Day 01 Mercredi 22/08/18 Vol Nice - Zurich - Nairobi dep 08h00  arrivée 18h40  22° à 20h00

A l'arrivée nous avons toujours une petite appréhension: comment va être le chauffeur ?

Caroline s'est faite remplacer par sa fille. Le chauffeur s'appelle Lucky(M'Laky). Dès le départ il joue la carte de la familiarité.

Il prend plaisir à montrer qu'il sait ce que nous avons écrit à Caroline, à propos de photos que nous lui avons promises et de plaques de chocolat dont elle raffole. Il nous informe que le lendemain nous devons partir tôt parce que la route est longue. Ce qui nous prive d'un petit déjeuner. Il demande que l'on nous prépare une boite pic nique.

Best Western Meridian. Nous avons eu l'excellente idée de demander cet hôtel, beaucoup plus accueillant, propre et confortable que le Sentrim Boulevard, pour pratiquement le même tarif.

Day 02 Jeudi 23/08/18  Nairobi - Meru   270 km   31,5° à 16h00   - 29° à 21h00

Route pour Meru (268 km). La route est bonne, la circulation fluide. J'informe le chauffeur que je souhaite changer de l'argent, n'ayant pu le faire à l'aéroport, parce que le cour y est particulièrement défavorable. Il répond "later" (plus tard). Je souhaite aller dans une agence Forex ou Western Union qui ont les meilleurs taux. Selon lui on en trouvera en route.

Le temps est couvert. Il fait gris et froid. Nous longeons le mont Kenya dissimulé par un épais manteau de nuages. Dans aucun de nos voyages nous avons pu voir le mont Kenya.

Deux arrêts en route dans des curios shop pour boire un café, avaler notre pic nique(médiocre) et aller aux toilettes. Pendant l'un des arrêts, Lucky veut me faire goûter une boisson à base de porridge de fonio. Il insiste en disant que c'est le viagra africain. Il dit en avoir besoin parce qu'il est vieux (47 ans) ! Soit il a un humour lourd, soit il me prend pour un débile !

Dans le dernier curios, il me demande si je veux changer de l'argent et combien je veux changer. Il dit qu'il peut le changer pour moi. A quel taux ?  110, encore moins intéressant qu'à l'aéroport. Je refuse, ce qui déclenche l'hilarité de ses collègues qui étaient assis derrière.

Au bout de 07h00 de route nous étions censés arriver. Il semble qu'il y ait encore pas mal de route à faire. Lorsque je m'inquiète du timing il me dit que je suis un touriste qui regarde les kilomètres sur Google ! Pas de chance, j'ai une bonne carte routière du Kenya. Je découvrirai par la suite qu'il n'est jamais allé à Meru en 11 ans de carrière et qu'il ne connait pas la réserve !

Nous arrivons à la ville de Meru, il s'arrête dans une station service en disant qu'il doit faire la vidange du véhicule. Ayant un safari à faire dans la réserve de Meru l'après-midi je fais remarquer que cela aurait pu être fait à un autre moment. Il répond que c'est sa responsabilité de prendre soin du véhicule ! Heureusement la station n'a pas le temps de le faire. Pendant ce temps je fonce à une Western Union que j'avais repérée à proximité et change au taux de 112.

Longue piste (70 km - 01h45) complètement défoncée de Meru jusque Murera

Tout le long de la route nous rencontrons des zombies, des hommes aussi défoncés que la piste. Ils mâchent du kat (miraa) à longueur de journée. Je n'imaginais pas à quel point cela pouvait détruire les gens et abîmer les neurones: ils sont tous hagards, ahuris, hébétés, parfois agressifs, complètement dégénérés.

Les femmes travaillent, aux champs, dans les plantations, à la maison, sur le bord de la route pour vendre quelques oignons ou un filet de tomates. Elles vont chercher de l'eau, du bois, s'occupent des enfants. Nous n'avons jamais vu de femmes inactives, par contre les hommes oisifs ne manquent pas.

Nous sommes impressionnés par l'extrême pauvreté que nous observons tout le long de la route et dans la région. La plupart des gens vivent dans des cabanes en planches, en terre, en parpaing, en tôles, souvent avec une seule pièce, rarement avec des fenêtres. Peu de cabanes sont reliées au réseau électrique et aucune n'a l'eau à proximité. Toutes les familles doivent aller acheter l'eau chez des gens plus riches, fermiers ou planteurs qui ont fait un forage dans leur propriété. Le gouvernement ne se préoccupe pas de faire des forages dans chaque village afin de permettre l'accès libre à l'eau pour la majorité.

  1. Puce Nous arrivons à Ikweta vers 14h30 soit après 08h30 de route. Après avoir pris possessions de notre tente, un succulent déjeuner nous est servi. Nous sommes surpris que le chauffeur soit à notre table. C'est la première fois que nous voyons cela en Afrique.

Il nous dit que c'est la règle au Kenya depuis quelques temps, que tous les hôtels doivent prendre soin des chauffeurs afin qu'ils prennent soin des clients. Nous découvrirons par la suite que c'est faux. C'est particulier à Ikweta.

Après le déjeuner, nous sommes censés faire un premier game drive dans la réserve de Meru. Lucky propose que l'on se repose, nous aurons tout le temps de faire un game drive le lendemain. Je refuse. Nous avons 3 game drive de prévus dans notre programme, nous les ferons. Il commence un jeu de con : "c'est la décision du mari, mais la femme qu'est ce qu'elle choisit ?" Pas de chance elle veut aussi faire le game drive. Il dit alors qu'elle est libre de penser différemment de son mari. Un malaise s'installe et ne nous quittera pas du voyage. Dès le premier jour, ce type nous braque. S'il veut faire de l'humour, il est temps qu'il en change.

En nous dirigeant vers le parking, nous rencontrons Susan et John, les propriétaires du camp. Nous parlons un peu et vu la méconnaissance du chauffeur, nous demandons si nous pouvons avoir un guide local, prévu pour le lendemain, dès aujourd'hui. Elle téléphone et nous dit que c'est réglé.

  1. Puce A la porte de la réserve, un guide nous accompagne, il s'appelle Benjamin.

Le parc national de Meru est un parc national géré par le Kenya Wildlife Service, situé à l'est de Meru, à 350 km de Nairobi. Avec une surface de 870 km2, c'est l'un des parcs les moins connus du Kenya. Dans ce parc a eu lieu le plus grand massacre d'éléphants et de rhinos du Kenya, dans les années 1970/80. Il a été aux mains des braconniers jusque dans les années 90. 

C'est aussi là que George et Joy Adamson ont relâché plusieurs animaux élevés en captivité, y compris le fils de la célèbre lionne Elsa (immortalisée dans le livre et le film Born Free) et leur guépard Pippa. 

Joy Adamson a été assassinée le 3 janvier 1980 dans la réserve de Shaba par un ancien employé du couple. George Adamson est assassiné le 20 août 1989 dans la réserve de Kora par des braconniers somalis alors qu'il tentait de défendre un jeune touriste européen.

Meru est couvert de marais et de savane. Nous sommes agréablement surpris par cette réserve. Ses paysages sont tellement différents du reste du Kenya. il y a très peu de touristes. Nous étions 3 voitures à circuler dans la réserve. Nous découvrons des éléphants, des girafes réticulées, des zèbres, des buffles, des autruches, des kobs de Fassa (waterbuck), des phacochères, des hippopotames, des chacals, des impalas, un Kudu, de nombreux tisserins dont les nids pendent comme des décoration de Noël à tous les acacias, des serpentaires et une sorte de pintade que nous ne connaissions pas le francolin à cou jaune.

Bien que nous les ayons déjà rencontrés à Samburu, nous sommes impressionnés par le port de tête des palmiers doum. Ces grands arbres quadri-céphales vont tellement bien dans les paysages de Meru.

