Si je suis heureux que l'intérêt pour les produits naturels (que l'on appelle "bio" aujourd'hui) prenne autant d'ampleur, que les prix se démocratisent en devenant abordables pour ceux qui ont de petits budgets, je suis inquiet et en colère contre une dérive induite par une nouvelle catégorie de consom'acteurs: les "bobos" (bourgeois bohèmes: affichant souvent une idéologie de "gauche" généralement en contradiction avec un mode de vie plutôt à "droite"). Renaud Séchan les a relativement bien caricaturés dans sa chanson éponyme.

Avant "le bio" :

    Mes grands parents, mes parents, mes voisins cultivaient leurs jardins depuis plus d'un siècle sans engrais chimiques, sans pesticides, de la façon la plus naturelle. Ils faisaient les yaourts, les confitures, les conserves, élevaient leurs poules qui vivaient en liberté dans le jardin, pour leur viande et leurs oeufs. Ils allaient chercher le lait et le beurre à la ferme provenant de vaches qui avaient brouté dans les prés, nourries au foin l'hiver. Le boucher achetaient les boeufs et les porcs élevés en plein air aux paysans de la région.

Le boulanger faisait du pain au levain avec la farine de blés anciens du village, moulue chez le meunier du village, cuit au four à bois. Tous faisaient du "bio" sans le savoir, produisaient et mangeaient des aliments de haute qualité nutritive et gustative, sans en faire un monde, encore moins une tendance. C'était un village ordinaire des années 50/60

C'était la façon de vivre à la campagne à l'époque, que l'on retrouvait sur les petits marchés des villes, dans les épiceries, les boucheries, les boulangeries de quartier, avant l'ère de la grande distribution et de la révolution verte (années 80/90) !

Mes grands-mères fidèles à D.C. Jarvis, à Raymond Dextreit, un peu plus tard à Eric Nigelle nous soignaient à l'argile, aux tisanes, à l'ail, au miel, au jus de citron et au chou, au vinaigre de cidre, sans prosélytisme, mais avec efficacité. Nous étions rarement malades.

Nos parents nous soignaient par homéopathie à une époque où Boiron n'avait pas encore imposé le monopole de sa production industrielle et où les lobbies pharmaceutiques, la médecine à pensée unique et l'académie des sciences européenne n'avaient pas encore déclaré la guerre aux suceurs de granules. (la concurrence était moins importante, elle ne représentait pas encore un danger économique).

Nous allions à l'école du village qui pratiquait la pédagogie Montessori, (parce qu'à l'époque c'était la formation de base de la plupart des instituteurs en Belgique), sans imaginer que nous faisions quelque chose d'exceptionnel.

    Aujourd'hui je réalise la chance que j'ai eue de connaître tout cela. Mes papilles n'ont rien oublié de tout ce qui m'a été donné de goûter. Comme l'écrit Pierre Weill, ce temps est révolu, et ne reviendra jamais.12  Dont acte et "merde" !

Dans les années 60/70, période de mouvance écologique balbutiante, qui ne se disait pas encore "durable, équitable", apparaissent des adeptes de la convivialité, des partisans du "rester" (plutôt que retour) à la nature, soucieux de la protection de la planète et des espèces.

Il s'agissait pour beaucoup d'un désir ou d'un besoin de rester fidèle aux sources, à la solidarité, à l'essentiel.


    Pour une grande majorité, c'était la prolongation de la prise de conscience des années 60, avec le refus de la société de consommation, de l'industrialisation galopante, de la révolution verte de l'agro-business, du pouvoir donné à l'argent, assorti d'une résistance contre une tendance à imposer l'uniformisation, la conformité, l'individualisme.

Contrairement aux idéologies qu'on leur prêtait, dans leur désir de vivre de façon communautaire et solidaire ils étaient davantage proches de Charles Fourrier ou de Henri David Thoreau que de Karl Marx !

C'est vrai qu'ils avaient des rêves : ils rêvaient d'acheter et de retaper une ferme abandonnée, ils rêvaient de petits troupeaux de chèvres ou de moutons, ils rêvaient de redécouvrir les gestes des paysans et des artisans d'antan. Ils rêvaient de permaculture, ou d'agriculture raisonnée, bien avant que l'on en fasse une tendance. Ils rêvaient de privilégier l'être à l'avoir.

Faire soi-même ses produits de consommation courante, ses vêtements, utiliser des produits non toxiques, privilégier tout ce qui est naturel, et surtout s'entr'aider, consommer de façon raisonnée, étaient leur credo. Ils n'étaient pas loin de l'esprit de Gandhi, d'Albert Howard, de Rudolph Steiner et plus tard de Vandana Shiva ou de Pierre Rabhi ! Ils rêvaient d'échange, de partage, de solidarité, de mixité, de convivialité, de non violence, de respect de la terre et des animaux qui nous nourrissent, ils rêvaient de paix et d'amour.

La plupart étaient végétariens par respect pour la nature et pour des raisons économiques. Ce qui ne les empêchait pas de manger une bonne charcuterie, une bonne volaille ou un bon fromage quand ils en avaient l'occasion.

Ils avaient manifesté contre la guerre au Vietnam déjà arrosée des herbicides de Monsanto (agent orange), manifesté contre le développement du nucléaire (armes et centrales) -No Nukes, avaient occupés le plateau du Larzac contre sa militarisation, certains d'entre eux avaient fait les chemins de Katmandou à la recherche d'une philosophie plus proche de leurs valeurs et de leur façon de vivre que de celles de parents soumis au système.

La mémoire collective "bien pensante" n'en a retenu que  des clichés, des caricatures.

Souvent chevelu(e)s et barbus, en jeans's ou pantalons de velours, en tuniques plus ou moins fines et jupes de crêpe indien sans soutien-gorge (No Bra ou Burn Bra), en sabots suédois, ils(elles) étaient catalogué(e)s de "baba cools", de doux rêveurs, de fumeurs d'herbe voire de fainéants ou de bons à rien. Alors que défricher la garrigue, retaper une bergerie, élever des abeilles ou des moutons, fabriquer des meubles ou construire sa maison, tisser ses vêtements n'ont jamais été une sinécure, bien que cela fut un plaisir.

Ils pensaient pouvoir convaincre le monde de devenir zen, fraternel, solidaire, non-violent. Ils s'imaginaient que nous pourrions devenir un jour tous égaux en droits, partageant l'accès à une nourriture de qualité et un mode de vie sain.

C'est à cette époque qu'apparaissent les expositions, salons et autres événements destinés à faire connaitre cette mouvance.

    C'est à cette période que Nature et Progrès (groupement de professionnels et de consommateurs) prend son essor et crée en 1976 le premier salon grand public d'agriculture et d'alimentation biologiques et d'écologie à Paris : Marjolaine.

Salon qui sera suivi de beaucoup d'autres: Zen, Vivre Autrement, Vivez Nature, Bien Être etc....

On pouvait y découvrir tout ce qui se faisait de naturel à l'époque, du fromage de chèvre, au chocolat, en passant par le miel, les légumes, la cuisine familiale, les gilets en peaux et en laine vierge, les huiles essentielles artisanales pas encore frelatées, la cuisson à vapeur douce et ses accessoires, la construction d'une éolienne, l'isolation d'une maison au chanvre, les activités manuelles, le mobilier en vrai bois, les arts créatifs, des techniques de soins et de santé alternatives.

En parallèle à ce qui pouvait alimenter le corps ou faciliter la vie, on y trouvait aussi de quoi nourrir l'esprit et le coeur.

Les stands qui proposaient des meubles en bois naturels, comme le fameux shoggi d'Alain Gaubert, des pulls de laine à la teinture végétale, des savons artisanaux made in France aux huiles essentielles, côtoyaient des étals qui faisaient découvrir la méthode de Bardo, l'école Steiner, un institut de digipuncture, un centre de Tai Chi Chuan, des associations de défense de la nature (Robin des Bois) ou de défense des minorités ethniques, des chantres de la biodiversité ou du multi-culturalisme.

Il y avait aussi des boutiques d'encens et de bondieuseries à la gloire de gurus pas toujours désintéressés, des centres de Yoga et de soins ayurvédiques (Kyran Vyas), des ateliers de massages californiens, de drainage lymphatique (de Vodder), de sophrologie.

Le tout dans une ambiance bon enfant.    

Les exposants étaient généralement des personnes engagées, créatives, motivées, qui croyaient et vivaient ce qu'elles présentaient. L'expérience remplaçant souvent une formation officielle qui faisait défaut. Beaucoup, venant de loin, dormaient dans leur voiture ou leur camping car et consommaient leurs propres produits.

Le public était essentiellement composé de personnes attirées par ce mode de vivre et de penser, souvent déjà dans la mouvance, il y avait également des curieux qui flottaient entre le choix de vivre "libre" et le choix de vivre "conforme", des gens qui voulaient savoir ce qui se trame derrière ce mouvement dont on parle de plus en plus, et de gens qui passaient par là.


Prôner la solidarité impliquait d'être solidaire, convivial, engagé. Afficher des valeurs humaines impliquait des comportements concernés dans la vie quotidienne.

Ce qui amenait une grande majorité du public de ces salons à se sentir proche, à se respecter, et à respecter les différences, même si on était pas toujours d'accord. Caricaturalement c'était assez "zen".

 

C'était l'occasion pour chacun de découvrir des choses et des courants de pensée que l'on ne connaissait pas, d'échanger ou tester des techniques, des adresses, d'acheter des objets, des produits, des bouquins qui allaient peut être nous donner envie d'aller plus loin.


    J'ai aimé Marjolaine à l'époque où elle me remplissait d'espoir, me faisait partager ses rêves et ses réalités, me donnant envie de changer ma propre façon de vivre, et de produire un jour mes propres légumes.

Longtemps après Hildegarde de Bingen (XIIème siècle) et Albert Howard(1873-1947) des médecins comme Henri Leclerc, Leon Binet, Theophile Bondouy, Catherine Kousmine7, à l'époque et plus tard D.Servan Schreiber, Richard Beliveau, Seignalet8, Joyeux9, de Lorgeril10,  forts de leurs expériences de terrain et de leurs recherches, attirent l'attention sur l'importance du rapport entre l'agriculture - l'élevage et l'alimentation et la santé, invoquant des modes de cultures et des aménagements alimentaires destinés à favoriser une meilleure santé.

Et puis il y a eu "le bio" : comment transformer notre préoccupation pour la santé en mine d'or.....

      Au fur et à mesure que l'on s'éloigne de cette période (fin des années 80), l'esprit du salon semble prendre ses distances avec l'esprit d'origine. Le rouleau compresseur de la Révolution Verte et de la mondialisation est en marche, écrasant la culture vivrière et diversifiée au profit de la monoculture industrielle et de l'exportation. 10 millions de bouches à nourrir supplémentaires dans l'hexagone et 10 fois plus en Europe servant d'alibi à la croissance agro-industrielle.

Le salon devient de plus en plus commercial, vend son âme au consumérisme.  Le naturel quitte la sagesse pour devenir un business.

Sous des concepts qui sonnent bien à l'oreille comme "équitable, durable, solidaire" se dissimule un commerce opportuniste.

    Voir le film de Christian Jenzsh diffusé sur ARTE : "Produire bio, un business comme les autres"...

Exit les petits producteurs, les artisans, les inventeurs, les créateurs, place aux bio-ni-menteurs ( on dit aussi "commun-niquant.)

On ne partage plus une production, un savoir-faire, on importe ou crée des tendances et les besoins qui vont avec, on répond à des-espérances en créant des dépendances:

  1. Apparaissent les industriels qui ont compris qu'il y a un créneau porteur dans le "bio", avec ou sans Nature et Progrès, introduisant parfois des produits qui n'ont rien de "bio", ou ne respectant pas les cahiers des charges de la filière "bio".

  2. Apparaissent les "coachs" de santé et de vie, des experts en tous genres (dont les "formations" sont de plus en plus chères et de plus en plus courtes!), une pléthore de conférenciers et d'auteurs prolixes avec leurs régimes "miracles", les gourous "new-age" et leur cour de people convaincus, les laboratoires et les importateurs de compléments alimentaires, avec leurs "naturopathes prescripteurs" noyés dans les conflits d'intérêts, des "sages" exotiques en quête de disciples, voire des mouvements sectaires qui se déguisent en marchands du temple pour recruter de futurs adeptes.

  3. Apparaissent des "naturopathes" et autres "heilpraktikers" moins scrupuleux que ceux de la première génération, avec des consultations à 80 € minimum, équipés d'un tas d'appareils sophistiqués aux diagnostics douteux (Physioscan et autres scanners quantiques à biorésonnace, assortis d'un  jargon qui en met plein la vue sur les vibrations moléculaires...), des stages de remise en forme ou de santé naturelle allant de 300 à 700 € les 3 ou 5 jours (hors frais d'hébergements), affirmant haut et fort que l'alimentation saine, la santé et le bonheur sont un droit auquel chacun doit avoir accès. Ce que ne tendent pas à prouver les tarifs qu'ils(elles) pratiquent !

Autrefois, les naturopathes suivaient de longues formations, certaines dans le cadre d'universités de médecine, bénéficiaient d'une banque d'expériences, utilisaient des outils diagnostic naturels comme l'iridiologie, prescrivaient des remèdes naturels que l'on trouvaient facilement, parfois de l'homéopathie, Dolisos, LHF, avant le monopole Boiron, et des ajustements alimentaires.

Aujourd'hui il font des formations express, utilisent des appareils sophistiqués et chers, prescrivent des compléments alimentaires souvent onéreux préconisés par les laboratoires qui ont "accompagné" leurs formations.

  1. Apparaissent un tas de gadgets "mirobolants": les lunettes à grilles qui restaurent la vue, les tables de massage aéro-spéciales,  l'ioniseur positif qui transforme l'appartement en montagne suisse, les cristaux qui harmonisent les chakras, les filtres qui changent l'eau du robinet en source de jouvence, les bols d'air qui recréent la forêt de pins sous les narines, le "vitaliseur" à vapeur douce, de qualité irréprochable, mais dont les arguments pseudo-scientifique tendent à justifier un coût élevé, les appareils de massage bio-magnétiques qui rétablissent les équilibres vitaux, un tas de cd/dvd et autres ondes numériques qui stimuleraient les transactions "méta" des cellules et boosteraient les défenses immunitaires, les scanners à vibrations bio soniques qui détectent les dysfonctionnements de nos organes sans même nous toucher, les céramiques qui protègent des ondes négatives, les bains de pieds détoxifiants qui nettoient le corps de toutes les impuretés, enfin tout ce qui peut faire croire à une vie meilleure et attirer l'argent de la crédulité.

  2. Plus récemment, apparaît la mode des "super-aliments" (super-rentables économiquement): cartilage de requin anti-cancer, baie de Godji aux mille vertus, extrait de pépin de pamplemousse "antibiotoutcequonveut", jus de grenade, de noni, de baobab garantissant une éternelle jeunesse anti-oxydée, le camu camu super vitamine C, le miraculeux miel de Manuka, l'açaï super antioxydant, le chia super omega 3, le chou kale super vitaminé, aujourd'hui c'est le tour du moringa, de l'épine vinette, et toute une collection de compléments alimentaires à consonances "pseudo-médicales": antioxydants, anti-cholestérol, chelateurs de métaux lourds, immuno-stimulants, détoxinants (acerola, levure de riz rouge, nopal, guarana, noderma/reishi, klamath, rhodiola, chlorella, et autres algues "bienfaisantes"), des nouveaux sucres xylitol, stévia, agave etc... des produits "tendance" et dispendieux qui seraient indispensables à une bonne hygiène de vie....sans aucune preuve scientifique avérée, si ce n'est celle de laboratoires ou d'importateurs qui cautionnent ou commercialisent ces produits.

