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du Gujarat au Sikkim

jour 1 Départ de France  sur Emirates - 1h40 d'escale à Dubai - 9h de vol -


Jour 2  Arrivée à 8h20 à Ahmedabad. Formalités d'accueil. Prise de contact avec le chauffeur, remise de  vouchers. Nous ne changeons pas d'argent à l'aéroport, le cour est trop bas (1 euros = 65 roupies). Nous obtenons un meilleur cour à la Western Union, en ville:  1 euros = 71 roupies.

Le chauffeur ne parle presque pas l'anglais et semble conduire depuis peu de temps. Il ne rétrograde pas lorsque le véhicule ralenti, ce qui entraine de nombreuses secousses, il a heurté un scooter dont les occupants ont ensuite cherché la bagarre.


Ahmedabad principale ville de l'État du Gujarat, compte environ 6 millions d'habitants, c'est la sixième ville de l'Inde. Autrefois connue en raison de sa concentration d'usines textiles et de son important commerce extérieur. Elle est aussi tristement célèbres pour ses affrontements récents entre Hindous et Musulmans (2002, 2008)

Après avoir déposé les bagages à l'hôtel, nous visitons l'Ashram de Sabarmati bâti par Gandhi au milieu d'un parc, sur la berge de la rivière Sabarmati, en 1917. La partie de l’ashram occupée par Gandhi se visite, une autre partie a été transformée en musée. L'endroit est paisible et ne laisse pas indifférent : il est chargé d'une énergie qui a bouleversé l'histoire de l'Inde.


Nous découvrons Hriday Kunj, la maison où il demeurait. Ensemble de pièces disposées en U autour d'une cour intérieure. A l'arrière de la maison, sur la droite, une petite annexe, Vinoba et Mira Kutir habitée de 1918 à 1921 par Vinoba Bhave, de 1925 à 1933 par Madeleine Slade, une disciple anglaise que Gandhi appelait Mirabhen.

Un peu plus loin à droite Nandini, la maison d'hôtes, qui hébergeait les visiteurs mais aussi des disciples. A l'arrière Udyog Mandir, là où Gandhi a habité en premier, lors de la création de l'ashram.

Sur la gauche, au bord de la rivière, Magan Niwas la maison qu'occupait Maganlal Gandhi, son neveu, qu'il considérait comme l'âme de l'ashram.

C’est d'ici que Gandhi a lancé ses campagnes de désobéissance civile dans les années 1920 avec le mouvement Khadi qui visait à boycotter les produits britaniques en faisant la promotion de produits faits main indiens (il a filé lui même du coton sur un rouet), et la Marche du Sel en mars 1930 (Dandi March) pour protester contre la taxe perçue par les Anglais sur le sel. Il a parcouru 313 km en 24 jours avec des milliers de disciples pour se rendre à Dandi, au bord de la mer d'Arabie, pour ramasser du sel sans payer de taxe.


Visite du Dada Hari ni Vav, très beau puits octogonal à escaliers construit en 1501. Tous les murs sont sculptés. Un groupe de femmes y dansaient pour fêter un mariage. La couleur des saree égayait cet endroit un peu sinistre.


Le chauffeur nous emmène ensuite à l'Adalaj Tri Mandir (18 km d'Ahmedabad). Temple de marbre gigantesque pouvant accueillir 10 000 dévots, construit à l'initiative de Ambalal Muljibhai Patel alias Dada Bhagwan, un guru qui aurait "reçu" la connaissance universelle sur un quai de gare. Ce temple comprend des dizaines d'idoles, de dieux et de déesses. Semble relever d'un mouvement sectaire. Pas ou peu répertorié dans les guides, sans grand intérêt.


Route pour Gandhinagar, env 30 km d'Ahmedabad, pour visiter le temple Akshardham. Un des plus important temple du guru Swami Narayan. Imposant édifice, à l'intérieur de marbre richement sculpté et décoré. Photos interdites, pas de portable, ni ce ceinture, ni de sac à main ou à dos, suite à des attentats. Il est appelé "no camera temple".


  1. PuceDéjeuner au Green House (House of MG) Spécialités gujaraties 498 rps/ 2 donation obligatoire inclue dans la facture !


Retour à Ahmedabad pour la visite d'un autre temple de Swaminarayan. Si tous les temples de ce guru se ressemblent  celui ci est un peu différent, il est très décoré et très coloré. Photos autorisées. Entrée gratuite. De nombreuses familles viennent y faire des pujas. Beaucoup d'animation, ce serait son anniversaire.Les contacts sont chaleureux bien que très peu de personnes parlent anglais.


Visite du Hathee Singh Jain temple construit en l'an 1850 après JC, en marbre lisse et brillant. Il est réputé pour ses sculptures complexes qui montrent des musiciens et d’autres personnages et symboles relatifs à Dharnmanath, l'apôtre jain du 15e siècle. Son fondateur Seth Singh Hathee était un marchand prospère. Le temple possède une cour cimentée délimitée par une ligne de cloîtres, qui contient 52 niches. Entrée gratuite Photos interdites.

Ahmedabad Parker Eco Inn


Jour 3 Ahmedabad - Sihor -  Palitana  218km  4h env  


Nous décidons de faire le tour de la vieille ville à pieds, organisé par la municipalité: Heritage Walk, 50 rps /pax. Départ à 8h30, de Kalupur, fin à 10h30 à la mosquée Juma Majid. Le tour commence au bureau avec une projection de diapositives. Visite du petit temple de Swaminarayan qui se trouve en face.

Le Routard déconseille ce tour et propose de le faire individuellement. L'avantage du tour organisé est qu'il cible des points d'intérêts essentiels, même si on ne peut pas tout voir. On peut se perdre, et passer plus de temps à chercher son chemin, en passant à côté de choses intéressantes.


Pol est dérivé du terme sanscrit patroli, qui signifie "entrée ou porte". On entre dans chaque pol en passant sous une arche dont le mur de façade comprend une fenêtre permettant aux habitants de voir qui entrait et qui sortait, une porte en bois massif est destinée à arrêter les intrus.

Les plus anciens ont 300 ans et plus. Sorte de villages "fortifiés" construits par les hindous et les jaïns pour se protéger des autres communautés religieuses, ils sont de véritables labyrinthes. Il y en aurait des centaines dans la ville répartis entre la Jami Masjid et la mosquée Sidi Bashir.


De nombreux passages secrets les relient entre eux. Chaque pol renferme un temple, une mangeoire pour les oiseaux(Chabutaro) des maisons de caractère, aujourd'hui habitées par des artisans ou en ruine. Les vieilles maisons offrent des façades et des balcons en bois sculptés, des portes ciselées.

Nous découvrons le Lambeshwar ni pol et la statue du poète Kavi Dalpatram, le temple privé Ramji Mandir dans le Haja Patel ni Pole, le Doshivada ni pol, le Jagvallabh Mandir petit temple jain très intéressant dans sa façon d'utiliser l'espace, le Nisha Pol, Zaveri Vad, Chaumukhji ni pol, Sambhavnath ni kahadi, Astapadji Mandir, Harkunvar Shetani ni haveli, le Fernandez bridge avec ses étalages de libraires, le Manek Chowk et ses petits commerces.

En plus de tous les petits métiers qui sont à eux seuls un vrai spectacle, nous assistons aux préparatifs d'un mariage.


Le tour se termine par la visite de la mosquée Juma Majid, bâtie par le fondateur de la ville, Ahmed Shah, il y a environ 600 ans. Le bâtiment témoigne d'un style particulier: à base de grès jaune, la mosquée est dotée de centaines de piliers supportant une série de dômes, exemple rare de l’architecture musulmane du 15e siècle. Elle rappelle la grande mosquée de Kairouan représentative de la période des premiers siècles de la civilisation arabo-musulmane fondée en 670 Apr. J.-C. et reconstruite au IXe siècle.