Ayant commencé le game drive assez tard (16h06), la luminosité s'est vite dégradée, il fait nuit à 18h00, ce qui n'a pas arrangé les photos que nous avons prises: température de couleurs, balance des blancs ont commencé à nous jouer des tours.

A notre retour, nous avons voulu payer Benjamin pour sa prestation. Lucky s'y est opposé en disant que si on voulait le payer il fallait passer par lui, sinon, Benjamin risquait d'avoir des problèmes avec la police. Surpris, parce qu'il est guide officiel, et qu'il est monté dans le bus devant la police du parc, nous refusons et informons Benjamin que nous règlerons les deux journées le lendemain.

Le soir nous en parlons avec Susan qui s'est occupée de la transaction et nous avait communiqué le tarif, elle nous dit que c'est parce que le chauffeur veut certainement en mettre une partie dans sa poche. Dès le premier jour Lucky fait partie des chauffeurs dont j'ai horreur: familier, baratineur et peut être malhonnête.

Délicieux dîner aux chandelles dans le jardin. Un menu fraîchement élaboré pour nous par un chef. Rien à voir avec les buffets insipides de la plupart des hôtels.

Le chauffeur fixe l'heure de départ pour le game drive du lendemain à 06h30. Heureusement cet hôtel est intelligent, non seulement il faire marcher son générateur la nuit, quand on en a besoin, mais il prévoit le petit déjeuner à partir de 05h00 pour les early game drive.

Ikweta Safari Camp.Un des meilleurs camp rencontrés au Kenya. Tente ultra confortable, cadre intime, décoration raffinée,  accueil chaleureux, repas délicieux, pas de buffet, équipe discrète et efficace. Electricité la nuit.

Day 03 Vendredi 24/08/18  Meru   alt 1524 m- 23° la nuit - 21°  à 05h00am    30° à 12h00

  1. Puce Game drive de 06h30 à 11h00 avec Benjamin: éléphants, buffles. Nous entrons dans la partie réservée au rhinocéros. Une tentative de réinsertion des rhinocéros blancs et noirs est en cours sous très haute surveillance. Un camp militaire leur est spécialement affecté. Dès que l'on approche des rhinos, on s'aperçoit qu'il y a des hommes lourdement armés à proximité. La Somalie et ses rebelles n'est pas loin et les Chinois sont toujours en quête de virilité.

  2. Puce Retour au camp pour le déjeuner

  3. Puce Game drive de 15h30 à 17h00 avec Benjamin. Gazelles de Thompson, gazelles de Grant, dik dik, girafes, autruches, chacals se succèdent. Nous descendons du véhicule pour regarder bailler les hippos dans la rivière. Des traces fraîches de lions laissent supposer qu'ils sont là. Cela ajoute un peu de piment au fait de sortir du mini bus.

Finalement Benjamin nous fait découvrir un superbe leopard couché au pied d'un arbre. Le luxe, nous sommes seuls. Il n'y a pas d'attroupement de jeeps, de land cruiser, de mini bus, personne qui cherche à nous passer devant.

Le leopard change de place pour se cacher derrière l'arbre. Comme nous déplacions le véhicule pour continuer à le photographier, il a fini par se lever et s'en aller.

Comme si cela était suffisant, le game drive est écourté ! Nous sommes descendu du Toyota pour payer Benjamin, qui avait dit "vous donnez ce que vous voulez". Nous aurions pu lui donner un simple pourboire. Nous lui avons donné ce que Susan avait mentionné comme tarif, ce qui est beaucoup plus qu'un pourboire.

Au retour nous tombons sur une prière en plein air dans le village voisin (Murera). Les gens, tous plus pauvres les uns que les autres, chantent et dansent. Nous nous joignons à eux par amitié, à leur grande surprise. Un moment de paix dans ce monde de fous. Hallelujah !

Lucky nous informe que nous devons partir très tôt le lendemain parce qu'il doit repasser par Meru pour faire la vidange du véhicule.

Lorsque Susan demande à quelle heure nous voulons prendre le petit déjeuner, nous l'informons que bien que le petit déjeuner soit tôt, nous devons partir sans déjeuner. Elle demande pourquoi ? Parce que le chauffeur veut aller à Meru (01h45) pour faire la maintenance du véhicule, et qu'ensuite selon lui la route est longue pour aller à Samburu (128 km).

Elle ne comprend pas pourquoi on est passé par Meru pour venir jusque là.

Il faut passer par Isiolo, c'est plus court, la route est meilleure. Cela explique pourquoi nous avons mis 8h30. Ce à quoi s'ajoute le fait que le moteur est à bout de souffle et incapable de monter les côtes à plus de 30/40 km/h. Elle dit qu'il peut très bien faire la vidange à Isiolo.

Comment lui dire sans blesser son égo, parce que Lucky n'aime pas qu'on lui dise ce qu'il faut faire. Susan demande à Allan, un assistant de lui en parler.

Il y a dans la région des plantations de thé, un thé kenyan qui n'a rien a envier aux thés indiens ou Sri Lankais. Il est possible de visiter les plantations, les petits producteurs, et l'usine Keigoi tea factory. A prévoir pour une autre fois.

Ikweta Safari Camp

Day 04 Samedi 25/08/18  Meru - Samburu  128km alt : 800/1230m  22° la nuit- 21° à 05h00 am - 28° à 11h00 am - 32° à 20h00

Grace à Susan, nous avons le temps de prendre le petit déjeuner et de partir tôt.

Dans la région de Meru, il y a plein de plantations de kat (miraa) qui appartiennent à de riches propriétaires qui se font beaucoup d'argent avec cette drogue. La culture, la récolte, la vente, l'exportation se font de façon ouverte. L'état perçoit de grosses taxes sur ce trafic. Beaucoup d'enfants, plutôt que d'aller à l'école, travaillent à la récolte du kat parce que cela rapporte un peu d'argent à la maison.

Arrêt à Isiolo pour la vidange. J'accepte les pannes et les crevaisons imprévisibles, mais l'entretien du véhicule doit être fait en dehors du temps des clients.

Avant de rejoindre la réserve de Samburu, nous avons prévu de rendre visite à un village de femmes particulier dont nous avions entendu parler.

Le village d'Umoja (unité en swahili), près d'Archer Post, est situé à gauche sur la piste principale qui conduit à la porte d'entrée de la réserve de Samburu. 

Il n'est habité que par des femmes : les hommes y sont interdits.

Les 38 résidentes, âgées de 19 à 65 ans sont des femmes en quête d'indépendance après avoir été violées par des kenyans ou après avoir subi des violences conjugales. Souvent répudiées et battues par leurs maris qui se considèrent déshonorés ou par les hommes qui n'acceptent pas qu'une femme ne soit pas excisée.

Elles cherchent également à protéger leurs enfants de l'excision et du mariage précoce.

On les appelle les Tumaï, "espoir de vie" en swahili. La fondatrice du village Rebecca Samaria Lolosoli (née en 1962) a commencé en 1990.

A Umoja, les femmes apprennent l'autonomie et la solidarité. Grâce à leur petit business de bijoux et à leur élevage elles ont réussi à ouvrir une école pour y scolariser leurs enfants,  école qui s'est agrandie grâce à des dons allemands.

Les Tumaï s'attachent à construire une vraie démocratie participative, loin des lourdeurs du pays.

Toutes les décisions qui engagent la communauté sont soumises, après débats lors d'une assemblée générale, au vote à la majorité et à main levée. Que ce soit l'inscription d'un enfant à l'école, la vente d'un animal ou d'artisanat, l'achat d'un bien collectif toute décision est soumise à l'approbation collective.

Les revenus tirés de l'artisanat et du tourisme soutiennent la petite communauté et permettent la scolarisation des enfants, auxquels s'ajoutent les enfants des environs (200), malgré le fait que les environs leurs soient hostiles.

Après la sècheresse de 2003 qui leur a fait perdre leurs vaches, les habitantes d'Umoja se sont tournées vers l'élevage de chèvres.

