous avons un besoin vital d'estime de nous même. Mais sans doute pas sous la forme qu'elle tend à prendre aujourd'hui." 6


Laurent Gounelle fait dire à Samtyang, le guérisseur balinais, "qu'une vie réussie est une vie que l'on a menée conformément à ses souhaits, en agissant toujours en accord avec ses valeurs, en donnant le meilleur de soi-même dans ce que l'on fait, en restant en harmonie avec qui l'on est, et si possible une vie qui nous a donné l'occasion de nous dépasser, de nous consacrer à autre chose que nous même, et d'apporter quelque chose à l'humanité, même très humblement, même si c'est infime."

Laurent Gounelle - L'homme qui voulait être heureux- Anne Carrière edit- Paris -2008




Concrètement : (par exemple...)



Pour combler nos besoins physiologiques


  1. Puce Accepter ce qui est et qu'on ne pourra pas changer, tout en prenant conscience de ce que nous pouvons changer dans notre manière d'être et d'exister, en nous libérant des diktats, et de la souffrance que nous procure la confusion entre besoins et envie. C'est important de le répéter encore et encore....

  2. Puce Apprendre à déchiffrer les messages publicitaires et médiatiques est un excellent entraînement pour la pleine conscience. Des livres efficaces peuvent aider au début:  Ph. Breton La parole manipulée, F.Joule et J. Beauvois, Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens, Y.A. Thalmann Petit traité de démanipulation, N.Gueguen La psychologie de la manipulation et de la soumission et La psychologie du consommateur....Cela peut servir d'entraînement au déchiffrage ...

  3. Puce Boycotter (acheter de façon éclairée) tous les produits (alimentaires, médicaux, vestimentaires, utilitaires) qui mettent notre vie et nos emplois en danger, dont les publicités sont mensongères, dont les informations sont manipulées. Nous disposons à ce niveau d'un véritable pouvoir que personne ne peut nous retirer, conscients que la majorités des experts et des politiques sont englués dans des conflits d'intérêts.

Privilégier tous les produits naturels, garantis sans pesticide ni engrais chimiques, et locaux chaque fois que c'est possible.

  1. Puce Apprendre à repérer les envies qui se dissimulent sous les besoins:  par exemple :

" Lorsque nous sommes attirés vers quelque chose, sommes nous encore capables de trancher entre le nécessaire et le superflu ?... une fois le besoin cerné, réfléchissons à la meilleur façon de le combler. Ce sont nos envies bien plus que nos besoins réels qui dictent nos achats quotidiens." 7

Un enfant qui dit avoir faim et refuse le fruit ou le sandwich que vous lui tendez, au prétexte que c'est du chocolat ou une glace qu'il attend, est dans l'envie et non dans le besoin.

Il m'est arrivé d'acheter et d'offrir un sandwich garni à un mendiant, dans la rue, qui avait un panneau "j'ai faim". A ma grande surprise il l'a refusé. Avait-il faim ou voulait-il de l'argent pour satisfaire une autre envie ?

Je ne critique pas son refus, mais son information "j'ai faim".

Combler le besoin de manger peut aller d'un repas frugal à un repas gastronomique. Qu'est ce qui est le plus important ?


  1. Puce Modifier notre façon de consommer, consommer moins pour consommer mieux. Se poser ces questions avant un achat:

Est ce que j'ai vraiment besoin de cet objet ?

Est ce qu'il va changer quelque chose à la qualité de ma vie ? Est ce que je serai plus heureux grâce à lui ?

Opter uniquement pour des objets fonctionnels, "beaux", solides, pratiques, en évitant dans la mesure du possible ce qui est à la mode (parce que éphémère).

Pour combler nos besoins de sécurité, de protection et mettre la montée en puissance des incivilités en échec :


  1. Puce développer la solidarité, les réseaux d'entre aide, partager, se rassembler, s'informer, peut aider à faire face aux difficultés ponctuelles, à dépenser moins d'argent, à concourir au bien être de chacun et à vivre différemment.