Sur le chemin de retour nous longeons la mosquée Sidi Sayed, actuellement fermée, en face de l'hôtel House of MG, dotée de célèbres fenêtres semi-circulaires en dentelle de pierres dont une en particulier a été sculptée à partir d’un seul rocher.


Route vers Palitana : nous découvrons des paysages de champs de coton et de ricin (castor oil). Les rickshaws Bajaj traditionnels ont fait place au chhakda: un rickshaw motorisé à trois roues fabriqué localement. Il réunit une moto de marque Bullet, les roues d'une petite Fiat et une pompe à eau marchant avec un moteur diesel. Il peut transporter jusqu'à trente passagers et rouler trente-cinq kilomètres avec un seul litre de diesel. Il fait le bruit d'un motoculteur, et le conducteur semble rester debout tellement il est haut perché. On ne rencontre ce type de rickhsaw qu'au Gujarat.


Nous faisons l'impasse sur Sarkhej Rauza édifié entre 1442 et 1451, sur l'emplacement où le saint et dirigeant religieux musulman Ahmed Khattu Ganj Baksh vécut et mourut (en 1446). Le site a la réputation d'être mal entretenu.


Arrêt dans la petite ville de Shihor ou Sihor, anciennement Sinhpur (187 km d'Ahmedabad, 33 km de Palitana) hors des sentiers battus. Ancienne résidence des Buthas, riches marchands du 15ème siècle. La vielle ville possède de belles maisons anciennes en bois, pas toujours bien conservées qui lui donnent un charme fou. Bon nombre de petits métiers d'antan subsistent, population très accueillante. Beaucoup d'endroits photogéniques.

Sihor est aussi connue pour le prince Vijaya qui y vécut avant d'aller s'installer à Ceylan et d'en devenir le premier roi de 543 à 505 av JC.


Le marchand de confiseries, Mali Pendawala, est tellement content que l'on s'intéresse à sont travail qu'il nous offre des Kaju Barfi, dessert indien en losange confectionné avec de la pâte de cajou,du lait et du sucre, recouvert d'une fine feuille d'argent Varak ou Vark. C'est un des desserts les plus chers, réservés au cérémonies, aux mariages et autres occasions particulières.

Une visite au Brahma Kund, un vieux puits à escaliers du 12ème siècle construit par le Raja Siddharaj Jaisingh. L'endroit a beaucoup de charme.

Nous faisons l'impasse sur Palitana et son haut lieu de pèlerinage du jaïnisme, avec ses 863 temples édifiés en haut de la colline Shatrunjaya, accessibles par un escalier aux 3 950 marches (2h30 pour monter, et 1h30 pour descendre) à faire tôt le matin. Photos interdites dans l'enceinte des temples.


  1. PuceDîner au Vijay Vilas repas de spécialités Gujaraties très complet 500 rps /2

Palitana Vijay vilas


Jour 4 Palitana  - Gir   202km  3h30 env

Le chauffeur nous impose un départ à l'aube. Nous nous apercevons qu'il ne connait pas la région et encore moins la langue. Il demande son chemin fréquemment, ne comprend pas ce que les gens lui disent, et se perd. Nous ferons 340 km au lieu de 202 et mettrons 7 heures à joindre l'hôtel de Sasan Gir. Craignant que la suite du voyage soit du même style, nous demandons à changer de chauffeur pour avoir un chauffeur qui connait au moins la région.

Etant parti très tôt nous arrivons malgré tout à temps pour le premier safari.

Pas de chance, l'agence a oublié de prévoir les safaris. On nous explique qu'il est trop tard pour faire le safari et qu'il sera reporté au sur-lendemain matin. Nous sommes pourtant arrivés à 13h30 et les safaris débutent à 15h30. L'hôtel étant isolé, nous ne pouvons rien faire jusqu'au lendemain.


  1. PuceDéjeuner et diner à l'hôtel, sous forme de buffet riz, dhal, légumes, très épicés. Il n'y a rien à l'extérieur.

Gir Birding Lodge


Jour 5  Gir 

Deux safaris dans la journée, l'un à 7h30, l'autre à 15h30. Les safaris durent deux heures trente. Une taxe de 500 roupies par appareils photo est demandée. Chaque jeep comporte un chauffeur et un guide. Ce qui s'avèrera complètement inutile, il y a peu de choses à voir, le chauffeur est capable d'expliquer ce que l'on voit.

Le parc national de Gir fait beaucoup de publicité autour du nombre d'animaux que l'on peut observer. Au cours du premier safari du matin, nous avons vu quatre Sambars, quelques Chitals, quelques singes Langurs, aperçu de loin quelques crocodiles et quelques oiseaux.

Au cours du second safari l'après midi, nous avons aperçu deux sambars, une dizaine de chitals, une dizaine de singes, cinq sangliers, deux bee eaters et une lionne que nous avons pu photographier grâce à un long téléobjectif.


La réputation de ce parc est surfaite. La forêt de teak est tristement desséchée. Animaux et oiseaux se font rares. Selon plusieurs forums, il y a peu de chance de voir des lions. Pour Lonely Planet : une chance sur deux. Nous confirmons, avec beaucoup de chance et du matériel photo approprié.


Seul intérêt de cette réserve, les éleveurs Maldhari qui y vivent, et une communauté africaine en bordure du parc, les Sidhi, dont personne ne parle et ne donne des explications. D'où viennent ils ? Même eux sont incapables de définir leurs origines. Etaient ils des esclaves importés par les envahisseurs musulmans ? Des voyageurs qui ont fui quelque chose ou qui sont partis à l'aventure ? Depuis quand sont ils en Inde ?


  1. Puce Déjeuner et dîner à l'hôtel, même repas que la veille.

Il y a surement plus intéressant à voir dans le sud du Gujarat que cette réserve.

Nous accueillons notre nouveau chauffeur.

Gir Birding Lodge

Jour 6  Gir - Junâgadh - Jetpur - Gondal  140 km  2h40 env 


Nous étions censé faire le safari annulé le premier jour, mais le chauffeur veut que nous partions tôt, prétextant que la route est longue. Nous en sommes au marchandage, si nous faisons le safari, nous ne pourrons par faire d'autres visites prévues.

Nous abandonnons le safari, et commençons à regretter d'avoir choisi cette agence.


Route pour Junâgadh, toujours au milieu de champs de coton et de ricin.


Visite du fort d'Uparkot (entrée gratuite) : construit au pied de la colline Girnar, ce fort aurait été originellement construit en 319 av. J.-C. Détruit et reconstruit à plusieurs reprises au fil des siècles, il a été abandonné entre les 7ème et 8ème siècles avant d'être redécouvert en 976. En raison de sa position stratégique, le fort aurait été assiégé seize fois en 800 ans. Près des ruines de la mosquée Jumma édifiée au 15ème siècle se trouvent des grottes creusées par l'homme qui auraient été occupées par des ascètes bouddhistes, vers le 3ème siècle av. J.-C. Entrée payante , sans intérêt.

Deux baoli (puits) Adi Kavi Vav et Navghan Kuvo agrémentent le parcours, en piteux état.


Après être entrés dans la ville par la grande porte, nous atteignons la mosquée Mahabat Maqbara et le mausolée du vizir Bahaduddinbhai Hasainbhai.(entrée gratuite) Commencé en 1878 par Mahabat Khanji et achevé en l'an 1892 par son successeur, Bahadur Kanji, le Maqbara Mahabat abrite les tombes de Mahabat Khan, Baha-ud-din,


C'est la visite à faire à Junâgadh. Originale exemple d'architecture indo-islamique qui fait penser à un décor digne de Walt Disney: portes en argent, fines sculptures, minarets avec escaliers extérieurs en colimaçon, des centaines de dômes de différentes tailles...on s'attend à voir apparaitre Aladin et son tapis magique.