Elles viennent de se faire voler leur troupeau par des Turkanas armés qui ont tiré des rafales d'armes automatiques pour les effrayer.

Umoja subit fréquemment des attaques d'hommes jugeant ce village non conforme à la morale et aux traditions locales, voire provocateur. Rebecca raconte que bien souvent la nuit lors d'attaques, elles sont obligées de tout abandonner, de s'enfuir pour se cacher en ville. Ni le gouvernement, ni la police ne réagissent.

Proche de la réserve nationale de Samburu, elles sont aussi la proie d'animaux sauvages qui viennent détruire leur culture de légumes. La veille de notre visite un éléphant a détruit une clôture en grillage pour manger les choux (sukuma).

Leur besoin le plus urgent est de pouvoir vivre en sécurité et de pouvoir reconstituer leur élevage qui est une source de revenus. Pour assurer cette sécurité elles ont besoin d'un mur qui entoure leur village afin d'empêcher les intrusions d'êtres humains et d'animaux.

Nous allons tenter de faire faire un devis détaillé par des professionnels non corrompus pour lancer un appel de fonds en France.

Avant de les quitter nous leur avons laissé une partie de nos économies, en promettant de changer de l'argent sur ce qu'il nous reste et de revenir avec un complément.

  1. Puce Arrivée au Sopa Lodge pour le déjeuner. Retrouvailles émouvantes avec Taptap Loteku, un gardien de l'hôtel que nous n'avons jamais oublié, tellement c'est une belle personne. Il nous a reconnu et était lui même très ému. Ce lodge est assez éloigné de la partie intéressante de la réserve. Cela fait perdre 45 minutes à l'aller et 45 minutes au retour sur chaque game drive. A éviter. Il semble préférable de prévoir une dépense légèrement supérieure pour avoir un camp au bord de la rivière.

  2. Puce Après midi, game drive sans guide local. A Samburu il y a des zones où il est facile de voir de nombreux animaux, notamment dans le bush qui longe la rivière Ewaso Ngiro.

Des autruches, des impalas, des gerenuks que l'on voit rarement ailleurs, des éléphants, des girafes réticulées, des dik dik, des lapins aux grandes oreilles et aux longues pattes, de nombreux oiseaux, assez fréquemment des lionnes avec leurs petits. A Samburu on peut voir les zèbres de Grevy dont les zébrures perturbent les auto-focus des caméras, malheureusement ils sont toujours loin des pistes.

Nous observons que Lucky prend des pistes où nous roulons parfois 30 minutes sans que l'on puisse observer un animal autre qu'un impala ou une girafe, où on ne croise aucun autre véhicule. Jusqu'au moment où il aperçoit un groupe de véhicules arrêtés: peut être un lion, un guépard.

Pour rejoindre un groupe de véhicules, il tente de traverser le lit asséché d'une rivière. Un minibus avant nous s'y est risqué. Lors de la remontée sur l'autre versant il a failli se retourner. Après plusieurs tentatives infructueuses et dangereuses, nous avons du nous faire extraire du lit de la rivière par un land cruiser que nous avons bloqué 15 minutes. Après moult détours, nous rejoignons le groupe de véhicules arrêtés : un guépard mange sa proie.

Le soir au lodge nous aurons l'occasion d'apercevoir des genettes.

Le chauffeur nous informe que nous devrons partir tôt parce que la route pour Nakuru est longue. Le petit déjeuner est servi de 06h30 à 09h00. Les early game drive commençant à 06h30, la plupart des gens ne prennent pas le petit déjeuner qui est pourtant payé. C'est à l'hôtel de modifier les horaires de petits déjeuners, afin de les adapter à la réalité du tourisme. Mauvaise gestion.

Samburu Sopa Lodge Nous retrouvons le vieux gardien Taptap, surpris de nous retrouver et de nous reconnaitre. Il m'a pris dans ses bras longuement, c'était très émouvant. Nous sommes restés un bon moment sans pouvoir parler.Que dieu le garde.

Day 05 Dimanche 26/08/18  Sambru - Nanyuki - 124 km  alt: 1930m  24° à 06h00 am - 26° la nuit

Départ sans petit déjeuner

  1. Puce Le game drive prévu est écourté et ne fait qu'une heure et demie, parce que la route est longue ! Nous emportons nos bagages et commençons le game drive sur la piste qui mène vers la sortie.

Heureusement cette piste longe en partie les bords de la rivière Ewaso Ngiro. Troupeau d'oryx, harde d'éléphants, groupes de girafes, lionnes avec leurs lionceaux.

Nous avons souvent envie de prendre le temps d'observer les éléphants. Les petits sont de vrais clowns, ils se taquinent, provoquent les adultes, ou cherchent les câlins, pendant que les jeunes adultes s'entrainent à la confrontation avec tentatives d'intimidation, simulacre de combat, avec les défenses qui s'entrechoquent.

Nous assistons cette fois encore(déjà en 2012 au même endroit) à une charge d'éléphants contre deux lionnes et leurs petits.

C'est toujours spectaculaire parce que les éléphants sortent le grand jeu : oreilles déployées, trompe menaçante, barrissements impressionnants, grand mouvement de troupe. Le plus amusant sont les éléphanteaux qui en font un peu plus que les autres comme s'ils avaient quelque chose à prouver.

Les éléphants ont en mémoire que parfois leurs petits sont attaqués et dévorés par les lions.

Comme à chaque fois, les lionnes et les lionceaux finissent par se faufiler entre les véhicules pour échapper à la vue ou à l'odorat de leurs adversaires.

Avant de quitter Samburu dernière visite à Umoja et aux Tumaï. N'ayant pu changer l'argent comme prévu, parce que le cour du change dans cette région est le pire de tout ceux que nous avons observés, nous leur laisserons une bonne partie de nos économies.

Les femmes avaient revêtu leur costumes traditionnels. Elles sont rayonnantes, belles comme savent l'être les femmes libres. Elles nous accueillent avec un chant de bienvenue et des danses, une complicité que nous ne sommes pas prêts d'oublier.

Lucky en profite pour faire le clown derrière elles.

Rebecca explique qu'avec l'argent remis hier, elles sont allées au marché acheter de la viande, des légumes, des fruits et qu'elles ont fait hier soir un repas complet comme elles n'en ont pas eu depuis longtemps. Chaque femme a voulu nous remercier personnellement avec une phrase que Rebecca traduisait, un bracelet ou un collier qu'elles ont fabriqués.

Rebecca m'a remis ses coordonnées bancaires et un devis pour le mur. Nous allons demander un avis complémentaire.  A suivre.

Route pour Nanyuki. Nous repassons par Isiolo. Une bonne route avec une circulation fluide malheureusement avec de nombreuses côtes. Arrêt pour faire la vidange du bus (01h00).

Entre Isiolo et Nanyuki il y a des milliers de tunnels en plastic: la culture de roses est un atout économique de la région qui exporte ses roses dans le monde entier. Sous réserve de trouver une entreprise qui accepte les visites, ce pourrait être une activité intéressante entre deux safaris. La cueillette, le conditionnement...

  1. Puce Déjeuner au Falcon Heights à Nanyuki

  2. Puce Après midi game drive à Ol Pejeta Conservancy: c'est une concession privée de 40000 hectares située dans le comté de Laikipia que l'on associe à SweetWaters. Elle a été développée dans les années 1970 grâce au milliardaire saoudien Adnan Khashoggi. Elle serait réputée pour la qualité de ses safaris et abriterait les "big 5"(tout le monde en parle dans ces termes). On y trouverait de nombreux rhinocéros (plus de 70, dont 4 blancs et 70 noirs) qui ont été achetés notamment en Afrique du Sud, aux côtés d'éléphants, de girafes, d'impalas, de zèbres, de buffles, de léopards...
    Elle abrite aussi :

  3. -un sanctuaire d'une quarantaine de chimpanzés qui auraient été maltraités dans différents pays d'Afrique centrale et de l'ouest.