Par exemple:


  1. Puce Mettre à disposition et partager des biens et des services

A quoi sert d'avoir une tondeuse à gazon pour chaque membre d'une famille lorsqu'on vit à proximité ? En général on s'en sert une fois par semaine. Une tondeuse pour la famille suffirait.

A quoi sert d'avoir une scie sauteuse ou une perçeuse électrique dont on ne se sert qu'une fois de temps en temps ?

A quoi sert d'avoir des bibliothèques pleines de livres, alors qu'on ne les lira plus dans les mois ou l'année qui suivent la première lecture ?

Pourquoi ne partagerait-on pas nos outils, nos livres, nos bouturages, nos semis, nos idées, notre temps ?


  1. Puce Participer à des travaux de maintenance, d'entretien, de rénovation, en fonction de ses compétences chez des parents, des amis, des voisins.. Participer bénévolement à des associations d'échanges de compétences, en veillant à ne pas se laisser récupérer par les "startups" qui se créent autour de tous ces mouvements de solidarité afin de les introduire sur le marché économique et d'en tirer un profit.


  1. Puce S'inspirer ou se rapprocher de l'association " L'outil en main" (s'il y en a dans votre région) pour partager vos compétences http://www.loutilenmain.asso.fr

Inscrire les enfant de 9 à 14 ans aux ateliers de "l'association l'outil en main" s'il y en a dans votre ville.


  1. Puce Faire du co-voiturage, avec des collègues, des voisins. En veillant à ne pas se laisser récupérer par les "startups" qui se créent autour de tous ces mouvements de solidarité afin de les introduire sur le marché économique et d'en tirer un profit.


  1. Puce Parrainer un enfant ou une personne âgée en difficulté dans leur pays, en leur permettant d'étudier et de vivre décemment, tout en restant en contact avec leurs racines.


  1. Puce Financer des petits projets dans le cadre de micro-crédits, en permettant à des initiatives individuelles de se développer et d'avoir accès à un travail. Bien souvent cela ne demande pas de gros investissements et il est possible de participer à un financement collectif, en fonction des moyens de chacun.


  1. Puce Participer à un jardin collectif, à une association culturelle ou sportive, s'engager dans une action militante (Syndicats, Restos du coeur, Amnesty International, WWF, etc.......), créer ou participer à des activités de quartier, d'associations


Pour combler nos besoins d'estime de soi et de reconnaissance et pour combler nos besoins d'accomplissement et de réalisation de soi : redevenons solidaires.


  1. Puce Cuisiner de bons petits plats pour la famille et les amis, partager les conserves et les confitures maison avec les amis et les voisins, organiser des sorties pic-nique avec les amis, les collègues, s'impliquer dans la décoration ou la fête de son quartier, de son village, de son habitation, de son entreprise etc...réinventer la convivialité.


  1. Puce Partager ses savoir faire dans des réseaux de solidarité,en veillant à ne pas se laisser récupérer par les "startups".


  1. Puce Faire de la désobéissance civile, en achetant des semences bio, en les cultivant, en les reproduisant, en les échangeant en soutenant les actions de Vandana Shiva ou de Kokopelli, en exigeant la liberté et la démocratie dans l'utilisation des semences de nos jardins, dans le choix des médecines alternatives.


  1. Puce Boycotter tout ce qui vient de l'exploitation des humains, tout ce qui nuit à l'homme et à l'environnement, tout ce qui va à l'encontre d'une juste répartition des richesses.


  1. Puce S'engager dans des projets humanitaires ou  dans n'importe quelle activité qui nous tient à coeur


  1. Puce Chercher des moyens d'être heureux en dehors du système économique traditionnel et cesser de penser que le bonheur s'obtient à travers des possessions. Redécouvrir le plaisir de faire des choses gratuitement:  se lever en sachant ce qui va donner du sens à notre journée, s'engager dans une activité qui donne du plaisir: cuisiner, coudre, collectionner, lire, chanter, jouer d'un instrument de musique, apprendre une langue étrangère, rencontrer des amis, s'asseoir devant la mer, marcher dans la forêt en pleine conscience, regarder un film, lire un livre , écouter un morceau de musique qui font du bien....etc....