Route pour Gondal , en route arrêt à l'entrée de Jetpur connue pour ses tissus imprimés avec block de bois, de plus en plus remplacés par la sérigraphie industrielle.

Les textiles qui sèchent dans les champs sont déjà un "régal" pour les photographes. La sérigraphie est une méthode d'impression basée sur la technique du pochoir. Ce qui est industriel est la façon de préparer le cadre mais l'impression se fait toujours manuellement et vaut la peine d'être découverte.


Arrivés à Gondal (à 13h - nous aurions eu largement le temps de faire le safari le matin) nous voulions visiter un atelier de khadi (Udhyog Bharti Khadi Gramodyog) le chauffeur nous a imposé un autre atelier en nous faisant croire que c'était le même.
Nous visitons un immense atelier où des femmes assises sur le sol embobinent des fils de toutes les couleurs, avant de les descendre au rez de chaussée où l'on trouve d'imposants métiers à tisser. Elles gagnent 10 roupies par bobine terminée, elles font en moyenne 16 bobines par jour = 160 roupies(0,23 €)


  1. PuceDejeuner à l'Hotel Shree Riz et nouilles frits aux légumes  185 rps/2


Nous visitons la pharmacie Ayurvedique (Bhuvaneshwari Ayurvedic Pharmacy  Ghanshyam Bhuvan-  9h-12h / 15h-17h)

Intéressant et surprenant notamment au niveau de l'hygiène et des conditions de préparation des remèdes. Nous sommes loin de nos laboratoires aseptisés.

Cette visite aboutit à une consultation gratuite auprès d'un médecin ayurvédique. Nous nous attendions à une consultation selon les règles de l'art, en fait il s'est contenté de nous demander ce que nous voulions traiter et de rédiger une ordonnance. Les produits sont à retirer à la pharmacie du temple. Ils coûtent le double des produits d'une marque internationale connue (Himalaya).

Visite du 4ème temple de Swaminarayan. Même décor, même ambiance.

Pas de dîner, il n'y a personne dans l'hôtel, nous sommes seuls avec le gardien de nuit qui dort déjà sur le sol.

Gondal Orchard Palace


Jour 7 Gondal - Rajkot - Morvi - Bhachau - Dhamadka - Dhaneti - Padhar -  Ajrakhpur - Bhuj     277km  5h env   

Longue route pour Bhuj, à travers des champs de coton et de ricin. Après Morvi la route surplombe des marais salants, des monticules de sel à perte de vue, ainsi que des lignes à haute tension.

Nous avons choisi d'aller à Bhuj en passant par Bhachau, afin de visiter les nombreux villages d'artisanats qui se situent sur entre Bhachau et Bhuj.


Dhamadka: village de block printing. Quelques familles musulmanes utilisent cette technique d'impression. Le tissu et les motifs ne sont pas de très bonne qualité. Les colorants sont chimiques. Nous sommes surpris par les produits proposés à la vente qui ne ressemblent pas à ce que nous avons vu faire dans les ateliers. On dirait des impressions par sérigraphie...


Dhaneti : la famille Parmarth fait de la broderie. Sauf aujourd'hui parce qu'elle en deuil. Par contre la boutique fonctionne.

Si ces broderies semblent parfaites pour les vêtements traditionnels, les couleurs des tissus et les motifs de broderie très chargés ne se prêtent pas beaucoup à une utilisation occidentale.


Padhar est connue pour la broderie de la communauté Ahirs incluant des miroirs. Bien que cela soit prévu dans notre programme le chauffeur dit ne pas connaitre et ne nous y emmène pas. Comme il parle peu l'anglais, lorsqu'il ne comprend pas ce que nous voulons, il se ferme et devient nerveux.


Ajrakhpur : village connu grâce à Ismail Mohammad Kahtri, spécialiste du block printing. Le travail est plus fin et recherché.

Le chauffeur refuse d'y aller, prétendant que nous avions déjà vu la même chose à Dhamadka. Nous exigeons qu'il nous y conduise parce que c'est prévu dans notre contrat. Cet atelier fait des impressions de qualité à base de couleurs végétales et travaille avec les pays occidentaux. Une équipe de designers occidentaux est d'ailleurs à l'oeuvre pour préparer une collection de tissus.


Arrivée à Bhuj en début d'après midi. Bhuj est une ville dévastée par un tremblement de terre de magnitude 7,9 en janvier 2001, faisant 10 000 à 30 000 victimes. Lorsqu'on arrive à l'entrée de la ville, des centaines de familles vivent sur les collines dans des tentes en plastique bleu, dans une misère totale. Ces campements sont entourés d'ordures, de débris, de chiens errants. Un peu partout on aperçoit des tas de pierres indiquant qu'il y avait eu des habitations.


  1. PuceDéjeuner au Sankalp  délicieux repas d'Inde du Sud : Keerai Cheese Garlic dosa + Tomato corn uthappa(délicieuse pizza indienne) +  eau 355rps/2


Comme il nous reste du temps nous proposons d'aller à Bhujodi pour voir les tisseurs de tapis de laine.


Au lieu de nous emmener dans le village voir les ateliers, le chauffeur nous conduit au Bhujodi Hiralaxmi Memorial Craft.

Un centre de shopping artisanal pour touristes locaux et étrangers où sont exposées les différentes spécialités de la région.

Très beaux objets dans les différentes catégories d'artisanats du Kutch , assez chers et à prix fixes.


Au retour visite du 5ème temple de Swaminarayan. C'est assez répétitif. Même architecture, même décor, même ambiance.

La différence est que les tambours et cymbales de cérémonie sont actionnés par un moteur et non par des prêtres.


Nous commençons à être agacés par les "mâles" de 18 à 40 ans qui nous suivent dans la rue, dans les temples pour prendre des photos avec leurs téléphones portables. Leur attitude, leur insistance et leurs réflexions envers les femmes européennes devient pénible.

C'est la première fois que nous sommes importunés de cette façon en Inde. A ce niveau, le Gujarat semble assez spécial !


  1. Puce Nous dînons à la cantine du temple, en bas sur la droite, pour 40 roupies par personne. Riz, dahl, légumes et chapati, sans trop de piment. 

Bhuj Hôtel I Lark

Jour 8  Bhuj - Nirona - Zura - Loriya - Ludiya - Bhuj  180 km

Nous avons prévu de passer toute la journée à visiter les communautés qui vivent dans la région Nord du Kutch, afin de découvrir leurs particularités et leur artisanat.


Nirona est le village de la famille Gafurbhai Khatri. Depuis des générations cette famille décore des étoffes avec une technique particulière: le rogan painting. Ils utilisent une résine souple faite en chauffant une huile jusqu'à ce qu'elle devienne épaisse et élastique, à laquelle ils ajoutent un colorant. Ils appliquent cette pâte colorée visqueuse à l'aide d'un stylet en fer, sans aplatir. Cela crée des dessins en relief sur le tissu, qui une fois secs ne s'enlèveront pas. Beaux résultats.


Nirona est aussi le fief de Luhar Hussen Sidhik fondeur de cloches en cuivre. En fait il s'agit de cloches en tôles sur lesquelles ils ajoutent du minerai de cuivre qu'ils font fondre au four. Au départ ces cloches étaient destinées aux troupeaux de vaches de chèvres et de moutons, nombreux dans la région. Aujourd'hui elles sont plutôt réservées aux touristes.


Nirona est aussi le village d'un clan dont on parle peu, qui fait un travail remarquable. Mala Kaka et sa famille sont issus de la communauté des Wadhas "ceux qui travaillent le bois". Ils sont spécialisés dans le tournage et le laquage du bois. Pieds de lits, tabourets, cuillers, rouleaux à pâtisserie, toupies, porte-bracelets, tout ce qui peut être tourné et laqué. Ils travaillent avec des tours à arcs posés à même le sol. Ils fabriquent leur laque eux mêmes à partir de résines végétales et animales, et de colorants. Cette communauté a une histoire assez particulière : http://madeinkachchh.wordpress.com/tag/nirona/


Zura : le chauffeur dit ne pas connaître et ne pas y aller. Il dit qu'il nous montrera d'autres villages dans la région.