On occulte les sources d'oméga 3, de vitamines, d'antioxydants, proches de nous et beaucoup plus abordables, que nos anciens utilisaient bien avant nous parce que disposant d'une alimentation riche et variée, qui ne peut être efficace que dans le cadre d'un mode de vie et d'une alimentation globale. Il y a autant d'antioxydants dans les myrtilles que dans les baies de godji. Nos graines de lins contiennent autant d'oméga 3 que les graines de chia, les graines de sésame et nos choux contiennent autant de vitamines C que le chou kalé.

Nous avons chez nous des baies, des fruits, des légumes, des herbes, des aromates, des graines, des épices, des protéines, des plantes médicinales et des algues qui valent largement les super-produits "exotiques" tout en étant beaucoup moins onéreux.

Mais cela ne rapporte rien aux laboratoires et aux importateurs. En quoi le miel produit par les abeilles néo-zélandaises à partir de l'arbre à tea (tea tree) serait il différent du miel produit par les abeilles Française à partir du thym ? Je connais un petit apiculteur qui vend un miel à la propolis tout aussi efficace si ce n'est plus que le miel de Manuka.

On oublie souvent que l'alimentation globale, et le mode de vie qui l'accompagne, sont un acte de prévention. Plus on commence tôt et plus c'est efficace. Je préfère ceux qui prônent la part "alicament" de notre alimentation ordinaire qui a traversé des générations à ceux qui nous invitent à consommer des super-aliments exotiques en fonction des tendances du moment.

Se tourner vers les antioxydants à 60 ans en prévision d'un possible cancer du sein ou du colon ne sert pas à grand chose. Fumer, ou ingurgiter des "cocktails" de pesticides et d'insecticides pendant 40 ans et se mettre au "bio" ne changera rien au pronostic vital.

  1. Toujours sous l'effet d'une mode insufflée par des "experts et des coachs éclairés" en conflits d'intérêt avec des groupe agro alimentaires, parfois soutenus par des "people", nous serions tous devenus sensibles voire intolérants au gluten, au lactose, aux oeufs, sans parler du soja controversé, autant de produits dont il faudrait se passer pour rester en bonne santé plus longtemps. Nous arrivons à la frontière de l'orthorexie !

J'observe que nombre de ces experts et de ces "people" sont aussi vendeurs de livres et de supports multi-médias expliquant leurs théories, proposant des régimes, des produits dérivés et des accessoires onéreux qu'ils suggèrent en substitution.

  1. Puce Sans viande, sans laitage, sans miel, sans oeufs, sans gluten, sans soja, sans Fodmap, si on enlève ce qui ne convient pas à notre groupe sanguin (d'Adamo), sans aller jusqu'aux régimes prônés par des "médecins" opportunistes Dukan, Cohen etc..., nous sommes bons pour une ascèse monastique qui s'appelle l'orthorexie : de l'eau, du riz ou du kasha, des légumes cuits à la vapeur "vitalisée" ou crus, quelques herbes sauvages ou graines germées et beaucoup de super-aliments ! Hari Krishna !

  2. Puce De nombreuses recherches font apparaitre que depuis la moitié du siècle dernier la plupart de ces intolérances peuvent être induites par le fait que de plus en plus aliments sont issus de produits de mauvaise qualité nutritionnelle parce que hybrides ou mutés, génétiquement modifiés, cultivés de façon intensive et chimique voire hors sol (hydroponique) afin de répondre à des critères de goût, de couleurs, de forme, à des critères phyto-sanitaires (résistances à la sécheresse, aux parasites, aux bactérie), et surtout à des critères de productivité: plus de rendement à l'hectare ou à l'animal = plus d'argent, même si en toile de fond on nous fait croire que produire plus a pour objectif de nourrir des humains de plus en plus nombreux. (mais de plus en plus malades !)

  3. Puce Si nous ne pouvons plus produire plus de façon traditionnelle, pourquoi vend-on nos terres à des lobbies étrangers et pourquoi exportons nous les deux tiers de notre production agricole ?

Produire plus pour vendre moins cher est aussi un argument invoqué, très relatif lorsqu'on voit le profit que fait l'industrie agro-alimentaire et ses différents intermédiaires sur la baisse de qualité des aliments, avec en corollaire le profit faramineux que fait l'industrie pharmaceutique pour traiter toutes les pathologies de civilisation liées à cette baisse de qualité nutritionnelle.12

Comme pour les végétaux, on crée des races animales par manipulations génétiques afin de produire des races plus rentables: de vaches laitières" tankers", des vaches à viande aux fessiers surdéveloppés, des volailles ou des saumons qui se développent plus vite, des races de porcs qui engraissent plus vite (certains même avec une paire de côtes supplémentaires), des huitres qui se développent deux fois plus vite etc...

La France est le plus grand consommateur d'antibiotiques à usage vétérinaire d'Europe : selon les rapports récents de l'AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire) et de l'ANMV (Agence Française du Médicament Vétérinaire) la France utilise 1067,35 tonnes(2009) d'antibiotiques pour les animaux d'élevage(12,6% de plus qu'en 1999): 44%pour les porcs, 22% pour les volailles, 16% pour les bovins, 8% pour les lapins. En Suède les antibiotiques sont interdits depuis 1986.

http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2790_antibiotiques_elevage.php

Si vous êtes malade, faites vous prescrire de la viande par votre médecin, vous aurez votre antibiothérapie.

La France est l'un des plus grands consommateurs de pesticides,d'insecticides, de fongicides d'Europe: avec plus de 66 000 tonnes de produits que l'on retrouve pour la plupart dans notre alimentation. (source Euostat-2013).  Voir aussi http://www.generations-futures.fr

93% des cours d'eau français contiennent des résidus de pesticides, et dans 60% des cas plus de 10 pesticides identifiés comme perturbateurs endocriniens.(source Ministère de l'écologie) https://www.touteleurope.eu/actualite/la-vente-de-pesticides-en-europe.html

https://www.edp-nutrition.fr/actualites/a-la-une/1341-pesticides-quels-sont-les-pays-les-plus-contamines


Quelques invitations à ouvrir les yeux et le cerveau:

A propos de tomates: on trouve dans tous les étalages, du pépiniériste au magasin bio, en passant par les marchés et les grandes
surf
aces, des tomates côtelées que tout le monde s'évertue à appeler coeur de boeuf. C'est faux, archi faux. C'est une sous-variété de Marmande qui n'est pas la coeur de boeuf. C'est une tomate hybride qui a fait l'objet de manipulation génétique, dont la saveur va de insipide à moyenne. La coeur de boeuf a réellement la forme d'un coeur, à la peau lisse et non fripée. C'est une variété ancienne n'ayant pas subi de manipulation dont la saveur va de moyenne à intense. Vous ne mettez pas du tout le même produit dans votre assiette, et encore moins en bouche.

A propos de blé et de farine : Il y a les blés anciens qui n'ont subi aucune transformation et les blés modernes qui ont fait l'objet de manipulations afin d'accroitre leur rentabilité à l'hectare, leur résistance aux maladies etc...

- la Culture : Selon la nature des sols et surtout la façon dont on les enrichit: engrais naturels, rotation de cultures, ou intrants chimiques, pesticides, fongicides, on n'obtient pas la même qualité de blés.

-
la Mouture : en fonction de la façon dont le blé est moulu, on n'obtient pas la même qualité de farine. Autrefois le blé était moulu à la meule de pierre. Depuis le début du 20ème siècle pour des raisons de rentabilité (rapidité), et de mode (pain blanc, baguette et déclinaisons, viennoiseries) le blé est moulu dans des cylindres métalliques. Cela donne deux mouture complètements différentes.
Lorsqu'il est moulu à la meule de pierre, le processus est lent, il n'y a pas d'échauffement. Le grain est écrasé par pression et friction, ses constituants ne sont pas éclatés ni séparés. La farine contient tous les éléments essentiels du grain dont le germe et le son, qui avec les autres nutriments rendent la farine plus digeste.

Lorsqu'il est moulu au cylindre, du fait de la vitesse, il y a un certain échauffement. Le grain de blé est éclaté, ses constituant dispersés. Le cylindre casse (explose) la membrane cellulaire du noyau du grain, libérant des protéines mutagènes. Au lieu de moudre le grain, on le désagrège. On obtient un produit irritant pouvant provoquer des réactions inflammatoires qui n'ont rien à voir avec le gluten.

- Le tamisage retire une grande partie du son et pratiquement tout le germe, privant la farine de ses nutriments et des éléments qui la rendent digeste.

Dire que l'on est intolérant au blé (en dehors des cas pathologiques avérés - maladie de crohn, maladie coeliaque) semble davantage relever du type de blé et de farine que l'on utilise.

Si on utilise une farine blanche moulue au cylindre, venant d'un blé moderne cultivé de façon intensive, on augmente sérieusement les chances d'être intolérant au blé et de développer un terrain inflammatoire. C'est valable pour toutes les céréales,même celles qui ne contiennent pas de gluten.

A propos de lait et de laitages: au début était la vache, la brebis, la chèvre. La race, le terroir, le mode d'élevage en pâturage, en alpage, ou en stabulation, l'alimentation herbe fraîche l'été, luzerne et fourrage l'hiver, ou granulés et autres produits industriels, sont déterminants dans la qualité du lait, des laitages et leur apport nutritionnel.

Pratiquement tout
es les vaches aujourd'hui sont traites mécaniquement soit avec intervention humaine, soit directement par un robot.

Certaines brebis et chèvres sont encore traitent à la main, mais la grande majorité est traite mécaniquement.

- Le lait cru est un lait qui est refroidi (3°) et mis en bouteille dès la traite sans subir aucun autre  traitement. Il présente un caillot de crème allant du jaune au beige dans le goulot de la bouteille. Il contient les enzymes et les bonnes bactéries nécessaires à sa digestion et à l'assimilation de ses nutriments. Ces bonnes bactéries non seulement protègent le lait des mauvaises bactéries mais favorisent la fermentation du lait pour la réalisation de fromage et de yaourt. Ce sont elles qui consomment le sucre du lait (lactose) et une partie de sa graisse lors du processus de fermentation. Ce lait étant "vivant" il se conserve peu de temps. De nombreux fromages de terroirs et de caractère sont faits à partir de lait cru. Sa manipulation demande des règles d'hygiène strictes.

- Le lait peut ensuite être thermisé : chauffé à 45° pendant 30 minutes puis 72° pendant 1 seconde. Le but est de l'aseptiser et de détruire des germes éventuels, ou pasteurisé : chauffé à 63° pendant 30 minutes et à 72° pendant 15 secondes. Si le lait thermisé et pasteurisé présente une certaine sécurité au niveau biologique et un plus long délai de consommation, un certain nombres d'enzymes et de bonnes bactéries sont détruits ou altérés du fait de la chaleur. Ii sera moins digeste, moins nutritif, mais restera aussi calorique que le lait cru.

- Le lait peut être standardisé: le taux de matière grasse varie en fonction de la race, de l'alimentation, de la saison. Pour que le consommateur ait toujours le même type de lait, la même sensation en bouche, le même goût, la matière grasse est retirée puis réinjectée selon des normes bien précises : 3,5% pour le lait entier, 1,5 à 1,8 % pour le demi-écrémé, 0,1% pour le lait écrémé.

- Le lait peut être micofiltré : la crème est extraite du lait et pasteurisée. Le lait écrémé est passé à travers des membranes ultra fines afin d'éliminer les bactéries et les mico-organismes susceptibles d'altérer le lait. La crème et le lait sont alors mélangé dans les proportions définies comme pour le lait standardisé. Si les membranes retiennent les mauvaises bactéries, elles retiennent aussi les bonnes et une parie des mico-nutriments.

- Le lait peut être homogénéisé :les globules gras du lait ont tendance à flotter au dessus du lait plus léger, dans la bouteille, dans le verre ou la tasse, lassant parfois des trace de graisse sur les parois du récipient. Pour éviter cela, le lait est mis sous pression afin de faire éclater ces globules qui se répartissent dans le liquide sans pouvoir s'amalgamer à nouveau. La crème ne flotte plus elle est dispersée dans le lait.

- Le lait peut être porté à Ultra Haute Température (UHT) entre 140° et 150° pendant quelques secondes. Si le procédé permet d'assurer une longue conservation du fait de l'éradication de tous les agents pathogènes, il ne reste plus grand chose de vivant dans ce lait, nous ne bénéficions plus de la totalité des enzymes et des bactéries nécessaires à une meilleure assimilation, la majorité des vitamines sont altérées voire détruites.

L'inconvénient majeur du traitement du lait par la chaleur est la dénaturation des protéines, ce qui comme pour le blé, peut entrainer des réactions inflammatoires.

L'écrémage du lait lui fait perdre une grande partie de ses vitamines A et D. Sans la vitamine D, le calcium contenu dans le lait n'est plus assimilable. Vous comprenez tout le baratin que l'on nous sert à propos du calcium !

Comme pour les tomates coeur de boeuf qui n'en sont pas, les yaourts "grecs" ou à la grecque vendus en France ne sont pas des yaourts grecs: ils sont faits à partir de lait de vache, plus rarement de brebis, auquel on ajoute de la crème pour le rendre onctueux, du lait écrémé, parfois des protéines de lait. Le véritable yaourt grec est fait de lait de brebis et de ferments, c'est tout. Il est toujours égoutté afin de lui retirer une partie du petit lait qui est moins digeste, il est beaucoup plus ferme et légèrement plus acide. On en trouve en France sous la marque Mavrommatis. Rien à voir avec les Danone, Nestlé, Lynos et autres ersatz. 

Dans tous le bassin méditerranéen, les yaourts et fromages blancs sont faits de laits et de ferments lactiques sans ajouts,mais égouttés.

Le petit lait ou lactoserum est le liquide jaune-vert transparent qui se forme lorsqu'on coagule du lait ou lorsqu'on égoutte un lait fermenté. Il contient une grande partie de l'eau du lait, du sucre (lactose) et des protéines. Les protéines lactiques sont parfois utilisées par les personnes qui font de la musculation, parce qu'elle favorise la constitution de la masse musculaire. Un yaourt ou un fromage blanc égoutté contient beaucoup moins de lactose et devient beaucoup plus digeste, même pour les "intolérants".

Si mes parents n'avaient pas besoin de se poser de questions lorsqu'ils allaient acheter le lait ou les oeufs à la ferme, le pain chez le boulanger du village ou du quartier, depuis 50 ans et aujourd'hui plus encore, il est important de savoir, de comprendre et de faire des choix éclairés. Consommer n'est plus aussi facile qu'avant, parce que l'industrie de la croissance magouille et nous leurre en permanence sur les produits qu'elle nous vend.

  1. PuceAvant de faire des généralités sur l'intolérance au gluten, au lactose, à la caséine, aux oeufs,

- assurons-nous que ce n'est pas aux mutations des céréales et leurs nouvelles molécules, à la mouture industrielle du blé qui a remplacé la mouture à la meule de pierre, dénaturant le broyage du grain, ce qui aboutit à la modification de la structure des farines de blé, ou encore aux protéines du lait dénaturé de vaches nourries au soja OGM, aux farines animales, à leurs traitements antibiotiques et hormonaux, aux volailles élevées en batteries ou en faux parcours "naturels" gavées de farines de poissons, de maïs et de soja (OGM), d'antibiotiques et d'antifongiques et de pesticides que nous devenons intolérants.