  4. -un enclos qui accueille un rhinocéros que l'on peut observer depuis une plateforme, sous réserve de laisser un billet à un ranger.

  5. - un troupeau de zébus avec des cornes immenses comme on n'en rencontre pas dans la région, que la réserve vient d'acquérir pour plusieurs millions de ksh, soit disant à des familles des environs !

Cette réserve est une sorte de zoo en pleine nature qui achète des animaux pour compléter sa collection. Thoiry en grand.

Pas de chance, nous étions avec Lucky, qui est resté sur la piste principale pendant tout le game drive. Il a même fait demi tour lorsque nous avons croisé un panneau indiquant que l'on entrait dans la réserve de vie sauvage.

Nous nous sommes contentés de quelques éléphants, de loin, de quelques zèbres, de quelques phacochères, de quelques buffles et de quelques gazelles. Nous avons refusé d'aller voir le rhinocéros en cage, et encore plus de donner un pourboire à un ranger qui attend les touristes à la sortie du véhicule.

A moins que l'on me prouve le contraire, cette réserve est une arnaque et la publicité que l'on en fait est mensongère. Il se peut aussi que Lucky ne connaisse pas les bonnes pistes.

Retour à l'hôtel sous la pluie.

Le chauffeur nous informe que nous devons partir tôt parce que la route est longue. Il devrait changer de disque, ça commence à être lassant ! Heureusement l'hôtel sert des petits déjeuners de bonne heure.

Falcon Heights. Surpris de découvrir une telle qualité de confort, dans cet endroit, sans se ruiner. Repas à la carte ce qui change des buffets internationaux insipides.

Day 06 Lundi 27/08/18  Nanyuki - Nakuru - 160 km alt 1850 - 28° à 14h00 - 18°à 16h00 -   18° la nuit

Route pour Nakuru. Nous empruntons une piste boueuses et défoncée qui s'étale entre des propriétés privées immenses qu'ils appellent "ranch".

De riches familles jouent au "conservatoire de la faune" et s'achètent des animaux pour peupler leurs parcs privés.

Lucky essaie de nous faire croire que c'est un raccourci qu'il serait seul à connaitre. Lors de tous nos voyages de Samburu à Nakuru, nous sommes toujours passés par cette piste. Il prétend que ce n'est pas la même. No comment !

En route nous apercevons le mont Kenya pour la première fois. Brumeux, mais dégagé.Nous nous attendions à quelque chose de plus impressionnant, pour une montagne qui dépasse le mont Blanc de 200 mètres.

Arrivée à Nakuru. Stupéfaction, la porte principale de la réserve que nous avons connue est sous l'eau. Le lac ne cesse de monter amputant la réserve de son territoire. De nouvelles pistes sont régulièrement aménagées en fonction de la disparition des anciennes.

  1. Puce Lunch au Flamingo Hill Camp. Premier hôtel où certains serveurs nous disent "hello my friend" lorsque nous arrivons au restaurant. Marque de familiarité qui témoigne plus d'un manque d'éducation que d'un geste de sympathie.

  2. Puce Game drive l'après midi. Alors que l'hôtel est plein de touristes, que les hôtels des environs sont bondés, nous sommes toujours pratiquement seuls sur une piste centrale.

Nous apercevons des impalas de près, de nombreux babouins, un rocky hyrax (rat de rocher) un lézard agama, un ibis hadada, un kob de Fassa, quelques rhinos de loin, des flamands roses, un groupe de buffles dont un petit s'est fait capturer par une hyène ce qui a provoqué une charge des buffles contre la hyène, et une sanction d'un buffle contre le petit. Il l'a encorné et projeté en l'air à plusieurs reprises, violemment.

Le ciel est couvert avec des passages pluvieux, il est impossible d'utiliser un téléobjectif tant la luminosité est mauvaise. En fin de journée, dans l'obscurité qui nous envahit, nous apercevons le profil d'un chacal, et plus tard l'oreille et la queue d'un lion couché dans un champ de fleurs mauves. Cette fois il ya avait plusieurs véhicules.

Sur le chemin de retour, quelques pélicans se laissent dériver entre les troncs d'arbres morts qui se dressent là où était une si belle réserve. Un jabiru (saddle billed stork) semble s'amuser de notre désarroi.

Lors de nos trois premiers séjours au Kenya en 1983, en 1990 et en 1995, Nakuru nous avait émerveillés par la richesse de sa faune. Nous avions approché de près de nombreux rhinos, de nombreux lions, les fameuses girafes de Rotschild avec leur pelage si particulier (nous n'en avons même pas vue une cette année).

En 2012, la montée des eaux avait déjà réduit le territoire, mais nous avions pu voir quelques grands animaux.

Devant la pauvreté de notre game drive, le soir au restaurant nous avons demandé autour de nous s'il y a encore des animaux à voir à Nakuru et si les touristes en avaient vus. Un staff de l'hôtel nous garanti que l'on peut  toujours voir plein d'animaux à Nakuru et nous fournit la liste de tous ceux que l'on peut observer. Nous n'avons pas vu le 1/10ème de la liste. Malchance ou mauvais choix de piste de Mr Lucky ?

Lucky nous informe que le lendemain nous devons partir tôt car la route est longue. Il nous informe qu'il faut supprimer le early game drive prévu à Nakuru, parce que nous n'avons pas le temps. De mieux en mieux.

Flamingo Hill Camp. Très beau camp de tentes, dans un beau jardin. Moins intime et raffiné de Ikweta Nous sommes très heureux d'avoir choisi cet hôtel à la place du Lake Nakuru Lodge qui est un hôtel décrépi, sale, avec un restaurant qui est une horrible cantine pour groupes asiatiques.

Day 07 Mardi 28/08/18 Nakuru - Masai Mara - 250 km  alt:1550/2180m - 28° le  jour - 20° à 20h00 - 16° la nuit

Privés du game drive prévu, nous lui demandons pourquoi nous n'avons pas vu davantage d'animaux hier, à Nakuru. Sa réponse est "parce que les pistes n'existent plus cause du lac". Nous l'informons que des gens disent avoir vu plein d'animaux récemment. Il monte le ton et demande "qui ?". Des clients et le staff de l'hôtel. Il se fâche et dit que "ces personnes racontent n'importe quoi, qu'il sait de quoi il parle !" Vu son comportement nous n'insistons pas afin de ne pas plomber le reste du séjour.

Longue route pour Masai Mara, de bonne qualité jusque Narok, mais avec de nombreuses côtes que nous gravissons péniblement avec nos 30/40 km/h. Nous observons que tous les minibus et les land cruiser de tourisme nous dépassent en permanence. Dans les côtes nous suivons péniblement les camions.

Partout au Kenya, comme au Sri Lanka ou au Vietnam il y a des contrôles de police, à se demander si la moitié de la population ne travaille pas dans la police !

Nous observons que les VIP avec leur Toyota hilux ou pajero ne sont jamais arrêtés par ces contrôles, qui donnent souvent lieu à des transactions financières de la main à la main. Les tracasseries et la corruption sont destinées au petit peuple.

Nous avons été arrêtés, certainement pas pour excès de vitesse, mais par jeu de pouvoir. Une pimbêche coincée comme une huitre, avec son postiche mauve, demande les papiers du chauffeur et du véhicule. Pas de bonjour, pas de s'il vous plait, pas de merci. Elle joue au flic à fond, avec un regard de tueur !

Lucky ne semble pas savoir que pour aller à Matira Bush Camp il faut passer par la porte Talek et non par la porte principale Sekenani qui doit être la seule qu'il connait. De la porte Sekenani, nous mettons 01h30 pour atteindre le camp.

Au "plaisir" d'avoir un chauffeur comme Lucky s'ajoute un phénomène particulier: il pleut à Masai Mara depuis plusieurs jours. La réserve est détrempée. C'est normalement la saison sèche et le meilleur moment pour visiter la réserve.