Loriya : le chauffeur dit qu'il nous y emmènera sur le chemin du retour.

Pour visiter ces villages il n'est pas nécessaire d'avoir un permis, de même que pour aller à l'hôtel Shaam-e-Sarhad Village Resort


Ayant prévu d'aller à Ludiya, nous devons passer par le check point de Bhirandiara ( à 50km de Bhuj) pour retirer le permis. Cela prend 15 minutes pour remplir les formulaires. Il faut fournir le passeport, la photocopie du passeport ainsi que celle du visa. Cela coûte 100 roupies par personne ( + le chauffeur) + 50 roupies pour la voiture. Il y a un an on obtenait le permis à Bhuj gratuitement !


Le chauffeur propose de nous emmener dans un village qui se révèle être un showroom pour touristes, à Bhirandiara. Quelques familles de communautés locales (Bannis) ont construit des huttes en terre, décorées comme sur les catalogues de tourisme, et vendent de l'artisanat.

Je demande à aller à Ludiya. Le chauffeur refuse en disant que c'est la même chose.

Après une nouvelle négociation nous allons à Ludiya, persuadés d'y trouver autre chose (suite à la lecture certains blogs). C'est exactement comme Bhirandiara, des huttes peintes dans le style local, transformées en boutiques pour touristes, avec des femmes en costumes traditionnels qui vendent leurs produits "made for touristes".

Nous sommes loin de l'artisanat destinés à l'usage local, tant au niveau vestimentaire, qu'ustensiles de la vie quotidienne.


  1. PuceDéjeuner au Shaam -E -Sarhad village Resort  excellent buffet 420 rps/2


La route de Bhachau et ses nombreux villages, Nirona et les villages alentour, semblent très suffisants pour découvrir l'artisanat du Kutch.


Quant au désert de sel Wadhas que le chauffeur tenait à nous montrer bien que nous ne l'ayons pas prévu, il ne vaut pas les 70km qu'il faut faire pour y aller et revenir (à partir de Bhirandiara) . C'est sans intérêt.


Nous revenons à Bhuj, sans passer par Loriya, plus envie de négocier. Nous rencontrons la procession d'un mariage musulman. Nous sommes invités à nous joindre à eux, et partageons un intense moment de convivialité à danser dans la rue.


  1. PuceDîner au restaurant Nilan soupe, plats végétariens dont le Nilan Sizzler  367rps/2

Bhuj Hôtel I Lark


Jour 9 Bhuj - Dasada 276 km  4h45 env  

Route pour Dasada, dans un brouillard épais.  Arrivée à 12h30.


  1. PuceDéjeuner et diner à l'hôtel Rann Riders inclus (il n'y a rien à l'extérieur)


En fin d'après midi Safari en jeep dans le Little Rann Sanctuary, réserve de près de 5000 km2 et région de marais salants où vit la communauté des Kolis qui exploitent et commercialisent le sel.

En deux heures nous avons découvert plus d'animaux qu'à Sasan Gir: les ânes sauvages à la robe si particulière, les Nilgais ou Blue Bulls avec leur silhouette inhabituelle, des aigles, des pélicans, des flamands roses, des grues, des spatules, des ibis, des renards à pattes blanches, un loup et de nombreux oiseaux.

Hôtel Rann Riders


Jour 10  Dasada -  Becharaji - Modhera - Patan - Sidphur - Danta  202 km 3/4h


A Dasada, nous étions censé rencontrer des villageois des communauté Rabaris et Mirs. De nouveau le chauffeur impose son timing.


Route pour Becharaji connue pour le temple de Bahuchara Mata, une divinité qui chevauche un poulet très coloré. Bahuchar Mata est une déesse invoquée en cas d'handicap, d'impuissance, d'infertilité. La déesse est également la divinité des hirjas (eunuques) qui se pressent en grand nombre dans la cour du temple. Personnages au caractère versatile, au comportement provoquant, voire agressif. Le temple est agréable a visiter.


Continuation vers Modhera, sur les bords du fleuve Pushpavati, connue pour son Sun Temple, construit au 11ème siècle, exemple de l’architecture chalukya que l'on retrouve dans le sud de l'Inde. Ce temple est dédié au culte de Sūrya, le "Dieu Soleil " dont on connait peu de choses. Sur les flans de la partie arrière du temple, des sculptures érotiques en mauvais état.

Le temple surplombe un magnifique puits à escaliers le Surya Kund qui renforce sa somptuosité. L'endroit et la qualité du site en font une étape incontournable.


Heureuse coïncidence, au moment où nous visitons ce temple, nous partageons une séance de prises de vues avec Riddhi et Nidhi Joshi, danseuses d'une troupe basée en Angleterre, qui prenaient des poses de Bharata Natyam.

On ne pouvait pas imaginer mieux dans cet endroit.

La grâce des jeunes femmes, la beauté des gestes, l'ambiance générée par le décor créaient une harmonie qui percutait le temps.


  1. PuceRestaurant  Way Wait Park Treat  193 rps/2


Route pour  Patan, ancienne ville fortifiée construite sur les bords de la rivière Saraswati. Capitale du Gujarat pendant plus de 600 ans (de 746 à 1411), Patan compte plus d’une centaine de temples jaïns, et de magnifiques maisons anciennes en bois. Nous faisons l'impasse sur le Rani ki Vav bâoli (step well) sans grand intérêt pour nous consacrer à la vieille ville.


Visite de l'atelier de la famille Salvi qui représente le Patan Patola Heritage. Tous les membres de la famille sont impliqués dans le tissage de la soie selon le principe du double ikkat. Les fils de soie sont teints à l'avance en fonction des motifs que l'on veut faire apparaitre. Il faut environ 6 mois pour faire un saree qui coûtera plus de 100 000 roupies (1500€), la préparation étant plus importante que le tissage lui même.

En découvrant les vielles maisons de bois, nous découvrons aussi la vie de la rue, avec les petits boutiques, les vieux métiers, et les jeux anciens tels que la toupie à ficelle appelée lattu que les enfants manient avec une dextérité impressionnante, ou le Kancha qui ressemble à notre jeu de billes, avec des petites pierres.


Continuation vers Sidhpur (sidhepur ou sidhapur): nous avions entendu parler des havelis de style victorien...

Ce qui nous attendait a dépassé ce que l'on peut imaginer. Dans le centre ville, de larges rues désertes, flanquées de maisons colorées aux façades victoriennes. Avec leur porche à colonnes et le rez de chaussée surélevé par rapport au niveau de la rue, leurs balcons ou fenêtres en décrochement, et surtout leurs couleurs pastels, ces maison font penser à certains quartier de Londres ou au Painted Ladies de San Fransisco.

Le fait que les rues soient désertes ajoute à l'ensemble une ambiance décor de cinema...on n'est plus en Inde.


Ce quartier du début du 20ème siècle a été créé par la communauté des marchands musulmans Bohras.

Les Dawoodi Bohras, originaires d'Egypte, émigrés au Yemen, sont arrivés en Inde à la fin du 19ème siècle par bateaux, suite à de nombreuses persécutions de la part des islamistes qui leur reprochaient d'être trop tolérants.

Une forte tradition communautaire mêlée à un sentiment égalitaire influe sur la similitude des maisons dans de nombreux détails : même superficie, même décoration, la plupart des maisons se ressemblent même à l'intérieur : 3 pièces en enfilade se terminant sur une courette, avec les chambres l'étage. Elles font rarement plus d'un étage.


Malgré tous ces arrêts nous arrivons tôt à Danta. Le Maharadja étant absent, la Maharanee Chandra nous emmène visiter un village Rabari qu'elle affectionne. Ce village vit essentiellement de l'élevage.