Quand aux poissons d'élevage, vu leur provenance et les produits utilisés pour les traiter, les nourrir, les engraisser il serait plus sain de s'en abstenir. Envoyé Spécial France 2 - 07/11/2013 Elevages en eaux troubles.   http://www.contrast-marc-antoine.fr/video2.php

- assurons nous que nous ne sommes pas victime d'un monde qui n'est plus fondé que sur l'appât du gain .

Je ne nie pas que certains souffrent réellement d'allergies ou de maladies inflammatoires, comme la maladie coeliaque ou la maladie de Crohn, que d'autres souffrent d'intolérances diverses et de réelles allergies, mais de là à généraliser !

Faites vous d'abord tester par un médecin si vous pensez être intolérant, intéressez vous à la chrono-nutrition et aux associations alimentaires (il y a des heures où il est plus confortable pour l'organisme d'ingurgiter certains produits, on ne mange pas n'importe quoi n'importe quand), achetez des produits "nobles", ayant fait l'objet du moins de manipulations possible.

Les associations de consommateurs (Que Choisir - 60 Millions de consommateurs) insistent aujourd'hui sur la différence entre les produits bruts et peu transformés et les produits ultra-transformés, même bio.

Ne laissez pas les autres penser pour vous et éviter toutes les théories pour ou contre, même lorsqu'elles viennent de soit-disant experts. Les conflits d'intérêts dans le domaine agro-alimentaire sont très nombreux.

  1. Puce Evitons les effets de mode, et les contaminations psychologiques. Fuyons les tendances et le marketing en ce qui concerne l'alimentation et la santé.

Avant de supprimer de nombreux aliments de notre diète, peut être serait-il intéressant de commencer par modifier notre mode alimentaire et nos habitudes d'achats, et peut être notre façon de vivre. Redécouvrons le plaisir de cuisiner des produits frais.

Peut être serait-il plus judicieux de se mobiliser pour protéger les céréales non-mutées, les légumes anciens, les agriculteurs responsables. Il ne s'agit pas d'un retour en arrière mais d'un arrêt dans la course effrénée à la croissance, dans le contrôle tyrannique de la chaine alimentaire par certaines grandes puissances industrielles qui corrompent la majorité de nos représentants politiques, avant qu'il soit trop tard.

Changeons de direction:

  1. Puce Arrêt de la monoculture, de la destruction des sols, de l'appauvrissement de la biodiversité, arrêt du brevetage du vivant, arrêt de l'appropriation et du monopole des semences, arrêt de l'utilisation de produits chimiques dangereux pour l'homme dans l'agriculture, arrêt de la baisse de qualité nutritionnelle, arrêt de la détérioration de notre santé, arrêt des mensonges, des fraudes, des tricheries.

Exigeons la transparence, la traçabilité, la qualité, la liberté de se nourrir comme on l'entend.

  1. Puce Stop à la main mise sur notre santé par l'agro-chimie et les laboratoires pharmaceutiques, et aux politiques qui les soutiennent.

De nombreux chercheurs en agronomie, des épidémiologistes, des médecins ont démontré qu'il était possible de nourrir tous les êtres humains de façon qualitative et plus saine sans que cela revienne beaucoup plus cher. Voire l'étude la plus récente:  Strategies for feeding the world more sustainably with organic agriculture 17

Il y a tellement d'avis et de tests contradictoires (toujours "scientifiques") que les consommateurs finissent par ne plus savoir vers quelle alimentation se tourner. Informons nous et décidons ce qui est bien pour nous. Rappelez vous comment se nourrissaient nos grand parents. Je rappelle Micheal Pollan : " ne mangez rien que votre arrière grand mère n'aurait pas reconnu comme aliment".

  1. Puce Comme les politiques (gouvernements et parlements) semblent être les jouets de lobbies au point de ne plus pouvoir nous défendre, défendons-nous nous-mêmes. Informons nous, évitons et boycottons tout ce qui est hybride, muté, manipulé génétiquement, bourré de produits chimiques (pesticides, insecticides, fongicides, antibiotiques) de graisses industrielles saturées, de sucres raffinés trafiqués et tout ce qui est auréolé d'allégations "exotiques" et super-alimentaire. Redécouvrons le plaisir de cuisiner des produits frais non transformés. Boycottons tous les produits alimentaires qui viennent de Chine ou qui ont transité par la Chine.

  2. Puce Si nous sommes invités à manger 5 fruits et légumes par jour, nous ne sommes pas obligés d'accepter et d'ingurgiter les pesticides, insecticides, fongicides qui vont avec. A l'heure actuelle, cette incantation est une insulte aux petits budgets qui n'ont pas les moyens d'acheter bio. http://www.consoglobe.com/pesticides-fruits-legumes-pollues-3076-cg  et    http://www.generations-futures.fr

Si vous n'achetez plus les produits arrosés des déjections de Monsanto, les agriculteurs seront obligés de changer de méthode.

Coluche disait : "Si on n'achète plus toutes ces merdes, elles finiront par ne plus se vendre, ils seront obligés de changer de mode de production"

    Le succès du salon grandissant, les places devenant plus chères, les petits producteurs de miel, de tome au lait cru ou de pain au levain cuit au feu de bois n'ont plus les moyens de s'offrir un stand, des nuitées d'hôtels. De toute façon leurs produits sont devenus "out" jusqu'à ce qu'une startup opportuniste les réintroduisent dans la "tendance" en réalisant d'énormes chiffres d'affaire.

Les shoggi d'Alain Gaubert, les bols tibétains (aux 7 métaux), les kits de massages, certaines huiles essentielles, les meubles en bois (qui n'ont plus rien du bois entier et naturel) sont copiés par les Asiatiques qui les vendent à des entreprises opportunistes comme Nature et Découverte, Ikea et d'autres.

Le public "engagé" des premières années a commencé à être submergé par un public de consom-mateurs : les "bobos", qui aiment s'appeler consom-acteurs !

Aujourd'hui les jean's, pantalons de velours, jupes de crêpe, corsages transparents et sabots suédois ont fait place aux chaussures de randonnées, aux polaires, pantacourts et coupes de cheveux unisex.

Le look "Quechua" (made in China) a envahi les salons, en même temps que les "bobos" qui les arborent, donnant l'impression qu'ils vont tous partir en randonnée à la sortie du parc Floral, une galette de céréales germées entre les dents, avec pour beaucoup d'entre eux un certain parfum de "MGEN". (Mon Grand Ego Nombriliste)

Ils viennent pour voir, et surtout ne pas manquer une distribution d'échantillons gratuits. Ils sont d'ailleurs équipés du petit sac à dos "Quechua" de circonstance. Une grande partie d'entre eux est à la recherche d'un produit, d'une technique, de quelque chose qui leur permettrait de rester jeunes éternellement, ce qui est devenu leur préoccupation première en déboursant le moins possible. D'autant plus qu'ils (elles) sont souvent en retraite bien avant les autres.

S'arrêter à un stand devient un stress, parce que les "bobos" sont prêts à tout pour ne pas manquer d'être les premiers à recevoir un échantillon, à expérimenter un massage, à goûter un curry de tofu, une tasse d'élixir de jouvence ou de thé de longue vie.

Les anti-oxydants ont la vedette.

    Aller à ces salons "bio" parisiens et provinciaux aujourd'hui, revient à se faire piétiner des centaines de fois, à se prendre des coups de coudes dans les côtes, à se faire bousculer, sans aucune humanité par un public égocentré,  à se faire baratiner par un tas "d'experts", à se faire érafler la voiture sur le parking par des gens qui veulent une place à tout prix. C'est à celui qui marchera sur l'autre pour passer devant, prendre sa place, ne rien rater de la foire à la consommation "bio" équitable, anti-oxydée et bio-ni-mentée !

De nombreux stands vendent des produits d'importation (souvent de Chine) que ce soit des céréales, des tisanes, des baies, des compléments alimentaires, des extracteurs de jus ou des machines à lait végétaux.

Celui qui les vend n'est plus qu'un maillon de la chaîne qui n'utilise même pas le produit dans la vie courante. Il(elle) ne peut plus en parler par expérience, bien qu'il(elle ) tente de faire croire le contraire.

Le tout dans une ambiance mercantile avec des gens qui ont l'air d'avoir perdu leur âme depuis longtemps, tant clients que commerçants. On ne vient plus pour partager, on vient pour prendre, de l'argent pour les uns, des échantillons gratuits ou des astuces pour ne pas vieillir pour les autres.

S'il reste quelques clients authentiques, s'ils reste quelques exposants authentiques, ils sont noyés dans la masse du système de consommation et de la prédation organisé autour de ce qui s'appelait produits naturels devenu le "bio".

Nature et Progrès, bien que gardant "un oeil" sur son "bébé" a été remplacée par des sociétés lucratives spécialisées dans l'événementiel. C'est devenu un salon comme les autres, celui de l'automobile ou du high tech. Business is business ! God save the opportunist !

Alors que j'y allais tous les ans, je ne fréquente plus ces salons "mondains". Je ne me reconnais pas dans ces pratiques, ni dans ces randonneurs du dimanche et leur angoisse existentielle.


Ce que je relève ici peut sembler caricatural voire exagéré, pourtant je l'observe, tous les jours, partout.


Observons ensemble ....


  1. Puce Lorsque nous allions chez l'épicier ou chez la boulangère, nos parents nous avaient appris à dire bonjour, merci, au revoir...

Les commerçants et les clients répondaient à ces marques de sociabilité et nous faisaient remarquer quand nous les avions oubliées.

Lorsque j'entre dans les Biocoop ou autres magasins "bio" de ma région et que je dis bonjour, en dehors des caissières qui répondent parfois, aucun client ne répond, ni même ne lève la tête. Je n'existe pas. (mais ils aiment croire qu'ils sont solidaires, les Charlies !)


"Dire bonjour est une coutume qui se perd. Depuis quelques décennies la coutume qui consiste à dire bonjour s'altère. L'anonymat, l'indifférence s'installent, parfois même une agressivité méfiante voit le jour. Nous omettons d'adresser un geste, une parole, un petit signe de tête montrant que nous prenons en compte la présence de l'autre. Nous avons pris l'habitude de nous côtoyer avec prudence, méfiance, parfois même avec de la peur au ventre." 1


  1. Puce Lorsque je suis en train de prendre des pommes ou des carottes sur le rayon produits locaux, combien de fois suis-je bousculé par une

cliente (eh oui ! ce sont majoritairement des femmes) qui veut, soit prendre ma place, soit se servir en même temps que moi, voire prendre avant moi le fruit dont j'allais me saisir, sans aucun respect, sans aucun mot d'excuse.

Elle me marche dessus comme si je n'existais pas. Qu'est ce que ça lui coûte d'attendre 2 minutes que je termine ? Je suis transparent ou sans importance, ce qui revient au même.

  1. Puce Lorsque je vais dans un magasin de produits naturels, je suis surpris de voir que depuis quelques temps les produits les plus onéreux, cosmétiques, huiles essentielles, compléments alimentaires, sont dans des vitrines fermées à clef ou derrière la caisse.

Parce que certains "bobos" (suffisamment nombreux pour générer de la démarque inconnue) ont tendance à voler. Ils veulent du "bio" mais à condition que cela ne leur coûte rien, bien qu'ils ne fassent pas partie de familles en difficultés financières.

Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si les produits les plus volés sont les crèmes rajeunissantes, les anti-oxydants, et le foie gras en période de fêtes.

  1. Puce Chaque fois que je vais dans un magasin "bio" j'assiste aux même scènes: des clients se servent dans les rayons (biscuits en vrac, fruits secs en vrac, étals de fruits) en consommant sur place sans payer. Amandes, noix, baies de goji, fraises, cerises, raisins, abricots, biscuits secs, les "bobos" grappillent en permanence, grignotent à bon compte, avec un air "détaché" comme si c'était naturel, comme si cela faisait partie d'un mode de vie. Ils se croient libres, cool, au dessus de tout cela !

Certains restent devant le rayon et s'empiffrent ou reviennent après avoir fait le tour du magasin, pour recommencer, quand ils n'en mettent pas une poignée dans la poche pour la route.

J'observe cela toutes les semaines, chez Biocoop, la Vie Claire, Satoriz, Botanic et dans les rayons "bio" des grandes surfaces. La majorité des commerçants ne réagissent pas de peur d'importuner leur clientèle !

Certaines enseignes commencent à réagir et affichent un avertissement: "les produits se consomment après passage en caisse"

("si vous saviez tout ce qu'on nous vole disait un directeur de magasin, et pourtant ce n'est pas une clientèle en difficulté sociale !")

C'est une perte pour le commerçant qui la passera en démarque inconnue (répercutée sur le prix de vente), c'est un manque d'hygiène pour les autres clients et un vol à l'étalage relevant de la petite délinquance. Et oui les bobos sont des délinquants !

Les grappes de raisins, les barquettes de fraises sont entamées. Incivilité pour ceux qui viennent après, d'autant que la barquette vendue à la pièce ne fait plus le poids prévu sur l'étiquette, parce que les "bobos" ont aussi tendance à prendre les fraises ou les framboises dans une barquette pour garnir un peu plus la leur (ils achètent solidaires !) après en avoir goûtées quelques unes, dans les autres barquettes.


  1. Puce Je vois régulièrement des "bobos" retirer les feuilles du chou fleur, retirer les fanes de radis pour que ça pèse moins lourd sur la balance alors que ce sont des articles vendus à la pièce. Les mêmes effeuillent les branches de céleri afin de ne prendre que le coeur, et d'éviter de payer le légume entier avec les tiges extérieures plus fibreuses. Dans l'étalage il ne reste plus que les branches extérieures pour les autres clients.

  2. PuceTous ces comportements égo-centrés me font peur de la part de personnes qui se disent "bio", "écolo", "végétariennes", "vegan"- "zen" - "cool "- "de gauche," invoquant un commerce équitable, durable, jouant aux anti-fascistes, anti-racistes, aux "Charlie" et j'en passe... parce que "l'impolitesse, avec la disparition des gestes et attitudes élémentaires de courtoisie qui adoucissent et lubrifient les rapports humains est le début de l'incivilité. Et l'incivilité, le non respect des personnes et des biens, est le berceau de la violence". 2

Avec cette violence pseudo-passive elles contribuent à générer une violence défensive ou réactionnelle chez ceux qu'elles agressent. Fraîchement sorties de leur cours de yoga, de tai chi, de réflexologie, de Reiki, ou de sophrologie, elles sont étonnées de nos réactions épidermiques parce qu'elles ne s'imaginent pas un instant qu'elles sont le ferment d'une violence qui à la longue devient insupportable.

Ils(elles) ne connaissent pas ou ne pratiquent pas les codes de vie sociale en dehors de leur cercle très privé, ils (elles) grappillent et volent, ils (elles) piétinent les autres, et en plus ils (elles) ont perdu le sourire. Il faut voir avec quel sérieux, quelle tension ils(elles) font les courses ou les salons ! Avec quel air suspicieux ils(elles) palpent tous les fruits dans la caisse avant d'en choisir un !

C'est à croire que leur survie est en jeu ou qu'ils (elles) entrent dans un monde hostile. L'égo est aux commandes !

Alors que ce sont eux (elles) qui transpirent l'hostilité.