Arrivée tardive(15h30) à cause d'un véhicule qui se traine et d'un chauffeur qui ne connait pas la bonne porte. Nous avons mis 09h00 pour aller de Nakuru à Masai Mara, là où d'habitude nous mettons 06h00 à 07h00.

  1. Puce Délicieux déjeuner, avec une tarte aux fruits à tomber.

  2. Puce nous faisons notre premier game drive dans la réserve de Masai Mara. Comme il est tard et que le ciel se couvre, il devient difficile de faire des photos que qualité. Des orages éclatent. Il commence à faire sombre dès 17h.

Nous roulons dans l'attente que le hasard mette quelques surprises sur notre piste: des girafes masai, des damalisques (topi) des bubales (hartebeest), des impalas , des zèbres, des gnous(wildebeest), des hyènes, des élans du cap, un lion et quelques lionnes repues et somnolentes.

De retour au camp, comme nous l'avions prévu, nous demandons à avoir un guide local masai pour les deux jours de game drive qui suivent. Masai Mara est une réserve immense où l'on peut tourner longtemps en ne voyant que des zèbres, des gnous et des gazelles.

Le directeur du camp est embarrassé. Il doit d'abord demander l'accord du chauffeur avant de nous octroyer un guide. Peur de blesser son égo, peur de créer un conflit. Nous lui montrons le mail de Caroline qui est informée et d'accord.

Nous ne voulons pas donner le pouvoir au chauffeur d'accepter ou de refuser. C'est notre voyage. Le chauffeur est informé et accepte, ce qui ne l'empêche pas de venir nous demander pourquoi nous prenons un guide, disant qu'il connait bien la réserve.

Nous ne nous justifions pas. C'était prévu, point.

La majorité des clients de ce camp témoignent de safaris mémorables avec les guides du camp.

Le camp est en pleine réserve, avec juste une petite barrière de rondins qui nous  sépare de la vie sauvage. Des gardes de nuit veillent sur notre sécurité et nous accompagnent dès que l'on quitte la tente. Agréable ambiance de brousse

Il pleut toute la nuit, il fait 16 à 18° dans la tente. L'équipe apporte des bouillottes dans chaque  tente. Attention bien agréable.

Matira Bush Camp un camp de tente en pleine réserve. De confort légèrement inférieur à Ashnil qui est malheureusement éloigné du coeur de la réserve, le gros avantage de Matira est sa localisation, à proximité de toutes les pistes intéressantes. Le cadre sauvage et rustique donne une ambiance particulière à cet endroit. C'est aussi un camp où les menus sont personnalisés, pas de buffets internationaux insipides.

Day 08 mercredi 29/08/18   Masai Mara   16° à 05h00 - 23° le jour  - 21° à 20h00 - 15/16° la nuit

  1. Puce Game drive de 06h30 à 11h30 en compagnie du masai Elijah Masago. Il habite un village à la sortie de la réserve. Il indique des directions à prendre au chauffeur. Comme il parcourt la réserve très fréquemment avec des clients, il connait le territoire de certains animaux,  il suit leurs déplacements, ce que ne peut faire un chauffeur qui vient dans la réserve deux à trois fois par an.

Elans du cap, girafes masai, damalisques, bubales, hyènes, chacals, zèbres et gnous défilent.

Les pistes sont détrempées, nous dérapons et partons parfois dans tous les sens. Le ciel se dégage par moment faisant croire qu'il va faire beau. L'alternance de nuages et d'éclaircies fait glisser des tâches d'ombre et de lumière sur la plaine de Masai Mara. C'est beau à regarder, pas évident à photographier, la cellule a bien du mal à faire la balance de luminosité.

Un lion sort des buissons, des lionnes se prélassent dans l'herbe, un hippopotame surgit de nulle part.

  1. Puce Retour au camp pour le déjeuner.

Pendant la pause nous découvrons l'environnement du camp: des élans du cap et des kob de fassa paissent
paisiblement à 200 mètres de notre tente.

Les arbres sont plein d'oiseaux pas toujours évidents à saisir, c'est assez touffu et sombre. Un en particulier attire notre attention parce qu'il semble jouer avec nous, il fait des acrobaties sur une branche comme pour attirer l'attention, il fait semblant de s'approcher et disparait dès que l'on regarde : un bel oiseau roux à tête noire avec un joli chant, le red beillied flycatcher.

  1. Puce Nouveau game drive l'après midi de 15h30 à 18h00. Le regard affuté d'Elijah scrute chaque parcelle de savane. On le sent tendu comme un prédateur cherchant une proie.

Des chacals se partagent une carcasse. Chaque fois que nous avons vu des chacals, ils étaient toujours à deux, frères ou couple ?

Un groupe de véhicule est arrêté: des lionnes semblent se partager un festin mais trop loin pour les distinguer ou faire des photos. Nous n'avons pas le droit de quitter la piste pour nous approcher. Le chauffeur risque une amende de 50 000 ksh, le retrait de sa licence et l'interdiction de pénétrer dans la réserve.

Un véhicule de la police militaire suivi d'un mini-bus, arrivent, obligeant les véhicules de tourisme à leur céder le passage. Dans la jeep il y a des civils kenyans, deux militaires dont l'un est debout sur le marche pieds brandissant son arme automatique avec fierté comme le font les rebelles quand ils entrent dans une bourgade et deux indiens. Dans le minibus des indiens hilares.

Ils quittent la piste et vont juste à côté des lionnes pour faire des photos. Bakchich, corruption ? Ils se donnent en spectacle devant la dizaine de véhicules arrêtés et finissent par s'en aller en éclatant de rire.

Les indiennes du minibus éteint tellement parfumées que leurs effluves envahissaient l'atmosphère. L'émergence avait une odeur: Joy de Dior.

Sur la route du retour Elijah demande au chauffeur de s'arrêter à proximité des buissons qui longent la rivière. Quelques secondes après surgissent deux magnifiques léopards, qui courent le long du bush avant de s'y enfoncer.

La lumière est trop faible, la vitesse ne permet pas de faire des photos nettes avec les téléobjectifs. A défaut de mémoire numérique, ils resteront dans notre mémoire humaine.

De retour au camp, Elijah dit que nous pourrions voir davantage d'animaux si nous avions un autre véhicule. Tout le monde confirme que le minibus n'est pas adapté pour faire Masai Mara lorsqu'il pleut. Les pistes sont de véritables patinoires et nous ne pouvons pas traverser les marres.

Nous demandons au camp si nous pouvons louer un land cruiser et combien cela  coute. 150$ la journée pour un full day game drive.

La pluie ne s'arrêtant pas nous acceptons. Le directeur propose que nous fassions un full day game drive plutôt que deux demi-journées, afin de ne pas perdre de temps en revenant au camp pour le déjeuner. Génial. 

Il fera préparer un pic nique pour le petit déjeuner et un pic nique pour le déjeuner, pour nous et pour l'équipage.

Il  fait tellement froid que nous apprécions la soupe de légumes du dîner, et les bouillottes dans le lit.

Dommage que l'on ne puisse pas profiter d'un moment de détente devant le feu de camp. Le charme du camp de brousse aurait été complet.

Il pleut toute la nuit. 16° à 02h00 am.

Matira Bush Camp

Day 09 Jeudi 30/08/18  Masai Mara

Le land cruiser nous attend à 06h30 avec son chauffeur-pisteur, un masai: Amos Moketa. Elijah nous accompagne aussi. Mr Lucky vient avec nous, jour de repos pour lui, ce qui fera bien rire ses collègues rencontrés en cours de safari qui le traiterons de touriste Africain.

  1. Puce Le départ se fait dans la presque obscurité: nous rencontrons beaucoup de hyènes soit qui se partagent des restes, soit à la recherche de restes.