Nous observons que dans chaque maison vit au moins une femme dont le visage est couvert. Ce sont les belles filles qui doivent garder le visage couvert en présence de la belle mère, et d'hommes étrangers à la famille. Coutume que nous avions déjà rencontrée au Rajasthan. Seules les femmes mariées portent des bracelets. Les jeunes filles célibataires n'en portent pas et les veuves doivent les briser dès leur veuvage.

Les hommes Rabari portent des vêtements blancs : le paghadi ou pagari, turban blanc ou de couleur selon les occasions, le kediyum qui est une espèce de chemise à manche longues, à soufflets et à lacets, le chorni ou dhoti pantalons drapés qui s'arrêtent en dessous des genoux, des bracelets d'argent, des boucles d'oreilles en or, et une amulette autour du cou pour les protéger du mauvais sort.


Les femmes Rabari portent le ghagra une longue jupe plissée de couleur, un choli, bustier à manches courtes découvrant le ventre ou le kapadu une blouse courte dos-nu brodée pour les femmes mariées, sans broderie pour les autres. L'odhna ou odhni un long tissu qui part de la tête, couvre le dos, qu'elles pincent dans la jupe. Il donne l'impression qu'elles sont en saree. Elles portent des bijoux aux pieds et aux orteils, aux oreilles et dans le nez, et des bracelets le long des bras.

La vie de ces villages est simple et sobre. La venue d'un étranger apporte un peu d'animation. Pour nous c'est l'occasion de découvrir ce qu'est le quotidien de ces familles, qui apprécient qu'on leur envoie les photos qui ont été prises.


Nous visitons ensuite le haras du Maharadja qui est passionné de chevaux, son étable qui alimente sa laiterie, et ses jardins.


  1. PuceDîner à l'hôtel Bhavani Villa  Thali Gujarati 900rps/2

hôtel Bhavani Villa


Jour 11  Danta - Ambaji - Poshina  111km  2h   


Route en direction d'Ambaji   23 km  30 mn, Les paysages changent: depuis Danta nous sommes en présence des monts Arawelli. Les habitations sont accrochées aux collines, entourées de petits champs de blé et de maïs, clôturés de mûrs de pierres ou de broussailles. Tout est tapissé de vert, traversé de temps en temps par une pointe de roche rougeâtre.

Sur la route nous croisons de nombreux cortèges qui, à pieds et parfois venant de loin, rejoignent le temple d'Ambaji, sacrifice ultime pour obtenir la réalisation d'un voeu.


Ambaji est un lieu saint du Jaïnisme, en pleine effervescence parce que nous somme à la veille de la pleine lune. Pour la visite du temple, les sacs à main et à dos, les camera et appareils photo sont interdits. Kumbhariya Jain Mandir.

Particularité de la région, tout le long de la route de Danta à Ambaji, des enfants vendent des sacs rempli de fleurs orangées qu'ils ont cueillies dans les arbres: Butea monosperma, Flame of the forest, Bastard Teak. Cette fleur aurait des vertus médicinales et culinaires.

Route pour Poshina 70 km 1h30 env


Arrivée à Poshina vers 12h. Rencontre avec Gopal Singh dernier Maharadja de Poshina, son fils n'ayant plus droit au titre.

Il nous parle de ses ancêtres qui régnaient en maîtres sur le centre de l'Inde, et possédaient des terres sur à peu près tout le sous-continent. Il nous parle aussi de sa vie spirituelle et de sa foi dans la déesse qui "habite" son temple privé.


  1. PuceDéjeuner et dîner à l'hôtel inclus. Il n'y a rien à l'extérieur.


L'après midi, nous sommes invités à rejoindre un village Garasia où se déroule une cérémonie de funérailles.

Une bonne centaine d'homme et de femmes sont assis dans un champ autour de la famille du défunt. Nous assistons à des rituels rudimentaires que personne ne peut nous expliquer en Anglais.

Nous sommes invités à prendre des photos, jusqu'au moment où quelqu'un nous jette des cailloux. Cela se reproduit peu de temps après lors d'une visite dans une famille.

Nous avons assisté à un conflit entre bandes de jeunes qui se jetaient également des cailloux violemment.

Lors de la visite d'une maison Garasia, il y avait un tambour accroché au mur pour donner l'alerte lorsqu'un conflit se déclenche et inviter les villageois à venir se battre.

Lorsque notre jeep s'arrête pour demander le chemin, les jeunes s'enfuient puis reviennent avec des cailloux dans les mains.

Une touriste Néerlandaise rencontrée à Poshina dit avoir assisté à une fête, où des arcs et des flèches étaient entreposés, au cas où une bagarre se déclencherait. Les Garasia seraient-ils des gens belliqueux ?


Fin de journée à contempler des lieux sacrés "habités" de milliers de chevaux de terre( terracotta horses). Très belles poteries stylisées offertes à une déesse, ou un guerrier selon les légendes en échange de protection ou de la réalisation d'un voeu. D'importantes traces de sang sur un rocher laissent supposer qu'on y pratique aussi des sacrifices d'animaux.

L'environnement est très photogénique.Les potiers de Poshina continuent à fabriquer ces chevaux d'argile.


Darbargadh Palace

Jour 12 Poshina - Udaipur    167 km 2h30 env        


Tôt le matin nous étions supposés visiter le village de Poshina accompagné par Jay un employé du palais. Le chauffeur nous impose de partir tôt, alors que le trajet est rapide et court (Highway). Il doit nous déposer à Udaïpur et revenir rendre le véhicule à Ahmedabad. En fait il veut rentrer le plus tôt possible chez lui. Nous demandons à l'agence d'intervenir.


Nous visitons le village comme prévu. C'est très agréable le matin, parce que la lumière est plus douce, il y a moins de monde dans les rues. Visite au potier, au forgeron, au tailleur. Visite des petits temples du village, hindous, jains, et découverte des cénotaphes de la famille princière au milieu des habitations.


Nous partons pour Udaïpur à 9h et nous arrivons à 12h30. Nous rencontrons le nouveau chauffeur pour la partie Rajasthan.


  1. PuceDéjeuner et dîner à l'hôtel Jaiwana pour sa terrasse surplombant le lac et la qualité de sa cuisine 450 rps/2 et 640 rps/2


L'après midi, grand tour à pieds dans Udaïpur. Se perdre dans les ruelles, flâner sur les bords des gaths et du lac Pitchola, s'asseoir en face du City Palace et laisser l'imagination reconstruire son histoire...

Il y a beaucoup plus de touristes qu'en 2009. C'est impressionnant de voir l'effet que cela a sur la ville. Il n'y a plus un pas de porte, ni une habitation qui n'est pas transformé en restaurant, en guest-house.

Il y a des salons de "faux" massages et de produits ayurvédiques partout, des bars branchés "bobos", des cafés internet et des boutiques "fashion baba" tous les 10 mètres.

Quant aux jeunes occidentaux, on les croirait sortis d'une "rave party" à Goa ou à Ventiane: shorts ultra sexy, leggins et débardeurs moulants, tongs de plage...Les jeunes mâles indiens semblent très excités par les nouvelles backpackers !

Hôtel Jaiwana Haveli


Jour 13 Udaipur - Roopangarh (Rupangarh)  350 km 4 h30


Route pour Roopangarh petit village niché derrière une enceinte trois fois centenaire, qui a l'air d'être suspendu en dehors du temps.


Sur la route nos souhaitions faire un arrêt à Pushkar, seule ville du Rajasthan que nous n'avons pas encore vue.

Le nouveau chauffeur invoque le détour que cela lui fait faire (16 km) et finit par dire que ce n'est pas intéressant, qu'il y a trop de problèmes avec les touristes dans cette ville.

Nous baissons les bras et arrivons à Roopengarh à 14h, ce qui lui permet d'avoir son après midi libre !