  1. Puce  Quant à ceux qui pensent élever leurs enfants façon "bio", ils les laissent ouvrir les paquets de bonbons ou de biscuits et les remettre dans les présentoirs, souvent après en avoir mis en bouche, malaxer les fruits dans les caisses jusqu'à en faire de la purée, enfoncer leurs doigts dans les barquettes couvertes de film alimentaire parce que c'est amusant, renverser les boites d'encens sans jamais les ramasser, toucher à tous les fruits, bouffer les fruits et les produits en vrac, au nom de ce qu'ils appellent l'apprentissage de la liberté !

Ils courent dans le magasin qu'ils prennent pour un terrain de jeu, bousculant les clients, sans jamais un mot d'excuses. Les parents se contentant de sourie comme si tout cela était normal !

Une fois adultes, comme leurs "bobos" de parents, ces enfants trouveront "normal" de grappiller, de bousculer, de marcher sur les autres.

Avez vous observé comme beaucoup de ces enfants "bio" parlent fort, ont besoin d'attirer l'attention des autres en permanence, semblent agités et obéissent difficilement ? Beaucoup semblent hyper-actifs ! C'est la liberté "bio" : faire ce qu'on veut quand on veut, sans respect pour les autres.  Moi, Moi, Moi . Au secours !

Avez vous remarqué combien les parents de ces enfants "bio" ont à coeur de montrer qu'ils sont de "bons parents", en parlant fort, en expliquant tout, s'imaginant que leur laxisme est un mode d'éducation "sain", essayant de mettre en exergue leur philosophie de l'éducation sans limite, avec des tirades "bienveillantes" lancées d'un bout à l'autre du magasin...Avez vous remarqué à quel point ils ont besoin de tout commenter et surtout qu'on les remarque ! "oh quels bons parents"!


    Aujourd'hui j'en suis arrivé à détester Marjolaine et ses clones, certains magasins "bio" et une certaine forme de "bio" pour ce qu'ils représentent de mercantile, de superficiel, d'opportuniste, et pour cette forme de violence sous-jacente que leur public ou clients génèrent et véhiculent, l'air de rien, à travers un tas d'inciviltés très "bourgeoises de gauche" !


Les "Babacools" du début de Marjolaine ont bien fait rire les générations suivantes, avec leurs rêves innocents, mais au bout du compte celles qui ont suivi n'ont pas fait mieux avec leur individualisme, leur égocentrisme forcenés.

"Chacun pour soi" et "moi d'abord" ont quelque chose de mortifère, de stérile, d'insupportable, à une époque où nous avons besoin plus que jamais d'être réellement solidaires et attentionnés. Et cela ne s'arrangera pas avec la génération des Poissons rouges, ex geeks, millennials ou hipsters.

La démarque inconnue a des répercutions sur le prix de vente, ce sont les autres clients, dont je fais partie, qui en font les frais = nous payons pour les bobos une partie de ce que ces délinquants grappillent.

Quant aux grandes théories qui tournent autour du "bio", bienvenue dans le monde du lavage de cerveau:


A certains égards, nous frisons l'orthorexie :

A la différence de l'anorexie et de la boulimie qui relèvent davantage de la quantité, l'orthorexie relève de la qualité de la nourriture. 

Le terme vient du grec "orthos" qui signifie droit, correct, et de "orexis" qui veut dire appétit. Il s'agit d'une maladie alimentaire qui se traduit par une véritable obsession de la qualité de celle-ci. Pour l'orthorexique, manger de manière saine est une implication de chaque instant. Une quête de perfection alimentaire qui peut s'avérer être, avec le temps, psychologiquement épuisant et source d'exclusion sociale. Certains mannequins souffrant des deux,  anorexie et orthorexie.

    Je comprends, d'autant plus aujourd'hui, que l'on soit inquiet pour notre santé en lien avec notre alimentation et notre mode de vie.

Si je suis convaincu que nous devons être vigilants et attentifs à ce que nous faisons, achetons et ingurgitons, je n'en suis pas moins interpelé par certains courants, certaines idéologies qui semblent dépasser les limites du bon sens.

  1. Puce Je suis très dubitatif à l'égard de toutes les modes alimentaires qui font irruption au 21ème siècle:  

  2. les "Paléos", et autres adeptes du "raw", du "juicing", les aficionados (foodistas) de la "Green Attitude" et du "No Glu" (autant d'étiquettes qu'ils s'attribuent eux mêmes qui confirment l'effet de mode) dont les pratiques reposent davantage sur des idéologies à la mode (tendances) des stratégies marketing, des régimes (encore et encore) bien souvent importés des Etats Unis, partant du principe que nos maladies de civilisation viennent d'une discordance entre notre patrimoine génétique de chasseur-cueilleurs et le mode de vie contemporain, ou notre intolérance "générale" au gluten, au lactose, à certains légumes, et quoi d'autre !

Les prophètes de la raw attitude et autres régimes "fodmap crudi-tout tout ce qu'on veut" semblent ignorer que l'histoire témoigne que l'homme et le monde du vivant sont en perpétuelle évolution. L'homme était chasseur et se nourrissait de gibier et de baies, lorsqu'il s'est sédentarisé il est devenu éleveur-agriculteur, dans le respect de la nature et du vivant, son organisme s'adaptant progressivement (sur plusieurs siècles) à ses nouvelles façons de vivre... Nous ne sommes pas passés du chasseur-cueilleur à l'homme moderne en une étape !

Je suis d'autant plus conforté dans la présomption de "mode" qu'ils rebaptisent tout (made in USA): ce que nous appelions assiette ou salade composée, dans laquelle il y a des jeunes pousses, des légumineuses, des céréales, des crudités et parfois des fruits, le tout nappé de sauces parfumées aux herbes, ils appellent cela Bowl, parfois bouddha bowl ! Les barres ou les boulettes énergétiques deviennent des energy balls. Pour boire leurs jus de fruits, de légumes, leurs smoothies détox, il faut un mason jar. Lorsqu'ils servent du jus de fruits gélifié en guise de cocktail, ils appellent ça du jello shot. Ma grand mère préparait un pot au feu, je prépare des lasagnes pour plusieurs jours sans en faire un monde, aujourd'hui ils appellent ça le batch cooking, avec des coachs, des blogs et des livres de recettes pour libérer du temps pour les séances de fitness ou de zumba. Lorsqu'ils font un oeuf brouillé les foodistas appellent ça un cloud egg.

Ce que nous appelions shampoing naturel (henné, argile, bicarbonate etc...) devient low poo et leur aversion pour les céréales devient No Glu.

Lorsqu'ils créent des blogs pour échanger de recettes "fait maison" ils appellent ça DIY (Do It Yourself).

La dernière tendance, venue d'Australie est le Grazing Table, ce qu'on appelait "bonne franquette" à l'époque où on vivait encore naturellement, devient un art de mettre tout à table et chacun se sert en fonction de ses envies. Avec des blogs et des startup pour vous guidez dans la meilleure façon de faire : les ingrédients, les matières, les couleurs, les décors. Pourquoi faire simple quand on peut faire con-pliqué  ? Cela rapporte surtout des lecteurs et des clients à tous ceux qui surfent sur ces modes. Demain ils vous proposeront autre chose, parce que ces pratiques sont rapidement obsolètes. Ce qui confirme bien l'effet de mode.


Les mêmes "bobos" lorsqu'ils voyagent en "sac à dos" font un road trip, c'est tellement mieux en anglais, impression de faire quelque chose de nouveau bien que cela existe depuis des lustres ! Leurs destinations deviennent également une mode avec des pays, des lieux où il faut aller, où l'on retrouve les mêmes décors, les mêmes restos, les mêmes bars, les mêmes soirées, la même bouffe quelque soit le continent. Parce qu'ils ne s'exportent plus sans leur malbouffe, leurs boissons énergisantes, et leurs aquariums numériques.

J'observe que toutes ces tendances fashion sont induites par des blogeuses et des blogueurs qui ne font que copier-coller et traduire des blogs américains. Plus leurs blogs ont de succès (followers) plus ils se croient importants, plus la mode s'affirme plus ce qu'ils affichent devient un"must do ou un must be".

  1. Apparait une catégorie de fruits et légumes qu'il faut éviter à tout prix parce que favorisant la fermentation (gaz, intolérances, irritations), qu'ils appellent fodmap : artichaut, asperges(sauf les pointes), ail, aubergines, avocat, blé, cerises, champignons, fromages frais, légumes secs (lentilles, haricots, fèves, pois chiches etc..) mangue, pêches, oignons, orge, poire, poireaux, prunes, seigle, et j'en passe... Fermentable Oligosaccharides Disaccharides, Monosaccharides, And Polyols, à vos souhaits !

Les Crétois, les habitants d'Okinawa et mes grands parents doivent se retourner dans leurs tombes...parce que les adeptes du fodmap semblent oublier que si certains aliments peuvent favoriser voire augmenter la fermentation, c'est la complémentarité, l'équilibre de l'alimentation qui régule cette fermentation, certains aliments la favorisent, d'autres la tempèrent, c'est toujours une question d'équilibre. Manger un kilo de cerises après le repas, va créer un inconfort, manger quelques cerises au goûter sera très agréable, encore plus si on évite de boire en même temps.

  1. Tout à coup des produits font leur apparition dans les rayons des magasins bio, et deviennent incontournables: les revues spécialisées ne parlent que d'eux, les chefs et les blogueuses se mettent à proposer des centaines de recettes, généralement copiées-collées ; comme pour la baie de Godji,  le cacao cru, les graines de Chia, la spiruline, le chou kalé, les feuilles et le gel d'aloe vera etc...

  2. Alors que mes grands parents prenaient du plaisir à cuisiner des produits sains, à se mettre à table, à manger et à partager leurs repas, (je me souviens du regard et du sourire de l'un de mes frères lorsqu'il savourait quelque chose), aujourd'hui on prône le Mindful Eating (YOOME) avec des coachs (la nouvelle génération a besoin de coachs pour tout !) qui enseignent l'art de manger en conscience, comme si apprendre à manger et apprécier ce que l'on mange nécessite une formation, onéreuse, bien entendu !

On transforme en "tendance", ce qui était et devrait rester naturel...
!
  1. Puce Observez un paysan crétois qui prend son repas: il savoure religieusement sa soupe de lentilles ou son ragoût de fèves à la tomate, il jubile lorsqu'il tartine d'huile d'olive et d'ail écrasée sa tranche de pain complet au levain, il ferme les yeux en mettant en bouche un quartier de tomates au sel, ou un petit morceau de kefalotyri (fromage de brebis), il est comblé du parfum de l'amande fraîche ou de l'abricot qu'il vient de cueillir dans la jardin. Après sa dernière gorgée de vin rouge, il essuie sa moustache avec un sourire et un regard qui illuminent son visage.

Il est en osmose avec ce qui se passe dans l'instant, il est connecté à la part sacrée (au sens laïc) de l'alimentation, sans avoir besoin de se référer à une philosophie ou un régime quelconque. On dit de lui qu'il est un "bon vivant"....

Ecoutez Giordano traiteur et Carmine fromager italiens parler d'un jambon, d'un fromage, d'un vin et observez leur regard...ils ne font pas que vendre...ils partagent un morceau de leur histoire, de leur village, de leur gourmandise !

  1. On trouve également un débat sur le rapport acide-base...certains prônant les régimes acidifiants, alors que d'autres prônent les régimes alcalinisant....toujours avec l'appui d'études médico-scientifiques démontrant les effet négatifs de l'autre régime et les apports bénéfiques du régime conseillé. Même chose pour l'apport en fibres. Qui a tort, qui a raison ?

Et si on parlait d'équilibre, ni trop acide, ni trop basique, avec un peu de tout, comme en Crète, à Okinawa, en Sardaigne, comme nos grands parents paysans...

  1. Puce Pourquoi nier les fabuleuses capacités d'adaptation et d'évolution de l'organisme humain, alors qu'on l'observe tous les jours au niveau des cellules, des virus, des bactéries ?  Comment et pourquoi occulter le pouvoir de l'équilibre et de la juste mesure ?

  2. Fin 2017 apparait le régime Cétogène: alors qu'on nous a bassiné pendant près d'un siècle d'avertissements et d'allégations sur la nécessité de réduire voire d'arrêter notre consommation de matières grasses parce que dangereuses pour le coeur, favorisant la production de cholestérol néfaste pour la santé cardio-vasculaire, tout à coup le beurre, la crème fraîche et autres matières grasses amélioreraient la santé des diabétiques, des épileptiques, des maladies auto-immunes, protégeraient de certains cancers, et même de la maladie d'Alzheimer. Pour ajouter du crédit, on va rechercher les études d'un médecin américain des années 1920 -Wilder- qui soignait ses patients avec ce régime.

En général, le régime d'une personne ordinaire est composé de 40% de glucides (pain, céréales, certains légumes, certains fruits  etc...), de 35% de lipides (beurre, crèmes, laitages, fromages, avocats, huile de coco etc...) et de 25% de protéines (viandes, poissons, oeufs, certains laitages, tofu etc...). Le régime Cétogène propose de modifier ces apports en privilégiant les lipides: 90% de lipides, pour 8% de protéines et 2% de glucides.

  1. Quant aux cures "détox", il semble qu'elles relèvent du même "lavage de cerveau mercantile", les allégations ne relevant pas de supports scientifiques sérieux. En dehors de maladies avérées, nos reins, notre foie, nos intestins sont bien plus résistants et bien plus fiables qu'on veut nous le faire croire ! Ils prennent davantage soin de nous que nous d'eux.

Tout être vivant revient à l'état d'équilibre en l'absence de facteur de perturbation. Avec une alimentation saine, naturelle et équilibrée, sans pesticides, ni traitement agro-industriel, nul besoin de détox ! Si on continue à manger n'importe quoi une cure détox ne sert à rien, si ce n'est à enrichir ceux qui la prônent. Ce qui est amusant c'est que pour boire les fameuses détox water ou les smoothies il faut bien évidemment avoir des mason jar. Mais non, ce n'est pas une mode !!!

http://www.slate.fr/story/95487/purifier-regimes-cures-detox-arnaques         http://www.e-sante.fr/detox-ne-vous-faites-pas-arnaquer/actualite/391

Cela n'empêche pas de boire un bon cocktail de jus de fruits et de légumes frais, pour le plaisir, avec ou sans jar, même dans un simple verre de cuisine c'est bon pour les papilles, pour le moral.

C'est oublier l'essence et la magie de la nature, cette fabuleuse faculté d'adaptation, d'évolution, d'auto-réparation, c'est aussi oublier de faire les choses gratuitement, uniquement pour le plaisir, sans avoir besoin de donner des explications, de se référer à un courant de pensée ou d'utiliser des artifices. Bon appétit quand même ....

Ce qui pose problème est la façon dont les hommes ont transformé ce qui était naturel (l'alimentation) en business de façon à en tirer le maximum de profit (agro-industrie), imposant l'ère de la malbouffe, ce à quoi s'ajoute la façon dont les opportunistes surfent sur cette nouvelle ère en prétendant en corriger les défauts, tout en faisant fortune, à grand renfort d'assertions pseudo-scientifiques.

  1. Puce Je suis surpris par les théories de nombreux végétaliens et vegans qui semblent plus affectés par la violence faite aux    

            animaux que celle faite aux humains. Si je respecte leur liberté je ne comprends pas toujours leurs arguments, et je n'accepte pas qu'ils s'imposent en donneurs de leçons.