Au loin les ballons commencent à prendre de l'altitude: safaris en montgolfières - 450$ par personne. Le prix d'un billet d'avion pour Delhi !

Même avec le land cruiser nous dérapons fréquemment jusqu'à faire des têtes à queues et des embardées. Il a tellement plu que l'eau ne rentre pas dans le sol, transformant la savane en marécage.

Nous rencontrons notre premier lion de la journée. Un superbe mâle qui déambule seul. Amos le suit, n'hésitant pas à faire du hors piste. Apparemment seuls les masais en auraient le droit.

Tout au long de la journée il changera régulièrement de place afin de nous offrir différents cadrages de la scène, mais aussi afin de permettre à d'autres véhicules d'en profiter, ce que ne font jamais les chauffeur ordinaires. Lorsqu'ils sont à une bonne place, ils la garde.

  1. Puce Petit déjeuner sous un acacia: un des meilleurs pic nique que nous avons eu au Kenya: différents jus de fruits en bouteille d'un litre, thermos d'eau chaude et de lait chaud, café, thé, chocolat, oeufs, sandwich, yaourt et fruits.

Le beau temps revient, ce qui rend la lumière plus confortable pour les appareils photos.

Commence alors un véritable show en compagnie de 5 guépards. Ils se baladent dans la savane, se regroupent, s'allongent, s'éloignent, se rapprochent au point de venir se frotter ou s'allonger contre les véhicules ( une vingtaine). Apothéose, ils grimpent sur un tronc d'arbre qui gît sur le sol et posent pour la photo, après avoir marqué leur territoire. Nous les retrouverons à plusieurs reprises dans la journée. Ils semblent préparer quelque chose. Nous attendons tous persuadés qu'ils s'apprêtent à chasser en groupe. En vain.

Nous retrouvons la plaine de Masai Mara comme nous l'avions connue : avec des milliers de gnous, des milliers de zèbres, des girafes, des autruches, des vautours qui se rassasient de carcasses, des centaines de damalisques et de bubales.

Nous retrouvons ces tâches d'ombre et de lumière qui glissent sur les herbes dorées, à mesure que les nuages défilent devant le soleil.

  1. Puce Déjeuner sous un acacia: bouteilles d'eau à volonté, thé, café, fruits frais, repas carné pour le guide et les chauffeurs (poulet et beignets de légumes) et végétarien pour nous (beignets de légumes), le tout maintenu au chaud dans des plats isothermes. Serviettes en papier et couverts. Chapeau à l'équipe de Matira Camp.

Amos quitte régulièrement les pistes pour faire du hors piste à la recherche de l'exclusivité. Bingo: dans un buisson, un serval. Il est rare de pouvoir en voir. Un chat sauvage de la taille d'un chien avec un pelage moucheté qui tient du léopard.

Nous retrouvons à nouveau les frères guépards. Plus tard un seul et unique éléphant. Une autruche mâle, dont la grand-mère a du fréquenter un flamand rose vu la couleur de son cou et de ses pattes, semble insensible à la cour que lui fait sa compagne. Elle se dandine avec des effets de plumes comme les filles du Lido secouant leur boa, en vain.

Amos s'est mis à foncer en pleine savane vers quelque chose qui paraissait important. Sans signal radio, sans pouvoir voir de quoi il s'agissait, il se dirige vers une rivière où se trouvent déjà quelques jeeps.

Un festival de lionnes. L'une est perchée sur une berge de la rivière, comme pour superviser la scène, les autres mettent fin à la vie d'un gnou qui était en train de boire.

Le combat s'est déroulé dans l'eau. Nous avons compté 12 lionnes et lionceaux. Pendant que deux adultes terminaient d'étouffer le gnou, les autres tentaient de remonter la prise sur la berge. Le courant ne les y aidant pas, l'action semble très compliquée. Une lionne qui se trouvait sur l'autre berge a traversé la rivière. Nous retenions tous notre souffle sachant que les rivières de Masai Mara regorgent de crocodiles.

Pendant que les plus âgés tentent de mettre le repas au sec, les lionceaux jouent, font des cabrioles, des jeux de lutte et des câlins.

Après un certain temps, Amos se retire afin de laisser un autre véhicule s'approcher. Même si c'est frustrant, c'est appréciable de découvrir qu'il y a des

chauffeurs intelligents et solidaires.

Sur le chemin du retour, nous croisons une femelle guépard et son petit...suivis par 5 véhicules de fanatiques de photos. Tous équipés de zooms basooka longs d'au moins un mètre, on se serait cru dans un concours du National Géographique. La lumière était exceptionnelle : le ciel faisait une toile de fond bleu marine, sur lequel se détachait la savane dorée, éclairée par un soleil raglant.

Ces photographes animaliers amateurs sont prêts à tout sans aucun respect pour les guépards ni pour les autres véhicules qui espèrent pouvoir faire une photo sans land cruiser dans le viseur. Ils les suivent de très près, leur barrant la route à plusieurs reprises pour les avoir de face, empêchant les autres véhicules de passer ou d'avoir un angle de vue intéressant. Cela semble perturber les fauves qui s'arrêtent souvent comme pour revoir leur trajectoire. L'égo de ces photographes semble aussi volumineux que leur zoom !

Matira Bush Camp

Day 10 vendredi 31/08/18  Massai Mara - Nairobi - 270 km  15° à 06h00

Départ tardif pour changer 07h30 ! Longue piste 01h30 pour atteindre la Sekenani Gate again ! Puis longue piste de latérite dite "tôle ondulée" à cause des vibrations qu'elle produit dans le véhicule.

Nous l'avons toujours connue, mais cela devrait changer. Les colons chinois sont là pour construire une belle route asphaltée et des ponts: China Wu Yi. Ils en profitent pour acheter des lodges, et endoctriner la région à coup de slogans : "The life is priceless",  ou encore "Here we built a better Kenya", ça dépend pour qui ! Dans quelques années, aller à Masai Mara sera un plaisir, à condition d'avoir un autre véhicule !

Les chinois sont aussi en train de construire les voies ferrées, en remplacement de ce qu'avaient fait les Anglais et les Allemands. Elles traversent le pays, avec des gares en kit, toutes identiques, tout droit sorties des usines chinoises, des locomotives et des wagons made in china. Tout les engins et les matériaux viennent de chine. Ils ont construit leur propre cimenterie. Leurs bases sont décorées de lampions, comme en Chine. Les ouvriers sont kenyans sous les ordre de jeunes ingénieurs chinois.

Les Anglais sont partis en 1963, mais le Kenya ne semble pas se douter de ce qui l'attend ! Le rouleau compresseur du neo-colonialisme est en route. De nombreux poteaux indicateurs sont en anglais et en chinois, il y a des affiches chinoises un partout. A l'instar de l'Europe, l'impérialisme totalitaire envahit l'Afrique doucement mais surement.

A partir de Narok une longue route bitumée sans intérêt, les nombreuses côtes s'acharnant à nous ralentir.

Le chauffeur n'a pas prévu d'arrêt pour déjeuner.

Arrivée à l'hôtel de Nairobi vers 15h00.

Lucky nous informe que le lendemain, nous partirons tôt parce que la route pour Amboseli est longue. Fatigués de cette ritournelle nous imposons notre horaire, ce sera 07h30. Ce qui nous laissera le temps de prendre un petit déjeuner.

Best Western Meridian.

Day 11 Samedi 01/09/18  Nairobi - Amboseli - 240 km alt: 1200 m - 23° à 21h00

De nouveau une route rectiligne. Cette fois avec un peu moins de côtes.

Nous nous arrêtons dans un station service pour faire le graissage du véhicule. Nous sommes arrivés à 15h00 à Nairobi hier, il aurait pu faire cela en dehors du temps réservé aux clients.

Arrêt dans un curio shop ; un photographe chinois, Huiping Yu a déposé des livres de photos à dispositions: Build Dream In Africa, un nom évocateur !