  1. PuceRestaurant Mewar, parothas, et veg noodles 310 rps/2

Le gigantesque fort de Roopengarh a été construit en 1648 par le Maharaja Roop Singh de Kishangarh pour la défense du quartier. Le fort était autrefois utilisé pour protéger la ville. Bien qu'il soit assez exceptionnel, ce n'est pas tant le fort qui fait l'attrait de cette étape que le village qui l'entoure. Visite à pieds du village jusqu'à la tombée du jour.


  1. PuceDîner et Déjeuner du lendemain au Fort, parce qu'il n'y a rien d'autre à l'extérieur Excellents repas végétarien 750 rps /2

Roopangarh Fort


Jour 14  Roopangarh (Rupangarh)       


Comme pour les villages de Bassi et de Bundi, ce village n'est pas fréquenté par le tourisme organisé. Pratiquement personnes ne parle l'anglais dans les petites échoppes, dans les ateliers, dans les quartiers.

Si on prend la peine de s'asseoir et d'observer, d'être présent à ce qui se passe, une communication s'installe, des réponses fusent, des explications s'organisent, des relations se partagent au point qu'à la fin de la journée on a l'impression d'avoir échangé avec tout le monde et de comprendre un peu mieux ce que fait chacun.


Il y a un tailleur tous les 20 mètres, des marchands de tissus, des petits épiciers, des boutiques où il n'y a rien et où on trouve un peu tout, un dentiste équipé de façon moderne qui travaille dans des conditions d'hygiène approximatives, des bijoutiers qui fabriquent des parures en argent "allégé" en fonction de la demande des clientes.

Il y a aussi des pharmacies qui feraient peur à n'importe quel médecin et qui vendent des cachets à l'unité, des marchands de beignets, de confiseries qui embaument l'atmosphère et donnent envie de goûter à tout, des moulins à huile de moutarde, un tchai wala qui à certaines heures parcourt les rues, sa bouilloire à la main, pour servir un thé à tout ceux qui l'interpellent, des potiers qui vendent ces magnifiques pots de terre ronds aux dessins géométriques qui ne rentrent malheureusement pas dans les valises.


Il y a encore le marchand d'ail et d'oignons imperturbablement assis en tailleur sur sa charrette, à côté de la marchande de bracelets et de vernis à ongle, le vendeur de légumes avec son chariot digne des petites halles, et tous ces petits vendeurs de snacks épicés frits comme les poori ou les namkeen bhujia qui font se demander combien il peuvent gagner pour vivre et comment ils s'en sortent ...

Il y a enfin  tous ces vieux qui jouent aux cartes à même le sol, ou sur des tabourets, les uns auréolés de turbans multicolors, les autres en gilets noirs et dothis blancs, d'autres assis côte à côte qui fument un shilom qui passe de main en main, le regard perdu dans des volutes de fumée.

Roppengarh c'est l'Inde comme on l'imagine sans son émergence, sans le strass de la mondialisation, juste la vie comme elle est...

Journée de repos pour le chauffeur.

Roopangarh Fort


Jour 15 Roopangarh - Bagru - Delhi  365 km - 5h30      

Route pour Delhi, longue mais rapide, c'est une highway avec plusieurs voies et de nombreux péages.


Nous avons prévu de faire un arrêt à Bagru (à 75 km de Roopangarh (01h15), sur la route de Kishnagarh à Jaipur( 35km),

Le village de Bagru est réputé pour ses bloks printing, ses teintures à l'indigo et les tissus qui sèchent dans la nature. Un des seuls endroits où l'on fait encore des impressions à la main au Rajasthan.


Le chauffeur réaffirme qu'il ne peut pas s'écarter de la route de plus de 16 km, il dit qu'il n'a jamais entendu parler de Bagru, et que ce nom ne figure même pas sur les panneaux de signalisation. Je rappelle que c'est dans notre programme.

Lorsque j'aperçois le panneau, suffisamment grand pour être visible, je l'informe que Bagru est signalé. Il accepte de sortir de l'Highway, à condition que ce village soit à proximité. Par chance, il est le long de la route.

Nous cherchons un atelier ou une famille qui pratique le block printing ou la teinture à l'indigo. Lorsque le chauffeur se renseigne, un homme l'entend et se met à nous suivre en moto. Il arrête le chauffeur, lui parle et le guide vers ce qu'il prétend être un atelier de block printing.

C'est une arnaque pour touristes où deux hommes font semblant d'imprimer des tissus, sans utiliser de colorant. C'est grotesque ! L'objectif était de nous amener dans une boutique, que nous refusons de visiter. Vu le manque de motivation du chauffeur nous ne chercherons pas à voir d'autres ateliers.


  1. PuceDéjeuner au Maharani Midway  veg noodle, veg cutlets 459/2


Nous arrivons à Delhi à 15h ce qui permet au chauffeur d'avoir son après midi libre.

Hotel Mann K


Jour 16 Delhi - Bagdogra - Darjeeling    67km - 1h30 - env 2200 m d'altitude


Départ pour l'aéroport. Au cours du trajet nous faisons part de nos griefs au représentant de l'agence qui nous accompagne. Nous parlons du programme qui n'est pas respecté et des visites qu'il faut négocier avec les chauffeurs alors qu'elles sont prévues. Il est désolé !


Vol de 1h15 pour atteindre Bagdogra.  Assis à la gauche de l'appareil nous apercevons l'Himalaya et ses différents sommets très nettement . Montagne impressionnante que nous nous réjouissons d'approcher.

Accueil par la très jolie tibétaine responsable de l'agence et par le nouveau chauffeur chargé de faire visiter cette région.


Route pour Darjeeling en passant par Sliguri. Nous traversons des plantations de thé. Des femmes sont en train de cueillir.

Ce n'est pas la saison du thé à Darjeeling, nous n'aurons plus l'occasion de voir des cueilleuses par la suite.

Nous doublons un convoi d'une trentaine de camions chargés d'engrais chimique et de pesticides. Cela donne une idée des produits que l'on retrouvera dans nos tasses de thé!


La route de Darjeeling est en bon état et bien étudiée: des petits cailloux sont incrustés dans le bitume afin d'empêcher les véhicules de déraper. Route très sinueuse qui traverse Kurseong, Sonada .

La première chose qui nous frappe est la différence du regard des hommes et le fait que tout le monde sourie. Les personnes de cette région semblent plus cool et respectueuses.


Arrivée à Darjeeling en fin d'après midi. Le ciel est brumeux, on n'aperçoit pas la chaine Himalayenne, ni le Kanchenjunga. Promenade à pieds dans Gandhi road et Chowrasta qui est le centre ville. La seule fois où nous serons importunés sera par des touristes locaux imbibés d'alcool.

Beaucoup de boutiques pour touristes locaux et étrangers. Beaucoup de fausses antiquités et de plus en plus de produits made in china. Les prix sont assez élevés sauf dans une petite boutique "Mandala" près de l'hôtel ShangriLa, quelques objets bouddhistes de bonne qualité, le propriétaire ne cherche pas à raconter d'histoires sur ce qu'il vend.


  1. PuceDîner au Kunga le seul restaurant à proposer une véritable cuisine tibétaine et népalaise authentique  355 rps/2

les meilleurs momos de la région et la soupe Thenthuk végétarienne (soupe de nouilles fraîches, légumes et herbes) à tomber.

Hôtel Shangri La Regency

Jour 17  Darjeeling  

Réveil tôt (4h du matin) pour aller à Tiger Hill (13 km de Darjeeling - 2590 m d'altitude) et assister au lever de soleil sur le Kanchenjunga. Le ticket d'entrée 20 rps donne droit à un thé chaud.

Beaucoup de touristes Indiens, prêts à tout pour prendre notre place même si nous sommes arrivés une heure avant eux. Leur manque de respect devient stressant.

Le soleil se lève derrière un épais voile de brume, le Kanchenjunga est à peine visible et apparaît très embrumé 10 minutes avant de se recouvrir.