Beaucoup font du tapage contre les violences faites aux animaux et contre les produits d'origine animale destinés à l'alimentation, à grand renfort d'arguments scientifico-idéologiques et de campagnes culpabilisantes. Je les entends moins quand il s'agit de peuples qu'on assassine, souvent confrontés à des famines. Comment peut-on témoigner un tel intérêt pour les animaux et certains produits d'origine animale et une telle indifférence à l'égard des humains, et parfois d'autres animaux qui ne concernent pas la bouffe ?

Les végétaliens se définissent comme ne mangeant pas de produits d'origine animale. Les vegans se définissent comme ne mangeant et n'utilisant pas de produits issus de l'exploitation animale.

Lorsqu'ils sont interviewés à la télévision pour vanter les mérites de leur philosophie (par exemple TF1 7 à 8 du 07/07/2013), ils ne parlent que des animaux que l'on fait souffrir en les abattant, en prenant leurs oeufs, en coupant leur poils, en les privant de leur miel ou de leur lait. Certains allant jusqu'à refuser de porter du cuir ou de la laine. Mais la soie est bien issue d'un vers qu'on fait bouillir !

"Je ne mets pas de vêtements en laine, ni de chaussures en cuir, j'achète des chaussures en matière végétale que je fais venir des USA" disait l'un d'eux, ignorant que pour le prix d'une paire de ses chaussures et leurs frais d'envoi on peut alimenter un village en Afrique pendant 1 mois (avec ou sans viande) ou fournir des compléments alimentaires à des centaines d'enfants souffrant de malnutrition. Apparemment il ne doit pas non plus connaitre la taxe carbone !

En 2016, se rendant probablement compte du coté nombriliste de leur démarche, ils ajoutent que c'est pour le bien de la planète et contre le réchauffement climatique qu'ils ne mangent pas de produits animaux. L'élevage et l'agriculture intensive étant pointés comme parmi les principaux agents de gaz à effet de serre ! Cela fait quand même des millénaires que les animaux font des gaz !

  1. Puce Evitent-ils de porter des vêtements en coton ou en chanvre "bio" fabriqués par des enfants esclaves ou des adultes exploités, dans différents pays d'Asie percevant des salaires ridicules et vivant dans des conditions inhumaines ?

Evitent-ils les produits fabriqués ailleurs par une main-d'oeuvre bon marché au détriment d'emplois supprimés et de familles paupérisées dans leur région ? De quelle planète parlent ils ?

  1. Puce S'informent-ils et manifestent-ils contre les famines provoquées par la spéculation sur les produits de santé et les produits alimentaires de base ? Sont ils concernés par la faim dans le monde ? Sont-ils affectés par le fait que 6 millions d'enfants meurent chaque année de mal nutrition (avec ou sans viande, avec ou sans lait) ? Cela ne les dérange pas de savoir que pendant ce temps les Français dépensent 4,3 milliards d'euros pour leurs animaux de compagnie ?

http://www.rtl.fr/actu/conso/les-francais-ont-depense-4-3-milliards-d-euros-pour-leurs-animaux-de-compagnie-en-2014-7777296166

  1. Puce S'il ne veulent pas nuire aux abeilles en les privant de leur miel, manifestent-ils contre le massacre des abeilles par les pesticides, les insecticides, par les "frelons importés" de Chine, par la dégradation de la biodiversité. 300 000 colonies d'abeilles disparaissent chaque jour. (Source UNAF - 2016). Prendre du miel aux abeilles ne les a jamais fait mourir, par contre sans abeilles nous n'aurons plus de pollinisation dans nos jardins et dans nos champs.  Voir le film  : Des Abeilles et des Hommes de Markus Imhoof - 2013.

  2. Puce Savent ils que les poules pondent des oeufs tous les jours, avec ou sans coq (avec ou sans fécondation),
    savent-ils que les coqs ne fécondent pas toutes les poules tous les jours, et que dans les petits élevages où il n'y a pas de coq, si on ne ramasse pas les oeufs, les poules les abandonnent et les laissent pourrir ? Savent-ils que si la majorité des élevage mettent leurs volailles à l'abattage une fois qu'elles ont fini leur mission (18 mois) certains élevages comme Poulehouse ne tuent pas leurs poules une fois qu'elles ont passé "l'âge" de pondre, et leur permettent de finir leur vie tranquillement dans un refuge dédié, ce qui semble justifier le prix plus élevé des oeufs. https://www.poulehouse.fr
  3. Puce  J'ose espérer :

  4. Puce qu'ils n'utilisent pas de plaquettes anti-insectes, qu'ils n'écrasent pas les araignées, qu'ils ne se promènent pas dans la campagne où ils tueraient des milliers d'insectes à chaque pas, qu'ils arrêtent leurs véhicules chaque fois qu'un papillon se présente devant leur pare-brise ou un hérisson devant leurs roues, qu'ils ne massacrent pas de sapins tous les ans à Noël pour décorer leur cheminée, qu'ils ne traumatisent pas les baleines et les dauphins lors de leurs vacances au Sri Lanka ou en Indonésie en cherchant à faire la photo qui épatera la famille.

  5. Puce qu'ils n'asservissent pas de chiens, de chats, de hamsters, de poissons rouges en leur imposant la captivité et les caprices de leur progéniture veganisée ! Sinon de quelle vie et de quelle exploitation animale parlent-ils ?

  6. Puce qu'ils ne roulent pas en 4x4, crossover, suv diesel, qu'ils ne prennent pas l'avion, qui sont de grands pollueurs et producteurs de gaz à effets de serre, et qu'ils prennent écologiquement le train pour passer des vacances en famille sur les plages ou dans les montagnes les plus proches de chez eux !

  7. Puce qu'ils n'achètent pas de produits manufacturés en Chine qui est le pays le plus pollueur émettant des gaz à effet de serre. Les Chinois sont aussi à l'origine du massacre des éléphants pour leur ivoire, des rhinocéros et des cerfs pour leurs cornes "aphrodisiaques".

Certains vegan poussent l'intégrisme au point de mettre l'homme et l'animal sur même plan, comme en témoigne les différentes campagnes publicitaires de Peta aux USA et en France.

Lorsque j'observe les campagnes publicitaires de PeTA avec des images "choc" comme celles d'animaux dépecés ("voici ce qui reste de votre manteau en mouton ou de votre col en lapin"), ou racoleuses comme celles de people dénudées affirmant "plutôt aller nues que de porter une fourrure" ou se comparant à un découpage de viande façon bouchère, cela me dérange que l'on compare la femme à un animal, malgré tout le respect que j'ai pour les animaux, j'aimerais aussi voir les mêmes people affirmer: je préfère aller nue plutôt que de porter des tee shirt, des jeans ou des baskets fabriqués en Asie par des enfants esclaves ou des adultes exploités et maltraités.

Zahia Dubar pose nue, avec sur le corps les noms de découpes de viande, en comparaison aux animaux. Le titre lui-même pose question ! Cette publicité semble avoir un double message (inconscient) qu'elle n'a peut être pas compris: la femme ne serait qu'un animal que l'on exhibe (nue bien sûr) Triste, non ?

Plagiant Peta, on pourrait dire "voilà ce qu'il reste une fois que l'on retire ce qu'il y a d'humanité"

- Je reproche aux vegan de faire du prosélytisme et de se positionner fréquemment en juges à l'égard de ceux qui ne sont pas végans. Les nombreux articles de leurs revues spécialisées fustigent ceux qui osent manger de la viande ou des produits d'origine animale en prônant une conversion imminente à leur idéologie comme le font certaines sectes/religions.

- Plus grave encore :  Contrairement à l'image qu'on s'en fait, les végans ne sont pas pacifistes et encore moins non-violents. Lors du JT de 20h sur France 2 du 29/06/2018, je découvre que certains vegans agressent physiquement des commerçants bouchers ou poissonniers, cassant les vitrines, incendiant les magasins, terrorisant les commerçants et les clients afin de les dissuader de tuer des animaux, prônant une violence contre les hommes pour lutter conte la violence faites aux animaux. Cagoulés, vêtus de noirs, le veganisme développe sa branche fasciste.

Le comble du veganisme est cette militante qui en mars 2018 va jusqu'à applaudir le fait que C. Medvès, boucher du Super U, soit assassiné par un terroriste: "Ben quoi, ça vous choque un assassin qui se fait tuer par un terroriste ? Pas moi, j'ai zéro compassion pour lui, il y a quand même une justice".   C'est grave d'en arriver là! Elle sera condamnée à une peine trop légère pour apologie du terrorisme.

https://www.lexpress.fr/actualites/1/societe/attentats-aude-une-militante-vegan-visee-par-une-enquete-pour-apologie-du-terrorisme_1996152.html

  1. -Je reproche aux vegans d'être réducteurs au niveau de leur position contre la souffrance, de ne s'adresser qu'à une infime partie de la souffrance animale (celle qui se bouffe), je ne les rencontre pas sur le Sea-Shepherd pour protéger les baleines, ni dans les réserves africaines pour lutter contre les braconniers, je ne les vois pas au Sri Lanka ni en Indonésie pour s'opposer aux safaris qui déboussolent et provoquent la mort des dauphins et des baleines. Je ne les vois pas voter contre tous les députés et sénateurs qui refusent de signer l'amendement concernant l'interdiction des pesticides qui tuent les abeilles. Car même si nous ne leur prenons pas leur miel, nous avons besoin d'elles pour la pollinisation.

  2. -Je leur reproche leur façon de relativiser/disqualifier la souffrance humaine, et la souffrance en général.

  3. Puce Où est la cohérence ? Comment font-ils pour établir un nivellement du vivant et une hiérarchisation de la souffrance ?

Je connais des apiculteurs qui nuisent beaucoup moins à leurs abeilles que nombre d'agriculteurs de l'industrie agro-alimentaire !

Peut être que les végans n'ont jamais rencontré de vrais apiculteurs et leurs abeilles ! Elles ne sont pas toutes privées de leur miel ni nourries au glucose. Certains ont une telle complicité qu'ils n'ont même plus besoin de se protéger.

Je connais des éleveurs de chèvres, de moutons et de vaches qui aiment et respectent leurs animaux. Tous les veaux ne sont pas privés de leur mère, et toutes les vaches ne sont pas abattues lorsqu'elles ne produisent plus. De nombreux éleveurs gardent souvent leurs animaux avec eux jusqu'à la fin de leur vie comme s'ils faisaient partie de la famille.

Je connais des poules qui semblent prendre du plaisir à partager leurs oeufs, comme pour remercier des bons soins qu'on leur prodigue. J'ai eu mainte fois l'occasion d'observer une véritable complicité entre certains animaux et ceux qui s'en occupent...

Je suis d'accord sur le fait qu'il est important de lutter contre l'élevage intensif et industriel, sur le fait qu'il est important de lutter contre la façon dont on maltraite les animaux (mais tous les animaux) en les considérant comme des marchandises ou des produits (http://www.l214.com), mais il est encore plus vrai qu'il s'agit d'une prise de conscience globale de la nécessité de respecter la vie en général,  tous ceux(celles) et tout ce qui nous entoure. Je milite pour le respect inconditionnel de la vie sous toutes ses formes.

Il importe avant tout que l'on arrête de maltraiter les enfants (pédophilie, esclavage, éducation compétitive, marketing ciblé...), que l'on arrête de maltraiter les femmes (prostitution, violences conjugales et sexuelles, machisme, soumissions religieuses...) que l'on arrête de maltraiter les hommes pour leurs différences (quelques soient les origines, la couleur, l'âge) qu'on arrête de maltraiter les animaux, les végétaux, la nature et la planète en général.

Quand on aura pris conscience de l'importance et de l'inter-dépendance du vivant, quand on aura pris conscience des liens qui nous unissent tous, quand on aura pris conscience de nos responsabilités dans la dégradation de la Terre Mère on pourra parler de bouffe et de régimes...sans violence.

A ce jour les végans ne m'ont pas convaincus qu'ils sont tolérants, pacifistes, démocrates : ils sont loin d'accepter que l'on soit différent d'eux !

A ce niveau je n'ai de compassion et de respect que pour les Jaïns et les BishnoÏs qui eux, sont cohérents par rapport à ce mode de vie.

Au delà de toute philosophie: il y a des oiseaux qui se nourrissent de graines, d'autres qui se nourrissent de baies et de fruits, d'autres qui se nourrissent d'insectes, d'autres qui se nourrissent de viande, il y a des mammifères qui se nourrissent d'herbes, de feuilles, d'algues, d'autres qui se nourrissent de baies et de fruits, d'autres qui se nourrissent de viande. C'est comme cela depuis que le monde existe. Personne n'a un jour décrété que les lions devaient devenir végétariens. Pourquoi cela serait il différents pour les humains ? Pourquoi devrions nous tous nous nourrir de la même façon ?

  1. Puce J'ai une approche différente du végétarisme, qui est depuis très longtemps une façon de vivre et de penser globale, souvent sous tendue par une spiritualité dans de nombreuses régions du monde, sans avoir besoin de se justifier par des théories alambiquées, ou de démolir/juger tout ce qui ne lui ressemble pas à grand renfort d'assertions indémontrables.

Je regrette cependant qu'en Europe beaucoup de végétariens le soient par tendance parce qu'ils ont un espoir de longévité, de meilleure santé...

Robert Masson 11 et Michel de Lorgeril 10 écrivent que ce n'est pas le végétarisme qui permet à ces personnes d'être et de rester en bonne santé, mais le mode de vie associé : généralement elles ne fument pas, boivent peu ou pas d'alcool, pratiquent de la marche et d'autres sports doux, ont une vie (un travail, des loisirs, des retraites) plus zen que la majorité des gens...


  1. Puce Certaines régions du monde :  Okinawa au Japon(dont le village de Ogimi), la Crète (alimentation méditerranéenne), Accialroli en Campanie Italienne, les provinces de Nuorao et Oglisastra en Sardaigne, Icarie en Grèce, la péninsule de Nicoya au Costa Rica, la communauté adventiste de Loma Linda en Californie sont identifiées comme ayant le taux de centenaires le plus important, et le taux de mortalité cardiaque le plus bas du monde, ne sont pas connues pour le végétarisme, mais pour une alimentation variée et équilibrée venant de potagers et des marchés locaux, à dominante de fruits, légumes, de céréales et légumineuses, avec quelques laitages fermentés (fromages/yaourts), un peu de poisson et peu de viande, parfois un peu de vin.16

Ce à quoi s'ajoute une façon de vivre dont l'activité physique et les liens de solidarité sont importants: les personnes âgées sont valorisées, respectées, associées à toutes les activités de l'environnement, ce qui maintenait un fort sentiment d'utilité et d'appartenance.

Voir l'étude très documentée de Dan Buettner sur les Zones Bleues : avec l'appui du National Geographic et de différents autres organismes, des scientifiques et des démographes ont répertorié et classé des endroits en fonction de la capacité de leurs habitants à vivre plus longtemps et en meilleure santé que quiconque dans le monde.

Les facteurs de longévité enregistrés lors de cette recherche concernent le mode de vie en général : les habitants des "zones bleues" bougent (ils font de l'exercice, de la marche, du jardinage), ils ont des cercles sociaux qui renforcent la solidarité et l'appartenance, prennent le temps de se détendre, font partie de communautés et ont des liens familiaux forts, ils ont des activités dans lesquelles ils sont engagés et qui donnent sens à leur journée, voire à leur vie. Si les centenaires des zones bleues sont très actifs physiquement et socialement tout au long de leur vie, leur alimentation, si elle diffère sensiblement d'une région à l'autre, est basée sur la sobriété, des produits naturels de qualité non transformés et la consommation principalement de légumes, fruits, fèves, noix et très peu de viande.