  1. Puce Il n'y a pas de petites économies, ni de petits partages: parfois une petite privation bien gérée peut changer le monde:

  2. Puce Un rapport du PNUD 1998 (Programme des Nations Unies pour le Développement)8 fait apparaître que pour endiguer la famine, les problèmes sanitaires, et donner accès à l'eau potable dans le monde il faudrait 40 milliards de Dollars supplémentaires par an. (sommes à actualiser en fonction des nouveaux rapports)

Le même rapport fait apparaître que :

11 milliards de dollars sont dépensés chaque années en crèmes glacées en Europe

12 milliards de dollars sont dépensés chaque années en parfums et cosmétiques en Europe et aux USA

17 milliards de dollars sont dépensés chaque années en aliments pour animaux de compagnie en Europe et aux USA

50 milliards de dollars sont dépensés chaque années en cigarettes en Europe

105 milliards de dollars sont dépensés chaque années en alcool en Europe

400 milliards de dollars sont dépensés chaque années en stupéfiants au niveau mondial

500 milliards de dollars sont dépensés chaque années en publicité en Europe

Je regrette que ce rapport ne fasse pas ressortir les sommes investies dans les jeux d'argent et paris divers.


En 2011 les Français ont dépensé 4,5 milliards d'Euros ( 5 milliards de dollars) pour leurs animaux de compagnie (JT 20h TF1 -28/03/12).


Si nous ne pouvons pas changer grand chose au niveau de la politique mondiale, nous pouvons influer sur nos moyens d'existence et ceux des autres, à petite échelle, en modifiant notre façon de consommer :

Sans vraiment se priver et sans culpabiliser: reverser les sommes économisées à des ONG ou à des associations pourrait permettre de grandes choses sous réserve que les frais de fonctionnement ne dépassent pas le 1/4 des dons perçus, ou mieux, qu'elles attribuent l'intégralité des dons à l'aide aux intéressés. (il arrive encore trop souvent que les dons servent autant si ce n'est plus au frais de fonctionnement et d'acquisition de patrimoine de certaines ONG) Lire Sylvie  Brunel - Frontières- Denoël - 2003 ou Donateurs si vous saviez de Marc Reidiboym- Editions Bertrand Gobin- Rennes-2009

  1. Si nous fumons un paquet de cigarettes en moins par semaine, nous pouvons parrainer la scolarité et la pension d'un enfant pendant un mois dans le monde (12 à 20 euros)

  2. Si nous mangeons une crème glacée en moins par semaine, nous pouvons parrainer la scolarité et la pension d'un enfant pendant un mois dans le monde (12 à 20 euros)

  3. Si nous donnons une "boite de Wawa" en moins par jour à notre animal favori, en la remplaçant par du riz et des légumes maison, nous pouvons parrainer la scolarité et la pension d'un enfant pendant un mois dans le monde (12 à 20 euros)

  4. Si nous buvons un litre d'alcool en moins par mois nous pouvons parrainer la scolarité et la pension de deux enfants pendant un mois dans le monde (24 à 36 euros)

  5. Si nous achetons un tube de crème ou un flacon de parfum en moins par mois, nous pouvons parrainer la scolarité et la pension de deux enfants pendant un mois dans le monde (24 à 36 euros)

  6. Si nous donnons l'équivalent d'un billet de loto, une semaine sur deux, nous pouvons parrainer la scolarité et la pension d'un enfant pendant un mois dans le monde (12 à 20 euros)

  7. Si nous réduisons le budget publicité, et le salaire des stars qui en vivent de 1% seulement par an, nous pouvons réduire la famine et assurer les besoins mondiaux en eau et en médicaments à la hauteur de 5 milliards de dollars.

  8. Si nous réduisons la consommation de stupéfiants de 10 % par an nous pouvons couvrir la totalité des dépenses nécessaires pour endiguer la famine et les besoins sanitaires dans le monde.