Visite du monastère Yiga Choeling de Ghoom qui date de 1875. Un des plus vieux monastère de la région, où tout semble avoir été figé dans le temps, à l'exception d'une construction récente sur la droite.

Très belle statue dorée de Bouddha Matreya (le bouddha du futur). Moment très émouvant pour moi, y ayant fait mon initiation au bouddhisme il y a 40 ans.

Nous revenons ensuite à Darjeeling pour prendre le Toy Train jusque Ghoom. Ce qui ne parait pas très logique en terme d'organisation. Nous faisons quelques kilomètres sous les escarbilles d'une vieille locomotive haletante qui n'arrive plus à monter les côtes sans s'y prendre à plusieurs reprises. Arrêt à Batastia Loop qui n'a aucun intérêt lorsque le ciel est couvert ou brumeux. Une attraction pour familles avec enfants.


Retour à Darjeeling, visite du Tibetan Refugee self Help Center ouvert en 1959 après l’invasion chinoise grâce à des subventions américaines. Ce centre regroupe plusieurs ateliers d’artisanats (tissage, teinture, dessins et sculpture) où travaillent des réfugiés de la première heure, leurs descendants, et des personnes âgées ou handicapées.

Nous rencontrons des personnes qui ont fui le Tibet lors de l'invasion chinoise. Elles ont traversé l'Himalaya à pieds et se souviennent de la barbarie des chinois, ainsi que des épreuves qui ont émaillé leur exile. Beaucoup d'émotions, de regrets, de révolte contenue. Grand moment de partage.

Pas de visite du Dhirdam temple (temple hindou dédié à Shiva) ni de la Japanese Peace pagoda ni du temple de Mahakala; ni de plantation et usine de thé comme c'était prévu dans notre programme.

Par contre l'agence avait prévu de nous emmener au Zoo, à l'Himalayan Mountainering Institut que nous ne souhaitions pas voir ! Nous refusons d'y aller et faisons part de notre regret au chauffeur que nos choix ne soient pas respectés. Il va en parler "au bureau". Le chauffeur nous dépose en ville. Il prend à nouveau son après midi libre !


  1. PuceDéjeuner au Kunga : fabuleux momos et soupe Bhagthuk végétarienne 237 rps/2

Promenade à pieds dans la ville à la recherche d'objets rituels bouddhistes authentiques. Difficile de trouver un endroit qui n'est pas une boutique pour touristes. Nous avons été suivi par un groupe d'hommes murs, apparemment des touristes indiens originaires de Calcutta ou de Delhi. Obligés de nous réfugier dans des magasins, et de surveiller nos arrières.


  1. PuceDîner au Shangri La parce que le Kunga est fermé. Pas la même cuisine, pas la même clientèle.   190 rps/2

Hôtel Shangri La Regency


Jour 18 Darjeeling - Kalimpong 50 km -   1h30   -  1250 m d'altitude   

Très belle route pour Kalimpong. Nous nous arrêtons à quelques kilomètres de Darjeeling pour admirer le Kanchenjunga, qui daigne faire une apparition timide, en début de matinée. Il est imposant, malgré la brume qui l'enveloppe.

La route est bordée de forêts de pins et de petits villages plein de charme.

A 22 km de Darjeeling découverte du site de Lamahatta et de son éco-village. Un espace aménagé pour favoriser l'arrêt des touristes et créer une source de revenus pour les villageois. Le cadre est agréable avec des centaines de drapeaux de prières qui claquent dans le vent, traversés par des rayons de soleil, le matin. C'est une étape à retenir pour un prochain voyage.


  1. PuceDéjeuner dans une guesthouse inconnue et isolée soupe tibétaine  90rps /2


Arrivée à Kalimpong en début d'après midi.

L'agence a encore prévu de nous faire visiter des sites que nous n'avions pas souhaités : une pépinière, le monastère Thongsa qui est sans intérêt. Nous refusons d'y aller. Par contre nous souhaitions visiter la Swiss Welfare dairy, fabrique de fromage, et aller au marché pour découvrir le fromage au lait de yak. Le chauffeur nous dit qu'il n'y a pas de yack dans la région !


Visite de Gangjong Paper Industry, en contre bas de l'Hotel Silver Oaks, un atelier qui fabrique du papier à base de fibres de l'écorce de Daphne Bolhua réputé résister à la moisissure et aux insectes. Ce papier est notamment utilisé par les moines pour leurs livres sacrés. L'usine ne fonctionne pas, c'est dimanche. La plupart des boutiques de la ville sont fermées.


Visite du monastère Zong Dog Palri Fo Brang (Durpin Gompa) monastère des années 1970. Il est érigé sur un point culminant de Kalimpong. Ses murs intérieurs sont peints de magnifiques fresques. Il abrite le Kangyur (les 108 volumes de textes saints bouddhistes) que le dalaï-lama emporta lors de son exil du Tibet en 1959.


A 15h30 nous assistons à une cérémonie de prières et de pujas. Très impressionnante et très paradoxale. Les prières des moines émettent des vibrations qui touchent l'âme. Nous découvrons une gestuelle rituelle qui accompagne les chants avec beaucoup de délicatesse. Les moines agitent une clochette (drilbu ou ghanta), symbole du féminin dans une main, et de l'autre main font pivoter le dorje ou vajra symbole du masculin.

Les chants alternent avec des parties instrumentales au cours desquelles le son puissant des dungchen (longues trompes en bronze) se mêle aux notes stridentes des gyaling(espèce de hautbois), au son feutré des tambours et au bruit de ferraille des cymbales, le tout dans ce qui nous semble être une vaste cacophonie.

Les jeunes moines qui sont dans les travées éloignées du centre semblent davantage préoccupés par les friandises, les boites de boissons sucrées, et le chahut que par le recueillement. A la fin de la cérémonie, des femmes offrent des sommes importantes à chaque moine, même aux plus jeunes.

Les fidèle et les moines partagent une partie des offrandes avec nous : friandises; canettes de boissons, et des tormas, figurines coniques symboliques faites de tsampa (farine d'orge grillé) et beurre de yak.(et pourtant selon le chauffeur il n'y a pas de yak)

Retour à l'hôtel à 17h.


  1. PuceDîner à l'hotel  parce qu'il n'y a rien d'autre, le centre ville est très éloigné. 230 rps /2

Kalimpong Park Hotel  La nuit prise de tête avec des indiens qui parlaient à voix haute au milieu de la nuit dans la chambre voisine.


Jour 19  Kalimpong - Gangtok 72 km - 1h30 env  -  1850 m d'altitude      


Départ pour Deolo Hill, en espérant que cette fois nous aurons une vue dégagée sur l'Himalaya et le Kanchenjunga.

En route visite du petit monastère de Tharpa Choling créé en 1922 qui abrite des moines tibétains des Bonnets Jaunes (Gelukpa), dont est issu le dalaï-lama actuel. Décoration simple et rustique.


Deolo Hill ne sera pas plus excitante que Tiger Hill ! Aucune montagne perceptible à l'horizon, même la rivière, Testa sur la droite est à peine visible à cause de la brume.

En descendant vers la rivière Testa, nous croisons l'Hanuman Mandir et de jolis villages habités de personnages hauts en couleurs, portant encore des vêtements traditionnels, labourant des jardins en espaliers avec des charrues à boeufs équipées d'un socle en bambou.

La route qui suit le cours de la rivière Testa jusqu'à Rangpo est en mauvais état, comme la plupart des routes du Sikkim.

Les éboulements de terrains, suite à la saison des pluies, en seraient la cause. L'eau de la rivière est vert jade, parfois laiteuse, parfois transparente. Les bas côtés, les maisons et la végétation qui bordent la route sont gris de poussière.