La mondialisation, le libéralisme sauvage et le consumérisme avec l'individualisme qu'elles génèrent semblent modifier l'écart d'espérance de vie entre certains habitants d'Okinawa et le reste du Japon, ce qui tend à démontrer que le régime n'est pas le seul facteur de longévité !

  1. Puce Je peux comprendre que l'on soit végétarien par hygiène de vie, mais c'est assez réducteur :

  2. parce que j'observe qu'une fois qu'ils ont leurs produits censés leur apporter santé et longévité, les "bobos" se moquent de ce que peut devenir la planète et l'humanité. D'autant plus qu'ils sont généralement mal informés sur les produits "bio" qu'ils consomment.12

  3. parce qu'il manque l'aspect militant du végétarisme, par humanité, par solidarité, par respect pour l'environnement, la planète et sa population...un versant  moins nombriliste et moins connu de la plupart des végétariens actuels !

Lorsqu'on voit la superficie des terres cultivables consacrées à la monoculture pour la production de céréales destinées à la nourriture animale, la quantité d'eau nécessaire à ces cultures et à l'élevage industriel intensif, les produits chimiques utilisés pour les cultures et les animaux détruisant sols, biodiversité et insectes pollinisateurs, on peut se poser des questions. Lire le livre de Bruno Parmentier 4, de Pierre Weill12 , les rapports de la FAO 5, et de Water Footprint 6.

  1. parce que devenir végétarien peut être un acte politique (façon de vivre ensemble), en participant à la redistribution ou au partage des richesses, en protégeant la planète et l'humanité par une consommation responsable et frugale, avec en corollaire une agriculture responsable et durable. Il n'y a pas que l'obésité et les maladies cardio-vasculaires que nous pourrions éviter... lire les ouvrages de Vandana Shiva et de Satish Kumar. Voir l'étude Strategies for feeding the world more sustainably with organic agriculture (2017)

Être végétarien, n'est pas seulement choisir un mode d'alimentation, mais c'est aussi défendre des valeurs, un système de production, de distribution différents.

  1. parce que sans aller jusqu'à devenir complètement végétariens (flexitarien), nous pouvons déjà agir en réduisant notre consommation de viande, de poisson, au profit d'une meilleure qualité des produits (animaux élevés avec compassion, sans produits chimiques, meilleure protection des petits producteurs et des éleveurs, même s'ils sont un peu plus chers).

Il y va de notre santé, de la qualité gustative et nutritionnelle de ce que nous absorbons, mais aussi de la pérennisation pour les générations futures de produits sains et de qualité. Mangeons moins, mieux et plus sain.

  1. Puce Je peux comprendre que l'on devienne végétarien à une époque où l'on n'est plus capable de produire de la nourriture de qualité, exempte de bactéries ou de produits chimiques nuisibles pour l'homme, quand elle n'est pas carrément trafiquée !

Voir le Hors Série de 60 millions de consommateurs n° 1255 de Mai Juin 2018

https://www.60millions-mag.com/2018/04/12/ces-aliments-qui-nous-empoisonnent-11717

http://www.extenso.org/article/manger-du-saumon-d-elevage-c-est-dangereux-pour-la-sante/

http://www.liberation.fr/societe/2015/10/07/viande-de-cheval-impropre-a-la-consommation-12-personnes-interpellees-dont-9-veterinaires_1399259

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2010/03/18/10108-europe-75-poulets-contamines-par-bacteries

http://www.afsca.be/astuces/poulet.asp

En ce qui concerne les produits cosmétiques et les dangers qu'ils peuvent représenter consulter le site de Que Choisir à ce sujet, vous risquez de faire le vide dans votre salle de bain https://www.quechoisir.org/comparatif-ingredients-indesirables-n941/

  1. En 2016 l'ONG Génération Future15 a fait une étude sur 20 Muesli (petit déjeuners) non bio. 15 comportaient des pesticides à des doses inquiétantes. Pesticides reconnus comme perturbateurs endocriniens.http://www.leparisien.fr/societe/muesli-aux-pesticides-11-10-2016-6192175.php

  2. Nous élevons de très bonnes races de boeufs en France, mais leur viande est généralement réservée à une élite (chefs étoilés et leurs restaurants "huppés") ou à l'exportation, alors que nous importons une viande de mauvaise qualité, voire frelatée, de pays voisins, voire de pays lointains. Cherchez l'erreur.

  3. Deux tiers de la pêche française est exportée, alors que nous importons deux tiers de notre poisson de consommation: cherchez l'erreur ! Voir  "ils veillent sur nos assiettes" France 3 - lundi 06 juin 2016

  4. Après avoir été folle, puis cheval de Roumanie, aujourd'hui tuberculeuse la viande de vache qu'elle soit de race laitière ou à viande
    n'est pas du boeuf, même si l'étiquette sur la barquette dit "race bovine". C'est de la vache, pas du boeuf.
  5. La législation française est volontairement très floue à ce niveau ! La majorité de la viande bovine consommée en France est de la vache laitière de réforme (qui ne produit plus de lait), même en bio.

  6. Arrêtons de jouer avec les mots. Appelons un chat un chat. Aux USA personne n'oserait vendre de la vache pour du boeuf, et personne ne l'achèterait.

  7. En 2017 Buzin ministre de la santé impose 11 vaccins pour des maladies dont certaines ne présentent plus de risque d'épidémie en Europe et aux effets secondaires douteux, mais elle fait l'impasse sur la qualité de l'alimentation qui se dégrade de plus en plus et sur la chimie agricole. A qui profite le crime ?

  8. http://www.leparisien.fr/societe/de-la-viande-de-vaches-malades-de-la-tuberculose-serait-vendue-en-france-25-10-2017-7354362.php

  9. Une vache élevée en pâture, nourrie à l'herbe fraîche, au foin de luzerne et aux compléments alimentaires à base de lin, donne un lait et un beurre complètement différents du lait et du beurre des vaches industrielles élevées en stabulation (sur le plan nutritif et biologique).

  10. Idem pour les brebis, les chèvres et leurs fromages. Notamment au niveau du ratio oméga 6/oméga 3, mais pas seulement.

  11. Le lait, le beurre, les fromages venant d'animaux ayant pâturé l'été n'ont pas la même qualité nutritionnelle et gustative que les produits d'animaux nourris au fourrage d'hiver(le beurre d'été n'a pas le même goût que le beurre d'hiver) et encore moins que ceux venant d'animaux élevés en stabulation ou en cage, nourris aux granulés ou base de farines animales.

  12. Une poule élevée en plein air nourrie au lin et à la luzerne, aux petits insectes, sur un parcours herbeux, n'est pas une poule élevée en enclos, avec du soja et du maïs (même Bio), et encore moins en batterie (aux farines de poissons et autres poudres de synthèse).

"En un demi siècle, le lien qui unit la santé du sol à la santé de nos corps s'est dégradé. Les gardes fous qui nous protègent des agressions extérieures et des stress disparaissent. Et les maladies de civilisation apparaissent".12

  1. Puce N'oublions pas que de la façon dont les végétaux et les animaux sont soignés et nourris dépend la qualité de ce que nous ingurgitons, ce qui influe sur notre santé. Puisque nous payons, payons pour ce qui en vaut la peine, et prenons soin de nous.

" Si un élevage productiviste prospère dans nos sociétés c'est qu'il y a des consommateurs qui s'en satisfont, des pouvoirs publics qui l'encouragent. Les céréales, les granulés, les pesticides, les hormones, les antibiotiques, mais aussi les techniques productivistes chimiques sont produits par un monde affairiste qui est directement impliqué et profiteur de l'agrobusiness où le droit des animaux n'a pas de place. Dans une société où les droits des animaux ne sont pas respectés, les hommes eux-mêmes ne le sont pas non-plus." 10

Au risque de me répéter Coluche disait "Si on n'achète plus toutes ces merdes, elles finiront par ne plus se vendre, ils seront obligés de changer de mode de production".

Le "bio" n'est pas toujours une garantie de qualité nutritionnelle, ni gustative, ni d'authenticité et de transparence:


On a la garantie que les produits ne contiennent pas ou moins de produits toxiques, mais pour le reste tout dépend des cahiers des charges, du mode de culture ou d'élevage, de la conscience professionnelle des producteurs et des transformateurs, de la législation qui peut parfois être très vague.

Il m'arrive fréquemment d'acheter des cerises bio, des abricots bio, des pêches bio, des pommes bio, des pommes de terre bio qui n'ont pas de goût, bien loin des fruits de mon enfance mangés sur l'arbre, ou des pommes de terre au four du jardin de ma grand-mère.

Quelques exemples: 

  1. Puce en dehors des oeufs achetés à la ferme du village, la majorité des oeufs "bio" viennent d'élevages intensifs. L'allégation poules nourries aux céréales est trompeuse; elles mangent toutes des céréales, mais lesquelles et quoi d'autre ?

L'allégation élevées en plein air est trompeuse: aucun élevage de poules même "bio" n'a les moyens en terme de surface de faire de l'élevage en plein air de milliers de poules à temps plein. Il n'y a que les petits élevages familiaux ou fermiers qui peuvent se le permettre.

Nous découvrons en 2017 que des oeufs même bio vendus en France de provenance des Pays Bas et de Belgique sont contaminés par le fipronil. http://actu.orange.fr/france/oeufs-contamines-des-produits-retires-des-supermarches-francais-magic-CNT000000M4mpG.html

De nombreux oeufs "bio" sont moins bien équilibrés en nutriments (omega 3, DHA), donc moins bénéfiques pour la santé que des oeufs de poules nourries selon le cahier des charges Bleu Blanc Coeur13 (voir aussi Que Choisir Santé-n°102-février 2016), sous réserve qu'elles n'aient pas que des compléments alimentaires à base de lin et de luzerne, et qu'elles aient aussi accès à d'autres apports tels que insectes, herbes, et autres graines...

  1. Puce Des tomates de serre ou hors sol "bio" en janvier (d'où qu'elles viennent) n'ont rien à voir avec des tomates de pleine terre en juillet, sur le plan gustatif et nutritionnel, idem pour les fraises et les courgettes. Des fruits muris sur l'arbre n'ont rien à voir avec des fruits muris en chambre de maturation, même "bio". Les golden bio sont aussi insipides que les golden non bio.

  2. Puce De nombreux biscuits "bio" sont souvent aussi saturés en sucre et en graisses (même si ce n'est pas de la graisse de palme ) que les biscuits non bio, etc....

  3. Puce Les yaourts aux fruits "bio" Vrai ne sont pas si bio que cela; yaourt aux fruits rouges sans fruits mais avec des arômes venant de l'industrie conventionnelle grâce au flou de la législation française. Mieux vaut faire vos yaourts à la maison, ils seront certainement plus vrai que Vrai qui n'est qu'une laiterie industrielle loin de ce que laisse supposer le terme "familiale" dont ils abusent sur leurs emballages. Si vous ne faites pas votre fromage blanc vous mêmes achetez le à un éleveur de chèvre ou de brebis de votre région. https://www.foodwatch.org/fr/s-informer/actualites/vrai-yaourt-bio-pas-si-bio-que-ca

De nombreux produits "bio" labellisés AB et Euro-feuille sont ultra-transformés, s'ils ne contiennent pas de pesticides, ils font souvent appel aux mêmes procédés que l'industrie conventionnelle, parfois avec des additifs de l'industrie conventionnelle: ketchup, barres chocolatées, chips, yaourt" aux fruits", mueslis, mayonnaises, soupes  de légumes, etc... Leur nutriscore se situant souvent au niveau de la lettre D. La margarine bio est moins bonne pour la santé qu'un peu de beurre. Qu'ils soient bio ou non, les aliments ultra-transformés sont identifiés comme peu favorables à une bonne santé. De nombreuses marques de l'alimentation industrielle qui ont compris le pactole qu'il y a à faire avec le bio, proposent des produits labellisés qui restent des produits industriels ultra-transformés. De quoi remettre en question certains labels. Que Choisir n° 585 - Novembre 2019

  1. Puce Apprenons à lire les étiquettes:  prenons un vin rouge "bio" Chemin des Collinettes , estampillé AB et Eurofeuille :

l'étiquette de façade indique un nom qui évoque la Provence (le chemin des collinettes est dans la région de Nice). En dessous on lit Méditerranée-indication géographique protégée. C'est un vin méditerranéen, mais aucune trace de l'origine: France, Italie, Grèce, Algérie, Tunisie, Maroc, Espagne ? L'indication géographique protégée ne veut rien dire, c'est l'Appellation d'Origine Protégée (AOP) qui est officielle.

L'étiquette arrière dit "ce rouge biologique est produit dans le respect de l'environnement avec qualité et authenticité. Une autre phrase qui ne veut rien dire. Mis en bouteille par EMB06114AD France. Il ne s'agit donc pas d'un domaine, ni d'un producteur, mais d'une entreprise qui fait des assemblages de vins. Mis en bouteille ne veut pas dire que les vignes sont françaises ni que le vin vient de France. D'autant plus que la législation Européenne est très floue sur ce sujet, un produit conditionné en France à partir d'ingrédients venant de n'importe quel pays peut afficher produit en France. Vin biologique certifié FR-BIO-01 agriculture France. Cela veut dire que l'organisme certificateur est Français, mais le vin ? 12,5% vol . La seule garantie éventuelle est qu'il n'y aurait pas de pesticides.

C'est un "gros rouge qui tache" à 3,19 €, un vin "bio" à l'origine floue, à la certification douteuse, sans intérêt. Mieux vaut en boire moins, payer un peu plus cher pour un vin bio de domaine dont l'appellation et l'origine sont garanties.

  1. Puce Les sirops d'agave, même bio ne sont pas toujours très purs : les producteurs ajoutent du sirop de canne ou de maïs, pour gagner plus d'argent. Sur 13 sirops bio analysés, 3 seulement sont purs (jean Hervé, Sunny bio, et Sunny via) tous les autres sont frelatés (Bjorg, Priméal, Vie Claire, Jardin bio, grandes surfaces etc...) Que Choisir n° 544 février 2016

  2. Puce La spiruline n'est pas une algue contrairement à ce qu'on raconte, mais une bactérie, qui peut à l'occasion être contaminée par des bactéries indésirables, voire dangereuses. De nombreux cas d'intoxication ont été signalés. Toutes les spirulines ne se valent pas, il est déconseillé de s'en procurer sur Internet. Seuls quelques producteurs labellisés, pratiquant des contrôles bactériologiques et sanitaires fréquents sont dignes d'intérêt. Pour information la vitamine B12 dont on l'auréole est inactive, donc inefficace. Que Choisir n°565 Janvier 2018

  3. Puce Lorsque j'achète une huile d'olive "bio" vierge de première pression à froid venant d'Espagne, d'Italie, de Tunisie, de Grèce dans un magasin "bio", il s'agit souvent de mélanges de plusieurs variétés ou de plusieurs origines. 9 fois sur 10 elle pique en bouche, gratte ou brûle dans la gorge, parce que de nombreux producteurs utilisent des olives vertes qui n'ont pas atteint la maturité, pour écouler plus vite leur production.

Lorsque j'achète une huile d'olive chez un petit producteur de ma région qui n'utilise qu'une seule variété d'olives, les siennes (pas forcément labellisée), pressée à maturité, elle est douce, fruitée, parfumée, légèrement plus chère (entre 14 et 17 euros les 0,75cl), mais quelle différence au niveau de la qualité et du goût !