Il y a de très belles photos du Kenya à l'intérieur, mais pourquoi ce dépôt gratuit ? Connaissant un peu les chinois, qu'y a-t-il derrière ce geste, en apparence désintéressé ?

Des bus chargés comme on n'en voit qu'en Afrique nous doublent: billards, moutons vivants accrochés sur le toit, grappes de poules vivantes pendues dans le vide, sacs ,valises, canapés occupent les galeries.

A Kimana nous avons une crevaison à l'entrée de la ville. Pendant que Lucky fait réparer le pneu, nous nous évadons pour aller à la rencontre des gens sur le bord de la route.

C'est une chose qui nous manque terriblement dans les voyages au Kenya, cette rencontre avec les gens. En dehors de Caroline qui propose un séjour chez l'habitant dans le village de ses parents, et John en 1995, aucun chauffeur propose de s'arrêter dans un village, sur un petit marché.

Lorsque nous observons des cultures particulières, jamais ils ne proposent de s'arrêter pour rencontrer les fermiers et parler de ce qu'ils produisent. Impression qu'ils ne sont que des taxis qui vont de réserves en réserves pour faire des safaris.  

Nous rencontrons Jabidha, surprise et heureuse d'échanger avec des étrangers. Elle parle assez bien l'anglais. Elle a un petit commerce comme il y en a des milliers sur le bord de la route. Elle vend quelques oignons, quelques tomates, un peu d'ail, qu'elles achète à des paysans et qu'elle revend en faisant un petit profit. Sur les étagères à l'intérieur quelques flacons qui semblent être là depuis très longtemps. Les larmes aux yeux elle nous confie à quel point la vie est dure. La concurrence est telle qu'elle reste parfois plusieurs jours sans clients. Heureusement que son mari est instituteur, cela leur assure une certaine stabilité: elle a quatre enfants dont un fils qui va à l'université.

Tous les gens des environs vivent dans des cabanes en bois, en terre, en tôles, identiques à celles que nous avons vues dans le nord. Ils cuisinent dehors sur un feu de bois ou à charbon de bois. Cette années nous avons été particulièrement marqués par la misère que nous rencontrons tout au long des routes. Le Kenya nous paraît de plus en plus pauvre.

Mr Lucky nous appelle, nous  devons repartir.

Arrivée au Kibo Sagari Camp 12h37. Malgré le graissage et l'arrêt à Kimana. Quel était l'intérêt de partir plus tôt ? Son temps de pause est plus long !

Devant l'hôtel un aéropage de jeunes filles en uniformes. Le manager de Kibo nous accueille "hello my friend". Comme il voit que je porte mes bagages, il me dit de laisser faire les jeunes filles, "les femmes sont faites pour ça" dit il ! Waouu, le bon macho !

  1. Puce Déjeuner sur la terrasse. Certains serveurs nous disent également "hello my friend", pourtant nous n'avons pas gardé les gnous ensemble...

  2. Puce Game Drive dans Amboseli de 15h30à 18h00.

D'abord réserve animalière dans les années 1940, il faut attendre 1974 pour qu'Amboseli devienne un parc national. Un long conflit a opposé pendant des décennies le gouvernement aux Masaïs installés depuis toujours dans la région. D'abord expulsés, ces derniers finirent par trouver un compromis avec l'Etat, qui leur accorda des terres, ce qui permit la création du parc.

Le parc tient sa célébrité de la vue sur la savane avec le Kilimandjaro (5508m) en toile de fond: c'est l'image la plus connue du Kenya. Ernest Hemingway s'en inspira pour écrire Les Neiges du Kilimandjaro.

Le parc se compose du lac Amboseli, qui couvre plus du quart du parc, qui était à sec la plupart du temps (hors saison des pluies)et qui comme à Nakuru défigure la réserve depuis que le niveau des eaux a monté.

Au milieu d'une savane de buissons et d'acacias, des espaces verdoyants et marécageux apparaissent à plusieurs endroits.

Sur une surface de moins de 400 km², Amboseli est censé offrir une faune variée: buffles, gnous, zèbres, gazelles, antilopes, hippopotames, phacochères, un millier d'éléphants. Les prédateurs sont les lions dont le nombre a fortement baissé, quelques guépards, de hyènes.d'éléphants, d'hippopotames

Nous avons connu Amboseli en 1983, 1990,1995 et même en 2012, nous n'avons jamais vu aussi peu d'animaux, et le peu que nous voyons sont loin, très loin sans pouvoir les approcher.

Nous avons des souvenirs de lions, de rhinos, de hyènes, de guépards dans la savane, d'éléphants et de buffles dans les marécages, de nombreux échassiers, de troupeaux de gnous qui traversaient le lac comme s'ils marchaient sur l'eau. Plus rien de tout cela. Ici encore, comme à Nakuru, la montée des eaux a défiguré le parc.

Même des lodges fabuleux ont été désertés et déplacés parce qu'encerclés par les eaux, abandonnant leur fantôme à la grisaille ambiante.

Comme d'habitude, Lucky reste sur la piste principale, faite le tour de Observation Hill pour revenir sur la piste principale vers la porte de sortie.

Il explique cela par le fait que la majorité des pistes sont inaccessibles à cause de la montée des eaux. Mais il y a un tas de pistes latérales que nous n'avons pas prises et où nous avons vu des véhicules s'aventurer.

Avec James Mutambu qui travaillait pour Caroline en 2012, nous avions déjà été surpris du peu d'animaux visibles dans le parc, mais il y en avait quand même beaucoup plus que cette année et dans de meilleures conditions d'approche. Que penser ? Montée des eaux, ou incompétences de Mr Lucky ?

Nadia demande pourquoi nous sommes toujours seuls sur les pistes, pourquoi les autres touristes vont toujours sur d'autres pistes. Mr Lucky répond que c'est parce qu'il n'aime pas suivre les autres. Il préfère être seul !

Quelques minutes plus tard un groupe de véhicules est arrêté. Lucky les rejoint et dit à Nadia très agressivement "et maintenant qu'est ce que vous avez à dire?" Un groupe de lionnes, couchées très loin, sans possibilité de distinguer clairement. Nous ne supportons plus son agressivité latente. Monsieur l'optimiste démarre au quart de tour. Dès qu'on lui dit quelque chose qui ne va pas dans son sens, sa bonne humeur "commerciale" fout le camp.

Le chauffeur nous informe que nous devons partir tôt et que nous ne pourrons faire qu'un petit game drive le lendemain matin parce que la route pour Taita Hills est longue.

Kibo Safari Camp, encore une bonne idée d'avoir demandé cet hôtel à la place de Sentrim Amboseli. Pour le même tarif, le standing est largement supérieur; les tentes sont incomparables, le restaurant est incomparable, seule manque la vue sur le Kilimanjaro. Mais quel confort ! à 5mn de l'entrée la réserve.

Day 12 Dimanche  02/09/18  Amboseli - Tsavo - Taita Hills - 230 km alt: 2000m 18° à 05h00 am - 25° à 14h00

  1. Puce Early morning game drive à Amboseli, avec nos bagages. Nous avons à nouveau demandé à l'hôtel si les gens voyaient des animaux à Amboseli. Les réponses sont mitigées, mais on nous garantit que la plupart des pistes sont réouvertes (elles avaient été fermées en Janvier). Nous en parlons à Lucky qui demande à un ranger de la porte d'entrée de venir nous expliquer. Il y a plusieurs pistes qui sont sous l'eau, mais nous verrons quand même plein d'animaux, il dira au chauffeur où ils se trouvent. Menteur !

Des hyènes et quelques éléphants, des zèbres, des gnous, quelques buffles. Il s'arrête devant chaque animal. Nous ne faisons plus attention. Le temps est couvert, on ne distingue pas le Kilimanjaro. Nous sommes fatigués et heureux de revenir chez nous demain.