"Un peu d'eau désaltère, un peu de vin égaie, un peu de feu réchauffe, un peu de vent rafraîchit, un peu d'argent sécurise, un peu d'autorité rassure....Au delà d'une certaine limite, la courbe s'inverse, et l'on obtient l'effet contraire : trop d'eau inonde, trop de vin saoule, trop de feu brûle etc....

Rien n'est par essence bon ou mauvais. C'est la limitation ou à l'inverse, la surenchère qui rendent les choses bonnes ou mauvaises." Belle illustration du juste milieu issue d'un texte de Moussa Nabati- 8


  1. Puce un livre :     

                       Mihaly Csikszentmihalyi - Vivre - la psychologie du bonheur - Robert Laffont -2004 le flow peut changer votre vie

                       Hector Garcia & Francesc Miralles - Ikigai - le secret des Japonais pour une vie longue et heureuse

                       Patrick Viveret- Pourquoi ça ne va pas plus mal- Fayard -2005

                       Vandana Shiva- le monde n'est pas une marchandise - Fayard - 2001

                       Laurent Gounelle - L'homme qui voulait être heureux- Anne Carrières - 2008

                       Pierre Rhabi - la sobriété heureuse - Acte Sud - 2010

                       Fréderic Lenoir - la guérison du monde - Fayard-2012

                       Jean Marie Pelt - Pierre Rabhi -Le monde a-t-il un sens ? Fayard-2014

                       Danna Velden - Cusiner c'est méditer - First - 2017


    sites             http://www.loutilenmain.asso.fr       

                       http://navdanya.org

                            http://www.colibris-lemouvement.org/colibris/aux-origines-du-mouvement/pierre-rabhi


1-  A.S Neill - Libres enfants de Summlerhill - Maspero - 1970

2 - Patrick Viveret-Pourquoi ça ne va pas plus mal-Fayard-Paris -2005

3 - 8 - Moussa Nabati - le bonheur d'être soi- Fayard- 2006

4- Pierre Rabhi - Vers la sobriété heureuse - Acte Sud - 2010

5 - Philippe Derudder et A. J. Holbecq - Manifeste pour que l'argent serve au lieu d'asservir- Dangles 2013 et le film qui s'y rapporte

6 - Christophe André- Imparfait, libre et heureux- Odile Jacob- Paris 2009

7 - Yves-Alexandre Thalmann- Petit Traité de Démanipulation Publicitaire- Jouvence-2010

8 - http://hdr.undp.org/en/media/hdr_1998_fr_ensemble.pdf

9 - Frederic Lenoir - Petit Traité de vie intérieure - Plon - 2010

10 - E F Schumacher - Small is beautiful - Seuil - 1973

 

Introduction
Histoire
Enseignement
4 nobles vérités
Noble sentier octuple
Vue Juste
Pensée juste
Pleine conscience
Parole juste
Action juste
Effort juste
Concentration juste
Moyens d'existence justes
Idées reçues et paradoxesBouddhisme_laic_introduction.htmlBouddhisme_Histoire.htmlBouddhisme_Enseignement.htmlBouddhisme_Quatre_Nobles_verites.htmlBouddhisme_Noble_Sentier_Octuple.htmlBouddhisme_vue_juste.htmlBouddhisme_pensee_juste.htmlBouddhisme_pleine_conscience.htmlBouddhisme_parole_juste.htmlBouddhisme_action_juste.htmlBouddhisme_effort_juste.htmlBouddhisme_concentration_juste.htmlBouddhisme_et_paradoxes.htmlBouddhisme_et_paradoxes.htmlshapeimage_2_link_0shapeimage_2_link_1shapeimage_2_link_2shapeimage_2_link_3shapeimage_2_link_4shapeimage_2_link_5shapeimage_2_link_6shapeimage_2_link_7shapeimage_2_link_8shapeimage_2_link_9shapeimage_2_link_10shapeimage_2_link_11shapeimage_2_link_12shapeimage_2_link_13