Que Choisir (association de défense des consommateurs) a analysé 15 huiles d'olive "bio". Sur ces 15 huiles, 6 usurpent la mention "vierge extra" et ne sont pas à la hauteur de leur prétention qualitative. Que Choisir n° 559- Juin 2017

  1. certains produits "bio" venant de pays U.E et hors U.E offrent des garanties souvent très floues, voire inexistantes. Pendant que les abeilles Françaises dépérissent à cause des pesticides américains et des frelons asiatiques, la Chine nous envahit de son miel (souvent artificiel) et de sa gelée royale frelatée (même des "producteurs français"- Famille Mary - vendent des miels et des gelées royales venant d'Asie), les pays Bas et la Belgique nous inondent d'oeufs contaminés au fipronil, l'Espagne nous vend des huiles d'olives frelatées et des légumes "bio" qui ne respectent pas toujours le cahier des charges bio ! Les pays de l'Est nous envahissent de produits souvent frelatés, ou ne tenant pas compte du cahier des charges bio. Les critères "bio" variant souvent d'un pays à l'autre, en fonction des trafics d'influences et des organismes qui élaborent les normes.

  2. le "bio" semble parfois avoir vendu son âme au diable :

depuis la fin des années 1990 - début 2000, de nombreuses marques de produits "bio" ont été rachetées par des grands groupes industriels de l'agro-alimentaires conventionnel, dont certains soutiennent des productions qui vont à l'encontre du bien-être des hommes et de la planète, dont l'éthique est souvent plus que douteuse.

Par exemple, Lima, Danival seraient aux mains du groupe Hain Celestial , derrière lequel se cachent, Monsanto (encore lui), Philipp Moris, et d'autres ! Les Américains ont même créé une application téléchargeable informant les clients "bio" sur qui se cache derrière les marques "bio", afin de leur permettre de faire des choix éclairés. Les multinationales sont partout, qu'on se le dise...

Ce n'est pas en France que nous pourrons avoir ce type d'informations où les grands lobbies imposent l'omerta et leurs volontés aux politiques.

Bonneterre, Bjorg, Alter Eco, Evernat, Vivis, Gaylor Hauser et d'autres sont les filiales d'un puissant groupe hollandais: Royal Wessanen, qui regroupe un grand nombre de sociétés qui n'ont pas grand chose à voir avec le "bio", ni le bien être de l'humanité et la protection de la planète. Ces grands groupes fusionnent pour répondre à des besoins privés (actionnaires) au détriment de l'intérêt et du bien être collectif. Business is business.

Quant à la démocratisation du bio via les grandes surfaces " le Bio pour tous " (Carrefour, Auchan et compagnies....) il faut savoir que c'est un leurre, une manipulation à la limite de l'abus de confiance et parfois de l'escroquerie. Les films publicitaires "C'est quoi la conversion en bio" de Carrefour, "les carottes bio: filière responsable" de Auchan et autres films vantant les pseudo-engagements des supermarchés pour une alimentation bio et de qualité sont de la manipulation publicitaire pure et simple.

Il n'y a aucun respect des producteurs et de leurs tarifs, aucune passion du terroir, aucun intérêt pour la qualité de l'alimentation et le respect du client autre que financier.

Tout ce qui compte est de surfer sur une tendance qui se développe afin d'augmenter le chiffre d'affaire et les dividendes des actionnaires. Selon une étude de Que Choisir les marges des grandes surfaces sont au moins deux fois plus élevées (+96%) sur les produits bio que sur les produits conventionnels, voire plus comme 145% sur les tomates, 163% sur les pommes. Ces marges se font sur votre dos et sur celui des petits producteurs au profit des speculateurs. Ne vous laissez pas prendre à leur baratin !

http://www.lefigaro.fr/societes/2016/03/16/20005-20160316ARTFIG00224-comment-carrefour-compte-s-emparer-du-marche-du-bio.php


" La vente de produits biologiques et fermiers dans la grande distribution n’a pas transformé en profondeur son système de profit et la pression commerciale exercée sur les producteurs. On a accordé un statut à part à cette catégorie de produits, mais c’est une façon d’en faire un sous-ensemble – par voie d’intégration – d’un système toujours dominant. En cela, l’intégration reste paradoxalement le meilleur moyen pour la majorité de détruire les minorités et les priver de leur singularité." Olivier Assouly - Slow Food à l’ère du consumérisme culinaire - 03/12/2012  http://ifmparis.blog.lemonde.fr/2012/11/03/le-slow-food-a-lere-du-consumerisme-culinaire/


  1. Quand il ne s'agit pas carrément de faux produits bio.

http://fr.sott.net/article/9452-Des-milliers-de-tonnes-de-faux-produits-bio-ecoulees-en-Europe

https://www.agirpourlenvironnement.org/blog/faux-bio-et-vrai-scandale-3366

Pour tous les secteurs agro-alimentaires conventionnels la seule chose qui compte est d'occuper un marché en pleine expansion afin d'assurer la croissance exponentielle des dividendes des actionnaires, par n'importe quel moyen. De quoi parfois se poser des questions sur la liberté et l'autonomie de certains labels d'accréditation, et sur la qualité du "bio" en général.

https://www.monde-diplomatique.fr/1999/03/LE_NOALLEC/2810                      http://www.notre-planete.info/actualites/4280-BIO-multinationales

http://colibris.ning.com/profiles/blogs/le-bio-ou-comment-prendre-des-vessies-pour-des-lanternes?xg_source=activity


  1. Ce à quoi s'ajoute le phénomène "startups" créé par des opportunistes diplômés d'écoles de commerce qui surfent sur la vague "bio" et produits naturels, s'infiltrant et se proposant comme intermédiaires dans les réseaux de production et de distribution afin de collecter au passage des marges impressionnantes. Ils ne connaissent rien au bio ni aux produits naturels, tout ce qu'ils connaissent est la loi de l'offre et de la demande. Ils s'adaptent à tout ce qui peut se transformer en marché, en réponse à des besoins. Aujourd'hui ils proposent des produits bio, demain ils proposeront des tongs brésiliens ou des tee-shirts pakistanais, après demain ils vendront des imprimantes 3D, ou des vélos électriques. A fuir de toute urgence.


  1. Puce il existe aujourd'hui des agriculteurs, des éleveurs, des pêcheurs engagés et responsables, qui n'affichent pas systématiquement le label "bio", qui dans une approche moderne de leur profession luttent pour la qualité des produits, en l'occurrence pour offrir des aliments de haute qualité nutritive, respectueux de leur production, des animaux, et de la santé des consommateurs, comme le faisaient nos grands parents. Ils n'utilisent pas ou peu de produits chimiques, ils soignent leur bétail avec respect et passion, privilégiant pâturages, fourrages, compléments alimentaires naturels, dont ils sont souvent eux-mêmes producteurs.

Des animaux mieux nourris sont plus résistants et nécessitent moins de traitements chimiques.

Ils pratiquent la rotation des cultures afin de ne pas appauvrir les sols, ils les enrichissent souvent de façon naturelle. Ce qui leur évite les intrants et autres engrais chimiques.

Ils savent tirer profit des avancées technologiques. Leurs équipements sont modernes sans pour autant nuire à la qualité de la production, au contraire. L'intérêt est de privilégier les productions locales, et de rencontrer les producteurs pour partager leur passion:

  1. Puce Par exemple dans le Sud Est:

  2. Puce pour les légumes, les fruits, l'huile d'olive :

  3. -Aurélien Passeron, coureur cycliste de haut niveau, qui s'est reconverti dans l'agriculture raisonnée (bio), proposant des produits à l'image des exigences qu'il s'imposait lorsqu'il était compétiteur. 3468 route de Très, 06440 L'Escarène. On peut trouver ses produits dans un commerce innovant: une épicerie locavore, chez Jean de la Tomate, 3 rue Tondutti de l'Escarène, 06000 Nice.

  4. -Arnaud Valentin, La Sousta 161 chemins des Pins, 06390 Comtes

  5. -Jean Louis Ruggieri (depuis 1983) la Raïöla Chemin de Cremat 06200 Nice 04 93 378233 il vend sur le cour Salaya

  6. Puce pour l'huile d'olive et les produits dérivés de l'olive de qualité:

- Jean Yves et Laurence Lessatini 77 chemin du Vieux Laghet, 06340 la Trinité

  1. -Dani Thaon, 235 route de la Manda, 06670 Colomars

  2. Puce pour les produits de la ruche dont une très bonne propolis et l'huile d'olive de qualité

  3. -C. Ascani La Ruche et L'Olivier 2130 Route du Soleil, 06390 Coaraze

  4. Puce pour des huiles essentielles exceptionnelles (labellisées Nature et Progrès) moins chères que les HE vendues en pharmacie  :

Sylviane Sanguinetti, Christophe Cottereau, des gens passionnés et passionnants - les Senteurs du Claut, route d'Utelle 06420 La Tour  sur Tinée. Organisent des portes ouvertes très intéressantes. http://www.lessenteursduclaut.fr


plus encore : https://www.acheteralasource.com/vente-directe-producteur/provence-alpes-de-cote-d'azur/alpes-maritimes-06-1


  1. Puce Dans le Bearn (Orthez et ses environs) sous l'impulsion de Fanny Ferrand, des petits producteurs se regroupent (Superfermiers) afin de pratiquer la vente directe de produits cultivés, élevés, fabriqués avec passion dans l'esprit de nos grands parents: avec amour du métier, respect de la terre et des animaux, respect de l'environnement, respect des clients et avec gourmandise. Leur leitmotiv est la production et l'accès à une nourriture de qualité nutritionnelle et gustative . http://www.superfermiers.fr

Voir le documentaire agréablement optimiste "ils veillent sur nos assiettes" de Leni Merat diffusé sur la 3 le lundi 06 Juin 2016 à 20h55.

  1. Puce Au niveau des poissons le groupement Mr Goodfish tend à faire découvrir les poissons pêchés sur les côtes françaises dans le souci de respecter le milieu marin, le développement d'une pêche durable et de faire découvrir des poissons oubliés ou méconnus souvent moins onéreux, comme le tacaud en remplacement du cabillaud. Sa mission étant de "donner au public et aux professionnels la possibilité de faire des choix informés et responsables lorsqu’ils achètent des produits de la mer et ce, de manière à réduire la pression humaine sur les réserves de pêches non durables".

  2. Puce De nombreux producteurs adhèrent à des regroupements d'agriculteurs et d'éleveurs responsables comme le CEDAPA (centre d'études pour un développement agricole plus autonome), l'AEI (Agriculture écologiquement intensive), l'AEP (L'agriculture écolo-performante), Terrena, les Sentinelles de la Terre, les Semences Paysannes, Kokopelli, une Association de pêche artisanale http://www.plateforme-petite-peche.fr pour les pêcheurs militants etc...Ils sont malheureusement mal répartis sur le territoire, la plupart se regroupant en Bretagne.

  3. Puce Alors le "bio", Oui pour les légumes, les fruits, les huiles végétales, les farines, les céréales, les oléagineux, les légumineuses, le pain au levain (et seulement au levain, beaucoup de boulangers même "bio" ajoutent un peu de levure pour faciliter la levée), le vin, à condition de savoir d'où ils viennent, pour les légumes, du jardin, du marché paysan, et les produits animaux (viande, lait fromage, oeufs, miel etc...) c'est à étudier au cas par cas, jamais hors Union Européenne, toujours auprès de petits producteurs, locaux si possible et toujours après s'être informé. Le plus brut possible (les moins transformés).

Il y a des produits de qualité qui ne sont pas toujours labellisés "bio" qui sont parfois meilleurs sur le plan nutritionnel et plus naturels que le "bio".

Apprenons à lire les étiquettes, exigeons des informations claires et une traçabilité transparente.

Apprenons à manger des produits de saison, en privilégiant les productions Françaises. Redécouvrons les légumes anciens et les céréales non mutées, les miels non trafiqués de producteurs locaux, les oeufs de ferme, les viandes d'élevage artisanal, les poissons de nos côtes et de pêche artisanale.

Revenons vers les petits marchés et commerces de nos villages, de nos quartiers, les Amap. Protégeons nos paysans, nos commerçants.

  1. Puce Boycottons les produits des entreprises qui prétendent s'occuper de notre alimentation et de notre santé qui n'ont pas les "mains propres", les produits de l'agro-industrie, les produits dits "bio" des grands trusts agro-alimentaires (supermarchés) et de certains pays d'Europe comme l'Espagne et particulièrement la région d'Almeria.

  2. Puce Boycottons tous les produits alimentaires venant de Chine, voire fabriqués en France ou en Europe sous licence chinoise, même Bio.

Vu le nombre d'articles, de reportages, d'informations officielles qui dénoncent la tendance systématique de ce pays à trafiquer tout ce qu'il produit et vend,(miels qui ne contiennent pas de miel, gelée royale artificielle, conserves et produits à base de sauce tomate provençale ou italienne de la marque Le Cabanon, qui n'ont jamais vu de tomates de Provence, baies de Godji irradiées couvertes de pesticides, poissons surgelés bourrés de produits chimiques, canapés et chaussures qui engendrent des lésions cutanées graves etc...). Regardez le documentaire "l'empire de l'or rouge", le documentaire "Mollo sur le Cabillaud"

Pendant que les Enarques se gargarisent de "bonnes relations économiques" avec la Chine (délocalisations- ventes du patrimoine) les Chinois envahissent le monde (néo-colonisation) de produits frelatés, achètent des biens immobiliers, et surtout des terres cultivables en Afrique, en Amérique du Sud, en France (terres agricoles de l'Indre, vignobles du Bordelais, de Bourgogne, aéroports  français etc...)

150 vignobles Français sont aujourd'hui aux mains d'oligarques chinois                                                                   

Entre 2014 et 2016 un milliardaire chinois a acheté 1700 hectares de terre céréalière françaises.                                                                         

http://www.larvf.com/,vins-bourgogne-chateau-de-gevrey-chambertin-achete-par-un-chinois,13180,4247616.asp

http://www.leparisien.fr/economie/la-france-le-nouveau-grenier-a-ble-des-chinois-30-06-2016-5926187.php

https://reporterre.net/Des-Chinois-achetent-en-France-des-centaines-d-hectares-de-terres-agricoles

https://www.ndf.fr/nos-breves/23-10-2017/vignobles-plus-de-150-chateaux-francais-sont-devenus-chinois/

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2009/10/15/04016-20091015ARTFIG00013-l-afrique-se-rebiffe-contre-le-neocolonialisme-chinois-.php

Jusqu'à ce qu'on découvre que les fortunes de ces néo-colons viennent de détournements de fonds  du gouvernent chinois lui même:

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/vignobles-un-investisseur-chinois-soupconne-de-blanchiment-d-argent_2824903.html

Pour les Chinois de Mao, tout s'achète : leurs étudiants vont jusqu'à acheter leur inscription et leurs diplômes à l'université de Toulon,

http://www.lemonde.fr/campus/article/2016/12/14/l-ancien-president-de-l-universite-de-toulon-condamne-en-appel-pour-un-trafic-d-inscriptions_5048996_4401467.html

Je rappelle que les Chinois refusent de ratifier les accords pour protéger la planète de la pollution et de l'effet de serre.

Faisons de même, à notre niveau, si nos "dirigeants" ne sont pas conscients du danger ou capables de s'opposer, il semble salutaire pour notre santé, pour notre autonomie, pour notre liberté et notre planète, de ne pas abonder dans le délire de croissance et de toute puissance de ce pays.