Nous pouvons comprendre que des touristes qui font du balnéaire à Mombassa, s'extasient devant 10 éléphants à 800 mètres ou mieux lorsqu'ils traversent la piste centrale, lorsqu'ils aperçoivent les premiers zèbres ou buffles sur le bas côté. Mais pas besoin d'aller au Kenya, on peut faire la même  chose à Thoiry  dans la banlieue parisienne.

Très mauvaises piste de Amboseli à Tativa. Dommage que l'on soit pressé, cette piste traverse des villages d'une belle authenticité, très différents des villages rencontrés jusqu'alors.

Entre Kimana et Oloitokitok, la piste est bordée de champ de fleurs blanches ou jaunes qui ressemblent à des chardons. Le chauffeur dit qu'il s'agit de pyrèthre, je ne crois pas, le pyèthre ressemble à des marguerites et n'a pas d'épines.

Comme il y a de nombreux champs, que les plants sont bien alignés et que des femmes cueillent les fleurs, nous essayerions de savoir de quelle plantations il s'agit. Les bons chauffeurs que nous connaissons, se seraient arrêtés et auraient demandé.

A partir de Taveta bonne route pour Taita Hills. Beaucoup de champs de sisal et de coton. Il pleut par moment.

Taita Hills est un massif montagneux (2205 m) situé au beau milieu des plaines désertiques du Tsavo. Ces montagnes ont été le refuge de nombreuses ethnies qui se massacraient régulièrement. C'est aujourd'hui une région très peuplée et intensivement cultivée. La jolie ville de Wundanyi, blottie au pied d'imposantes falaises, en est la capitale. Point de départ de nombreuses randonnées dans les collines. Au pied du massif, sur la route de Taveta à Voi, se trouve le sanctuaire des Taita Hills.

Nous arrivons à Taita Hill à 11h49. Accueil froid au Taita Hill Game lodge qui fait office de réception pour le Salt Lick Lodge. Impression d'être dans un aéroport tellement c'est grand, froid, impersonnel, malgré l'énorme cheminée qui trône dans le salon. Le comptoir de réception ressemble à un comptoir d'enregistrement.

  1. Puce Repas sous forme de buffet correct. Nous rejoignons ensuite le Salt Lick Lodge, prenons possessions de la chambre.

En attendant le game drive de l'après midi, nous assistons à l'arrivée de hardes d'éléphants qui viennent s'abreuver dans le réservoir de l'hôtel, mais aussi dans les bassins au pieds de l'hôtel à 3 mètres des fauteuils du salon. Tête à tête impressionnant avec les pachydermes et leurs petits toujours enclin à faire les clowns.

La magie de l'endroit est qu'il est agréable de s'asseoir et de se laisser accaparer par ce qu'il se passe, et il se passe toujours quelque chose.

Que ce soit du salon au rez de chaussée, de la salle à manger du premier étage, du bar du deuxième étage, de tunnel au raz du sol, ou de la chambre, on n'a qu'à se contenter d'être spectateur attentif.

Un safari sans bouger. Génial.

On assiste aux luttes hiérarchiques entre différents clans, entre différentes espèces pour l'accès à l'eau. Des éléphants aux zèbres, aux phacochères, aux kob de Fassa, et parfois aux lions, la brousse s'offre en spectacle.

  1. Puce Game drive l'après midi in Taita Hills

Premier arrêt, sur une piste à gauche en quittant l'hôtel se trouve un arbre où sont nichés différents oiseaux que nous avait fait découvrir James : Choucador Superbe (Superb Starling), red billed buffalo weaver,  kalao (red billed hornbill). Si on a pris un peu de pain avec soi, ils ne tardent pas à venir jusque dans le véhicule pour manger dans la main. D'autres oiseaux communs volent de bush en bush autour du véhicule, mais sans jamais s'approcher: le long tail fiscal (noir et blanc), et le lilac brested roller(bleu et rose).

Girafes masais, nombreux buffles, zèbres et éléphants à la peau rouge à cause de la latérite. Nous apercevons la colline de Lumo ou nous avions avions logé la dernière fois, et remarquons que les pistes que nous empruntons sont les mêmes que celles que nous avions parcourues en 2012. La réserve de lumo et de Taita Hills seraient elles la même ?

Nous assistons au repas d'une lionne qui vient de tuer un bubale. Il  semble qu'elle était seule pour l'attaque et que le bubale se soit défendu: la lionne est entaillée en haut de la patte droite. Une grande plaie ouverte qui ne semble pas l'affliger.

Très belle piste face à Leopard Rock, que nous contournons en espérant être plus chanceux que la dernière fois.

Contrairement à notre impression de 2012 cette réserve à quelque chose d'assez agréable. Les paysages, le contraste du vert jade de certains endroits avec la le rouge de la latérite et le doré des herbes sèches de savane de la plaine est un régal pour les yeux. Dernières girafes au bord d'une petite vallée verdoyante et humide, dernier éléphant poudré de rouge.

Le chauffeur nous informe que nous devrons partir tôt sans prendre de petit déjeuner le lendemain. Nous ferons un rapide early game drive avec nos bagages et partirons directement pour l'aéroport de Nairobi.

Nous devons y être entre 16h et 17h. En partant à 9h00, il y a sept heure de route nous devrions y être pour 16h. C'est la route Nairobi Mombassa, il n'y a pas trop de côtes. Il insiste, il faut partir plus tôt parce qu'il a peur de la circulation (trafic jam) à l'entrée de Nairobi. L'aéroport est bien avant Nairobi.

Il maintient le départ à 06h30, ce qui nous fait sauter à nouveau le petit déjeuner.

Sarova Salt Lick Lodge, une petite folie. Un peu plus cher que les autres, cet hôtel est a voir et à vivre au moins une fois dans sa vie. Entre ciel et terre, où que l'on soit la vie sauvage offre ses surprises.

Day 13  Lundi 03/08/18  Tsavo - Taita Hills - Nairobi - 370 km

Nous informons le chauffeur que nous ferons pas de petit early game drive, que nous prendrons le petit déjeuner comme prévu à 07h30 (sachant qu'il ne s'arrêtera pas pour le  déjeuner en route). Nous partirons à 08h30 directement pour l'aéroport.

Depuis 07h00, des centaines de buffles arrivent en file indienne pour boire dans les réservoirs de l'hôtel. Dans un nuage de poussières traversé par la lumière raglante du soleil, ils semblent arriver de l'horizon, comme si tous les buffles du Kenya s'était donnés rendez-vous ce matin. Dès qu'ils se sont abreuvés, ils repartent en file indienne, laissant la place à ceux qui arrivent, sans discontinuer. Impressionnant.

Route pour Nairobi. Nous découvrons que le chauffeur avait rendez-vous avec sa femme dans une station service pour lui remettre un paquet avant qu'elle reprenne le bus pour rentrer chez elle. Cela explique peut être ses impératifs de départ !

En route arrêt dans un endroit de Tsavo appelé "man-eaters area": c'est à cet endroit que deux lions ont dévorés de nombreux coolies indiens qui travaillaient à la construction du chemin de fer Kenya-Unganda entre Mars et Décembre 1898.

L'histoire a fait le tour du monde. Les lions empaillés sont exposés dans un musée de Chicago. Cette tragédie a donné lieu à un film basé sur le journal du Lieutenant Patterson qui dirigeait les opérations: L'ombre et la proie - 1996.(The Ghost and the Darkness). Des travailleurs du nouveau chemin de fer chinois ont été attaqués ces dernières années par des lions mangeurs d'hommes.

Pas d'arrêt déjeuner.

Arrivée à l'aéroport à 15h15. Nous aurions largement eu le temps de faire un game drive à Taita Hills après le petit déjeuner de 07h30. Cela aurait été faisable avec un autre chauffeur ! Bye bye Mr Early-Later...never.

 

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Early morning, Longue road, Later may be never....

22 août - 04 septembre 2012