Arrêt à Rangpo pour les formalités de permis: il faut le passeport, une photocopie du passeport et du visa, une photo d'identité au format passeport. Le permis est gratuit pour l'instant. Les formalités prennent une demi heure.


Sur la  route pour Gangtok nous passons près du monastère de Rumtek. Monastère gardé par l'armée et la police, entouré de barbelés, parce que les moines se disputent la suprématie d'un lama. Rivalités violente entre deux communautés qui ne reconnaissent pas le même leader, bien loin des principes bouddhistes.

Avant d'arriver à Rumtek nous apercevons les indications  pour se rendre à Ranka, au monastère Lingdum Gompa.

Nous rappelons au chauffeur que notre programme prévoit d'aller à Ranka. Il nous donne à choisir entre Rumtek et Ranka ( à 45 minutes/26 km de Gangtok).

Nous avons prévu les deux, parce qu'ils sont assez proches. Il dit que ce n'est pas possible et que la route pour aller à Ranka est impraticable. Renseignements pris, il s'avère que la route est carrossable. Il doit en référer à son bureau. Il ne comprend pas pourquoi nous voulons voir ce monastère.

Contrairement à ce qui est dit dans certains guides on n'est pas obligé d'y aller à pieds à partir de Ranka. La route est bonne et il y a un très grand parking sur le côté du monastère, les touristes locaux y vont en voiture.


L'armée est omniprésente dans cette région, à cause d'une peur justifiée d'invasion chinoise.


Sur la route de Ranka, un enfant en pleurs se met en travers de la route. Il semble désespéré et demande de l'aide. Nous souhaitons nous arrêter pour demander ce qui se passe. Le chauffeur refuse et accélère pour que l'enfant se retire. Le garçon se met à courir a côté de la voiture en pleurant. Le chauffeur tente de le frapper par la portière en disant que c'est un mendiant qui joue la comédie. Bienvenue dans le monde du bouddhisme ! Une prochaine fois nous exigerons de nous arrêter.

Arrivés à Ranka, nous découvrons (ainsi que le chauffeur) un des plus grands et plus beaux monastères bouddhistes qu'il nous a été donné de voir en Inde du nord. Contrairement aux autres, il est propre, paisible et raffiné au niveau décoration. Il abrite 250 à 350 enfants moines de 6 à 18 ans. Il y a en a partout, qui jouent, chahutent, écoute de la musique pop, entre deux séances de prières ou d'enseignements. Assister à une cérémonie à 7H30 ou à 15h30 dans ce monastère doit être magique.

Petites boutiques de souvenirs bouddhistes pas chers mais tous made in china! Excellent restaurant Tibétain Népalais.


  1. PuceDéjeuner au restaurant près du monastère Green Tara soupes et momos 170 rps/3


Route pour Gangtok. Nous arrivons à l'hôtel en début d'après midi, le chauffeur prend son après midi libre !

Nous allons en ville par nos propres moyens, à 20 minutes de l'hôtel à pieds. Le coeur de Gangtok est surprenant avec sa rue MG Marg, piétonne et fleurie qui lui donne l'air d'une petite ville d'Autriche. Magasins à la mode et magasins traditionnels, jeunesse branchée et femmes traditionnelles en robes croisées, hommes coiffés du dhaka topi.


  1. PuceDîner à l'hôtel Hidden Forest  le seul à offrir un repas complet, entrée, plats, dessert 660 rps /2

hôtel Hidden Forest


Jour 20 Gangtok 

Soit il a réfléchi, soit il a appelé son agence, le chauffeur consent à nous emmener à Rumtek. Si nous l'avions fait hier en revenant de Ranka nous aurions économisé au moins deux heures.


Rumtek est un monastère surprenant. Tout le territoire du monastère est ceint d'une clôture de barbelés et de gardes armés. Il faut passer une première porte investie par la police et l'armée indienne. Contrôle du passeport, du permis de séjour au Sikkim. Un peu plus haut, la porte du monastère donne lieu à une fouille manuelle et au détecteur de métaux. Les policières prennent un plaisir, à peine dissimulé, à faire sortir tout le contenu des sacs à main, des sacs photos, des poches.

Le nouveau monastère date de 1966. Il est lesiège de l'école Kagyu, et du Karmapa (bonnets noirs) C'est à ce titre qu'il a fait l'objet d'attaques et d'attentats de la part d'une branche dissidente. Une partie de cette école refuse de reconnaitre la réincarnation du 17ème Karmapa et voudrait en imposer une autre. La base du conflit repose sur des interprétations de prophéties et des signes validant la réincarnation, sur un fond d'ingérence chinoise et de conflit d'intérêts entre sommités religieuses. La rivalité se joue entre Orgyen Trinley Dorje et Trinley Thaye Dorje. Nous sommes loin de l'enseignement de Bouddha !


Il y a des hommes armés partout dans le monastère, nous ne pouvons pas nous y déplacer comme nous le souhaitons. L'endroit est sale, la décoration n'est pas très raffinée. Nous observons de nombreux moines adolescents qui jouent sur leur iPad ou leur Galaxy, envoient des SMS ou téléphonent avec un iPhone ou un Smartphone, pendant que d'autres font de la trottinette pliable. Beaucoup portent des Crocs ou des Nike à la place de tongs ou simples sandales. Tout cela semble loin des enseignements du Bouddha.


Retour vers Gangtok pour visiter l'Institut de tibétologie Namgyal Institute of Tibetology (réputé dans le monde entier pour ses études sur la philosophie bouddhiste) où séjourna Alexandra David Neel. Seule la salle du bas se visite, quelques beaux objets d'époque. Ici l'initiation au bouddhisme est payante.

Un peu plus loin sur la droite visite du Chorten de Do-Dru, qui serait le stupa le plus visité. Il n'a pourtant rien d'exceptionnel, les stupas du Sri Lanka sont beaucoup plus beaux et intéressants.


Visite du Monastère Enchey Gompa à 6 km du centre. Ce monastère rattaché à l’ordre de Nyingmapa, abrite une centaine de moines. Le lama Druptok Karpo, maître tantrique connu pour son "pouvoir de voler", y séjourna. En janvier ou février, le monastère accueille la fête de Detor Chaam, avec danses masquées et musiques, deux jours durant.

Monastère rustique à la décoration primaire. Nous faisons la connaissance du plus jeune moine rencontré jusque maintenant: Baichung, 4 ans...les gâteaux au chocolat semblaient être son mantra du jour.


Le chauffeur nous dépose en ville et prend à nouveau son après midi libre, alors que le programme prévoit une mise à disposition toute la journée.


  1. PuceDéjeuner au restaurant Taste of Tibet spécialités tibétaines, difficile d'avoir des plats végétariens   280 rps/2


Promenade en ville à la recherche d'objets rituels que nous n'avons pas trouvés à Darjeeling. Un boutique avec quelques antiquités et d'autres objets de qualité à des prix raisonnables : Souvenir sur MG Marg.

hôtel Hidden Forest

Jour 21 Gangtok - Baghdogra - Delhi   121 km  +  1500 km

Départ tôt pour Bagdogra, afin de prendre le vol de retour sur Delhi. La route est très mauvaise et en travaux. Tout est gris, encombré. Il y a eu des glissements de terrain un peu partout. La montagne est très friable, à la saison des pluies elle fond littéralement et emporte tout sur son passage, habitations, routes. C'est la plus mauvaise route rencontrée de tout le circuit.

Comme à son habitude, le chauffeur nous libère un peu avant midi à l'aéroport, pour un vol en milieu d'après midi. Il nous demande de remplir la fiche d'évaluation devant lui, invoquant que plusieurs touristes se seraient plaints alors qu'il pensait le contraire. Nous ne devons donc pas être les seuls à avoir été déçus.


Jour 22 Départ Delhi - France       8500 km

 

du 14 février 2013 au 07 mars 2013

Orgyen Trinley Dorje

Trinley Thaye Dorje

Ranka Lingdum Gompa