  1. Puce Boycottons les produits de la firme Bayer filiale du groupe IG Farben qui produisait un désinfectant à base d'acide cyanhydrique, le Zyklon B, utilisé par les nazis dans les chambres à gaz des camps de concentration. Bayer se procurait des prisonnières, dans les camps, qu'il utilisait comme cobayes dans la recherche sur certaines molécules de médicaments. Bayer vient d'acheter Monsanto qui a fourni un pesticide puissant, l'agent Orange, aux Américains pour bombarder les villages du Vietnam, générant un appauvrissement des sols et de nombreuses anomalies génétiques. Problème que l'on retrouve en Colombie suite à l'épanchement de glyphosate pour détruire les champs de coca. Monsanto a été récemment à l'origine de la ruine et du suicide de nombreux paysans indiens suite au brevetage de leurs semences et à une campagne mensongère concernant les modes de culture, du coton notamment, qui les a ruiné. Monsanto est à l'origine de nombreux empoisonnements chez des agriculteurs Français qui utilisent leurs produits. Ce sont des entreprises sans éthique, à la mémoire défaillante, dont le pouvoir dépasse parfois celui des Nations. Malgré une forte opposition, nous ne sommes toujours pas arrivés à faire interdire le Round Up et autres produits à base de glyphosate par la commission européenne.  http://www.leparisien.fr/societe/duree-d-utilisation-du-glyphosate-la-commission-de-bruxelles-tranche-aujourd-hui-25-10-2017-7353606.php

Bayer/Monsanto a fiché la majorité des hommes politiques et des personnages influents dans le monde, afin de mieux les cerner et les manipuler pour protéger leurs intérêts. Fichons Monsanto et Bayer comme indésirables et nuisibles pour l'humanité.

http://www.leparisien.fr/societe/medias-ong-politiques-comment-monsanto-a-fiche-des-personnalites-09-05-2019-8069049.php

Le parlement Européen a reporté à 5 ans l'interdiction de vente et d'utilisation de glyphosate. Bien que Macron évoque un délai plus court, le parlement français a voté contre l'interdiction du Rond Up parce qu'il était 02h du matin et que la majorité des députés qui nous représentent étaient absents. Moins de 15% des députés ont voté contre l'interdiction du Ron Up. La loi concernant la souffrance animale a été traitée dans les mêmes conditions. Les décisions sont entérinées sans que soit fixé un pourcentage minimum de députés présents pour passer au vote. C'est la démocratie à la française: faites donc attention pour qui vous votez et à qui vous faites confiance.

  1. Puce Nous étions "chasseurs-cueilleurs", restons-le, il n'y a plus de mammouths, mais il reste des monstres, combattons les et allons à la chasse aux "bons" produits et cueillons "les bonnes informations", protégeons les bonnes adresses, en évitant de nous laisser contaminer par les toxines chimiques et psychologiques.

  2. Puce Exigeons des "professionnels de la politique" qu'ils légifèrent dans ce sens au lieu de se laisser manipuler par les lobbies industriels.

Quel politicien a mis la qualité de la vie en tête de son programme électoral ? Même Nicolas Hulot s'est "dégonflé" (deux fois) et en tant que ministre de l'écologie il n'a pas brillé par ses prises de positions. Le grand "aventurier de l'extrême" d'Ushuaïa ne semble pas en avoir plus que ça dans le pantalon !

  1. Puce En plus d'utiliser des produits toxiques, combien de gros éleveurs et agriculteurs du circuit conventionnel tirent une part importante de leurs revenus (jusque 40%) de subventions européennes pour produire moins, ou pratiquent le dumping afin de maintenir un niveau élevé des cours des produits ?

Depuis quand les paysans ont-ils besoin de subventions pour équilibrer leur budget en dehors des catastrophes naturelles ?

Comparé à ces pratiques, quelle est le montant des subventions allouées aux petits producteurs 'bio" pour leur permettre de survivre et de se faire une place dans ce marché de dupes ? De combien sont les aides accordées aux jeunes qui voudraient s'installer dans "le bio" ?

  1. Puce Enfin, lorsque nous économisons 1 à 3 euros sur le kg d'une viande industrielle, 1 € sur une boite d'oeufs de batterie, lorsque nous économisons 0,90 centimes d'euros sur le kilo de carotte de l'agriculture intensive ou 1,20 € sur le kg de tomates cultivées hors sol, lorsque nous économisons 0,80 centimes sur un litre de lait d'élevage industriel, lorsque nous économisons 1 € sur le kg de pommes ou de raisins arrosés de pesticides et d'antifongiques, soyons conscients que nous les reverserons plus tard de façon tristement démultipliée à l'industrie pharmaceutique pour lutter contre les maladies que cette alimentation "appauvrie" et "bourrée" de produits toxiques, nous occasionne.

Faites vous vraiment une économie ? Même si la sécurité sociale rembourse les statines, les hypotenseurs, les anticoagulants, et autres médocs pour les maladies émergentes, c'est quand même nous qui payons avec nos cotisations obligatoires. Quelque part vous laissez beaucoup plus que les économies réalisées au couple "Agro-Pharma".

La sécurité sociale ne vous remboursera pas votre infertilité, vos maladies auto-immunes, les cancers et leur stress, votre descente aux enfers d'Alzheimer, les années de votre vie perdues à cause de la malbouffe.

http://www.pesticides-non-merci.com/

http://agriculture.greenpeace.fr/pesticides-cest-notre-sante-qui-est-en-jeu?codespec=N15AW&gclid=CJa4j7XfpccCFYbItAodFysKWg


  1. Puce D'où je parle: J'ai été élevé dans le jardinage et l'alimentation naturels, ceux qui aiment les étiquettes diront que je suis flexitarien parce que je mange aussi bien des fruits et des légumes que des produits d'origine animale, à tendance végétarien parce que je privilégie les légumes, les céréales, les légumineuses, les fruits, crudivore parce que je mange beaucoup de légumes et de fruit crus, locavore, parce que je privilégie les produits locaux et de saison, je pratique le batch cooking parce que je fais les courses une fois par semaine et je prépare plusieurs repas en même temps et parfois d'avance afin d'optimiser mon temps de cuisine.

Dans la réalité je n'appartient à aucun groupe : je mange comme je suis et comme je sens : beaucoup de légumes, cuits al dente (vapeur douce, étouffée, wok) et le plus souvent possible crus (pourquoi faire cuire un légume si l'on sait que cela lui fait perdre plus de 50% de sa valeur nutritive, en dehors de ceux qui doivent être cuits pour faciliter la digestion, préservons les enzymes, les vitamines, les nutriments), peu de viande et de poisson, des oeufs bio Bleu Blanc Coeur ou d'une ferme locale, du miel d'un apiculteur local, des fromages de brebis et de chèvre d'un producteur local, de l'huile d'olive vierge extra de petits producteurs locaux (caillette de Nice), des yaourts au soja maison, des céréales semi complètes, du pain complet au levain maison, des farines de blé anciens moulus à la pierre Astrié du centre de la France, des légumineuses, des oléagineux, du chocolat cru (maison) ou noir à 70%. Le tout bio chaque fois que possible, toujours sans OGM.

Jamais de plats préparés ni de produits industriels, rarement des fritures (nems maisons), parfois une charcuterie artisanale pour le plaisir.

Ma façon de m'alimenter est proche de la diète méditerranéenne. J'ai bien écrit diète car il ne s'agit aucunement d'un régime. Les Grecs et les Crétois n'ont jamais adopté un régime quelconque (pas plus que les habitants d'Okinawa) mais se nourrissent de façon traditionnelle des produits propres à leurs cultures, avec raison et modération.

J'aime assez cette phrase du Chef Simon : "La cuisine est avant tout un moyen de ne pas mourir, et cela doit le rester, un peu comme respirer. Ce n'est en rien un loisir, la nourriture doit rester une subsistance et non un art jouissif occasionnellement nutritif."

Il est peut être temps que nous arrêtions de suivre des modes, des régimes, des diktats philosophico-alimentaires, même bio.

C'est notre façon de penser, de voir, d'acheter, de consommer qui a besoin d'une cure détox !


Quant à ceux qui croient au commerce équitable et s'imaginent aider des paysans du bout du monde en achetant leurs produits, je les invite à regarder le film "le business du commerce équitable" de Donatien Lemaître, diffusé sur Arte et de lire "les coulisses du commerce équitable" de Christian Jacquiau- Fayard -2006. Ils découvriront que derrière Max Havelaar, RainForest et d'autres, ce sont des actionnaires et des propriétaires que l'on enrichit, plutôt que des petits exploitants et des travailleurs. Opportunisme !

J'y suis allé, j'ai vu, j'en suis revenu ! J'ai interviewé de nombreuses cueilleuses de thé dans différentes plantations du Sri Lanka qui travaillent pour des sociétés partenaires de Fair Trade (Max Havelaar) et Rain Forest, tout ce qu'on nous raconte sur le commerce équitable est faux. Les employés ne bénéficient d'aucune retombée de ce qu'on appelle commerce équitable ou solidaire. Aucune amélioration de revenu, aucune amélioration des conditions de travail, ni de vie.


J'aime beaucoup la bannière de Pierre Weill co-fondateur de Bleu Blanc Coeur : "On a tous le droit de bien manger", car c'est un droit que nous devons défendre, pour nous  mêmes et pour les autres, en achetant, en consommant, en partageant, en votant.

Nous devons défendre notre droit à l'information et à la transparence des informations. Droits qui ne sont pas encore acquis. 14    

Voir l'Observatoire du droit à l'alimentation et à la nutrition

  1. Puce Notre carte de crédit est aussi une carte d'électeur. Pour mémoire: "Si on n'achète plus toutes ces merdes, elles finiront par ne plus se vendre, ils seront obligés de changer de mode de production" - Coluche.

Mais comme le dit Pierre Rabhi 3 "Il ne suffit pas de manger bio pour changer le monde : Ce n’est pas parce qu’on va tous manger bio que le monde va changer. On peut manger bio et recréer nos tares fondamentales."

  1. Puce Pour garder espoir:

  2. -un très beau film: Enquête de Sens, un voyage au delà des croyances - de Nathanaël Coste et Marc de la Ménardière- 2015

  3. -un documentaire enfin optimiste "Ils veillent sur nos assiettes" de Leni Merat - France 3 - lundi 06 juin 2016.

  4. -Adopter une ruche : https://www.monmiel.fr   ou militer pour la protection des abeilles http://www.certifiedbeefriendly.org

  5. Puce Quelques livres qui ouvrent la tête et les yeux:

  6. -Pierre Rabhi - Vers la sobriété heureuse - Actes Sud - 2010

  7. -Pierre Weill - Mangez on s'occupe du reste - Plon - 2014

  8. -Michel de Lorgeril - le nouveau Régime  méditerranéen - Terre Vivante - 2015

  9. -Vandana Shiva - Olivier De Schutter -Pour une désobéissance créative - Acte Sud - 2014

  10. -Vandana Shiva - Lionel Astruc - Victoire d'une Indienne contre le pillage de la biodiversité - Terre Vivante - 2011

  11. -Vandana Shiva - Staying Alive - Women Unlimited - 2010

  12. -Satish Kumar - Tu es donc je suis - Belfont - 2015

  13. -Eric Séralini - Tous Cobayes ! - Champs Actuel - 2012

  14. -Dan Buettner - Blue Zones (en français)- edit ça m'intéresse -  juillet 2010

  15. Puce Quelques livres qui ont fait leurs preuves et ont prôné la santé au naturel à l'époque et aujourd'hui :

  16. -D.C. Jarvis - Ces vieux remèdes qui guérissent : Robert Laffont- 1958/1967

  17. -Raymond Dextreit - la méthode Harmoniste - 1965/2006 , L'Argile qui guérit - 1957/2003, Les 4 merveilles (carotte, citron, ail, thym) 1958 aux Editions de la Revue "Vivre en Harmonie".

  18. -Eric Nigelle - Pouvoirs merveilleux de la pomme et du vinaigre de cidre - La Diffusion Nouvelle du Livre - 1965

  19. -Jean Baptiste Malet - L'Empire de l'Or Rouge: enquête mondiale sur la tomate d'industrie - Fayard-2017

  20. -Christophe Busset - Vous êtes fous d'avaler ça : un industriel de l'agro-alimentaire dénonce - J'ai Lu- 2016


  1. Puce Pour s'informer ou se faire une idée: de nombreux films:

  2. -Le monde selon Monsanto de Marie Monique Robin - 2008

  3. -Nos enfants nous accuseront - Jean Paul Jaud - 2009

  4. -We feed the world - le marché de la faim - Erwin Wagenhofer - 2009

  5. -Solutions locales pour un désordre global - Coline Serreau - 2010

  6. -Survivre au progrès - Harold Crooks, Mathieu Roy - 2011

  7. -Tous Cobayes - Jean Paul Jaud - 2012

  8. -Au nom de la terre - Marie-Dominique Dhelsing - 2013

  9. -Des abeilles et des hommes - Markus Imhoof - 2013

  10. -Consumed, de Daryl Wein (en français)- 2015- intéressant playdoyer sur les effets des OGM et contre les entreprises qui produisent et vendent de la mort

  11. -Le cauchemar de Darwin de Hubert Saupert - 2003

  12. -Nous venions en amis de Hubert Sauper - 2014

  13. -Pierre Rabhi - Au nom de la terre - 2013

1 - 2 - Jacques Salomé - VIvre avec les autres - Editions de l'Homme - 2002

3 - conversation avec Pierre Rabhi, de Pierre Haski et Sophie Caillat, livre numérique publié par Rue89.

4 - Bruno Parmentier- Nourrir l'humanité- La Découverte- 2007

5 -  http://www.fao.org/docrep/012/i0680f/i0680f00.htm

6 - http://www.waterfootprint.org/?page=files/home

7 - Catherine Kousmine- Sauvez votre Corps- Robert Laffon - 1987/ Pocje J'ai Lu -2003

8 - Jean Seignalet - L'alimentation ou la troisième médecine - François Xavier de Guilber - 2004

9 - Henry Joyeux - Changez d'alimentation - Editions du Rocher - 2013

10 -Michel de Lorgeril - le nouveau Régime  méditerranéen - terre Vivante - 2015

11- Robert Masson - Diététique de l'expérience - Guy Tredaniel Edition - 2008

12 - Pierre Weill - Mangez, On s'occupe du reste - Plon -2014

13 - Bleu Blanc Coeur  http://www.bleu-blanc-coeur.org

14 - Observatoire du  droit à l'alimentation et à la nutrition. http://www.rtfn-watch.org/fr/home/french-articles/communique

15- http://www.generations-futures.fr/sinformer/pesticides/

16 - Dan Buettner - BLue Zones - où vit on mieux et le plus longtemps ? - ça m'intéresse- Edit Prisma - 2010

17 - https://www.ethz.ch/content/dam/ethz/special-interest/dual/worldfoodsystemcenter-dam/Symposium/Posters/3-Muller-WFSC2017-Ys.pdf


Les labels (bio) fiables actuellement en France :


      
           
                           
         

cahiers des charges bio complets et indépendants   pas bio mais garantit une qualité nutritionnelle            cahiers des charges  très influençables !

 

Manger "BIO"

Marjolaime  V/S  Marjolhaine

les Salons se suivent et ne se ressemblent pas...

Quand le bio devient " bobo "...

"Ne mangez rien que votre arrière-grand-mère ne reconnait pas comme aliment"

Michael Pollan - les règles d'une saine alimentation- Trésor Caché - 2010